| | La souffrance (philosophons) | |
| | | Auteur | Message |
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Plumedange

Inscrit le : 13 Avr 2008 Messages : 378
| |  | | Optimiste Rang: Administrateur

Inscrit le : 27 Fév 2005 Messages : 2770
| Sujet: Re: La souffrance (philosophons) Dim 22 Juin - 14:12 | |
| Ouille ouille Plumedange mais c'est trop ardu ce que tu proposes là ?! Perso bien du mal à reflechir le soir .. Pourtant ce que je peux te dire c'est que d'un point de vue psychanalytique , il ne peut exister de desir sans manque ..Nous serions constitués par le manque , la disparition d'un etat " comblé" qui disparait et qu'on ne cesse de rechercher ensuite ( et là nous ne faisons pas reference aux objets , choses materielles , mais bien etre psychique et mental ) Il ne peut y avoir de ressentit de plaisir sans ressenti de deplaisir .. Il ne peut y avoir de pulsion de vie , sans pulsion de mort ..... ......... Oh bobo la tete Opti !!!! |
|  | | Denis Rang: Administrateur

Inscrit le : 23 Fév 2005 Messages : 5492
| Sujet: Re: La souffrance (philosophons) Lun 23 Juin - 9:19 | |
| Intéressants vos deux textes !
Sur le fond, je dirais comme Léo Ferré (qui lui-même doit s'être inspiré de Schopenhauer) : "le malheur c'est du bonheur qui se repose".
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| Citation: | rien + bonbon = bonheur que l'on veut garder si on enlève le bonbon = douleur de manque si à ce moment là on donne un piment on double la douleur douleur du manque + douleur du piment = double douleur
Et si on remplace le bonbon par une personne qu'on aime et le piment par une personne qu'on aime pas
holalalaaaaaa dans quoi elle va nous embarquer là Plumedange ? ..
qui de vous relève le défit d'écrire ce développement et d'en donner la solution ? |
Il faut donc faire un développement et proposer une solution ? j'essaye :
rien + personne aimée = bonheur que l,on veut garder La personne part ou meurt = douleur de manque Si à ce moment là quelqu'un qu'on aime pas arrive, ça fait une situation ou on est très impatient La peine d'avoir perdu une personne aimée + la douleur de la l'avoir remplacé après (imaginons) par quelqu'un que l'on aime pas autant = ?
= séparation je suppose car on est pas obligé de rester avec quelqu'un qu'on aime pas. Combien sur 10 pour ma copie ? |
|  | | Arnold

Inscrit le : 17 Oct 2006 Messages : 167 Localisation : Québec, Qc
| Sujet: Re: La souffrance (philosophons) Lun 23 Juin - 9:35 | |
| | Citation: | rien + bonbon = bonheur que que l'on veut garder si on enlève le bonbon = douleur de manque |
Posons que: A = rien B = bonbon C = bonheur que l'on veut garder et D = douleur de manque
Si on pose que A+ B = C, il s'ensuit que A = C - B, ce qui signifie que le bonheur sans le bonbon, c'est rien (A). Donc tout va bien! Par contre en écrivant, que D = (C - B) = A, tu supposes alors que la douleur de manque (D) est identique à rien (A), ce qui est en contradiction avec notre expérience psychologique intime: douleur de manque (D), ce n'est pas rien (A)... !? Je n'y comprends plus rien. Je suis un peu mêlé ce matin!
Souvent quand ça va mal, je pense aux mots de Nietzsche : "Seul est vraiment bon ce qui est difficile" , à ceux de Leibniz : "il n’y a pas de plaisir sans peine" ou à ceux de Platon : " La souffrance est la seule voie pour la connaissance"...  |
|  | | Plumedange

