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 Des chercheurs optimistes.

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Denis
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MessageSujet: Re: Des chercheurs optimistes.   Ven 5 Jan 2018 - 12:03

Même si la vaccination a été pratiquée de manière empirique en Chine dès le XVIème siècle, c’est en 1776 que l’anglais Jenner mit en œuvre pour la première fois, à grande échelle sur l’homme, de manière scientifique, le principe de la vaccination : l’immunologie était née.

Parallèlement aux travaux de Pasteur en France, en 1887, Paul Ehrlich, immense scientifique allemand développa une remarquable et visionnaire théorie de l’immunité, basée sur l’interaction entre les antigènes et les anticorps. Il obtiendra pour ses travaux le Prix Nobel de Médecine en 1908.

Les anticorps, on le sait, sont des protéines sécrétées par certaines cellules du système immunitaire qui s’attachent aux substances étrangères à l’organisme (bactéries, virus), appelées antigènes. Ainsi repérés et marqués, ces agents pathogènes peuvent alors être attaqués et détruits par certaines types de cellules du système immunitaire. Ce dernier se souvient ensuite de ces antigènes et peut, s’il est confronté à nouveau à des agents pathogènes qu’il connaît ou à des cellules anormales, déclencher une riposte appropriée en libérant les mêmes anticorps.

Il fallut attendre 1961 pour connaître la structure fine des anticorps (Edelman et Porter, Prix Nobel de médecine 1972) et 1975, avec les travaux de Georges Köhler et César Milstein, pour que l’on sache fabriquer les anticorps monoclonaux qui sont des anticorps artificiellement produits à partir de clones de cellules contre un antigène spécifique. Le premier anticorps monoclonal a été commercialisé en 1986. Mais c’est le début du 21ème siècle qui marque vraiment l’émergence des anticorps monoclonaux en tant qu’outil thérapeutique ciblé.

Il existe à présent environ une cinquantaine d’anticorps monoclonaux disponibles ou en phase finale d’expérimentation et plus de 400 sont en développement (dont la moitié est destinée à lutter contre les cancers) et ces extraordinaires outils immunologiques ne cessent d’élargir leurs champs thérapeutiques ; ils sont aujourd’hui expérimentés ou utilisés contre de multiples pathologies, cancers, maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde, psoriasis, leucémie myéloïde, asthme, DMLA…

C’est toutefois dans le domaine de la cancérologie que ces anticorps monoclonaux et les immunothérapies qui en découlent ont amorcé depuis une dizaine d’années une véritable révolution, porteuse d’immenses espoirs.

L’année dernière, une étude internationale présentée au congrès mondial de cancérologie clinique de l'ASCO à Chicago a montré l'efficacité d'un de ces anticorps monoclonaux, l'atezolizumab, contre les tumeurs de la vessie. « C'est un progrès majeur face à une maladie pour laquelle la principale chimiothérapie, le cisplatine, a été développée il y a plus de 40 ans », explique le Docteur Olivier Mir, cancérologue à l'Institut Gustave Roussy. L'atezolizumab, développé par Roche, est une immunothérapie conçue pour bloquer des sites moléculaires appelés PD-L1, qui permettent aux cellules cancéreuses de leurrer les lymphocytes T, les types de globules blancs chargés de détruire les cellules pouvant provoquer des maladies.

Compte tenu de son efficacité, l'atezolizumab a reçu une autorisation de mise sur le marché accélérée aux États-Unis par la FDA, l'autorité réglementaire américaine, avec une indication contre le cancer de la . Les essais cliniques menés dans plusieurs pays sur des patients à un stade avancé de la maladie ont confirmé la nette supériorité thérapeutique de cet anticorps, par rapport au traitement classique par cisplatine. Cette nouvelle molécule permet en effet de tripler ainsi la durée de vie moyenne de ces malades, ce qui constitue une avancée sans précédent dans le traitement de ce type de cancer grave.

Le premier cancer dont le traitement a été bouleversé par cette approche est le mélanome métastatique. Depuis 2011, la prise en charge de ce type de cancer par le nivolumab et l’ipilimumab (qui agissent sur le récepteur CTLA-4), puis par le pembrolizumab (qui agit sur le récepteur PD-1) a été révolutionnée par l’arrivée de l’immunothérapie et, plus spécifiquement, l’immunomodulation anti-tumorale.

