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 Nouveau mais l'application pour dans 10 ans.

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Denis
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MessageSujet: Re: Nouveau mais l'application pour dans 10 ans.   Sam 5 Aoû 2017 - 16:25

Une équipe de chercheurs, menée par le Dr Chris Rudd, directeur de la recherche en immunothérapie au centre de recherche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, vient de faire une percée majeure pour le traitement du cancer. Avec cette découverte, le chercheur espère être en mesure d’améliorer grandement l’efficacité des traitements d’immunothérapie, notamment chez les patients atteints d’un cancer du sein ou d’un lymphome de Hodgkin.



« Nous croyons que nous pourrons sauver plus de vies », se réjouit le Dr Chris Rudd, en entrevue au Devoir suite à la publication de son article dans la revue scientifique Nature communications.


Bon vulgarisateur, le chercheur revient à la base pour mettre en contexte la découverte de son équipe. Ainsi, explique-t-il, le monde de la recherche sur le cancer a connu une véritable révolution il y a dix ans. Un chercheur avait alors réussi à démontrer que le système immunitaire, qui a la capacité de détruire les bactéries et les virus comme l’influenza, pouvait en faire de même avec les cellules cancérigènes. Au centre du système immunitaire : les cellules T, qui reconnaissent les cellules infectées et les détruisent.


À la surface de ces cellules T se trouvent des récepteurs positifs qui envoient un signal pour attaquer et détruire les bactéries, virus et autres corps étrangers.


Les cellules T sont également dotées de récepteurs négatifs, dont le rôle est de garder le système immunitaire de l’humain assez faible afin d’éviter qu’il n’attaque ses propres cellules. Or, les cellules cancéreuses ne sont pas des corps étrangers, mais des cellules du corps qui deviennent anormales à la suite de mutations.


Ainsi donc, le système immunitaire ne parvenait pas, jusqu’alors, à détecter et détruire les cellules cancéreuses.


« Il y a dix ans, les travaux du Dr Jim Allison ont permis de démontrer pour la première fois qu’on pouvait agir pour bloquer les récepteurs négatifs des cellules T et, du coup, permettre au système immunitaire de reconnaître et d’agir contre les cellules cancéreuses. »


C’est ainsi que sont apparus les traitements d’immunothérapie. « Tout est une question d’équilibre, affirme le chercheur. Bloquer les signaux négatifs sur les cellules T permet une meilleure réponse pour lutter contre la tumeur, mais c’est souvent accompagné d’effets secondaires. C’est ce qu’on appelle une réponse auto-immune. »


Temps d’exposition


Tout cela, c’est la genèse. Le Dr Rudd, qui est également professeur à l’Université de Montréal, se lance maintenant dans l’explication de sa propre découverte. Pour détruire les cellules cancéreuses, les cellules T doivent se lier à celles-ci, précise-t-il en guise d’introduction. « Ce que nous avons découvert, c’est un mécanisme qui permet de contrôler le temps que la cellule T passe avec la cellule cancéreuse. Encore une fois, c’est une question d’équilibre. On veut que la cellule T passe assez de temps avec la tumeur pour qu’elle puisse la détruire, mais on ne veut pas qu’elle passe trop de temps non plus, parce qu’on ne veut pas gaspiller les efforts de la cellule T qui pourrait plutôt s’attaquer à une autre cellule. »


Ainsi, en allongeant le temps d’exposition, on pourra mieux traiter les patients qui, pour l’instant, ne répondent pas ou peu aux traitements d’immunothérapie, explique le chercheur. À l’opposé, les médecins pourraient diminuer ce temps d’exposition chez ceux qui ont trop d’effets secondaires. « L’immunothérapie, c’est formidable et c’est ce que nous avons trouvé de mieux jusqu’à présent. Mais il reste tout de même autour de 60 % des patients qu’on ne réussit pas à guérir avec ces traitements. Nous avons trouvé un mécanisme qui, en augmentant le temps de contact entre la cellule T et la cellule cancéreuse, va permettre d’augmenter le taux de réponse chez les patients. »
Nous avons espoir de guérir beaucoup plus de patients et de faire passer le taux de guérison de 30 % à un nombre plus élevé
Le Dr Chris Rudd

