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 Cancer du sein: importante découverte

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Mer 6 Juin 2018 - 20:36

Une femme atteinte d'un cancer du à un stade avancé, contre lequel la chimiothérapie était impuissante, a été soignée par un traitement expérimental ayant fait triompher son système immunitaire, ont annoncé des chercheurs lundi.

Bénéficiant d'une première mondiale, la patiente est considérée comme rétablie depuis deux ans, a indiqué l'équipe de chercheurs qui a travaillé sur son cas à l'Institut national du cancer à Bethesda et à l'université de Richmond (États-Unis).

Son état de santé était critique, avec un cancer métastasé qui avait atteint d'autres organes, dont le foie.

Au sujet de cette femme, l'étude publiée dans la revue Nature Medicine précise seulement qu'elle avait 49 ans quand a commencé à être testée sur elle cette «nouvelle approche en immunothérapie».

L'immunothérapie, traitement qui stimule les défenses immunitaires, a déjà fait ses preuves chez certains patients dans les cancers du poumon, du col de l'utérus, du sang (leucémies), de la peau (mélanome) et de la prostate. Dans ceux des ovaires, des intestins et du sein, les découvertes restent à faire.

La méthode décrite a consisté à prélever des lymphocytes (cellules du système immunitaire) sur la patiente, à les manipuler et à les réimplanter. Pris sur une tumeur, ils ont été triés pour voir lesquels reconnaissaient les cellules cancéreuses. Ils ont été «réactivés» pour s'attaquer à ces cellules. Et ont été accompagnés d'un «inhibiteur des points de contrôle de l'immunité», pour débloquer la contre-attaque du système immunitaire.

Les chercheurs ont ainsi fabriqué une thérapie anticancéreuse «hautement personnalisée» qui a permis «une régression totale de la tumeur», ont-ils expliqué.

La réaction au traitement a été «sans précédent» dans un cas aussi grave, a commenté un autre chercheur en oncologie, Laszlo Radvanyi, de l'Institut ontarien de recherche sur le cancer à Toronto (Canada).

«Nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une vaste révolution, qui va nous faire enfin atteindre le but de cibler la pléthore des mutations qu'implique le cancer grâce à l'immunothérapie», a-t-il écrit dans Nature Medicine.

Ces travaux «constituent une avancée majeure dans la démonstration de faisabilité, en exposant comment la puissance du système immunitaire peut être exploitée pour s'attaquer aux cancers même les plus difficiles à traiter», a estimé un professeur d'immunothérapie de l'Institut de recherche sur le cancer de Londres, Alan Melcher, cité par Science Media Centre.

Mais «cette technique particulière est fortement spécialisée et complexe, ce qui signifie que pour beaucoup de gens elle ne sera pas adaptée», a tempéré un oncologue de l'hôpital de Southampton, Peter Johnson.

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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Dim 3 Juin 2018 - 20:05

Cancer du sein

Actuellement, de nombreuses femmes subissent de la chimiothérapie après l’opération chirurgicale d’ablation de la tumeur, en plus de médicaments d’hormonothérapie, afin d’empêcher le retour éventuel du cancer.

Mais une étude internationale conduite auprès de 10 000 femmes a conclu que le niveau justifiant le recours à la chimiothérapie pouvait être relevé sans risque.

Depuis des années, un test génétique réalisé sur la tumeur permettait de prédire la probabilité de récidive. Ce test donne un score, entre 0 et 100. Jusqu’à présent, la chimiothérapie était conseillée au-dessus de 25. En-dessous de 10, elle ne l’était pas. Ce qui posait un dilemme aux femmes situées dans la zone grise, entre 11 et 25.

L’étude a montré que pour ces femmes-là, après neuf ans de suivi, la chimiothérapie n’apportait rien.

Cela « aura un impact énorme sur les médecins et les patients », dit une coauteure de l’étude, Kathy Albain, cancérologue à l’hôpital Loyola Medicine de Chicago. « Nous allons faire reculer les thérapies toxiques ».

