AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Mer 22 Avr 2015 - 14:06

SANTÉ - Une femme de 49 ans a pour la première fois été guérie d'un cancer de la moelle osseuse après l'injection d'une dose massive de virus modifiés de la rougeole, ont annoncé cette semaine des chercheurs américains.

Ce traitement n'a pas eu le même succès avec une deuxième patiente dont le cancer a néanmoins été affaibli par cette virothérapie, ont-ils précisé.

"Il s'agit de la première étude clinique à montrer la faisabilité d'une virothérapie contre des cancers ayant fait des métastases", a souligné le Dr. Stephen Russell, un hématologue de la Mayo Clinic dans le Minnesota (nord), principal co-développeur de cette thérapie anti-cancéreuse avec des virus. principal auteur de cette recherche publiée dans la revue Mayo Clinic Proceedings.

Une dose 10 millions de fois plus concentrée

"Ces patientes ne répondaient plus aux autres thérapies et avaient connu plusieurs rechutes de leur cancer", ajoute le principal auteur de cette recherche publiée dans la revue Mayo Clinic Proceedings.

Les deux malades ont reçu chacune une seule dose de ce vaccin contenant des virus génétiquement modifiés de la rougeole capable de cibler les cellules cancéreuses. La dose qu'elles ont chacune reçue aurait pu être utilisée pour vacciner 10 millions de personnes.

Les deux patientes ont réagi positivement à ce traitement avec une réduction des cellules cancéreuses. Une d'elle connaît une rémission complète sans trace de cancer depuis plus de six mois.

Un cancer rarement guéri

Ces personnes sont atteintes d'un myélome multiple, un cancer des cellules du plasma dans la moelle osseuse qui provoque des tumeurs osseuses et des tissus mous. Ce cancer répond habituellement à des traitements stimulant le système immunitaire mais finit souvent par les vaincre et est rarement guéri.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Lun 22 Déc 2014 - 14:55

Aiming to increase treatment options for prostate cancer patients who have an early relapse, investigators from a multi-institutional cooperative group -- including Rutgers Cancer Institute of New Jersey -- have demonstrated that a vaccine therapy that stimulates the body's own immune defenses can be given safely and earlier in the course of prostate cancer progression.

As part of a Phase II clinical trial, adult patients with advanced prostate cancer (as evidenced by two rising prostate-specific antigen or PSA values and no visible metastasis) whose cancer is resistant to hormone therapy and had either surgery or radiation were recruited from member institutions in the ECOG-ACRIN Cancer Research Group. In their work, published in the current online edition of European Urology, ECOG-ACRIN investigators examined two different experimental treatment options.

In step one, patients were treated with PROSTVAC-V/TRICOM and PROSTVAC-F/TRICOM. PROSTVAC-V is derived from a vaccinia virus that was used for many years to vaccinate against smallpox. This virus is modified to produce a PSA protein that helps focus the body's immune response to the PSA in the prostate tumor. In addition, it is modified to produce three other proteins that help increase an immune cell's ability to destroy its target (TRICOM). PROSTVAC-F is made from the fowlpox virus, which is found in birds and not known to cause any human disease. It contains the same genetic material as PROSTAC-V, but is given multiple times to further boost the body's immune system.

Patients in the study were given one cycle of PROSTVAC-V/TRICOM followed by PROSTVAC-F/TRICOM for subsequent cycles in combination with a drug known as GM-CSF. GM-CSF is a protein normally made by the body to increase the amount of certain white blood cells and make them more active. When in drug form, it is used to boost the body's immune system to fight off disease. After six months from first treatment, 25 of 40 eligible patients (63 percent) were found to have no disease progression and experienced minimal toxicity. Median pre-treatment PSA velocity was 0.13 log (PSA)/month as compared to median post-registration (six months) velocity of 0.09 log (PSA)/month, which represents an improvement in PSA doubling time from 5.3 months to 7.7 months. The second part of the study included the addition of hormone therapy (androgen ablation) to the PROSTVAC-VF/TRICOM combination. In the 27 patients eligible for this step, 20 patients (74 percent) experienced a complete response at seven months.

