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 Le nexavar et le cancer du foie

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Denis
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MessageSujet: Re: Le nexavar et le cancer du foie   Mar 18 Mar 2008 - 5:12

Prise en charge du cancer du foie
Un médicament miracle nommé Nexavar

Le laboratoire Bayer Schering Pharma a organisé la semaine dernière un workshop media à Berlin (Allemagne) pour donner un aperçu des dernières avancées en matière de prise en charge du cancer du foie (carcinome hépato-cellulaire) et du rein (carcinome à cellules rénales).

Berlin (Allemagne). De notre envoyée spéciale

Il en ressort notamment que le Nexavar (sorafénib), premier médicament contre le cancer du foie – autorisé en 2007 en Europe et aux Etats-Unis – permet de prolonger significativement la survie des patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) et de cancer du rein avancé (CCR).

En Algérie, une demande d’autorisation de mise sur le marché a été déposée par le laboratoire Allemand Bayer Shering Pharma auprès du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, mais reste toujours en attente de validation afin que le Nexavar soit inclus dans la nomenclature nationale des médicaments au grand bénéfice des malades. Une dizaine de demandes d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) a été par ailleurs déposée par des oncologues en charge de patients souffrant de cancer sans qu’aucune réponse ne leur parvienne à ce jour. En désespoir de cause, plusieurs malades l’achètent à leurs frais en France et en Suisse pour un montant de près de 3700 euros la boîte de 120 comprimés.

Sur six patients suivis par le Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) pour un cancer primitif du foie, quatre présentent un bon état général et une survie de 9 mois. Il faut savoir qu’en Algérie on recense chaque année 104 malades atteints de cancer de foie et 150 malades atteints de cancer du rein métastasique d’où le bénéfice que pourrait apporter le Nexavar. Le nouveau médicament oncologique représente à l’heure actuelle, selon les éminents professeurs en médecine spécialistes de l’oncologie qui se sont relayés pour présenter leurs études face à la presse internationale présente à Berlin, le seul traitement médicamenteux oral efficace contre le cancer du foie.

Selon les études menées sur des groupes de malades dans différents centres hospitaliers en Europe et aux Etats-Unis, et en particulier les résultats de l’étude SHARP, qui ont été présentés au congrès annuel de la société américaine d’oncologie(ASCO) en juin 2007, on estime la survie des patients traités avec le Nexavar pour un carcinome hépato-cellulaire ou un cancer primitif du foie à environ 44% avec en prime un meilleur confort des malades qui ne subissent plus les lourds effets négatifs observés sous chimiothérapie par exemple. Les seuls effets secondaires observés chez les patients sous Nexavar sont une diarrhée ainsi que des réactions cutanées aux mains et aux pieds. Le médicament est autorisé actuellement dans plus de 60 pays pour traiter les patients atteints de cancer du rein et dans 30 pays pour ce qui est du cancer du foie. Dans tous ces pays le Nexavar (inhibiteur multikinase innovant) représente actuellement pour les patients atteints de cancer du foie (CHC) le seul traitement thérapeutique systémique efficace.
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Denis
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MessageSujet: Re: Le nexavar et le cancer du foie   Ven 30 Nov 2007 - 12:40

Cancer du foie. Enfin un traitement médical efficace.





Le Pr Thierry Poynard, chef du service d’hépatologie à la Pitié-Salpêtrière, nous explique la nouvelle approche médicale pour les cancers primitifs du foie, présentée à Boston lors du dernier congrès de l’American Association, aux résultats très encourageants.



