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 La cisplatine combiné à d'autres médicaments.

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Denis
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Date d'inscription: 23/02/2005

MessageSujet: La cisplatine combiné à d'autres médicaments.   Jeu 30 Mar - 11:41

La chimio théréapie est toujours sujette à amélioration. Dans cet article, on parle d'une équipe de la Virginie qui cherche à raffiner un des produits utilisé en chimio: le (la ?) Cisplatine. En le liant avec des produits qui peuvent trouver un point d'attache sur l'Adn dans la cellule, et avec un produit qui reste inactif jusqu'à temps qu'il soit activé par une lumière.



Light Activated Anticancer Drug Targeted To DNA Using Cisplatin Like Sub-units
One of the most effective chemotherapy drugs against cancer is cisplatin because it attaches to cancer DNA and disrupts repair. However, it also kills healthy tissue. Many scientists are creating alternative drugs or cisplatin analogs in attempts to find treatments without side effects. One approach to analog development is light activated drugs, or photodynamic therapy (PDT). Now a Virginia Tech chemistry-biology research team that has been working on both non-cisplatin drugs and cisplatin analogs has combined their findings to create a molecular complex (supramolecule) that exploits cisplatins tumor targeting to deliver a light activated drug.

Une approche aux développements de médicaments analogues est de développer des médicaments activés par la lumière. Une technologie d'une équipe virginienne a travaillé sur des supramolécules qui exploitent la faculté de la cisplatine de cibler les tumeurs pour amener un médicament activé par la lumière.

The latest results from the group's research to create a DNA targeting, light activated anticancer drug were presented at the 231st American Chemical Society national meeting in Atlanta .

Chemistry professor Karen J. Brewer reports that the group has developed supramolecular complexes that combine light-absorbing PDT agents and cisplatin like units. Previous anticancer molecules created by the group have contained platinum-based molecules that bind DNA. They have also developed new light activated systems able to photocleave DNA. This report combines these two approaches to target the drug to DNA using cisplatin like units, directing the light activation to tumor cells and the sub-cellular target, DNA.

"In the past, our light activated systems had to find the DNA within the cell, an often inefficient process. Now we have added the DNA targeting drug," Brewer said. "We were working on cisplatin analogs before, so we have tied it to light activated systems."

Cisplatin begins its interaction with cancer DNA by binding to the nitrogen atoms of the DNA bases, typically guanine. Our new supramolecules use this nitrogen-binding site to hold the light activated drug at the target until signaled to activate. Thus the new supramolecules can be delivered to the tumor site but remain inert until activated by a light signal. Light waves in the therapeutic range -- that is, those that can penetrate tissue, are used to activate these new drugs. t The researchers are also appending other molecules that emit UV light to track the movement of these drugs within cells.

Virginia Tech chemistry graduate student Ran Miao will discuss how component identity dictates device properties. He presented the paper, "Synthesis and properties of mixed-metal Ru-Pt complexes: Coupling light absorbers to reactive metal centers" (INOR 105) March 26, at the Georgia World Congress Center. Co-authors are Matthew T. Mongelli, postdoctoral associate in chemistry at Virginia Tech, and Brewer.
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Denis
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MessageSujet: Re: La cisplatine combiné à d'autres médicaments.   Lun 2 Nov - 11:36

(Trois-Rivières) D'ici quelques années, les victimes du cancer diront probablement adieu aux effets secondaires dévastateurs de la chimiothérapie.
Les personnes qui sont passées par là les connaissent bien: nausées, vomissements, perte des cheveux, fatigue, problèmes rénaux et troubles auditifs, pour n'en citer que quelques-uns.
Le professeur Éric Asselin, directeur du Groupe de recherche en oncologie et endocrinologie moléculaires (GROEM) de l'UQTR, son collègue, le professeur Gervais Bérubé et leur équipe, viennent en effet de démontrer, chez un groupe de souris, l'efficacité remarquable d'une nouvelle molécule hybride qui n'a pas les inconvénients des traitements actuellement utilisés contre le cancer.
Développée dans leurs laboratoires et protégée par un brevet, elle permet de cibler directement les cellules cancéreuses porteuses de récepteurs d'oestrogène, c'est-à-dire les cancers féminins dits hormonodépendants.

