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 Réduire le risque de cancer du sein

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Denis
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MessageSujet: Re: Réduire le risque de cancer du sein   Jeu 14 Déc 2017 - 17:58

En ces temps de méfiance envers la pilule contraceptive, l’étude qui vient d’être publiée dans le New England Journal of Medicine donne des munitions aux détracteurs des contraceptifs hormonaux. Menée auprès de 1,8 million de femmes danoises, elle montre que la prise de contraceptifs hormonaux augmente globalement de 20% le risque de cancer du sein.

Ce risque s'accroit même de 38% chez les femmes qui prennent la pilule depuis plus de 10 ans par rapport à celles qui ne l’ont jamais prise. Cette étude est solide : elle a été menée chez des femmes âgées de 15 à 49 ans suivies pendant 10 ans, prenant des contraceptifs actuels (et non pas les anciennes générations où les dosages étaient plus élevés), et a inclus différents contraceptifs hormonaux (implants, stérilets hormonaux…).

Avant de s’affoler, remettons toutefois les choses en perspective.

D’abord, il n’y a pas de « révélations » : ce constat concorde avec celui d’autres études menées sur le sujet, notamment la Nurses’ Health Studies, montrant une augmentation du risque similaire.

Ensuite, le risque a beau augmenter, il reste globalement faible, aux dires mêmes des auteurs de la publication.

Si on considère un groupe de 100 000 femmes, le nombre de cas de cancer du sein au bout d’un an est de 55 si les femmes ne prennent pas de contraceptif hormonal, contre 68 si les femmes en prennent un. Autrement dit, la pilule augment le nombre de cas de 13 par an par 100 000 femmes.

Il faut donc replacer les choses dans leur contexte : chez les femmes jeunes, le taux de cancer du sein est faible. Il n’est que de 2 cas par an pour 100 000 femmes âgées de moins de 35 ans. Le taux est toutefois 5 fois plus élevé chez les femmes âgées de 40 ans et plus que chez celles dans la trentaine. Cette étude suggère donc qu’à partir d’un certain âge, il peut être préférable d’opter pour un moyen contraceptif non hormonal, d’autant que les risques cardiovasculaires augmentent aussi avec l’âge.

Enfin, dans un éditorial publié dans la revue, on rappelle qu’il faut peser les pour et les contre de la contraception. L’augmentation du risque ne doit pas occulter les bénéfices des contraceptifs oraux, notamment la protection contre certains cancers (ovaire, endomètre, colorectal), comme nous le rappelions dans ce texte : Faut-il craindre la pilule?
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Denis
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MessageSujet: Re: Réduire le risque de cancer du sein   Sam 11 Mar 2017 - 19:02

In her recent doctoral dissertation, researcher Sanna Heikkinen from the University of Helsinki and Finnish Cancer Registry evaluates the contribution of the use of hormonal contraceptives and hair dyes to the spectrum of breast cancer risk factors.

The analysis included self-reported survey data from 8000 breast cancer patients and 20,000 controls from Finland.

According to the results, use of hormonal intrauterine device was associated with 52% increased risk of breast cancer in post-menopausal women, when compared to women who had used copper intrauterine device.

The use of other hormonal contraceptives was, by contrast, associated with 32% higher breast cancer risk among younger women under 50 when compared to women who did not use hormonal contraceptives.

There was also a 23% observed increase in the risk of breast cancer among women who dyed their hair compared to those who didn't.

To confirm the roles of these factors, further research on the effects of hormonal contraceptives, most specifically hormonal intrauterine device, and hair dyes is needed with other populations and a prospective study design.

"The biggest risk factor in breast cancer is high age, and known lifestyle-related risk factors include late age at first birth, small number of children, high alcohol consumption, and sedentary lifestyle," Heikkinen stresses.

Many of these factors have become significantly more common in Western countries, including Finland, during the last decades.

In her research, Heikkinen also investigated the amount of opportunistic mammography, which was found to be very common. More than 60% of responders reported having had a mammography before the screening age of 50.

"Women should be more extensively informed of the harms of opportunistic mammography, such as accumulating radiation burden and the potential consequences of false positive or negative findings," Heikkinen says.

---

Dans sa récente thèse de doctorat, la chercheuse Sanna Heikkinen de l'Université d'Helsinki et Finnish Cancer Registry évalue la contribution de l'utilisation des contraceptifs hormonaux et des teintures capillaires au l'éventail des facteurs de risque de cancer du sein.