Rien qu’aux Etats-Unis, 65.000 femmes pourraient en profiter par an. « Toute femme de moins de 75 ans avec un cancer du sein de stade initial doit faire le test et parler des résultats » avec son médecin, dit l’auteur principal, le docteur Joseph Sparano, du centre médical Montefiore Medical à New York.

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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Dim 11 Fév 2018 - 19:12

At Magee-Womens Research Institute (MWRI) and UPMC Hillman Cancer Center, a large team of clinical and laboratory researchers dedicated to understanding treatment resistance in the most common form of breast cancer have identified a new genetic change in the estrogen receptor (ER) that contributes to therapy resistance. ER-positive breast cancer, diagnosed in two-thirds of breast cancer patients, is fueled by the presence of estrogen in the body. Anti-estrogen therapy is usually successful in treating the disease initially, but ER-positive breast cancers will often recur because tumors develop a resistance to treatment.



Published in the Annals of Oncology, the research identifies the presence of ER gene (ESR1) fusion proteins in treatment-resistant breast cancer. This is the first time that recurrent ESR1 fusion proteins have been identified in human breast cancer, and understanding how they function could lead to improved treatments for the disease.

"We first identified this change in a patient who had ER-positive breast cancer, received anti-estrogen therapy, had her breast cancer recur and eventually passed away from the disease," said senior author Adrian Lee, Ph.D., director of the Women's Cancer Research Center at MWRI and UPMC Hillman Cancer Center, and professor of Pharmacology & Chemical Biology at the University of Pittsburgh. "A member of our lab noticed the mutation while performing posthumous genetic analysis from tissue in our organ donation program, and over time we were able to identify many more cases of this mutation in patients with recurrent disease." This work was performed in collaboration with Foundation Medicine Inc., a genomic testing company that examined ESR1 fusions in close to 10,000 breast cancers sequenced with the FoundationOne CDx test.

According to Lee, ESR1 fusion proteins "outsmart" traditional treatment by splitting in half and eliminating the binding site that anti-estrogen therapy targets.

"Physicians will continue administering anti-estrogen therapy, not realizing this genetic mutation has occurred," said Lee. "Now that we understand the change, though, we can detect it with a blood test and help improve treatments for this form of the disease."

According to Lee, genetic analysis will soon be the dominant field of ER-positive breast cancer research, eventually leading to improved treatments and patient outcomes.

"Genomic sequencing is telling us so much about breast cancer. I believe the research we are doing in the laboratory will have a significant clinical impact in the near future, and the work we are doing will play a large part in improving patient care and survival," said Lee.

Lead authors on this research are Ryan J. Hartmaier, Ph.D., of Pitt, MWRI and Foundation Medicine Inc., and Sally E. Trabucco, Ph.D., of Foundation Medicine Inc.

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À l'Institut de recherche Magee-Womens (UMRM) et au UPMC Hillman Cancer Center, une grande équipe de chercheurs cliniques et de laboratoires dédiés à la compréhension de la résistance au traitement dans la forme la plus courante du cancer du sein a identifié un nouveau changement génétique dans le récepteur d'œstrogène contribue à la résistance au traitement. Le cancer du sein ER-positif, diagnostiqué chez les deux tiers des patientes atteintes d'un cancer du sein, est alimenté par la présence d'œstrogènes dans le corps. La thérapie anti-œstrogénique est généralement efficace dans le traitement initial de la maladie, mais les cancers du sein ER-positifs se reproduisent souvent parce que les tumeurs développent une résistance au traitement.



Publié dans les Annals of Oncology, la recherche identifie la présence de protéines de fusion du gène ER (ESR1) dans le cancer du sein résistant au traitement. C'est la première fois que des protéines de fusion ESR1 récurrentes ont été identifiées dans le cancer du sein humain, et la compréhension de leur fonctionnement pourrait conduire à de meilleurs traitements de la maladie.

