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 Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.

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Denis
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MessageSujet: Re: Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.   Jeu 5 Mai 2016 - 11:45

Des chercheurs ont annoncé avoir découvert pratiquement toutes les anomalies génétiques à l'origine des cancers du sein, une «avancée» qui pourrait permettre de développer de nouveaux traitements plus efficaces contre cette maladie, selon une étude publiée dans la revue britannique Nature.
«C'est une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes dans nos cellules qui, lorsqu'ils sont altérés, aboutissent à des cancers du sein», souligne Christine Chomienne, directrice de recherche à l'Institut national du cancer (InCA) qui a co-dirigé l'étude avec l'Institut Sanger à Cambridge, au Royaume-Uni.
Elle ajoute que l'étude a permis d'établir «un catalogue quasi exhaustif des anomalies qui interviennent dans les cancers du sein».
Tous les cancers sont dus à des mutations qui se produisent dans l'ADN de nos cellules au cours de notre vie. Ces changements interviennent à cause de l'environnement mais également au fur et à mesure du vieillissement.
En séquençant le génome complet de l'ADN de 560 tumeurs du sein provenant de plusieurs pays, les chercheurs ont identifié plus de 1600 anomalies suspectées d'être à l'origine des tumeurs. Les anomalies portent sur 93 gènes différents, dont 10 sont altérés dans plus de la moitié des tumeurs du sein.
Certaines de ces altérations étaient déjà connues tandis que d'autres ont été identifiées pour la première fois grâce au séquençage entier du génome qui a permis d'étudier 100 % des gènes, alors que jusqu'alors les anomalies connues n'avaient été identifiées qu'au niveau de 10 % des gènes.
Cinq nouveaux gènes impliqués dans les cancers du sein ont ainsi été découverts grâce à cet énorme travail mené dans le cadre du consortium international de génomique du cancer (ICGC) mis en place en 2008.
«Ces gènes n'étaient pas jusque-là associés aux cancers du sein», note Mme Chomienne qui espère que cette découverte permettra de trouver de nouveaux traitements ciblés.
«Il est crucial de trouver ces mutations pour comprendre les causes du cancer et développer de nouvelles thérapies», souligne de son côté le Pr Mike Stratton, du Sanger Institute.
Des traitements ciblés existent d'ores été déjà, comme l'Herceptin (trastuzumab) qui permet de cibler des mutations qu'on retrouve dans 15 à 20 % des cancers du sein avec métastases.
Selon Mme Chomienne, l'étude a également permis de trouver des mutations proches des mutations BRCA1 et BRCA2 qui sont présentes dans certains cancers du sein familiaux.
«Les traitements déjà proposés à ces patientes pourraient également s'avérer efficaces chez celles possédant des mutations proches», estime-t-elle.

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MessageSujet: Re: Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.   Dim 26 Jan 2014 - 20:58

The vast majority of deaths from cancer result from its progressive spread to vital organs, known as metastasis. In breast cancer up to 12,000 patients a year develop this form of the disease, often several years after initial diagnosis of a breast lump.

In a recent series of studies researchers identified a previously unknown critical role for a potential cancer causing gene, Bcl3, in metastatic breast cancer.

"We showed that suppressing this gene reduced the spread of cancer by more than 80%," said Dr Richard Clarkson from Cardiff University's European Cancer Stem Cell Research Institute.

"Our next goal was to then find a way to suppress Bcl3 pharmacologically. Despite great improvements in therapy of early stage breast cancer, the current therapeutic options for patients with late stage metastatic disease are limited.

"There is therefore a clear unmet clinical need to identify new drugs to reverse or at least to slow down disease progression" he added.

Dr Clarkson and his team joined up with researchers Dr Andrea Brancale and Dr Andrew Westwell from the Cardiff University School of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences, to develop small chemical inhibitors of the Bcl3 gene.

Computer aided modeling of how the Bcl3 gene functions inside the cell allowed the group to identify a pocket on the surface of Bcl3 essential for its function. By screening a virtual compound library for chemicals that could fit inside this pocket, using state-of-the-art computer software, they identified a drug candidate that potently inhibits Bcl3.

The compound was then trialed on mice with metastatic disease. The resulting effect was that the drug completely inhibited the development of the mice's metastatic tumors.

---

La grande majorité des décès dus au cancer résultent de sa diffusion progressive dans des organes vitaux , appelés métastases

Dans une série d'études récentes chercheurs ont identifié un rôle critique jusqu'alors inconnu pour un gène causant le cancer potentiel , BCL3 , dans le cancer du métastatique

"Nous avons montré que la suppression de ce gène réduit la propagation du cancer de plus de 80 % ", a déclaré le Dr Richard Clarkson de l'Institut européen de la recherche sur les cellules souches du cancer de l'Université de Cardiff .

«Notre prochain objectif était de trouver alors un moyen de supprimer BCL3 pharmacologiquement . Malgré des améliorations dans le traitement du cancer du sein à un stade précoce , les options thérapeutiques actuelles pour les patients atteints de la maladie métastatique fin de stade sont limitées.