Pour parvenir à rendre à nouveau sensibles et détectables les cellules cancéreuses, et à éviter qu’elles échappent à la vigilance du système immunitaire en inhibant l’activation des lymphocytes T, les chercheurs ne cessent de développer de nouveaux anticorps monoclonaux qui réussissent avec de plus en plus d’efficacité et de précision à cibler ces voies d’activation de l’immunité, ce qui provoque une réaction rapide et vigoureuse du système immunitaire contre les cellules cancéreuses. Deux catégories de médicaments ont montré un bénéfice par rapport à la seule chimiothérapie : les anti-CTLA-4 et les anti-PD-L1. Aujourd’hui, grâce à la combinaison de ces thérapies immunitaires, plus du tiers des malades atteints de mélanomes métastatiques sont encore en vie plus de 5 ans après l’apparition de leur maladie, ce qui est un changement radical en termes de pronostic pour ce cancer grave.

En juin dernier, lors du congrès mondial sur le cancer à Chicago aux Etats-Unis, une équipe française de l'Institut Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) a montré que le traitement par immunothérapie reposant sur l’utilisation du nivomulab pouvait soigner les cancers dits "féminins", comme celui du col de l'utérus. Chez 70 % des patientes, le traitement a permis de stabiliser la maladie. Pour 20 % des femmes traitées, le cancer a même régressé. Après avoir marqué des points décisifs contre le mélanome, le cancer du rein et le cancer du poumon, les scientifiques tentent également, grâce à l’immunothérapie, de mieux combattre certains cancers du réfractaires à tous traitements.

Dans ces types de cancers, des réponses cliniques durables ont été observées chez des patients à des stades avancés, qui répondent mal à la chimiothérapie et qui ont développé des métastases. Les scientifiques tentent également d’utiliser ces immunothérapies pour s’attaquer à un type de cancer du sein agressif, appelé « triple négatif », qui ne répond pas aux traitements classiques et représente 15 % des cancers du sein qui touchent des femmes plus jeunes. Le but des chercheurs est de parvenir, par une utilisation judicieuse de ces nouveaux anticorps monoclonaux, à « déverrouiller » les défenses immunitaires, appelées "check-points". Si ces anticorps peuvent être si efficaces, c’est qu’ils possèdent la propriété non pas de cibler les cellules malignes, comme c'était le cas avant, mais d’agir directement sur le système immunitaire lui-même, en le reprogrammant de manière à ce qu’il mobilise toutes ses capacités pour s’attaquer spécifiquement au type de cancer dont souffre le patient.

Reste que, parfois, notre système immunitaire ne parvient plus, pour des raisons multiples qui sont de mieux en mieux connues, à détecter et à éliminer ces cellules malignes qui peuvent alors se disséminer dans l’organisme. Mais des recherches récentes permettent de mieux comprendre ce phénomène (Voir article Nature). En 2009, le Docteur Irving Weissman, directeur de l’Institut de Stanford pour les cellules souches et la médecine régénératrice, a montré que les cellules cancéreuses les plus agressives ont un haut niveau de CD47, une protéine à la surface de la membrane. Celle-ci s’attache à la protéine SIR alpha, qui se retrouve sur la surface des macrophages.

Ainsi, les macrophages, qui constituent la première ligne de défense de l’organisme, ne peuvent plus s’attaquer aux cellules anormales du cancer. L’équipe du Docteur Weissman a pu montrer sur la souris qu’un traitement anti-CD47 bloque cette protéine de surface de la cellule cancéreuse, rend ces cellules à nouveau repérables par le système immunitaire et augmente significativement la capacité des macrophages à détruire les cellules cancéreuses.

L’équipe du Docteur Weissman a découvert récemment d’autres protéines de blocage du système immunitaire inné vis-à-vis des cellules cancéreuses. Ces chercheurs ont notamment montré qu’un haut niveau de la protéine MHC de type 1 rend les cellules cancéreuses plus résistantes aux traitements anti-CD47. Cette équipe a également montré qu’une autre protéine, présente elle sur les macrophages, LILRB1, s’attache à la MHC de type 1, ce qui empêche ces macrophages de détruire les cellules cancéreuses. Les premiers essais sur des souris ont montré qu’en agissant conjointement sur les protéines CD47 et LILRB1, la croissance des tumeurs était significativement réduite.

Autre avancée importante, en Grande Bretagne, des chercheurs de l'Université de Cardiff ont récemment trouvé un moyen de stimuler la capacité de destruction des cellules T du système immunitaire, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques contre de nombreux cancers. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont utilisé l’outil d’édition du génome désormais incontournable CRISPR, ce qui leur a permis de modifier des lymphocytes T tueurs en supprimant leurs récepteurs non cancéreux et en les remplaçant par des récepteurs capables de reconnaître des cellules cancéreuses spécifiques et de les détruire.