"Nous avons d'abord identifié ce changement chez une patiente qui avait un cancer du sein ER-positif, un traitement anti-œstrogénique, son cancer du sein a réapparu et elle est finalement décédée de la maladie", a déclaré Adrian Lee, Ph.D., directeur de le Centre de recherche sur le cancer des femmes du MWRI et de l'UPMC Hillman Cancer Center, et professeur de pharmacologie et de biologie chimique à l'Université de Pittsburgh. "Un membre de notre laboratoire a remarqué la mutation en effectuant une analyse génétique posthume à partir de tissus dans notre programme de don d'organes, et au fil du temps nous avons pu identifier beaucoup plus de cas de cette mutation chez les patients atteints de maladie récurrente." Ce travail a été réalisé en collaboration avec Foundation Medicine Inc., une société de tests génomiques qui a examiné les fusions ESR1 dans près de 10 000 cancers du sein séquencés avec le test FoundationOne CDx.

Selon Lee, les protéines de fusion ESR1 «déjouent» le traitement traditionnel en se divisant en deux et en éliminant le site de liaison ciblé par les anti-œstrogènes.

"Les médecins continueront à administrer un traitement anti-oestrogène, sans se rendre compte de cette mutation génétique a eu lieu", a déclaré Lee. "Maintenant que nous comprenons le changement, cependant, nous pouvons le détecter avec un test sanguin et aider à améliorer les traitements pour cette forme de la maladie."

Selon Lee, l'analyse génétique sera bientôt le domaine dominant de la recherche sur le cancer du sein ER-positif, menant éventuellement à l'amélioration des traitements et des résultats pour les patients.

«Le séquençage génomique nous en dit long sur le cancer du sein et je crois que les recherches que nous effectuons au laboratoire auront un impact clinique important dans un proche avenir, et le travail que nous faisons jouera un rôle important dans l'amélioration des soins et de la survie. ", a déclaré Lee.

Les auteurs principaux de cette recherche sont Ryan J. Hartmaier, Ph.D., de Pitt, MWRI et Foundation Medicine Inc., et Sally E. Trabucco, Ph.D., de Foundation Medicine Inc.

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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Dim 22 Mai 2016 - 16:09

Many breast cancers are marked by a lack of HOXA5 protein, a gene product known to control cell differentiation and death, and lower levels of the protein correspond to poorer outcomes for patients. Now, results of a new study by Johns Hopkins Kimmel Cancer Center scientists suggests a powerful role for the protein in normal breast cells, acting as a tumor suppressor that halts abnormal cell growth.

In their study published online May 9 in the journal Oncogene, scientist Saraswati Sukumar, Ph.D.; her graduate student Wei Wen Teo; and their colleagues show that cells without HOXA5 have an increased capacity to renew themselves and are more invasive than normal breast cells -- in short, they become more tumor like.

"Learning more about the biological impact of the HOXA5 protein, which is absent so frequently in breast cancers, may eventually help scientists develop new therapies to treat this disease," says Sukumar.

The loss of HOXA5 leads to an increase in breast cells' "stemness and cell plasticity," meaning they can more easily revert back to an undifferentiated state where they are capable of producing more new cells, says Sukumar, a professor of oncology and pathology at the Johns Hopkins University School of Medicine. Proteins that "promote features of plasticity will allow a tumor to thrive better," she adds.

For the study, the researchers analyzed gene expression from human breast cell lines lacking HOXA5. They found that the protein seems to help maintain several traits in normal breast cells, including the ability to adhere to other epithelial cells, and the presence of molecules marking the cells as differentiated and not capable of self-renewal like breast stem cells.

When Sukumar and the others depleted the HOXA5 protein in other breast cell lines in the lab, the cells became more immature, or "stem like," as well as more mobile. A closer look, she says, revealed that HOXA5 regulates the production of two other proteins: CD24 and E-cadherin. Without CD24, the cells begin to revert toward a stem like state, and without E-cadherin, cells lose some of the "glue" that binds them to other cells, says Sukumar.

As a result, breast cells without HOXA5 were more likely to grow aggressively in lab experiments, forming protruding structures similar to those seen as tumor cells begin to metastasize, the scientists found.