" Il ya donc un besoin clinique non satisfait clairement à identifier de nouveaux médicaments pour inverser ou au moins de ralentir la progression de la maladie " at-il ajouté .

Dr Clarkson et son équipe se sont joints aux chercheurs Dr Andrea Brancale et le Dr Andrew Westwell de l'École de pharmacie et des sciences pharmaceutiques de l'Université de Cardiff, pour développer de petits inhibiteurs chimiques du gène BCL3 .

La modélisation assistée par ordinateur de la façon dont les gènes BCL3 fonctionnent à intérieur de la cellule ont permis au groupe d'identifier une poche sur la surface de BCL3 essentiel pour son fonctionnement. Par criblage d'une banque de composés virtuel pour les produits chimiques qui pourraient s'adapter à l'intérieur de cette poche , en utilisant un logiciel d'ordinateur , ils ont identifié un candidat-médicament qui inhibe fortement BCL3.

Le composé a été mis à l'essai , puis sur des souris atteintes de la maladie métastatique . L'effet résultant est que le médicament a complètement inhibé le développement de tumeurs métastatiques des souris.

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MessageSujet: Re: Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.   Mer 17 Avr 2013 - 9:42


Une découverte importante en cancer du sein par des chercheurs de l'IRCM

Les scientifiques montréalais identifient une cible potentielle pour freiner la progression des métastases, la principale cause de décès chez les personnes atteintes du cancer du sein

MONTRÉAL, le 15 avril 2013 /CNW Telbec/ - Une équipe de chercheurs à l'IRCM, dirigée par le Dr Jean-François Côté, a fait une découverte importante en cancer du sein qui sera publiée en ligne cette semaine par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Les scientifiques montréalais ont identifié la protéine DOCK1 comme étant une cible potentielle pour freiner la progression des métastases chez les personnes atteintes du cancer du sein, le cancer le plus répandu chez la femme.

Le laboratoire du Dr Côté est intéressé par la métastase, soit la propagation du cancer d'un organe (ou d'une partie d'un organe) vers un autre. Près de 90 % des décès de patients atteints du cancer sont attribuables aux métastases, ce qui explique l'importance de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires à la base de ce processus néfaste.

« Malgré les percées importantes dans le traitement du cancer du sein, peu de mécanismes sont connus pour expliquer la progression des métastases. Nous cherchons donc à identifier les protéines qui régulent le processus de métastase afin que de nouveaux agents puissent être développés et combinés aux traitements actuels » a dit le Dr Côté, directeur de l'unité de recherche sur l'organisation du cytosquelette et la migration cellulaire à l'IRCM.

Deux principaux sous-types de cancer du sein, soit les HER2+ et les Basal, ont tendance à être métastatiques et récurrents et, ultimement, sont associés à un faible taux de survie. Les recherches à l'IRCM ont été menées sur le type HER2+ (récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain), qui représente environ 25 % des cas de cancer du sein. Les tumeurs HER2 positives tendent à se développer et à se propager plus rapidement que les autres types de tumeurs.

« En étudiant un modèle génétique chez la souris représentant le cancer du sein HER2+, nous avons identifié la protéine DOCK1 comme étant un régulateur important des métastases. Lorsque nous avons éliminé cette protéine chez les souris, nos résultats ont démontré une diminution considérable des métastases aux poumons. Nous avons aussi découvert que la protéine DOCK1 contribue à la croissance des tumeurs » a expliqué Mélanie Laurin, étudiante au doctorat dans le laboratoire du Dr Côté et première auteure de l'étude.

« Afin de démontrer une corrélation entre DOCK1 et le pronostic du cancer du sein, nous avons réalisé une analyse de plusieurs bases de données d'expression génique de patientes. Nous avons effectivement découvert qu'une présence élevée de DOCK1 chez les personnes atteintes des cancers du sein HER2+ ou Basal est associée à un plus faible pronostic, soit la réapparition de la maladie » a ajouté le Dr Benjamin Haibe-Kains, chercheur à l'IRCM qui a collaboré avec l'équipe du Dr Côté.

« Nos travaux ont défini une nouvelle molécule essentielle à la progression du cancer du sein jusqu'au stade de la métastase et ont permis d'identifier d'autres nouveaux marqueurs qui pourraient devenir des cibles potentielles pour bloquer la progression des métastases. Nous avons aussi démontré qu'un inhibiteur chimique de la protéine DOCK1, développé par notre collaborateur au Japon, le Dr Yoshinori Fukui, bloque la migration des cellules cancéreuses. Ces résultats pourraient éventuellement mener au développement de médicaments qui limiteraient la propagation des cancers du sein métastatiques et qui pourraient ainsi améliorer le pronostic des personnes atteintes » a conclu le Dr Côté.