Le Docteur Mateusz Legut, qui dirige ces recherches, donne une explication à cette découverte, « Jusqu'à présent, les cellules T conçues pour combattre le cancer présentaient deux types de récepteurs : Comme il n'y a qu'un espace limité sur une cellule pour les récepteurs, ceux qui sont spécifiques au cancer doivent rivaliser avec les propres récepteurs de la cellule pour remplir leur fonction. Ce mécanisme ne permet malheureusement pas une mobilisation totale des cellules T contre certains cancers ».

Mais en utilisant judicieusement l'édition du génome CRISPR, ces scientifiques ont permis aux lymphocytes T de n’utiliser que le seul récepteur spécifique au cancer à combattre, faisant de ces cellules tueuses des armes bien plus agressives contre les cellules cancéreuses. Ces chercheurs se disent persuadés que l’utilisation des nouveaux outils d’édition génétique va révolutionner l'immunothérapie du cancer, en permettant la mise au point de nouveaux traitements personnalisés, à la fois bien plus sélectifs et plus efficaces.

Aux Etats-Unis, l’équipe du Professeur Michael Diamond, de l’Université Washington à St. Louis, a montré que le virus du Zika pouvait détruire chez la souris les cellules du glioblastome qui sont résistantes aux thérapies actuelles et rendent ce cancer du cerveau très agressif. Avantage supplémentaire de cette approche immunothérapique, ce virus ne s’attaque qu’aux cellules malignes.

Une autre équipe de l'Institut Duke de cancérologie (Caroline du Nord) a réussi à modifier le virus de la polio pour pouvoir l’utiliser comme arme de destruction sélective de certaines tumeurs du cerveau et les résultats sont jugés très encourageants : pour ce cancer qui entraîne normalement le décès des malades en moins d’un an, 20 % des patients traités par ce virus modifié sont toujours en vie, dont certains plus de cinq ans après le début de leur immunothérapie…

En France, le programme Pioneer lancé il y a quelques jours à Marseille pour cinq ans, associe chercheurs, cliniciens et le groupe pharmaceutique AstraZeneca. Il vise à mieux comprendre pourquoi ces nouveaux traitements immunothérapiques, comme Opdivo de BMS ou le Keytruda de Merck, ne fonctionnent pas chez tous les patients. Un essai clinique portera sur 450 patients ayant rechuté après chimiothérapie et candidats à un traitement d'immunothérapie. « Le but sera de déterminer si l'ajout d'une deuxième molécule d'immunothérapie, agissant sur un autre mécanisme du système immunitaire, restaure l'efficacité de ce dernier et permet aux patients de reprendre le contrôle de leur maladie », précise le Professeur Fabrice Barlesi. Ce projet vise également à identifier de nouveaux marqueurs biologiques pour prédire quel traitement est le plus adapté à chaque patient.

Une autre équipe française, celle de Marc Grégoire (Inserm de Nantes), est également à la pointe mondiale dans ces recherches de nouvelles immunothérapies anticancéreuses et travaille à combattre le mésothéliome (un cancer de la plèvre principalement dû à l'amiante), en utilisant de façon judicieuse différents vaccins, dont le vaccin contre la rougeole. Ces travaux ont montré que le vaccin de la rougeole attaquait directement les cellules cancéreuses, sans toucher aux cellules saines, et rendait au système immunitaire des malades ses capacités à reconnaître et à détruire ces cellules malignes. Les premiers tests réalisés sur 250 patients se sont avérés très encourageants et n’ont entraîné aucun effet secondaire sévère. Comme le souligne Marc Grégoire, « En associant ces vaccins contre les virus à l'immunothérapie, on devrait arriver à des résultats extraordinaires contre certains cancers aujourd’hui très difficiles à traiter ». Pour le moment, les chercheurs utilisent une dizaine de vaccins, dont ceux contre l'herpès, la polio, la rougeole ou contre la variole. Parmi les cancers qui font actuellement l’objet de ces traitements expérimentaux avec ces virus oncolytiques, on trouve le mélanome, le cancer du poumon, les cancers du cerveau ou de l'ovaire.  

Evoquons enfin le rôle clé que semble jouer le microbiote intestinal dans la réponse à l’immunothérapie dans le traitement du cancer. Selon de récents travaux menés par une équipe internationale associant des chercheurs français (Gustave Roussy, l'Université Paris-Sud et Université Paris-Saclay) avec leurs collègues du Memorial Sloan Kettering Cancer Center, du Weill Cornell Medical College (US) et du Karolinska Institute (Suède), certaines bactéries intestinales peuvent en effet stimuler les traitements immunothérapiques contre le cancer (Voir Science).