They then tested the behavior of human tumor cells with and without HOXA5 by injecting those cells into the mammary fat pad of mice. Results showed that tumor cells containing the protein carried anywhere from 10 to 17 times fewer breast stem cells, and tumors grown from the injected cells were about three times smaller than those in mice who had received tumor cells with depleted levels of HOXA5.

Sukumar and her colleagues also analyzed data from two international breast cancer genetic data sets and found that the lower the amount of HOXA5 in a tumor, the higher the grade of breast cancer in the patient. Similarly, patients with tumors containing low amounts of HOXA5 protein also had lower cancer relapse-free survival rates.

The scientists are planning further study of HOXA5's role in breast cancer, following up on this work and a study published by Sukumar's lab in 2000 that showed a connection between low levels of HOXA5 and the well-known tumor suppressor protein p53. Sukumar, who is the Barbara B. Rubenstein Professor in Oncology at the Kimmel Cancer Center, recently won a $300,000 grant from the Avon Foundation to continue the work.


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De nombreux cancers du sont marquées par un manque de protéine Hoxa5, le produit de gène connu pour contrôler la différenciation des cellules et la mort, et des niveaux inférieurs de la protéine correspondent à de moins bons résultats pour les patientes. Maintenant, les résultats d'une nouvelle étude menée par des scientifiques de Johns Hopkins Kimmel Cancer Center suggère un rôle important pour la protéine dans les cellules normales du sein, agissant comme un suppresseur de tumeur qui stoppe la croissance cellulaire anormale.

Dans leur étude publiée en ligne le 9 mai dans la revue Oncogene, scientifique Saraswati Sukumar, Ph.D .; son étudiant diplômé Wei Wen Teo; et leurs collègues montrent que les cellules sans Hoxa5 ont une capacité accrue de se renouveler et sont plus invasives que les cellules normales du sein - en bref, elles deviennent plus tumorales..

"En savoir plus sur l'impact biologique de la protéine Hoxa5, qui est absente si fréquemment dans les cancers du sein, peut éventuellement aider les scientifiques à développer de nouvelles thérapies pour traiter cette maladie», dit Sukumar.

La perte de Hoxa5 conduit à une augmentation dans les cellules mammaires de la plasticité et la différenciation cellulaire, ce qui signifie qu'elles peuvent plus facilement revenir à un état indifférencié où elles sont capables de produire plus de cellules nouvelles, dit Sukumar, un professeur d'oncologie et de pathologie à l'université Johns Hopkins School of Medicine. Les protéines qui "favorisent les caractéristiques de plasticité permettra une tumeur de se développer mieux», ajoute-t-elle.

Pour l'étude, les chercheurs ont analysé l'expression des gènes à partir de lignées de cellules mammaires humaines dépourvues Hoxa5. Ils ont constaté que la protéine semble aider à maintenir plusieurs traits dans les cellules normales du sein, y compris la capacité d'adhérer à d'autres cellules épithéliales, et la présence de molécules de marquage des cellules comme différenciées et non capables d'auto-renouvellement comme les cellules souches du sein.

Lorsque Sukumar et les autres épuisent la protéine Hoxa5 dans d'autres lignées cellulaires du sein dans le laboratoire, les cellules sont devenues plus immature ou plus comme les cellules souches, ainsi que plus mobile. A regarder de plus près, dit-elle, cela a révélé que Hoxa5 régule la production de deux autres protéines: CD24 et E-cadhérine. Sans CD24, les cellules commencent à revenir vers  l'état de celllule souche, et sans E-cadhérine, les cellules perdent une partie de la «colle» qui les lie à d'autres cellules, dit Sukumar.

En conséquence, les cellules mammaires sans Hoxa5 étaient plus susceptibles de se développer agressivement dans des expériences de laboratoire, formant des structures en saillies similaires à celles considérées comme des cellules tumorales qui commencent à métastaser, ont trouvé les scientifiques.