Inscrit le : 13 Avr 2008 Messages : 378
| Sujet: Re: La souffrance (philosophons) Jeu 26 Juin - 9:51 | |
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Optimiste voit ça de façon plus générale philosophiquement Denis en arrive à la souffrance par la mort d'un être cher Arnold ..vive le mathématicien Bien j'ai travailler sur la diminution de la souffrance , pour moi même et pour les autres Physiquement ..c'est de trouver à focaliser son esprit son attention sur autre chose : Télévision, musique La visualisation les chiffres ou les lettres (chez le dentiste genre ) Observer une dizaine d'objets et essayer de se les rappeler.... Moralement..le grand secret c'est de ne pas désirer l'independance aux choses et aux gens pour les choses , arriver à s'en passer Pour les gens , ils ne ne appartiennent pas se poser la question: pourquoi je suis malheureux ? Très souvent c'est : J'ai envie d'être aimer d'aimer , de paix , de vivre a la campagne , de ne pas ou de ceci ou cela Alors je regarde ce que j'ai , plus que ce que j'ai pas et essaye de positiver ! j'ai de la chance d'être dans un pays libre , tempéré , j'ai une famille , j'ai un certain confort matériel , j'ai la possibilité d'être soigner .. Je regarde autour de moi certaine personne et à aucun moment je souhaiterai être à leur place , quelque soit mes problème Je pense au gens qui vive dans l'angoisse d'une enfant disparu (pas savoir...) J'ai beaucoup tirer de l'enseignement du bouddhisme parmi d'autre Mais passer son temps a chercher a ne plus souffrir , on en oublie de se battre pour chercher le bonheur ..non ? _________________
Au Ciel, un ange n'a rien d'exceptionnel.
(George Bernard Shaw) |
|  | | Denis Rang: Administrateur

Inscrit le : 23 Fév 2005 Messages : 5492
| Sujet: Re: La souffrance (philosophons) Dim 29 Juin - 17:20 | |
| | Citation: | | Mais passer son temps a chercher a ne plus souffrir , on en oublie de se battre pour chercher le bonheur ..non ? |
Il y a le philosophe Schopenhauer ( 1788- 1860) qui a écrit un livre qui m'a beaucoup impressionné et qui disait justement que c'est mieux d'essayer d'éviter les grands malheurs que chercher le bonheur. Le bonheur plus on l'invite et moins il vient de toute façon.
Rappel de la pensée de schopenhauer que je prends sur un site ou c'est présenté sous forme de conversation :
| Citation: | Gus, pour Schopenhauer, nous vivons dans le pire des mondes, la souffrance est au principe de toute vie, de la vie humaine en particulier et les tentatives d’évasion ou les portes de sortie que l’être humain s’invente pour échapper à sa condition sont vaines et illusoires.
Comment en arrive-t-il à ce pessimisme radical ?
Gus, le pessimisme de Schopenhauer ne se fonde pas sur l’expérience des maux auxquels tu serais porté à penser, les échecs aux examens, les maux de tête, les ruptures d’amitié, la pauvreté; au contraire, il se veut beaucoup plus radical et, en deçà de ces manifestations les plus évidentes, la souffrance se situe au cœur même de l’être et en est le constitutif essentiel. Bof t’offre ici les grandes lignes de sa pensée…
1. la SOUFFRANCE est universelle. Certains des contemporains de Schopenhauer voyaient l’esprit ou l’intelligence au cœur de toutes choses, Schopenhauer voit un autre coté de la médaille et pour lui la racine ou le fond de toute réalité est VOLONTÉ, volonté entendue dans son sens le plus large de « TENDANCE VERS »
A partir de ce principe il est facile de voir que tout être, sinon toute vie, tout être conscient est condamné radicalement au malheur
1) Cette volonté radicale est sans but terminal : elle demeure constamment tendance vers et est ainsi, en principe, sans repos et n’atteint jamais son but terminal qui pourrait la satisfaire, la rassasier une fois pour toute et l’accomplir dans son être profond. Aucun moment à l’horizon où on pourrait dire, enfin j’y suis, je suis arrivé, mais la volonté est une pulsion radicale qui nous porte sans cesse vers autre chose, qui ne peut cesser d’être ce qu’elle est.
2) De plus, cette volonté, cet effort constant vers autre chose, qui nous interdit le repos, la quiétude se bute constamment aux obstacles, aux résistances de l’environnement, aux autres êtres humains. Cette lutte est le combat pour la survie; pour l’homme, c’est aussi la guerre quand cette volonté de puissance s’exerce à l’échelle des nations.
3) Désirer ou vouloir, par définition, c’est l’expérience d’un manque, donc d’une souffrance. Les moments de satisfaction ne sont que transitoires et ne sont que des tremplins vers une autre escalade de besoins qui sont autant de frustrations.
Une conclusion d’impose : LA SOUFFRANCE EST AU CŒUR DE TOUTE vie. |
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|  | | Plumedange

Inscrit le : 13 Avr 2008 Messages : 378
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