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 Une molécule-leurre, dbait

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Denis
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MessageSujet: Re: Une molécule-leurre, dbait   Ven 11 Mar 2016 - 18:12

INNOVATION : Booster les traitements contre le cancer grâce à des leurres, la succes story DBAIT, de la recherche au lit du patient
02/03/2016

Fruit des recherches menées à l’Institut Curie, ces molécules ont été développées à l’origine pour booster la radiothérapie puis les chimiothérapies en augmentant leur efficacité, et pourraient s’appliquer désormais seules dans différents types de cancer. Elles ont fait l’objet d’un essai clinique de phase 1 chez des patients atteints de mélanome de la peau dont les résultats très prometteurs ont été présentés à l’ASCO en 2015. Les DBAIT seront désormais développées par Onxeo, société de biotechnologie française spécialiste des thérapies innovantes pour le traitement des cancers rares.

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Denis
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MessageSujet: Re: Une molécule-leurre, dbait   Dim 30 Aoû 2015 - 18:00

MERCREDI 01 JUILLET 2015

Les molécules DBait pourraient pultiplier par quatre l'efficacité de la radiothérapie sur les mélanomes métastatiques. Ce résultat fait partie des conclusions de l'étude DRIMM, présentée lors du Congrès ASCO 2015 à Chicago.

Les molécules DBait, dont nous avons déjà fait état dans nos colonnes, sont en passe de trouver de nouvelles applications. Fruit des recherches de l’équipe de Marie Dutreix à l’Institut Curie, elles ont fait l’objet de l'essai clinique DRIMM, présenté lors de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) le 30 mai 2015.

Un processus de réparation sélective de l'ADNLes résultats de cet essai, coordonné par le Dr Christophe Le Tourneau à l’Institut Curie et financé par DNA Therapeutics, sont très prometteurs. Le principe de ces molécules est de booster la radiothérapie pour en augmenter l’efficacité. Les DBAIT « trompent » les cellules tumorales qui meurent sans que le tissu sain ne soit endommagé. Les molécules DBait sont une nouvelle classe de médicaments issue de la recherche fondamentale de l’Institut Curie. Découvertes en 2002 par Marie Dutreix, ces molécules sont en réalité des fragments d’ADN qui agissent comme des « leurres ». Lorsque ces fragments arrivent dans la cellule tumorale, tous les mécanismes de réparation mis en œuvre par la cellule tumorale pour réparer les dommages de son ADN vont se focaliser sur ces fragments d’ADN en particulier et oublier de réparer l’ADN de la tumeur, ce qui conduit à la mort de la cellule cancéreuse.

Une stratégie innovante pour contrer la résistance aux traitements

Ces mécanismes de réparation de l’ADN sont particulièrement activés lorsque les cellules cancéreuses sont exposées à des agents cherchant à les détruire, comme les chimiothérapies et les rayonnements de la radiothérapie et certains patients atteints de cancer ne sont parfois pas sensibles du tout à ces traitements, alors que d’autres deviennent résistants au bout d’un certain temps. Les molécules DBait sont donc particulièrement intéressantes pour le traitement du cancer, en particulier en association avec la chimiothérapie ou la radiothérapie afin d’en augmenter l’effet. Toutes ces hypothèses ont été vérifiées en préclinique sur des lignées tumorales et dans des modèles animaux.

Une efficacité multipliée par quatre sur les mélanomes

Dans les cas de mélanomes, certains patients atteints développent parfois des métastases cutanées que l’on peut traiter par radiothérapie. Mais on sait que ce traitement n’est pas très efficace, avec un taux de réponse complète de 9% seulement. Dans l’essai DRIIM, 23 patients ayant des métastases cutanées de mélanome ont ainsi été traités avec la radiothérapie et des injections de molécules DBait. Cet essai a montré que cela ne produisait pas d’événements indésirables majeurs, ce qui confirme les travaux réalisés dans les organismes modèles. En termes d’efficacité, le taux de réponse complète (disparition des nodules tumoraux) était 4 fois supérieur (37%).