Ces recherches ont testé l'efficacité de deux types d'immunothérapie chez la souris modèle de sarcome ou de mélanome, certaines souris ayant reçu des antibiotiques. Les chercheurs ont ensuite observé si les souris traitées avec des antibiotiques présentaient une meilleure réponse à l'immunothérapie si elles recevaient une greffe de selles de certains participants de l'étude répondant bien à l’immunothérapie.

Résultats : chez les souris modèles de mélanome ou de sarcome ayant reçu des antibiotiques, les traitements sont moins efficaces et la survie diminuée. Ces chercheurs ont également examiné 249 patients présentant une forme avancée du cancer du poumon non à petites cellules, de cancer du rein ou de cancer de la vessie ou des uretères, en prenant en compte la prise d’antibiotiques chez certains patients, soit 2 mois avant soit 1 mois après le début de l'immunothérapie. Le microbiote intestinal de 100 de ces patients a également été analysé par séquençage de l'ADN.

Ces analyses montrent que la composition bactérienne de la flore intestinale des patients qui répondent bien à l'immunothérapie semble être assez spécifique et diffère sensiblement de celle des patients qui répondent mal à ces thérapies ; en outre, chez les patients ayant reçu des antibiotiques, l’immunothérapie s’avère moins efficace à la fois et le temps moyen de survie globale se trouve diminué. Ces recherches montrent enfin que, chez les participants ayant une meilleure réponse au traitement, on observe une présence plus importante de la bactérie Akkermansia muciniphila. A la lumière de ces recherches, il semble donc que la modification du microbiote intestinal, par probiotiques ou transplantation fécale, constitue un nouvelle voie thérapeutique prometteuse pour optimiser les résultats des traitements par immunothérapie du cancer.

Mais les anticorps monoclonaux, s’ils sont principalement utilisés pour lutter contre le cancer, sont également en train de bouleverser les traitements contre certaines pathologies neurodégénératives graves, comme la sclérose en plaques ou la maladie d’Alzheimer. En juillet 2016, des chercheurs de l’Inserm ont découvert qu’en bloquant, à l’aide d’un anticorps monoclonal spécifique, l’interaction de la protéine tPA et du récepteur NMDA, qui participe à l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique, il était possible de réduire sensiblement le processus de démyélinisation qui caractérise la sclérose en plaques. Ces chercheurs sont parvenus à développer un anticorps monoclonal baptisé Glunomab, qui cible le site spécifique du récepteur NMDA sur lequel se lie le tPA.

Expérimenté chez la souris, cet anticorps est parvenu à bloquer la progression des troubles moteurs et la destruction des gaines de myéline, ce qui laisse entrevoir un réel espoir thérapeutique pour lutter contre la sclérose en plaques (Voir Inserm).

Autre avancée majeure, celle annoncée en septembre 2016 contre la maladie d’Alzheimer. Une équipe de l’Université de Zurich (Suisse) sous la direction de Roger Nitsch (Voir Nature) est en effet parvenue, en administrant pendant un an l’anticorps Aducanumab, à éliminer la quasi-totalité des plaques de protéines amyloïdes dans le cerveau de 165 patients atteints de cette maladie neurodégénérative. Le Professeur Nitsch souligne que « L'action de l'anticorps est impressionnante, et son effet dépend de la dose et de la durée de la thérapie ». Ces chercheurs ont pu mesurer les bénéfices de ce nouveau traitement sur le plan clinique, en constatant que les patients ayant bénéficié de cette thérapie voyaient leurs performances cognitives maintenues, alors que ceux appartenant au groupe placebo voyaient au contraire leurs facultés cognitives décliner… Face à ces résultats très encourageants, des essais cliniques de phase 3 sont actuellement en cours sur 2 700 patients pour confirmer les effets thérapeutiques de l’Aducanumab dans la maladie d’Alzheimer.

On le voit, les anticorps monoclonaux, combinés aux nouveaux outils d’édition génétique comme CRISPR, seront l’une des clefs de voute de la médecine de ce siècle. Ces nouveaux outils sur mesure, dont le nombre dépassera sans doute le millier au cours de la prochaine décennie, seront d’autant plus efficaces qu’ils vont de plus en plus être utilisés de manière combinée. D’ici 10 ans, grâce à l’arrivé de l’informatique exaflopique et la généralisation de l’intelligence artificielle utilisant l’apprentissage profond et les puces neuromorphiques, chaque médecin disposera d’une capacité de calcul et d’analyse qui lui permettra de choisir, en fonction de la spécificité de la pathologie de son patient et de son profil génétique personnel, l’association thérapeutique d’anticorps monoclonaux la plus efficace, parmi des dizaines de millions de combinaisons possibles…

J'ai l'intime conviction qu’à l’exception des maladies proprement génétiques, cette médecine immunitaire personnalisée de très haute précision permettra, d’ici une quinzaine d’années, de traiter la plupart des pathologies les plus dévastatrices qui nous affectent aujourd’hui, qu’il s’agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, du diabète, des maladies neurodégénératives, des maladies infectieuses ou encore des affections inflammatoires et rhumatismales qui touchent de plus en plus nos populations vieillissantes. Dans bien des cas, toutes ces maladies seront soit guéries soit contrôlées, ce qui signifie qu’elles deviendront chroniques et cesseront d’être mortelles.