"Previous studies by the ECOG-ACRIN Cancer Research Group and others have shown it is optimal to explore agents like PROSTVAC that harness the body's own defenses in shutting down cancer. With our current findings demonstrating the safe use of combination vaccine therapy earlier in the course of prostate cancer progression, we are laying the groundwork for future immunotherapy options for this patient population," says Cancer Institute of New Jersey Director Robert S. DiPaola, MD, who is the lead author on the publication. Dr. DiPaola and colleagues note that while this research is supportive of larger federally-funded studies, this study is limited by the small number of patients and the absence of a control group.

---


Visant à accroître les options de traitement pour les patients atteints de cancer de la prostate qui ont une rechute précoce, les enquêteurs d'un groupe coopératif multi-institutionnelle - y compris Rutgers Cancer Institute du New Jersey - ont démontré qu'une thérapie de vaccin qui stimule les défenses immunitaires de l'organisme peut être donnée de manière sûre et plus tôt au cours de la progression du cancer de la prostate.

Dans le cadre d'un essai clinique de phase II, les patients adultes atteints de cancer avancé de la prostate dont le cancer est résistant à l'hormonothérapie et qui avaient eu soit de la chirurgie ou soit de la radiothérapie ont été recrutés dans le ECOG-ACRIN Cancer Research Group. Dans leur travail, publié dans l'édition actuelle en ligne de European Urology, les enquêteurs ECOG-ACRIN ont examiné deux différentes options de traitement expérimentaux.

Dans la première étape, les patients ont été traités avec PROSTVAC-V / TRICOM et PROSTVAC-F / TRICOM. PROSTVAC-V est dérivé d'un virus de la vaccine qui a été utilisé pendant de nombreuses années pour vacciner contre la variole. Ce virus est modifiée pour produire une protéine de PSA qui permet de focaliser la réponse immunitaire du corps à la PSA dans la tumeur de la prostate. En outre, il est modifié pour produire trois autres protéines qui aident à augmenter la capacité d'une cellule immunitaire pour détruire sa cible (TRICOM). PROSTVAC-F est fabriqué à partir du virus de la variole aviaire, que l'on trouve chez les oiseaux et pas connu pour causer une maladie humaine. Il contient le même matériel génétique comme PROSTAC-V, mais est donné à plusieurs reprises pour renforcer encore le système immunitaire du corps.

Les patients de l'étude ont reçu un cycle de PROSTVAC-V / TRICOM suivie par PROSTVAC-F / TRICOM pour les cycles suivants, en combinaison avec un médicament connu sous le nom de GM-CSF. GM-CSF qui est une protéine normalement fabriquée par le corps pour augmenter la quantité de certains globules blancs et les rendre plus active. Lorsque pris sous forme de médicament, il est utilisé pour stimuler le système immunitaire de l'organisme à combattre la maladie. Après six mois de premier traitement, 25 des 40 patients admissibles (63 pour cent) ont été trouvés n'avoir aucune progression de la maladie et une toxicité minimale. la vitesse de PSA pré-traitement médian était de 0,13 log (PSA) / mois par rapport à la post-enregistrement médian (six mois) la vitesse de 0,09 log (PSA) / mois, ce qui représente une amélioration de PSA temps de doublement de 5,3 mois à 7,7 mois. La deuxième partie de l'étude comprenait l'ajout de l'hormonothérapie (androgènes d'ablation) à la combinaison PROSTVAC-VF / TRICOM. Dans les 27 patients éligibles pour cette étape, 20 patients (74 pour cent) ont connu une réponse complète à sept mois.