Tests sur des souris


Selon lui, les patients qui en bénéficieront le plus sont ceux chez qui on peut voir un certain effet de l’immunothérapie, mais dont les cellules sont trop résistantes pour être détruites. « Si on parle du cancer du sein, par exemple, on guérit environ 30 % des patients par immunothérapie. En combinant le traitement avec un médicament qui viendrait allonger le temps d’exposition, nous avons espoir de guérir beaucoup plus de patients et de faire passer le taux de guérison de 30 % à un nombre plus élevé, qui sait jusqu’à quel pourcentage ça pourrait aller… »


Un médicament qui pourrait permettre de contrôler le temps d’exposition a déjà été identifié par l’équipe du Dr Rudd, qui va procéder à une série de tests sur des souris afin de voir si la combinaison des traitements donne les effets escomptés. « Il y a toute une série d’étapes à suivre, avec des études précliniques, etc. De façon réaliste, si tout va comme prévu et qu’on obtient les résultats escomptés, on parle d’un horizon de 5 à 10 ans avant que les patients puissent en bénéficier. »

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Denis
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MessageSujet: Re: Nouveau mais l'application pour dans 10 ans.   Mar 7 Mai 2013 - 11:55

Coup de jeune pour les chimiothérapies
26 Avril 2013

Les anthracyclines, médicaments de chimiothérapie les plus utilisés en cas de cancer, agissent non seulement en détruisant les cellules tumorales mais aussi en stimulant de façon indirecte le système immunitaire des patients. Une équipe de l’Inserm vient de décrire un des mécanismes mis en jeu et propose de l’utiliser pour améliorer l’efficacité de ces traitements.

Améliorer l’efficacité de médicaments anti-cancéreux déjà anciens est encore possible ! Suite à la découverte d’un nouveau mécanisme d’action des anthracyclines, les molécules les plus utilisées en chimiothérapie, une équipe de l’Inserm* propose de nouvelles pistes.

Les anthracyclines sont directement toxiques pour les cellules en division telles que les cellules cancéreuses. Mais il s’avère qu’elles déclenchent en outre une réaction immunitaire locale, permettant de stimuler les défenses immunitaires du patient. Au moins deux mécanismes expliquant ce phénomène ont déjà été décrits par cette même équipe, qui lève aujourd’hui le voile sur un troisième d’entre eux.
Les anthracyclines, piliers de la prise en charge

"La chimiothérapie reste le pilier de la prise en charge des cancers. L’arrivée de traitements ciblés concernant certains patients fait beaucoup parler, mais les molécules plus anciennes, comme les anthracyclines, sont et seront encore massivement utilisées. C’est pourquoi, depuis près de dix ans, nous essayons de décrypter les mécanismes d’action de ces médicaments", explique Laurence Zitvogel, co-auteur des travaux. Et les chercheurs ont énormément progressé dans cette connaissance : "nous avons montré que les cellules cancéreuses meurent de façon immunogène, explique-t-elle. Cela signifie qu’en se dégradant, elles émettent plusieurs signaux qui activent le système immunitaire local et le rendent plus efficace contre la tumeur". Les chercheurs ont par exemple décrit l’expression de calréticuline à la surface des cellules cancéreuses agressées, ou encore le relargage d’un facteur nommé HMGB1, qui permettent une meilleure reconnaissance des cellules tumorales par le système immunitaire.

Un troisième signal immunogène

Cette fois, les chercheurs montrent qu’en se dégradant, les cellules cancéreuses émettent un troisième signal qui permet de recruter les cellules dendritiques sur le site de la tumeur, "les seules cellules du système immunitaires vraiment capables d’éduquer les lymphocytes T pour qu’ils luttent contre les cellules cancéreuses", clarifie la chercheuse. "Ces dernières meurent sur un mode autophagique, c’est-à-dire qu’elles digèrent leurs propres compartiments cellulaires. Cela génère de l’énergie sous forme de molécules d’ATP qui sont libérées dans le milieu extracellulaire. Cet ATP mobilise au moins trois types de cellules qui murissent et se différencient en cellules dendritiques fonctionnelles", décrit-elle.