L’une des conséquences de cette rupture scientifique et médicale absolument majeure sera que l’espérance de vie moyenne mondiale, qui dépasse déjà 70 ans (contre moins de 40 ans à la veille de la première guerre mondiale) va connaître un nouveau bond en avant et franchira sans doute les 100 ans, d’ici le milieu de ce siècle…

Notre pays qui, de Louis Pasteur à Jules Hoffmann (Prix Nobel 2011), n’a cessé d’occuper une place singulière et exceller dans ce domaine de recherche vaste et complexe de l’immunologie, doit tout mettre en œuvre pour rester au meilleur niveau mondial dans cette compétition scientifique, technologique et industrielle si importante pour notre avenir.

René TRÉGOUËT

cancer de la vessie
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Denis
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MessageSujet: Re: Des chercheurs optimistes.   Ven 16 Juin 2017 - 11:38

Scientists have discovered a new cellular pathway that can promote and support the growth of cancer cells. In a mouse model of melanoma, blocking this pathway resulted in reduction of tumor growth. The study, which appears in Science, offers a novel opportunity to develop drugs that could potentially inhibit this pathway in human cancer cells and help control their growth.

"We had been studying components of this pathway for several years," said senior author Dr. Andrea Ballabio, professor of molecular and human genetics at Baylor College of Medicine and Texas Children's Hospital in Houston, Texas, and director of the Telethon Institute of Genetics and Medicine in Naples, Italy. "We know that the pathway is important for normal cells to carry their activities as it is involved in regulating metabolism, that is, how cells process nutrients to obtain energy and how cells use energy to grow. In this study we wanted to learn more about how the pathway regulates its activity."

Pathways involved in cellular metabolism typically regulate themselves, meaning that some components of the pathway control each other's activities. "We suspected that the pathway was autoregulated, and we confirmed it in this study. Our experimental approaches showed that there is a feedback loop within the path that allows it to control itself."

An important pathway for normal cellular activities

Ballabio and his colleagues studied the role of the pathway in two normal cellular activities; how cells respond to physical exercise and how they respond to nutrient availability. In terms of physical exercise, the researchers determined that the self-regulating mechanism they discovered is essential for the body builder effect.

"Some athletes take the aminoacid leucine or a mixture of aminoacids immediately after exercising, which promotes protein synthesis that leads to muscle growth. This is the body builder effect," Ballabio said. "When we genetically engineered mice to lack the pathway, we lost the body builder effect."

The researchers had a group of normal mice and another of mice lacking the pathway. Both groups were set to exercise and fed leucine immediately after. While normal mice showed enhanced protein synthesis, the mice without the pathway did not.

"In healthy organisms, this pathway also allows cells to adapt more efficiently to nutrient availability," Ballabio said. "For example, when transitioning from a period of starvation to one in which food is available, cells need to switch from catabolism to anabolism. Starvation promotes catabolism -- the breakdown of nutrients to obtain energy to function -- and eating promotes anabolism -- the buildup of molecules, such as proteins. The feedback we discovered mediates the switch from catabolism to anabolism, allowing organisms to adapt to food availability."

An important pathway for cancer growth

The scientists also studied the role this pathway might play in cancer cells. They discovered that overactivation of this pathway, which is observed in some types of cancer such as renal cell carcinoma, melanoma and pancreatic cancer, is important to promote and support the growth of cancer cells in culture and animal models.

"Most importantly, we demonstrated in our study that blocking the pathway resulted in reduction of tumor growth in an experimental model of human melanoma transplanted into mice," Ballabio said. "I am most excited about the future potential therapeutic applications of this discovery against cancer. Developing pharmacological treatments that interfere with this pathway might one day help stop tumor growth."

Rare disease discoveries can improve our understanding of common diseases

"Our lab focuses on rare genetic diseases, such as lysosomal storage genetic disorders, in which we originally studied this pathway," Ballabio said. "Then, we discovered that the pathway is also important in cancer. Our and other researchers' work on rare genetic diseases sometimes produces findings that can potentially be applicable to more common diseases, such as cancer."

