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 Cancer de la prostate : un gène ?

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer de la prostate : un gène ?   Mar 17 Sep 2013 - 8:49

Le niveau d'activité de trois gènes liés au vieillissement permettrait de prédire si un cancer de la prostate se développera lentement ou sera agressif, nécessitant dans ce cas une intervention chirurgicale, selon une recherche américaine publiée mercredi.

Ces trois biomarqueurs génétiques utilisés en combinaison avec les tests existants pourraient ainsi aider les médecins à mieux déterminer l'évolution d'un cancer de la prostate détecté précocement pour recommander «une surveillance active» et éviter une biopsie ou l'ablation de la glande.

«La plupart des 200 000 cancers de la prostate diagnostiqués chaque année aux États-Unis connaissent une évolution lente et resteront ainsi», précise le Dr Cory Abate-Shen, professeur d'urologie et de cancérologie à la faculté de médecine Columbia à New York, principal auteur de ces travaux parus dans la revue américaine Science Transnational Medicine.

«Ces marqueurs génétiques pourraient permettre de lever l'incertitude actuelle quant à la nature du cancer de la prostate dans le diagnostic et assurer les patients du traitement adéquat», a-t-elle ajouté.

«Le problème posé par les tests de dépistage actuels c'est leur incapacité à identifier le faible pourcentage des tumeurs de la prostate qui deviendront agressives et se propageront à d'autres organes», relève le Dr Mitchell Benson, président de la chaire d'urologie à la faculté de médecine de Columbia et co-auteur de l'étude.

Les cancers de la prostate qui testent négatifs avec les trois gènes nouvellement identifiés sont ainsi de nature agressive.

Ces chercheurs ont testé l'exactitude de ce test sur des prélèvements provenant de biopsies effectuées précédemment sur les tumeurs de la prostate de 43 patients suivis pendant au moins dix ans.

Tous avaient été initialement diagnostiqués d'un cancer de la prostate à bas risque. De ces 43 malades, 14 ont ensuite développé des tumeurs avancées et tous ces cas ont été identifiés par ce test génétique.

«Cet essai clinique préliminaire a pu prédire sans erreur lesquels de ces patients diagnostiqués d'une tumeur cancéreuse de la prostate à bas risque finiraient par développer un cancer avancé», souligne le Dr Abate-Shen.

Ces chercheurs prévoient d'évaluer ce test génétique dans un essai clinique prospectif plus étendu.

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer de la prostate : un gène ?   Jeu 12 Jan 2012 - 12:06



Citation :
Chantal Guillemette, de la Faculté de pharmacie, en compagnie de ses collègues du Centre de recherche du CHUQ, Éric Lévesque et Étienne-Gaudet-Walsh : «On pourrait éviter des tests inutiles à des patients qui ont un très faible risque de récidive et mieux cibler les patients à haut risque, qui eux, bénéficieraient d’approches plus agressives, comme la thérapie antihormonale».



Des patients à risques
Des chercheurs découvrent des marqueurs génétiques qui influencent la probabilité de récidive du cancer de la prostate

Par Jean Hamann

Un pas de plus vers un traitement personnalisé du cancer de la prostate vient d'être franchi. En effet, des chercheurs des Facultés de pharmacie et de médecine ont découvert des marqueurs génétiques associés au risque de récurrence de ce cancer. Les détails de leur étude ont été publiés le 21 décembre dernier dans le European Urology, une revue scientifique lue par plus de 20 000 urologues à travers le monde.

Le cancer de la prostate est le plus fréquent type de cancer chez l’homme et son évolution après traitement varie beaucoup d'un patient à l'autre. Afin de déterminer si ces variations pouvaient dépendre du bagage génétique des patients, Étienne Audet-Walsh, Judith Bellemare, Louis Lacombe, Yves Fradet, Vincent Fradet, Pierre Douville, Chantal Guillemette et Éric Lévesque ont étudié un groupe de 739 hommes chez qui un premier cancer de la prostate avait été découvert. Ces patients, qui ont tous subi l'ablation de la prostate, avaient consenti à fournir un échantillon de sang aux fins d'analyses génétiques avant la chirurgie.

Au cours des sept années de suivi, 25 % de patients qui avaient eu un cancer de la prostate localisé ont vécu une récidive. Chez les patients où le cancer avait été découvert à un stade plus avancé, la récurrence a atteint 63 %; 18 % des patients de ce groupe sont décédés.

Comme il existe un lien entre le cancer de la et les hormones sexuelles, les chercheurs ont concentré leur attention sur les gènes de la famille HSD17B qui interviennent dans la biosynthèse des androgènes et des estrogènes. Les analyses génétiques qu'ils ont effectuées ont révélé que douze variantes de ces gènes sont liées au risque de récurrence du cancer chez les patients du groupe cancer localisé. Chez les patients où le cancer a été découvert à un stade plus avancé, les chercheurs ont découvert des variantes qui influençaient positivement et des marqueurs qui influençaient négativement les risques de récurrence et de survie. «Il semble exister des profils génétiques pour lesquels le risque de récidive est plus faible», résume Chantal Guillemette, de la Faculté de pharmacie.

Selon la chercheuse du Centre de recherche du CHUQ, ces marqueurs pourraient servir à personnaliser le traitement du cancer de la prostate. «On pourrait éviter des tests inutiles à des patients qui ont un très faible risque de récidive et mieux cibler les patients à haut risque, qui eux, bénéficieraient d’approches plus agressives, comme la thérapie antihormonale. On pourrait améliorer les chances des patients à haut risque de récidive en tentant de reproduire chez eux le profil hormonal des patients à faible risque.»

Les recherches se poursuivent afin d'établir la fonction des variantes génétiques qui influencent le risque de récurrence et pour déterminer si les mêmes marqueurs se retrouvent dans d'autres populations. Par ailleurs, les chercheurs Éric Lévesque, Chantal Guillemette, Louis Lacombe et Yves Fradet ont déposé trois demandes de brevets pour des tests pronostics du risque de récidive du cancer de la prostate faisant appel aux marqueurs génétiques qu'ils ont découverts.



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Denis
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MessageSujet: Cancer de la prostate : un gène ?   Mer 31 Jan 2007 - 15:11

Combien d'hommes ont eu un cancer de la prostate dans votre famille?

Des recherches scientifiques lient le cancer de la prostate à un gène spécifique ; si vous êtes porteur de ce gène, vous êtes presque certain de développer un cancer de la prostate vers l'âge de 85 ans.

Les deux tiers des hommes atteints d'un cancer de la prostate au milieu de la cinquantaine sont porteurs de ce gène.

Dans l'ensemble, 15 % des cancers de la prostate sont dus à la génétique.

Vous avez deux fois plus de risques de développer un cancer de la prostate si votre père ou l'un de vos frères en a souffert, et ce taux augmente jusqu'à cinq fois si votre père et l'un de vos frères l'ont eu.

L'aspect positif, c'est qu'en sachant qu'un gène spécifique cause le cancer de la prostate, l'on peut concentrer la recherche sur ce gène pour éradiquer le cancer de la prostate.
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