Paris Match. Quelle est actuellement la fréquence des cancers primitifs du foie ?
Pr Thierry Poynard. On en recense 500 000 nouveaux cas par an dans le monde dont 5 000 en France. La quasi-totalité de ces cancers survient chez des patients atteints de cirrhose, dont on connaît les facteurs favorisants : hépatites B et C, alcoolisme, diabète, certains dérèglements métaboliques au niveau des graisses...
Quels symptômes permettent de soupçonner une cirrhose ?
Pr T. P. Cette maladie, malheureusement, évolue la plupart du temps en silence. Les symptômes n’apparaissent que lorsque la cirrhose est parvenue à un stade avancé. Ensuite, si un cancer s’installe, il n’y aura pas d’autres signes spécifiques.
Comment alors déceler une cirrhose ?
Pr T. P. Il existe des examens sanguins permettant de diagnostiquer son existence. Ces tests sont généralement prescrits chez les sujets à risques, mais ne donnent pas la possibilité de détecter un cancer du foie.
En cas de cirrhose, comment éviter la formation d’une tumeur hépatique ?
Pr T. P. On prescrit au patient deux examens : une échographie du foie pour rechercher la présence d’une éventuelle tumeur et un dosage dans le sang d’un marqueur spécifique, l’alpha fœtoprotéine. Même en cas de résultats négatifs, ces deux examens sont à répéter tous les six mois. Pour venir à bout d’une cirrhose, il faut en traiter la cause.
Habituellement, comment prend-on en charge les cancers primitifs du foie ?
Pr T. P. Quand la tumeur est opérable, on l’enlève chirurgicalement. Malheureusement, les récidives sont fréquentes. Lorsqu’elle est trop importante pour être opérée, on envisage une transplantation de foie, mais il y a trop peu de greffons, ce qui retarde la greffe. En cas de contre-indication à la chirurgie, on propose une chimioembolisation pour obstruer l’artère nourricière de la tumeur ainsi qu’une chimiothérapie locale, où l’on injecte directement les drogues anticancéreuses. Quand le cancer est vraiment très petit (moins de 3 centimètres), on propose depuis quelques années un traitement aux ultrasons par radiofréquence, destiné à détruire les cellules cancéreuses. Les meilleurs résultats sont obtenus par la transplantation, mais il s’agit d’une opération lourde, comportant de nombreuses contre-indications (âge, état général...). Les petits cancers traités chirurgicalement ou par ultrasons peuvent donner des résultats satisfaisants, mais il faut craindre une récidive. Les traitements par chimiothérapie ont beaucoup d’effets secondaires et leur efficacité est modérée.
En quoi consiste le tout nouveau traitement par voie orale à base de sorafenib ?
Pr T. P. Il s’agit d’un produit qui freine fortement la prolifération des cellules cancéreuses, en empêchant la vascularisation qui nourrit la tumeur. Ce médicament, un inhibiteur des protéines kinases, avait déjà fait ses preuves dans le traitement du cancer du rein où, là encore, il “affame” le cancer en le coupant de ses vaisseaux nourriciers.
Quels résultats a-t-on obtenus avec ce médicament ?
Pr T. P. Une étude internationale a été réalisée chez 600 patients atteints d’un cancer hépatique provenant d’une cirrhose, mais bénéficiant encore d’un bon état général. Le traitement, à raison de deux comprimés par jour, a été administré durant au moins un mois à 300 sujets de l’étude, les autres ont reçu un placebo. Résultats : dans le groupe traité, on a observé une augmentation de la survie de 40 %, ce qui est très encourageant car on va pouvoir associer ce nouveau médicament avec les autres approches conventionnelles anticancer et renforcer ainsi la stratégie d’attaque ; on espère notamment que ce tout dernier protocole va permettre d’empêcher les récidives, et entraîner une augmentation encore plus importante de la survie.
Ce nouveau traitement provoque-t-il des effets secondaires ?
Pr T. P. Oui, mais ils sont beaucoup moins lourds que ceux de la chimiothérapie habituelle. On a relevé des cas de diarrhées, des irruptions cutanées, supportables pour une vie sociale. On déplore également de fréquentes chutes de cheveux, mais qui sont
transitoires. Compte tenu des bénéfices importants et de la relative bonne tolérance, il s’agit d’un progrès majeur.


Dernière édition par Denis le Mar 24 Nov 2009 - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le nexavar et le cancer du foie   Lun 19 Nov 2007 - 13:10

Le groupe de pharmacie allemand Bayer a obtenu l'autorisation de commercialiser son traitement contre le cancer du foie, Nexavar, aux États-Unis, selon un communiqué publié lundi.

En 2005, l'administration américaine des médicaments (FDA) avait déjà accepté la commercialisation de ce traitement contre le cancer du rein.