"Des études antérieures par l'ECOG-ACRIN Cancer Research Group et d'autres ont montré qu'il est optimal d'explorer des agents comme PROSTVAC qui exploitent propres défenses de l'organisme pour l'arrêt du cancer. Nos résultats actuels démontrent l'utilisation sécuritaire de la thérapie de combinaison vaccinale plus tôt dans le cours la progression du cancer de la prostate, nous jetons les bases pour les futures options d'immunothérapie pour cette population de patients ", dit cancer Institute du New Jersey Directeur Robert S. DiPaola, MD, qui est le principal auteur de la publication. Dr DiPaola et ses collègues notent que si cette recherche est de soutien des études financées par le fédéral grandes, cette étude est limitée par le petit nombre de patients et l'absence d'un groupe témoin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Lun 19 Mai 2014 - 19:09

Des chercheurs américains viennent d'annoncer qu'ils avaient réussi, pour la première fois, à guérir entièrement une malade de 49 ans atteinte par un cancer de la moelle osseuse après l'injection d'une dose massive de virus modifiés de la rougeole.

"Il s'agit de la première étude clinique à montrer la faisabilité d'une virothérapie contre des cancers ayant fait des métastases", a précisé le Professeur Stephen Russell, de la Mayo Clinic dans le Minnesota, qui dirige ces recherches." Les deux patientes ne répondaient plus aux autres thérapies et avaient connu plusieurs rechutes de leur cancer", ajoute Russell.

Les deux malades ont reçu chacune une seule dose massive de ce vaccin contenant des virus génétiquement modifiés de la rougeole capables de cibler les cellules cancéreuses. Elles ont toutes deux réagi positivement à ce traitement mais seule l'une d'entre elles connaît une rémission complète sans trace de cancer depuis plus de six mois.

Il y a plus d'un demi-siècle que le concept de virologie anti-cancer recourant à des agents pathogènes modifiés pour attaquer les cellules cancéreuses est expérimenté et de nombreux malades ont été traités avec cette technique qui utilise de nombreuses familles de virus dont ceux de l'herpès ou du rhume. Mais c'est la première fois que les chercheurs obtiennent par cette méthode une rémission complète d'une malade atteinte d'un cancer invasif après l'injection d'une seule dose de virus.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Ven 15 Fév 2013 - 9:49

Utiliser des virus pour lutter contre le cancer est une idée ancienne, mais les recherches thérapeutiques développées ces dernières années seraient prometteuses

BRUXELLES D'après une étude publiée dans Nature Medicine, Parmi les recherches les plus avancées figure un virus modifié de la vaccine - utilisée pour vacciner contre la variole - qui a permis de prolonger de 6 à 14 mois la vie de 30 patients atteints d'un cancer du foie au stade terminal.

Herpès, adénovirus, rougeole, parvovirus, réovirus, vaccine, une demi-douzaine de virus sont actuellement testés dans le monde pour leurs propriétés oncolytiques, c'est-à-dire leur capacité à infecter et à détruire exclusivement les cellules cancéreuses.

"Dans certains modèles, le virus élimine complètement la tumeur, dans d'autres son action reste insuffisante", explique le Pr Jean Rommelaere, qui travaille sur la virologie tumorale à Heidelberg, au sein du Centre allemand de recherche sur le cancer. Un essai clinique a été lancé il y a plus d'un an par son service sur 18 patients pour tester une thérapie utilisant des parvovirus contre le glioblastome, une tumeur cérébrale au pronostic particulièrement sombre.

"On essaie de détourner les propriétés du virus à bon escient", explique de son côté Marc Grégoire, directeur de recherche à l'Inserm qui travaille sur un vaccin de la rougeole et espère qu'il pourra un jour être efficace dans divers types de cancers (plèvre, poumon et mélanome). Une étude est déjà en cours aux Etats-Unis pour tester cette virothérapie sur des cancers de l'ovaire et des glioblastomes.