Ils ont ensuite testé le comportement des cellules tumorales humaines avec et sans Hoxa5 par injection de ces cellules dans le coussinet adipeux mammaire de souris. Les résultats ont montré que les cellules tumorales contennat la protéine prises n'importe où contiennent de 10 à 17 fois moins de cellules souches du sein, et les tumeurs développées à partir des cellules injectées dans des souris sont environ trois fois plus petites que celles chez les souris qui avaient reçu des cellules tumorales avec des niveaux déprimés de Hoxa5.

Sukumar et ses collègues ont également analysé les données de deux séries de données internationales génétiques du cancer du sein et a constaté que plus la quantité de Hoxa5 dans une tumeur est grande, plus le grade du cancer du sein chez le patient est élevé. De même, les patients atteints de tumeurs contenant de faibles quantités de protéines Hoxa5 ont également des taux inférieurs de survie sans rechute.

Les scientifiques prévoient une étude plus approfondie du rôle de Hoxa5 dans le cancer du sein, suivi de ce travail et une étude publiée par le laboratoire de Sukumar en 2000 qui a montré un lien entre de faibles niveaux de Hoxa5 et le bien-connu suppresseur de tumeur de tumeur p53. Sukumar, qui est le professeur de Barbara B. Rubenstein en oncologie au Kimmel Cancer Center, a récemment remporté une subvention de 300.000 $ de la Fondation Avon pour continuer le travail.

Voir aussi : http://espoirs.forumactif.com/t2416-les-inhibiteurs-de-src

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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Ven 10 Jan 2014 - 14:02

D'après certains scientifiques de l'Université de Nottingham, en Grande-Bretagne, des dizaines de milliers de femmes souffrant d'un cancer du sein pourraient éviter la chimiothérapie ou la radiothérapie si l'on arrivait à définir si elles ont développé des « protéines de survie ». Les chercheurs se sont en effet aperçus que les femmes qui avaient un niveau d'une protéine connue sous le nom de « DACH1 », souffraient de tumeurs moins malignes. Et que c'est dans ce groupe de femmes qu'il y avait le moins de récidives et moins de décès dans les 5 ans suivant le dépistage du cancer.

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez les femmes. On estime qu'une femme sur 11 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie. Bien que la chimiothérapie et la radiothérapie soient généralement recommandées après l'ablation de la tumeur, de nombreuses femmes ont du mal à supporter les effets secondaires de ces traitements : perte de cheveux , fatigue, nausées ou encore ménopause précoce.

La découverte des scientifiques britanniques pourrait apporter un nouvel espoir à des milliers de femmes qui, jusqu'à présent, n'avoir d'autre choix que d'endurer les chimiothérapies.

« Si nous pouvions arriver à prédire que certaines femmes peuvent survivre pendant de nombreuses années uniquement avec la chirurgie alors celles-ci n'auraient plus besoin de subir des traitements inutiles et agressifs. La chimiothérapie serait alors réservée aux femmes qui ont un mauvais pronostic » souligne le Pr Graham Ball, du Centre de recherche sur le cancer de Nottingham.

Cette étude a été chaleureusement accueillie par les scientifiques britanniques qui estiment qu'elle représente une nouvelle étape vers la médecine personnalisée.

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MessageSujet: Re: Cancer du sein: importante découverte   Jeu 29 Aoû 2013 - 18:47

Aug. 29, 2013 — Researchers have identified a protein that they believe may help predict breast cancer prognosis, potentially relieving thousands of women at low risk from having to undergo painful, oft-debilitating therapies, while insuring the most successful treatments for those at high risk.

Les chercheurs ont récemment identifié une protéine qui pourrait aider à prédire le pronostic du cancer du soulageant des milliers de femmes à bas risque d'avoir à subir des thérapies débilitantes et assurant des traitement plus couronnés de succès pour celles à hauts risques.

The research was published ahead of print in the journal Molecular and Cellular Biology.

Using bioinformatics techniques, the authors showed that the levels of expression of some 1,200 genes that are directly controlled by the enzyme, EZH2, correlates with the aggressiveness of breast cancer cases.