« Nous sommes fiers de financer cette recherche : les résultats sont une percée pour mieux comprendre comment arrêter les métastases, responsables de la plupart des morts par cancer du sein » a souligné Melody Enguix, conseillère en communication scientifique de la Société canadienne du cancer.

À propos du projet de recherche
Plusieurs chercheurs ont collaboré à cette étude, y compris Jean-François Côté, Mélanie Laurin, Benjamin Haibe-Kains (directeur de l'unité de recherche en bio-informatique et génomique computationnelle), Jennifer Huber, Ariane Pelletier et Tarek Houalla de l'IRCM; Morag Park et William J. Muller du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman de l'Université McGill; et Yoshinori Fukui du Medical Institute of Bioregulation à la Kyushu University au Japon. Les travaux à l'IRCM ont été subventionnés par la Société canadienne du cancer et le Fonds de recherche du Québec - Santé.

Pour plus d'information sur l'article publié, intitulé « Rac-specific guanine nucleotide exchange factor DOCK1 is a critical regulator of HER2-mediated breast cancer metastasis », veuillez consulter le site Internet de PNAS : http://www.pnas.org/.

Statistiques sur le cancer du sein
Selon la Société canadienne du cancer, le cancer le plus couramment diagnostiqué chez les femmes demeure le cancer du sein, avec 22 700 nouveaux cas attendus au Canada en 2012, ce qui représente environ le quart (26 %) de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme. Le cancer du sein est la deuxième plus importante cause de décès par cancer chez les Canadiennes. Au Québec, on estime que 5 500 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein et que 1 350 femmes mourront du cancer du sein en 2012.

À propos de Jean-François Côté
Jean-François Côté a obtenu un doctorat en biochimie de l'Université McGill. Il est professeur agrégé de recherche IRCM et directeur de l'unité de recherche sur l'organisation du cytosquelette et la migration cellulaire. Le Dr Côté est aussi professeur-chercheur agrégé au Département de médecine (accréditation en biologie moléculaire) de l'Université de Montréal et professeur associé au Département de médecine (Division de la médecine expérimentale) de l'Université McGill. Il est chercheur-boursier du Fonds de recherche du Québec - Santé. Pour plus d'information, visitez le www.ircm.qc.ca/cote.

À propos de l'IRCM
Créé en 1967, l'Institut de recherches cliniques de Montréal (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 35 unités de recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer, la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et la chimie médicinale, et la recherche clinique. Il compte aussi trois cliniques spécialisées, huit plateaux technologiques et trois plateformes de recherche dotées d'équipement à la fine pointe de la technologie. Plus de 425 personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome affiliée à l'Université de Montréal et sa clinique est associée au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). L'Institut entretient également une association de longue date avec l'Université McGill. L'IRCM est financé, entre autres, par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec.

SOURCE : Institut de recherches cliniques de Montréal
Renseignements :

Pour plus d'information ou pour une entrevue avec le Dr Côté, veuillez communiquer avec :

Julie Langelier
Chargée de communication (IRCM)
julie.langelier@ircm.qc.ca
(514) 987-5555

Lucette Thériault
Directrice des communications (IRCM)
lucette.theriault@ircm.qc.ca
(514) 987-5535

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MessageSujet: Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.   Mar 31 Oct 2006 - 17:18

Des chercheurs ont pour la première fois décrit comment des copies multiples d'un gène sont responsables des métastases au stage précoce du cancer.

Le gène appelé «upar» offre une cible prometteuse pour l'élaboration d'un nouveau médicament pour arrêter ou ralentir la progression de la maladie et pourra aussi servir de test pour savoir de quel type de médicament le patient a besoin.

Le gène lance un processus biologique dans lequel la molécule appelé plasmine perfore la membrane des tissus, causant la fuite des cellules cancéreuses dans le courant sanguin et dans les tissus adjacents.Le résultat étant le cancer du sein métastasé. À peu près 20% à 25% des patientes du cancer du sein ont l'amplification causé par le gène upar, ce qui veut dire qu'elles transportent trop de copies du gène.                    

«Le système de ce gène joue vraisemblablement un rôle dans plusieurs tumeurs solides» dit le docteur Jonathan Uhr.

Pendant qu'il analysait des cellules cancéreuses cenant de 72 patientes avec un cancer du sein récurrent, le chercheur a découvert comment ce gène jouait un rôle en combinaison avec le gène her2                                                    

Les chercheurs suggèrent que upar amplifie les effets de HER-2
«Ce gène, upar, est un important oncogène, et c'est pourquoi il est important de savoir s'il est amplifié ou non» dit le docteur Uhr « Il est amplifié étonnamment dans les mêmes cellules cancéreuses que le Her-2. Ceci a une signification importante pour le traitement avec des agents qui vont cibler ce gène. De plus, l'Analyse du gène peut amener des informations que nous ne pouvons avoir autrement pour soigner le malade.


Dernière édition par Denis le Jeu 5 Mai 2016 - 11:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Certains gènes ou protéines impliqués dans le cancer du sein.   Aujourd'hui à 9:45

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