L'intérêt du vaccin de la rougeole est double : utilisé depuis 60 ans, il a fait la preuve de son inocuité, dit-il. Mais surtout, à une concentration différente de celle du vaccin couramment utilisé pour prévenir la maladie infantile, le virus de la rougeole "est capable de détruire les cellules cancéreuses qu'il infecte mais également d'activer les cellules immunitaires du patient pour qu'elles s'attaquent aussi à la tumeur", précise M. Grégoire.

Pour renforcer l'action anti-cancéreuse des virus, un nombre croissant de chercheurs ont également recours à de la thérapie génique visant à introduire des gènes spécifiques dans des virus modifiés.

C'est ainsi qu'un traitement expérimental véhiculé par une forme désactivée du VIH pourrait avoir sauvé une petite Américaine de 7 ans condamnée par une leucémie aiguë à la fin de l'an dernier. Des millions de globules blancs (des lymphocytes T) de la petite patiente avaient été traités en laboratoire puis réinjectés afin de détruire les cellules malades.

Mais la plupart des modifications génétiques portent sur la stimulation des défenses immunitaires, comme le montrent les virus utilisés dans les essais cliniques les plus avancés. C'est le cas du virus modifié de la vaccine Pexa-Vec (PX-594) mis au point par la société américaine Jennerex et qui doit encore être testé sur un échantillon de 120 patients.

Un autre essai clinique est en cours aux Etats-Unis sur un virus atténué de l'herpès sur des patients atteints de cancers du foie ou de métastases cancéreuses du foie.

Les traitements expérimentaux sont en général introduits directement dans la tumeur, mais ils peuvent également, dans certains cas, être injectés en intraveineuse ou par pulvérisation intra-nasale.

Aucun virus oncolytique n'a encore été commercialisé à ce jour à l'exception d'un adénovirus approuvé en Chine pour les cancers du cou et de la tête, mais dont l'efficacité n'a pas fait l'objet d'essais cliniques reconnus internationalement, relève le Pr Rommelaere.

"Les recherches avancent rapidement, mais il faudra encore quelques années avant que les premiers traitements puissent être commercialisés", résume Eric Tartour, professeur d'immunologie à la faculté de médecine Paris Descartes.

Pour les spécialistes interrogés, l'avenir réside surtout dans la combinaison des diverses approches, virothérapie, immunothérapie, chimiothérapie pour venir à bout du cancer.

© La Dernière Heure 2013

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ACHILLE



Nombre de messages : 91
Date d'inscription : 31/03/2011

MessageSujet: Inoculer la rougeole pour soigner le cancer du sein?   Dim 3 Avr 2011 - 6:38


Les recherches sur les virus oncolytiques, c’est-à-dire capables de détruire les cellules cancéreuses, avancent à grand pas. On estime que la prochaine décennie verra les premiers traitements sur des humains.

«L'utilisation de virus dans le traitement du cancer est une approche relativement neuve baptisée virothérapie. Marginale il y a encore quelques années, la virothérapie a connu une explosion de publications scientifiques ces derniers mois.

Il y a deux formes d'applications envisagées. La première, la plus connue, consiste à utiliser un virus atténué ou faiblement pathogène comme vecteur d'un gène: le virus modifié va s'introduire à l'intérieur de la cellule cancéreuse et modifier son ADN. En introduisant certains gènes ( comme le P53 par exemple) il est possible de rétablir la fonction d'apoptose, de ''suicide'' de la cellules

Une autre forme de virothérapie plus ''naturelle'', consiste à utiliser des virus dits ''oncolytique'' qui, comme leur nom l'indique ont la propriété de détruire sélectivement tumeurs cancéreuses. En mutant, les cellules cancéreuses ont en effet perdu leur capacité de protection contre certains virus: alors que ceux-ci provoqueront une pathologie bénigne en proliférant dans l'organisme, ils entraîneront une destruction massive en proliférant dans la tumeur. les différences entre cellules malignes et cellules normales agissent un peu à la manière de la barrière des espèces (par exemple un virus bénin chez l'homme comme l'herpès simplex peut tuer certains singes).