Les auteurs montrent que les niveaux d'expressions de 1,200 gènes qui sont directement controlés par l'enzyme EZH2 sont corrélés avec l'agressivité des cas de cancer du .


"The analysis pipeline that we developed will be useful for stratification of breast cancer patients," says Elizaveta V. Benevolenskaya of the University of Illinois at Chicago, a researcher on the study. "That stratification will enable clinicians to accurately predict breast cancer progression. The level of expression of a subgroup of EZH2-bound genes could have further predictive value, indicating, for example, that a specific treatment regime is needed."

La technique d'analyse que nous avons développé sera utile pour la stratification des patientes du cancer du . Cette stratification aidera les cliniciens à prédire avec précision la progression du cancer. Le niveau d'expression d'un sous-groupe de gènes liés à EZH2 aura une valeur prédictive par exemple sur quel traitement est requis.

In the study, she and her collaborators generated breast cancer cells in which they could dampen expression of EZH2 using a technique called RNA inhibition. Inhibiting EZH2 expression reactivated the genes this enzyme controls, which resulted in less aggressive cancer phenotypes.

Inhiber EZH2 réactive l'expression des gènes que cette enzyme contrôle. ce qui résulte en moins de cancer agressifs.

In addition to predicting aggressiveness, Benevolenskaya says small molecule inhibitors of EZH2, which have recently become available, could be developed as therapeutic drugs for breast cancer. The advantage of small molecules is that they are cheaper to manufacture, and generally can be taken by mouth, unlike larger molecules, which must be given by injection.

DEpetites molécules inhibitrices de EZH2 qui sont devenus disponibles récemment pourraient être développées pour le cancer du . L'avantage des petites molécuels c'est qu'elles peuvent être ingérées par la bouche contrairement aux grosses molécules qui doivent être données par injection.

Besides breast cancer, EZH2 overexpression appears to be associated with a worse prognosis in prostate, endometrial, and melanoma tumors. The computational analysis used in their research could also be helpful for predicting the aggressiveness of these and other cancers, says Benevolenskaya.

La surexpression de EZH2 est un mauvais pronostic aussi pour les cancers de la de l'endomètre du mélanome L'nanalyse par ordinateur pourrait aussi être utile pour ces cancers et d'autres encore.


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MessageSujet: Cancer du sein: importante découverte   Lun 29 Jan 2007 - 12:17

Cancer du sein: importante découverte à McGill

Judith Lachapelle

La Presse


Le chercheur Michel L. Tremblay n'est pas du genre à s'emballer «pour un article de souris». Sauf que cette fois-ci, bien humblement, il est très fier de son équipe. «Il faut qu'on se donne une tape dans le dos. C'est une découverte majeure.»

Michel L. Tremblay, sa collègue Sofi Julien et l'équipe du Centre de recherche sur le cancer de l'Université McGill ont décodé le rôle d'un gène déficient chez au moins deux femmes atteintes du cancer du sein sur cinq. En stoppant l'activité de ce gène chez des souris prédisposées au cancer, ils ont retardé significativement le développement des tumeurs - dans certains cas, les tumeurs ne sont jamais apparues - et empêché le cancer de se propager aux poumons.

Les résultats de leur découverte sont publiés la revue scientifique Nature Genetics. L'un des éléments les plus encourageants de la découverte est que les médicaments visant à éliminer l'action du gène déficient existent déjà. Des médicaments pour traiter le diabète et l'obésité, agissant sur ce même gène qui cause certains cancers du sein, sont présentement en phase d'essais cliniques.


C'est donc dire qu'avec la publication de cette découverte, les compagnies pharmaceutiques n'auront qu'à ajuster leurs composés pour s'attaquer au cancer du sein. Dès l'automne prochain, croit le Dr Tremblay, des compagnies pharmaceutiques pourraient être prêtes à tester leur médicament pour traiter les tumeurs, si les résultats de son équipe ont été validés.