Deux pistes thérapeutiques

En empêchant la dégradation de cet ATP extracellulaire, les chercheurs sont parvenus à renforcer l’effet des anthracyclines contre au moins trois types de tumeurs chez la souris : des cancers du sein, du côlon et des sarcomes. La piste est si intéressante que deux anticorps dédiés à cet effet sont déjà à l’étude. "Nous envisageons d’associer chimiothérapie et immunothérapie pour améliorer l’efficacité de ces médicaments, explique Laurence Zitvogel. Bloquer l’activité des enzymes de dégradation de l’ATP, ou injecter des cellules dendritiques directement au site tumoral chez des patients en déficit d’ATP, permettrait de renforcer la réponse immunitaire antitumorale", prévoit-elle.


Source
Y. Ma et coll. Anticancer Chemotherapy-Induced Intratumoral Recruitment and Differentiation of Antigen-Presenting Cells. Immunity. Édition en ligne du 4 avril 2013

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Denis
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MessageSujet: Nouveau mais l'application pour dans 10 ans.   Sam 27 Jan 2007 - 11:22

L’événement Cancer : l’incroyable découverte d’un chercheur de 24 ans

27 janvier 2007 Le Parisien - Daniel Rosenweg
L’INSTITUT Gustave Roussy de Villejuif (IGR) est habitué aux chercheurs qui trouvent. Parmi ces avancées souvent spectaculaires, il en est une qui relève du conte pour son découvreur, un jeune scientifique de 24 ans.
Il vient de publier le fruit de ses travaux dans le dernier numéro de la prestigieuse revue «Nature Medicine». Cette trouvaille est très prometteuse pour les patients atteints de cancer.

A la veille de Noël 2005, Michel Obeid regarde une nouvelle fois dans son microscope, quelque peu désespéré. Ce doctorant, arrivé à l’IGR il y a trois ans dans l’unité dirigée par Guido Kroemer, fait sa thèse sur la vaccination contre le cancer.

Depuis des mois, il teste la réactivité de certaines protéines. Il les soupçonne de pouvoir servir d’alarme au système immunitaire en présence de cellules cancéreuses. Ce jour-là, il teste la quarantième protéine, la calreticulin, alias la «cal».

Et ce 23 décembre, le Père Noël est en avance. Bingo : la cal qu’il observe est en train de stimuler un dispositif immunitaire ! Du jamais vu.

90 % des tumeurs Réduites à néant.

La cal se trouve dans toutes les cellules. « L’idée, explique le jeune chercheur, c’est, à travers elle, d’attirer l’attention du système immunitaire sur des cellules cancéreuses. Une fois ces intruses identifiées et cataloguées comme étrangères par le système immunitaire, les lymphocytes T se mettront à chasser toutes les cellules semblables en vue de leur destruction. » La théorie générale s’est révélée exacte. Quelques mois plus tard, lors d’essais
sur des souris, le système immunitaire réagit. « En quelques jours, la tumeur a été réduite à néant chez 90 % des souris », explique Michel Obeid. Sans dommage, cette fois, contrairement à la chimiothérapie.

Le doctorant et son directeur, Guido Kroemer, spécialiste de la mort cellulaire, décident enfin de tester la protéine en l’associant aux médicaments utilisés en chimiothérapie. Le résultat est spectaculaire. Les effets des produits sont, pour certains, décuplés. La découverte est importante et ses conséquences, notamment économiques, poussent l’IGR à engager une procédure de brevet international.

« On vient de lancer quelque chose de nouveau, résume Guido Kroemer : la chimiothérapie immunitaire. » Pourquoi n’a-t-on pas trouvé plus tôt cette théorie ? « Je crois simplement qu’on ne l’a pas cherchée. Nous, nous avons cherché du côté de la mort cellulaire, pas du côté immunitaire. » Et si Guido Kroemer reste prudent sur l’avenir de cette découverte, notamment pour les cancers très avancés, il se dit « convaincu qu’il y aura des similitudes chez L’homme ».Mais les dispositions réglementaires sont telles que les essais sur l’homme n’interviendront pas avant deux ans et l’application chez le patient «d’ici à dix ou quinze ans».
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