Enfin, cet essai a montré qu’une partie des molécules DBait passait dans la circulation sanguine et que l’efficacité était corrélée à l’intensité de ce passage. Le développement des molécules DBait sous forme intraveineuse est donc prévu très prochainement et cette stratégie sera évaluée avec la chimiothérapie cette fois. A l’avenir, d’autres tumeurs pourraient en bénéficier puisque cette stratégie innovante concerne un mécanisme commun à tous les types de cancers.

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MessageSujet: Re: Une molécule-leurre, dbait   Dim 30 Aoû 2015 - 15:53

Mise à jour 2015 c'est une entreprise de Lyon et leur site web donne des nouvelles d'où ils sont rendus dans le développement de leur produit l'Anétrine.


Dependence receptors are often downregulated as a selective mechanism to allow tumor cell survival (i.e. DCC is deleted in colorectal cancer). However, it has been shown that in a large fraction of cancers, rather than losing receptor expression, the cancer cells are selecting an autocrine production of the dependence receptor ligand.

The therapeutic strategy is thus to block the interaction between the ligand and its Dependence Receptor, to re-induce tumor cell death and consequently reduce tumor mass. This strategy falls within the framework of targeted therapies. Biomarkers are being developed to identify patients who may benefit from this approach.

The relevance of the strategy has been validated through several “animal proof of concept” experiments. By using several in vivo models of cancerogenesis in mice, NETRIS Pharma has shown that drug candidates targeting the various ligands of dependence receptors inhibits tumor growth and metastasis development.

Voir aussi leur site web :
Netrispharma.com


---


Les récepteurs de dépendance sont souvent régulés à la baisse en tant que mécanisme sélectif pour permettre la survie des cellules tumorales (par exemple DCC est supprimé dans le cancer colorectal). Cependant, il a été démontré que, dans une grande partie des cancers, plutôt que de perdre l'expression du récepteur, les cellules cancéreuses sélectionnent une production autocrine du ligand du récepteur de la dépendance.

La stratégie thérapeutique est donc de bloquer l'interaction entre le ligand et son récepteur de la dépendance, de ré-induire la mort des cellules tumorales et par conséquent de réduire la masse tumorale. Cette stratégie entre dans le cadre de thérapies ciblées. Les biomarqueurs sont en cours d'élaboration pour identifier les patients qui pourraient bénéficier de cette approche.

La pertinence de la stratégie a été validée par plusieurs "preuve de concept" expériences animales. En utilisant plusieurs modèles in vivo chez la souris de la cancérogenèse, NETRIS Pharma a montré que des candidats médicaments ciblant les différents ligands de récepteurs à dépendance inhibe la croissance tumorale et la métastase de développement.

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MessageSujet: Re: Une molécule-leurre, dbait   Mer 13 Jan 2010 - 15:48

Netris-Pharma




Des « leurres » contre le cancer







Certaines cellules cancéreuses utilisent une molécule, dite ligand, pour
neutraliser des récepteurs chargés de provoquer leur mort en cas de
multiplication anarchique. Des chercheurs développent des molécules
leurres pour court-circuiter ce ligand.

C'est une toute jeune
start-up créée en juin 2008 par deux chercheurs CNRS lyonnais…

Comme parfois, la valeur n'attend pas le nombre des années, Netris-Pharma est
déjà courtisée par plusieurs grandes firmes pharmaceutiques ! Et pour
cause, cette société de biotechnologie planche sur une voie de
recherche prometteuse pour traiter notamment des cancers du sein
actuellement incurables : les cancers « métastatiques », qui se
développent à distance du lieu initialement affecté.