«Je ne veux pas donner trop d'espoir aux patientes, mais c'est un bel exemple de recherche fondamentale qui a changé les choses», dit Michel L. Tremblay.

Retour en arrière. En 1999, le Dr Tremblay et ses collègues découvrent que des souris chez lesquelles une enzyme appelée PTB1B a été supprimée ont été guéries du diabète de type II et de l'obésité. Leur découverte a fait grand bruit, et les compagnies pharmaceutiques se sont lancées à la recherche d'un médicament qui enraierait l'enzyme maudite. Huit ans plus tard, les médicaments ont été concoctés et font présentement l'objet d'essais cliniques.

Or, pour enrayer l'enzyme PTB1B, il faut inhiber le gène qui la produit, le gène ERBB2. Le gène et son enzyme, vient de découvrir l'équipe du Dr Tremblay, sont les mêmes qui causent certains cancers du

«Une découverte surprenante», affirme Sofi Julien, spécialiste de la recherche sur le diabète qui a travaillé avec Michel L. Tremblay. Les chercheurs croyaient que le gène, qui agit sur le métabolisme, ne pouvait pas être une cause du cancer. Mais leurs recherches ont montré le contraire.

«On aurait pu penser que chez les femmes atteintes du cancer du sein, le gène était suractivé pour combattre le cancer, que c'était une réponse de la cellule pour se protéger, explique le Dr Tremblay. Mais ici, on montre que ce n'est pas le cas. Il participe à la tumeur.» La suractivation du gène serait à l'origine de plus de 40% des cas de cancer du sein, une proportion plus importante que les cas attribuables à des causes héréditaires.



Sans gène, pas de cancer



Chez les souris prédisposées au cancer du sein et auxquelles le gène ERBB2 a été enlevé, «on avait un délai très significatif avant le développement du cancer», dit Mme Julien. Habituellement, ces souris développent des tumeurs en 15 jours. Mais un traitement d'environ trois semaines a retardé le développement de plus d'un mois et demi, ce qui est considérable, puisque ces souris de laboratoire vivent environ un an et demi.

«Et dans certains cas, les souris n'ont pas développé de tumeurs», dit Mme Julien. De plus, sans le gène et son enzyme, aucune souris n'a développé de métastases aux poumons. Les chercheurs ont cru un moment s'être trompés de souris, mais non. L'expérience a été répétée sur plusieurs lignées de souris, avec les mêmes résultats.

À l'inverse, des souris saines chez lesquelles le gène a été programmé pour être suractivé dans la glande mammaire ont développé le cancer du sein.



Même médicament, doses différentes



La formule des inhibiteurs de l'enzyme PTB1B présentement en phase clinique doit être très peu toxique, parce que les patients atteints du diabète de type II devront prendre le médicament toute leur vie. Le défi des compagnies pharmaceutiques est donc de créer un médicament efficace, sans trop d'effets secondaires.

En mettant au point des formules pour traiter le diabète et l'obésité, les compagnies ont dû rejeter certains composés trop agressifs pour être administrés pendant des dizaines d'années. «Mais là, on aurait besoin de traiter une femme malade pendant seulement quelques mois, en combinaison avec autre chose, dit le Dr Tremblay. Un composé qui cause certains effets secondaires, on peut vivre plus facilement avec sur une courte période.»

Actuellement, les oncologues utilisent un médicament, Herceptin, qui agit sur le gène. Mais les patientes développent une résistance au médicament. Les chercheurs croient qu'un traitement qui combinerait Herceptin et un inhibiteur de l'enzyme PTB1B pourrait être efficace. L'enzyme PTB1B est également un acteur du cancer des :9:et de la :prostate:ainsi que de la leucémie chez les adultes.

Tous les travaux ont été financés par l'Institut de recherche en santé du Canada. Il faudra cependant attendre que des femmes malades soient traitées avant de connaître le véritable impact de la découverte. «J'ai bien hâte de voir dans la prochaine année ce qui va arriver», dit le Dr Tremblay.


Dernière édition par Denis le Mer 6 Juin 2018 - 20:37, édité 7 fois
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