Cette fois, Bayer a obtenu le feu vert de la FDA pour les patients atteints du carcinome hépatocellulaire, la forme la plus commune de cancer du foie, indique Bayer, déjà autorisé à le vendre dans les pays de l'Union européenne depuis le 30 octobre dernier.

«Chaque année, plus de 600 000 cas de cancer du foie sont diagnostiqués, dont 19 000 aux États-Unis, 54 000 en Europe», poursuit le groupe de Leverkusen.

Le Nexavar est actuellement autorisé dans plus de 60 pays dans le traitement du cancer du rein. Ce médicament est l'un des grands espoirs de la division santé de Bayer. Cette division a récemment subi plusieurs revers, quand il avait dû annoncer le retrait de son antihémorragique Trasylol, soupçonné de provoquer une surmortalité des patients.
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MessageSujet: Le nexavar et le cancer du foie   Lun 4 Juin 2007 - 2:19

Cancer avancé du foie: le Nexavar prolonge la vie des patients de 44%

CHICAGO - Le Nexavar, un traitement développé par le conglomérat allemand Bayer, a permis de prolonger d'environ 44% la vie de malades atteints d'un cancer avancé du foie, ce qui marque une avancée thérapeutique, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.

"C'est la première fois que nous avons un traitement systémique efficace pour le cancer du foie", troisième cancer le plus meurtrier dans le monde, a déclaré le Dr. Joseph Llovet, directeur de recherche sur le cancer hépatique à la faculté de médecine du Mount Sinaï à New York et principal auteur de cette recherche.

"Les résultats de cet essai clinique montrent une prolongation de la vie qui est statistiquement et cliniquement importante", a-t-il ajouté selon un communiqué publié à la 43e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) qui se tient à Chicago du 1er au 5 juin.

Le Nexavar (Sorafenib), pris sous forme de comprimé, est autorisé depuis peu en Europe et aux Etats-Unis pour traiter le cancer avancé du rein et fait actuellement aussi l'objet de plusieurs études pour l'évaluer sur d'autres formes de cancer.

Dans cet essai clinique conduit sur 602 patients atteints d'un cancer du foie non traité précédemment, les chercheurs ont évalué à la fois le gain de survie et le temps mis par la tumeur pour se développer dans le groupe de 299 de ces malades ayant pris 400 mg de Nexavar deux fois par jour pendant six mois comparativement aux 303 ayant absorbé un placebo.

Chez les patients traités avec le Nexavar, la durée médiane de survie après le diagnostic a été de 10,7 mois comparativement à 7,9 mois dans le groupe témoin.

La progression du cancer a également été nettement plus lente chez les malades traités avec le Nexavar que chez les autres avec respectivement 5,5 mois contre 2,2 mois.

L'incidence des effets secondaire dont le plus fréquent est la diarrhée et des réactions cutanées sur les mains et les pieds, a été similaire chez les patients ayant pris le Nexavar et ceux traités avec le placebo (52% et 54%).

Le Nexavar est un traitement qui cible deux fonctions du cancer. Il induit sélectivement la mort des cellules cancéreuses en les programmant pour qu'elles s'auto-détruisent et empêche aussi le développement des vaisseaux sanguins de la tumeur dont elle a besoin pour se développer.

La cancer du foie est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde après le poumon et le colon.

"Malgré les progrès dans la recherche sur le cancer, la mortalité résultant du cancer du foie continue à augmenter", a souligné le Dr. Jordi Bruix, chef de la clinique sur le cancer du foie à l'Université de Barcelone en Espagne, co-auteur de cette étude.

Environ 40% des cancers du foie sont diagnostiqués à un stade avancé, cette proportion atteint 80% en Asie et en Afrique sub-saharienne.

Aux Etats-Unis plus de 19.000 personnes sont diagnostiquées annuellement et près de 17.000 en meurent.

Les résultats de cet essai clinique sont aussi une bonne nouvelle pour Bayer qui espère pouvoir étendre le Nexavar au traitement d'autres cancers avancés.

Avec un potentiel de ventes annuelles estimé à environ un milliard d'euros, ce médicament est l'un des grands espoirs de la division santé du groupe allemand qui vient de se renforcer avec le rachat de la firme berlinoise Schering.


Dernière édition par Denis le Mer 2 Juil 2014 - 18:54, édité 2 fois
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