De quoi s'agit-il précisément ? D'une nouvelle thérapie reposant sur une
découverte inédite : les « récepteurs à dépendance », identifiés en
1998 par l'un des cofondateurs de Netris-Pharma, Patrick Mehlen,
directeur du laboratoire « Apoptose, cancer et développement »1 au centre anticancéreux Léon Bérard de Lyon. « Il s'agit, en fait, de molécules à la surface des cellules, précise Agnès Bernet, cofondatrice de la start-up et chercheuse dans le même laboratoire. Normalement,
ces récepteurs entraînent la mort de toute cellule qui se multiplie de
façon anarchique. Mais dans le cas du cancer, les cellules cancéreuses
produisent, de façon autonome, des molécules appelées “ligands”, qui se
fixent sur ces “récepteurs à dépendance”, ce qui protège les cellules
tumorales de la mort.
»

Selon une étude réalisée par les cofondateurs de Netris-Pharma sur des tissus prélevés chez des patientes, dans 60 % des cancers métastasiques du , les cellules
tumorales fabriquent en quantité anormalement élevée un de ces ligands,
la Nétrine-1. « Nous avons donc eu l'idée de développer des
molécules “leurres” capables de capter les ligands, les empêchant de se
fixer sur les récepteurs, ce qui permet d'induire de nouveau la mort de
la cellule cancéreuse
», poursuit Agnès Bernet.

Ses collègues et elle ont déjà développé une première « molécule leurre » qui capte
le ligand Nétrine-1. Ils l'ont baptisée Anétrine-1. Mais d'autres
molécules sont déjà en préparation : les scientifiques espèrent en
effet en concevoir une quinzaine capables de capter les ligands des
autres récepteurs à dépendance découverts par le laboratoire. De quoi
obtenir toute une série de nouveaux traitements ciblés contre les
cellules tumorales ! « Pour mener à bien ces études, nous
souhaitons collaborer très vite avec des firmes pharmaceutiques afin de
leur céder nos licences ; cela nous permettra de financer nos
recherches sur les autres couples récepteurs/ligands. Des contrats de
collaboration sont en cours avec plusieurs grandes firmes
pharmaceutiques et des investisseurs
», explique Agnès Bernet.

La société espère se séparer de sa première licence à l'horizon 2010 pour un coût évalué à plus de 10 millions d'euros. « Bien sûr, nous ne la céderons que si les conditions de collaboration nous satisfont, souligne Agnès Bernet. Sinon, nous recourrons à des
investisseurs pour mener nous-mêmes les premiers tests d'efficacité de
nos molécules leurres chez l'homme.
» En attendant, Netris-Pharma
continue ses recherches grâce au financement de plus de 1 million
d'euros que la start-up a déjà obtenu sous forme de fonds privés de
sociétés et de fonds publics alloués par l'Agence nationale de la
recherche (ANR) ou le ministère de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche.



Kheira Bettayeb
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MessageSujet: Une molécule-leurre, dbait   Dim 4 Fév 2007 - 1:05

Cancer de la prostate

Une molécule au front



Une découverte canadienne fait avancer la recherche sur le cancer de la prostate. Une chercheuse de l'Agence du cancer de la Colombie-Britannique a conçu une molécule-leurre capable d'arrêter la multiplication des cellules cancéreuses et d'en tuer un certain nombre. Cette percée laisse entrevoir la possibilité de nouveaux traitements prometteurs contre ce cancer à un stade avancé.


La testostérone en question

L'hormone mâle, la testostérone, favorise la croissance du cancer de la prostate.

Les traitements actuels contre ce cancer ont donc pour objectif d'abaisser les niveaux de testostérone dans le corps.

Dans certains cas cependant, le cancer réapparaît, malgré la suppression de l'hormone. Les chercheurs estiment qu'un autre agent non identifié est en cause.

La Dre Marianne Sadar et son équipe croient maintenant comprendre comment cet agent agit.

Les chercheurs ont réussi à mettre au point une molécule qui trompe le mystérieux agent, interrompant ainsi la formation de cellules cancéreuses.

Personne n'avait jamais montré jusqu'à maintenant qu'il était possible d'ajouter une molécule-leurre pour bloquer la croissance du cancer. — Dre Marianne Sadar

Le cancer de la prostate présente des similitudes avec les cancers du et de l'endomètre.

La Dre Sadar croit donc que le concept d'une molécule-leurre, capable de perturber le mécanisme de prolifération des cellules cancéreuses, pourrait être appliqué à la recherche sur ces cancers qui touchent la femme.


Dernière édition par Denis le Dim 30 Aoû 2015 - 18:00, édité 1 fois
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