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Les scientifiques ont découvert une nouvelle voie cellulaire qui peut promouvoir et soutenir la croissance des cellules cancéreuses. Dans un modèle de mélanome de souris, le blocage de cette voie a entraîné une réduction de la croissance tumorale. L'étude, qui apparaît dans Science, offre une nouvelle opportunité de développer des médicaments susceptibles d'inhiber cette voie dans les cellules cancéreuses humaines et d'aider à contrôler leur croissance.

«Nous avons étudié les composantes de cette voie depuis plusieurs années», a déclaré l'auteur principal, le Dr Andrea Ballabio. "Nous savons que la voie est importante pour les cellules normales pour mener leurs activités car elles sont impliquées dans la régulation du métabolisme, c'est-à-dire comment les cellules traitent les nutriments pour obtenir de l'énergie et comment les cellules utilisent de l'énergie pour se développer. Dans cette étude, nous voulions en savoir plus sur comment la voie réglemente son activité. "

Les voies impliquées dans le métabolisme cellulaire se régulent généralement, ce qui signifie que certaines composantes de la voie contrôlent les activités de chacune. "Nous avons soupçonné que la voie était autorégulée, et nous l'avons confirmé dans cette étude. Nos approches expérimentales ont montré qu'il y a une boucle de rétroaction dans le chemin qui lui permet de se contrôler".

Une voie importante pour les activités cellulaires normales

Ballabio et ses collègues ont étudié le rôle de la voie dans deux activités cellulaires normales; Comment les cellules réagissent à l'exercice physique et comment elles répondent à la disponibilité des éléments nutritifs. En termes d'exercice physique, les chercheurs ont déterminé que le mécanisme d'autorégulation qu'ils ont découvert est essentiel pour l'effet du corps.

"Certains athlètes prennent l'acide aminé leucine ou un mélange d'acides aminés immédiatement après l'exercice, ce qui favorise la synthèse des protéines qui mène à la croissance musculaire. C'est l'effet corporel", a déclaré Ballabio. "Lorsque nous avons génétiquement manipulé des souris pour ne pas avoir ce chemin, nous avons perdu cet effet corporel".

Les chercheurs avaient un groupe de souris normales et une autre groupe souris qui manquait cette voie. Les deux groupes ont été mis à l'exercice et ont nourri la leucine immédiatement après. Alors que les souris normales ont montré une synthèse améliorée des protéines, les souris sans la voie ne l'ont pas fait.

«Dans les organismes sains, cette voie permet également aux cellules de s'adapter plus efficacement à la disponibilité des nutriments», a déclaré Ballabio. "Par exemple, lors de la transition d'une période de famine à celle dans laquelle la nourriture est disponible, les cellules doivent passer du catabolisme à l'anabolisme. La famine favorise le catabolisme - la dégradation des nutriments pour obtenir de l'énergie pour fonctionner - et la nourriture favorise l'anabolisme - L'accumulation de molécules, telles que les protéines. Les retombées que nous avons découvertes influent sur le passage du catabolisme à l'anabolisme, ce qui permet aux organismes de s'adapter à la disponibilité alimentaire ".

Une voie importante pour la croissance du cancer

Les scientifiques ont également étudié le rôle que cette voie pourrait jouer dans les cellules cancéreuses. Ils ont découvert que la suractivation de cette voie, qui est observée dans certains types de cancer comme le carcinome des cellules rénales , du mélanome et du cancer du , est importante pour favoriser et favoriser la croissance des cellules cancéreuses dans la culture et les modèles animaux.

"Plus important encore, nous avons démontré dans notre étude que le blocage de la voie entraînait une réduction de la croissance tumorale dans un modèle expérimental de mélanome humain transplanté chez la souris", a déclaré Ballabio. "Je suis très enthousiaste pour les futures applications thérapeutiques potentielles de cette découverte contre le cancer. Le développement de traitements pharmacologiques qui interférer avec cette voie pourrait un jour aider à stopper la croissance tumorale".

Les découvertes de maladies rares peuvent améliorer notre compréhension des maladies courantes

"Notre laboratoire se concentre sur les maladies génétiques rares, telles que les troubles génétiques du stockage lysosomal, dans lesquels nous avons étudié cette voie", a déclaré Ballabio. "Ensuite, nous avons découvert que la voie est également importante dans le cancer. Le travail de nos chercheurs et d'autres chercheurs sur les maladies génétiques rares produit parfois des résultats potentiellement applicables à des maladies plus courantes, comme le cancer".

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MessageSujet: Re: Des chercheurs optimistes.   Mar 20 Jan 2015 - 15:24

CHICAGO (AFP) - Les cancérologues ne se sont jamais déclarés aussi optimistes quant aux progrès dans la guerre contre le cancer depuis ces dernières décennies, tout en jugeant que la science médicale seule ne pourra vaincre la maladie qui résulte en grande partie du mode de vie ainsi que d'autres facteurs, environnementaux et de société.