L'analyse comprenait des données d'enquête auto-déclarées provenant de 8000 patients atteintes de cancer du sein et de 20 000 contrôles en provenance de Finlande.

Selon les résultats, l'utilisation d'un dispositif intra-utérin hormonal était associée à un risque accru de 52% de cancer du sein chez les femmes post-ménopausées, comparativement aux femmes qui avaient utilisé un dispositif intra-utérin en cuivre.

L'utilisation d'autres contraceptifs hormonaux était en revanche associée à un risque de cancer du sein de 32% chez les jeunes femmes de moins de 50 ans comparativement aux femmes qui n'utilisaient pas de contraceptifs hormonaux.

On a également observé une augmentation de 23% du risque de cancer du sein chez les femmes qui se teignaient les cheveux par rapport à celles qui n'en avaient pas.

Pour confirmer le rôle de ces facteurs, des recherches plus poussées sur les effets des contraceptifs hormonaux, plus spécifiquement du dispositif intra-utérin hormonal, et des teintures capillaires sont nécessaires avec d'autres populations et un plan d'étude prospectif.

"Le facteur de risque le plus important dans le cancer du sein est l'âge élevé, et les facteurs de risque liés au mode de vie connus incluent l'âge tardif à la première naissance, le petit nombre d'enfants, la consommation élevée d'alcool et le mode de vie sédentaire", souligne Heikkinen.

Nombre de ces facteurs sont devenus beaucoup plus courants dans les pays occidentaux, y compris en Finlande, au cours des dernières décennies.

Dans sa recherche, Heikkinen a également étudié la quantité de mammographie opportuniste, qui s'est avérée très courante. Plus de 60% des répondants ont déclaré avoir subi une mammographie avant l'âge de 50 ans.

"Les femmes devraient être plus largement informées des méfaits de la mammographie opportuniste, comme l'accumulation de la charge de rayonnement et les conséquences potentielles de faux résultats positifs ou négatifs", dit Heikkinen.
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MessageSujet: Re: Réduire le risque de cancer du sein   Lun 4 Avr 2016 - 17:20

Les femmes en rémission d’un cancer du sein qui mangent pendant la nuit augmentent de 36 % le risque de réapparition de leur tumeur, selon une étude publiée jeudi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

«Prolonger l’intervalle du jeûne nocturne pourrait être une stratégie simple sans médicament pour réduire le risque de récurrence du cancer du sein et d’autres cancers», estime Catherine Marinac, chercheuse au centre du cancer Moores de l’Université de Californie à San Diego et auteure principale de l'étude.

Selon elle, de précédentes études «se sont penchées sur le régime alimentaire pour la prévention du cancer, mais le moment des repas pourrait aussi importer, car cela semble avoir un effet sur le métabolisme».

Le taux de décès est également plus élevé chez les femmes qui mangent pendant la nuit par rapport aux patientes qui restent plus de 13 heures sans consommer de nourriture avant le petit déjeuner, ont déterminé les chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Californie.

Ils ont également observé que le fait de passer quelques heures de moins sans manger chaque nuit entraînait une réduction du sommeil et des niveaux plus élevés d’hémoglobine glyquée, qui est une mesure des taux moyens de sucre dans le sang.

Ces observations confirment les résultats d’autres études selon lesquelles des taux élevés de cette hémoglobine et un manque chronique de sommeil sont liés à un risque accru de cancer du sein.

Ainsi une recherche publiée en avril 2015 montrait que des nuits trop courtes s’accompagnaient souvent d’une glycémie trop élevée.

L’étude publiée jeudi se fonde sur des données collectées entre 1995 et 2007 auprès de 2413 femmes de 27 à 70 ans, non diabétiques et en rémission d’un cancer du sein.

«Si de futurs essais cliniques confirment qu’un jeûne nocturne prolongé améliore la santé du métabolisme, cette découverte serait alors importante pour réduire le risque de cancers, de diabète de type 2 [adulte] et de maladies cardiovasculaires», note Ruth Patterson, responsable du programme de prévention du cancer au centre Moores.
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MessageSujet: Re: Réduire le risque de cancer du sein   Ven 11 Mar 2016 - 14:02

Une étude française, menée sur 15 ans à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) sur 67.634 femmes françaises âgées de 42 à 72 ans, révèle qu'un cancer du sein sur deux après la ménopause serait provoqué par des facteurs comportementaux comme une alimentation déséquilibrée, l'alcool ou le surpoids.