À ce jour une dizaine de virus oncolytiques sont référencés. Parmi ceux-ci les principaux sont l'herpès bovin (BVH-1), l'herpès de type 2 (HSV2), le virus sinbis, le virus de Newcastle et le virus de la rougeole.

La plupart ont déjà fait l'objet d'essais cliniques très prometteurs comme le virus de newcastle (sur des cas de glioblastome) ou une forme recombinée d'herpès simplex dans le traitement du cancer du sein. L'utilisation des virus oncolytiques pourrait amener une révolution de l'ampleur des premières chimiothérapie au siècles dernier.»

Aux Etats-Unis, la clinique Mayo a fait connaître récemment le résultat d’une étude sur le cancer avancé du sein sur une population de souris. En leur inoculant le virus de la rougeole les chercheurs ont augmenté leur espérance de vie de 80%.

A propos de la rougeole, il faut dire que c’est une maladie très intéressante. Chez l’enfant, elle marque souvent le passage d’une dépendance des parents à une plus grande autonomie. Cela se constate dans l’évolution rapide du caractère et du mode relationnel, ainsi que dans la fréquente poussée de croissance après la maladie.

Les hautes températures de la rougeole ont aussi un effet de renouvellement sur l’organisme. On sait de plus que les cellules cancéreuses ne supportent pas les fortes températures. Il y aurait une recherche à effectuer dans ce sens également.

Sur un plan philosophique cette recherche virale pour soigner certains cancers est intéressante: faire de nos ennemis (les virus) des alliés.

A suivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ACHILLE



Nombre de messages : 91
Date d'inscription : 31/03/2011

MessageSujet: Virus de la rougeole contre cancer prostatique   Dim 3 Avr 2011 - 6:34

Virus de la rougeole contre cancer prostatique

LA VIROTHÉRAPIE.

LA VIROTHÉRAPIE. C’est sur cette voie que se sont engagés des chercheurs américains de la Mayo Clinic (US) dans le traitement du cancer de la prostate avancé. Le virus est celui de la rougeole, dérivé des souches vaccinales. L’équipe n’est certes qu’au stade de l’expérimentation animale, chez la souris précisément, mais ses premières données semblent favorables.L’objectif de cette virothérapie est d’infecter les cellules cancéreuses et d’y obtenir une réplication virale responsable de la mort cellulaire. La souche, dérivée du vaccin, est la souche MV-CEA (Measles Vaccine-CarcinoEmbryonic Antigen).

(A voir si il existe des essais clinique sur l'homme, ou si ils sont en court.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Ven 14 Jan 2011 - 17:11

(13 janvier 2011) - La plupart des gens dans le monde développé ont un vague souvenir de la rougeole, ce qui vient à l'esprit est seulement la vaccination dans un cabinet de pédiatrie. Mais alors que la vaccination des enfants a pratiquement éliminé la rougeole, en Amérique du Nord et dans une grande partie de l'Europe, les chercheurs continuent de s'intéresser à ce virus.

Cette fascination persiste en partie parce que l'amélioration de la vaccination contre la rougeole pourrait aider à éliminer plus de 10 millions d'infections par la rougeole et les 150.000 décès dus à la rougeole qui se produisent encore dans le monde entier. Mais elle a aussi une autre source de cet intérêt : Les scientifiques croient que le virus de la rougeole peut être modifier pour attaquer les cellules tumorales seulement, et ainsi être transformé en un traitement puissant contre le cancer.

Maintenant, une nouvelle découverte sur le processus par lequel la rougeole envahit les cellules a porté le rêve de transformer le virus en une arme contre le cancer un peu plus à la réalité. Une équipe de chercheurs dont des scientifiques de l'Université du Texas Medical Branch à Galveston et de la Clinic Mayo à Rochester, au Minnesota ont produit une image détaillée du mécanisme moléculaire complexe que le virus de la rougeole utilise pour se fixer et pénétrer les cellules qu'il infecte.