"Scientifiquement, la cancérologie n'a jamais été aussi exaltante", a lancé le président élu de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), le Dr Clifford Hudis, devant la presse au premier jour de la conférence annuelle qui réunit plus de 30.000 chercheurs, médecins et représentants de laboratoires pharmaceutiques ce week-end à Chicago (Illinois, Nord).

Il a cité les nouvelles thérapies ciblant certaines fonctions des cellules cancéreuses qui permettent de traiter des cancers agressifs comme le mélanome contre lequel les cancérologues n'avaient pas vraiment de traitement il y encore quelques années. Egalement, l'immunothérapie, qui consiste à reprogrammer le système immunitaire pour qu'il s'attaque aux cellules malignes, a produit des résultats très prometteurs.

Partageant cet optimisme, le Dr Jyoti Patel, une spécialiste du cancer du poumon à la faculté de médecine de l'Université Northwestern à Chicago, souligne dans un entretien avec l'AFP "les progrès incroyables des 50 dernières années qui font qu'en 2014 on comptera près de 14 millions de survivants du cancer aux Etats-Unis, un nombre qui devrait doubler au cours des prochaines décennies".

La mortalité résultant de cette maladie continue à diminuer de 1,5% par an depuis dix ans et une personne diagnostiquée aujourd'hui a plus de 66% de chances d'être encore en vie cinq ans après, selon les statistiques fédérales.

"Ce qui a été le plus enthousiasmant ces vingt ou trente dernières années a été la compréhension de la biologie du cancer, un effort collectif de recherche pour cataloguer la fabrication des aberrations moléculaires qui caractérisent les tumeurs cancéreuses", explique ce médecin, également membre de l'encadrement de l'ASCO qui fête cette année sa cinquantième conférence annuelle.

"Les percées dans la recherche en cancérologie se produisent à un rythme effréné, devenant de nouveaux médicaments et thérapies à une rapidité sans précédent", relève le Dr Richard Schilsky, le responsable médical de l'ASCO.

- L'obésité, facteur de risque -

Mais, met-il en garde, "ces progrès sont menacés" par la baisse en dollars constants de 23% depuis 2001 du budget de recherche alloué par le Congrès aux Instituts nationaux de la santé (NIH), qui s'est élevé à 28,9 milliards de dollars en 2013 et représente la principale source de financement de la recherche fondamentale biomédicale.

"La poursuite de l'investissement de la nation dans la recherche est essentielle pour faire plus de progrès contre le cancer et accélérer les progrès en cours", a insisté le président de l'ASCO, le Dr Hudis.

"Nous devons aussi puiser davantage dans notre savoir scientifique pour répondre à la fois aux facteurs de risque de cancer dans l'environnement et le mode de vie qui accroissent le fardeau de la maladie du pays", a-t-il dit, citant notamment le tabagisme ainsi que le surpoids et l'obésité.

"Alors que le tabac a longtemps été le plus grand facteur de risque de cancer, l'obésité est à cet égard un problème grandissant pas seulement aux Etats-Unis, mais dans le reste du monde. Selon une étude publiée récemment dans la revue médicale britannique The Lancet, un tiers de la population du globe souffre d’obésité ou de surpoids ce qui, a noté le Dr Hudis, accroît substantiellement le risque de plusieurs cancers dont celui du colon et de la prostate.

Selon lui, "l'obésité est en passe de devancer le tabagisme aux Etats-Unis comme principal cause évitable de cancer".

- Le soleil, facteur de risque -

Le Dr Patel estime que "les deux tiers des cancers pourraient être évités en changeant notre mode de vie, notre régime alimentaire et en réduisant notre exposition aux rayons du soleil".

Elle souligne également la nécessité de faire des campagnes d'information pour généraliser la vaccination contre les papillomavirus responsables de la plupart des cancers du col de l'utérus ainsi que contre l'hépatite qui peut évoluer en cancer du foie.

"Il nous faut aussi une meilleure éducation et des réglementations plus strictes du tabac", ajoute la cancérologue.

Concernant l'environnement, une récente recherche a déterminé que les femmes étaient exposées quotidiennement à 17 substances chimiques cancérigènes pouvant accroître nettement le risque de cancer du sein, deuxième cause de mortalité par cancer aux Etats-Unis.
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Denis
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MessageSujet: Re: Des chercheurs optimistes.   Mar 20 Jan 2015 - 15:22

Chaque année, en Belgique, quelque 27 000 personnes meurent d'un cancer. Cette maladie figure désormais en première place dans la liste des causes de décès chez les hommes. Elle est précédée, chez les femmes, par les maladies cardio-vasculaires et, chez les enfants, par les accidents de la circulation. Voici quelques décennies, on sauvait à peine la moitié des personnes atteintes d'un cancer. Désormais, 65 % des patients y survivent.