Selon ces travaux, plus de la moitié (53,5 %) des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté à cette période de la vie. Manger sainement et équilibré, se limiter à un verre d'alcool par jour, surveiller son poids (indice de masse corporel inférieur ou égal à 25kg/m²) réduirait le risque de développer un cancer du sein de 50 % après la ménopause.

Des chercheurs français de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) se sont rendus compte que ces différents facteurs de risque dits "comportementaux" étaient déterminants dans le déclenchement de la maladie après la ménopause. Autrement dit, en agissant sur leur comportement, les femmes pourraient considérablement accroître leur chance d'éviter la maladie à cette période de la vie.

En cause également, les traitements hormonaux de la ménopause qui sont aujourd'hui beaucoup moins utilisés et qui ont subi, comme le rappellent les spécialistes, des modifications dans leur composition.

L'étude précise qu'avant la ménopause, les cancers du sein sont pour 61,2 % attribuables à des facteurs de risque non-comportementaux et seulement 39,9 % au comportement. "Les cancers du sein diagnostiqués avant la ménopause ne sont statistiquement attribuables à aucun facteur de comportement pris isolément", indique Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l'Inserm. Par contre, "après la ménopause, plus de la moitié (53,5 %) des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté", explique la chercheuse. Ces nouvelles données suggèrent que la prévention de ces comportements entraînerait la réduction du nombre de cancers du sein à la ménopause.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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MessageSujet: Re: Réduire le risque de cancer du sein   Mar 28 Juil 2009 - 4:06

Des chercheurs du Collège de médecine Albert-Einstein de l’Université Yeshiva à New York ont découvert un lien entre un niveau d’insuline élevé et le cancer du sein.

Il semble que les femmes ménopausées ayant un niveau d’insuline élevé soient plus à risque de développer un cancer du sein.

Cette étude, publiée dans l’International Journal of Cancer, a analysé les données de 5 450 femmes ayant participé au programme Women’s Health Initiative qui portait sur comment différents facteurs influencent la santé des femmes.

On a constaté que le tiers des femmes en ménopause avec une insuline élevée avait deux fois plus de risque de développer un cancer du sein que les autres. Les résultats démontraient également que cela touchait plus les femmes minces que celles présentant un surplus de poids.

On recommande donc de tenter de garder son taux d’insuline à un niveau normal par différentes méthodes, dont l’exercice physique.
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MessageSujet: Réduire le risque de cancer du sein   Ven 9 Fév 2007 - 11:46

La bataille contre le cancer du sein se transporte dans votre bol de céréales. Une étude britannique montre que les femmes préménopausées qui consomment des fibres réduisent de moitié leur risque de souffrir de ce type de cancer.

En fait, les chercheurs britanniques de l'Université de Leeds affirment que les céréales à grains entiers et le pain complet sont particulièrement efficaces dans la bataille contre le cancer.

L'équipe de recherche a étudié les dossiers médicaux de 35 000 femmes pour s'apercevoir que celles qui mangeaient 30 g de fibres quotidiennement réduisaient considérablement leur risque, comparativement à celles qui mangeaient moins de 20 g.

Notre groupe ne montre pas d'effets protecteurs dans les groupes plus âgés, mais montre un lien significatif pour les femmes préménopausées. — Janet Cade

Les chercheurs invitent donc les femmes préménopausées à augmenter leur consommation de fibres. Au Royaume-Uni, par exemple, une personne consomme quotidiennement 12 g de fibre.

Quelques raisons pourraient expliquer l'effet protecteur des fibres, comme:


Les aliments riches en fibres sont riches en vitamines, en zinc, et autres micro-nutriments qui possèdent des propriétés anti-oxydantes.

Les fibres peuvent régulariser les taux d'insuline dans le corps. Les chercheurs soupçonnent que des hauts niveaux d'insuline pourraient être l'une des causes de ce cancer.

Un nouveau médicament

Par ailleurs, Santé Canada a autorisé l'utilisation du Taxotere dans le traitement du cancer du sein à un stade précoce avec atteinte ganglionnaire.

Selon André Robidoux, chirurgien oncologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, cette option thérapeutique a montré son efficacité. Elle permet entre autres d'augmenter les chances de rémission et de prolonger la survie.


Dernière édition par Denis le Sam 11 Mar 2017 - 19:04, édité 2 fois
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