Baptisée VP-128, cette molécule est un savant amalgame d'estradiol (l'hormone responsable des caractères sexuels féminins) et d'un médicament couramment utilisé pour traiter certains types de cancers, le Cisplatine.
Jusqu'à présent, les résultats suscitent énormément d'espoirs puisque les tumeurs cancéreuses des souris traitées avec cette molécule ont régressé de façon remarquable sans les rendre malades au change et sans même provoquer une perte de poids.
«Après 36 jours de traitement, il n'y a presque plus rien», raconte le professeur Asselin avec enthousiasme.
Dans les traitements conventionnels des cancers féminins, l'action du Cisplatine seul ne se limite malheureusement pas aux cellules cancéreuses.
Elle affecte aussi les cellules saines. Ses effets secondaires sont donc difficiles à supporter pour les patientes.
Il n'est pas rare non plus que certaines d'entre elles développent une résistance au Cisplatine, ce qui réduit de beaucoup son efficacité.
Les chercheurs du GROEM de l'UQTR ont donc émis l'hypothèse qu'en liant ce médicament à un transporteur très efficace, comme l'estradiol, on pourrait peut-être arriver à ne cibler que les cellules cancéreuses.
Et ils ont eu raison, du moins chez les souris.
La plupart des cancers féminins sont en effet hormonodépendants.
Cela signifie que les cellules cancéreuses contiennent beaucoup de récepteurs d'oestrogène, une hormone qui, malheureusement, contribue à leur prolifération.
Or, l'équipe des professeurs Asselin et Bérubé a décidé de transformer ce désavantage en avantage.
C'est ainsi qu'est née la VP-128, une molécule hybride estradiol-Cisplatine.
On peut clairement la comparer à un cheval de Troie, tant dans le sens informatique que mythologique du terme. Sa partie estradiol se colle en effet naturellement aux récepteurs des cellules hormonodépendantes.
Ce faisant, elle apporte avec elle sa partie toxique, le Cisplatine, dans la cellule cancéreuse.
Grâce à cette molécule hybride, on emploie trois fois moins de Cisplatine que dans les traitements conventionnels pour atteindre, au bout du compte, de bien meilleurs résultats, raconte le professeur Asselin qui est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gyneco-oncologie moléculaire.
Ciblage thérapeutique
Lorsque les professeurs Asselin, Bérubé et leur équipe scientifique formée de Céline Van Temsche, Caroline Descôteaux, Sophie Parent et Valérie Leblanc, ont soumis leur article scientifique à la revue spécialisée Endocrine-Related Cancer, tout récemment, leurs pairs n'ont pas caché une certaine réticence, raconte le professeur Asselin.
C'est qu'ils craignaient que l'apport d'estradiol ait un effet stimulant sur la prolifération d'un cancer hormonodépendant.
Toutefois, grâce à la portion toxique de Cisplatine de la cellule hybride, les résultats in vivo (chez les souris) démontrent que l'équipe trifluvienne a visé juste. La découverte pour le moins originale et innovatrice fut finalement acceptée et elle est présentement sous presse.
Le pas franchi est important dans le développement de ce qu'il est convenu d'appeler le ciblage thérapeutique, une méthode qui n'est pas sans rappeler la guerre de Troie racontée par le poète Homère.
Dans cette mythologie, des soldats grecs réussissent à s'introduire dans la Ville de Troie en se cachant dans un cheval de bois géant livré en cadeau.
Aujourd'hui, l'estradiol est le cheval de Troie des temps moderne et le Cisplatine représente une armée capable de faire la guerre à un ennemi nouveau genre: le cancer.
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