Ces progrès, on les doit aux découvertes scientifiques. Les chercheurs belges y tiennent un rôle de premier plan. "Les découvertes des chercheurs belges occupent sans nul doute une place enviable dans les publications scientifiques de qualité, confirme le Dr Vander Steichel, directeur médical et scientifique de la Fondation contre le cancer. Notre pays excelle, en dépit du handicap de conditions financières et d'environnement pas vraiment glorieuses. Aux moyens jamais suffisants investis par les pouvoir publics s'ajoute, fort heureusement, la générosité de nos concitoyens, qui s'exprime par des dons à la Fondation ou au Télévie, grande opération de solidarité."

Fin juillet, des chercheurs de l'UCL annonçaient ainsi une découverte qui, assurent-ils, fait faire "un pas de géant" à la recherche scientifique en oncologie. Le Pr Pierre Sonveaux et son équipe ont identifié un traitement qui pourrait, à l'avenir, empêcher le développement des métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse. En août 2012, une équipe de chercheurs de l'ULB s'était fait remarquer, à l'échelle mondiale, en mettant en évidence l'existence de cellules souches cancéreuses. La découverte permet de comprendre pourquoi, dans le cas d'un cancer de la peau, la dérégulation du renouvellement des tissus conduit à la cancérisation.

"Dans un contexte où nos connaissances biomoléculaires de la cellule, saine ou malade, progressent à toute allure, l'heure est à l'optimisme", estime Filip Lardon, professeur à la Faculté de Médecine de l'université d'Anvers, chef du Laboratoire de recherche sur le cancer et auteur d'un nouvel ouvrage de vulgarisation sur la maladie (Quand une cellule déraille. Comprendre le cancer. Editions Mardaga). "L'objectif ultime de nos travaux est, si pas de faire disparaître la maladie une fois pour toutes, du moins d'en arriver à ce qu'elle puisse être toujours efficacement soignée et, de plus en plus souvent, complètement guérie. Les scientifiques ne cessent d'affiner les thérapies classiques et d'en découvrir de nouvelles, tendance qui se poursuivra dans les années à venir."

Et demain ? La connaissance de plus en plus étendue des mécanismes d'apparition des tumeurs ouvre la porte à des techniques de prévention et à de nouvelles formes de traitements révolutionnaires qui ne manqueront pas d'accroître la proportion de guérisons complètes. Grâce aux travaux pionniers en biologie moléculaire, l'oncologie vit une période riche en théories nouvelles et en découvertes majeures. La recherche est néanmoins un long processus, dont on perçoit rarement les résultats à court terme.
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Denis
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MessageSujet: Des chercheurs optimistes.   Mar 26 Déc 2006 - 14:03

Des chercheurs marocains sont parvenus à des résultats jugés prometteurs dans la lutte contre le cancer du et dans le cancer du En effet, selon Atlasvista Maroc, des chercheurs marocains sont récemment parvenues à extraire des produits naturels d'une plante médicinale. Ils ont ensuite évalué leurs activités anticancéreuses sur plusieurs lignées de cellules du cancer du sang (leucémie) et du sein (adénocarcinome).

Quatre composés naturels purs MZF22, MZF23, MZF31 et MZF4 ont été extraits de cette plante, selon une équipe de recherche du laboratoire de phytochimie et de pharmacognosie de la faculté des sciences d'Oujda, et du laboratoire de recherche en immunologie, biochimie et biologie moléculaire de la faculté des sciences et techniques de Béni Mellal.


Une série d'expériences réalisée pour évaluer les activités anticancéreuses sur 5 lignées de cellules cancéreuses, à savoir 3 lignées de cellules du cancer du sang: P815 (Mastocytome Murin), CEM (leucémie lymphoplastique T), K562 (leucémie mueloide humaine chronique) ainsi que 2 lignées de cellules de cancer du sein: MCF7 (Adénocarcinome du sein humain) et MCF7/gem (Adénocarcinome du sein résistant à la gemcitabine).

Selon ces chercheurs marocains, à très faibles doses, ces molécules naturelles extraites de cette plante entraînerait une cytotoxité importante sur les différentes lignées de cellules cancéreuses étudiées et bloquerait leurs multiplications.

Les chercheurs se disent très optimistes suite à cette série de résultats, dans la recherche contre le cancer .


Dernière édition par Denis le Ven 5 Jan 2018 - 12:05, édité 2 fois
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