Les principaux acteurs sont deux protéines qui forment l'enveloppe sphérique entourant le matériel génétique du virus de la rougeole. L'une est une protéine de fixation qui se lie à des molécules réceptrices sur la membrane externe d'une cellule hôte, et l'autre est une protéine de fusion qui fusionne l'enveloppe virale avec la membrane cellulaire, ce qui permet au virus d'infecter la cellule. L'étude, publiée dans le numéro récent de Nature Structural & Molecular Biology Biologie a démontré que la flexibilité intrinsèque de la protéine de fixation est une condition nécessaire pour entamer le processus de fusion cellulaire.

"L'objectif global de notre collaborateur de la Clinique Mayo, Roberto Cattaneo, est de rediriger le virus de la rougeole pour attaquer les cellules cancéreuses spécifiques, et d'apprendre ce que lui et son groupe ont besoin de savoir sur les mécanismes de l'infection par la rougeole», a déclaré UTMB professeur Werner Braun, l'auteur de l'étude. «Nous avons une collaboration de longue date avec son groupe, en utilisant nos prédictions théoriques et les méthodes de calcul pour les aider à mieux cibler leurs travaux expérimentaux."

Le chercheur Numan Oezguen utilise sur ordinateur et la modélisation moléculaire pour prédire les sites d'interaction et a suggéré des mutations spécifiques qui pourraient modifier l'interaction et la mobilité de la protéine de fixation des têtes. Les résultats de ces expériences réalisées par l'équipe de la Clinique Mayo - dirigé par Cattaneo - a montré que l'entrée cellulaire du virus de la rougeole dépend d'un mouvement de torsion de la tête des protéines.

Pour produire un portrait précis du mécanisme de la dynamique du groupe de la Clinique Mayo a créé le virus de la rougeole présentant des mutations qui affectent la mobilité de leurs protéines clef de fixation, puis testé les virus mutés pour déterminer la capacité de chaque type d'infecter les cellules. " Ce que les expériences de M. Cattaneo a montré, c'est que le mouvement de ces deux parties de la protéine de fixation a un effet dramatique sur l'infectiosité," a dit Braun. "Dans un sens simple, nous pensons que cela fonctionne comme un levier - si les récepteurs des cellules tirent sur la protéine de fixation correctement, ils produisent ce type de motion, ce qui déclenche la protéine de fusion et conduit à l'infectiosité."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15763
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Mar 31 Oct 2006 - 18:53



La clinique Mayo a ouvert une étude sur une souche du virus de la rougeole pour attaquer le glioblastome multiforme. Cette étude est mise sur pied pour tester la sécurité del'emploi du virus dans le traitement du glioblastome et pour voir s'il n'aurait pas une activité anti-tumorale.


Plusieurs cancers, incluant les cellules glioblastomes, surexpriment une protéine spécifique qui permet à la tumeur d'éviter la destruction par le système immunitaire. Le virus de la rougeole cherche cette protéine et pénètre la tumeur. quand le virus pénètre la tumeur, le virus se répand dans les cellules environnantes et accroit la mort des cellules cancéreuses.



C'est dans les années 1970 qu'il avait été noté que la rougeole pouvait faire régresser le cancer chez les enfants. Rien n'avait été fait pour étudier ce phénomène jusqu'e en 1990 ou la clinique Mayo s'était penché sur la question. Les chercheurs regardent maintenant si le virua aurait un effet sur le cancer du et du et ils ont des plans pour ouvrir une clinique pour étudier les effets d'une souche de rougeole sur le myélome multiple.


Dernière édition par Denis le Lun 22 Déc 2014 - 14:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer   Aujourd'hui à 8:12

Revenir en haut Aller en bas
 
Le virus de la rougeole ou de la variole contre le cancer
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» les derniers virus en circulation
» Virus?
» Loi martiale en Ukraine - nouveau virus - peste pneumonique?
» Le pouvoir caché des virus
» Virus Liv 3 en 3ème ???

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: recherche-
Sauter vers: