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 Régressions tumorales spectaculaires

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Denis
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MessageSujet: Re: Régressions tumorales spectaculaires   Mar 20 Mar 2012 - 14:09

Mars 2012

Paris Match.

Découvre-t-on souvent les cancers du rein à un stade avancé ?

Pr Bernard Escudier. Ce type de tumeur, qui ­altère un organe profond, reste longtemps silencieux. Sur les 10 000 cas recensés par an, nous ­évaluons à environ 20 % ceux découverts d’emblée à un stade métastasé, et 20 % d’autres sont en cours de dégénération et développeront des ­métastases ultérieurement, malgré la chirurgie. Les 60 % restants, diagnostiqués à un stade local, vont guérir avec la chirurgie seule.

Y a-t-il des signes avant-coureurs pouvant alerter ?

Certes, la présence de sang dans les urines, symptôme le plus caractéristique, doit conduire à consulter. Ainsi que des douleurs dans la région rénale. Heureusement, ces cancers sont souvent découverts fortuitement, lors d’une échographie de contrôle.

Existe-t-il des facteurs favorisants qui majorent les risques ?

le sexe (deux tiers d’hommes atteints pour un tiers des femmes), le tabac, l’hypertension artérielle, l’obésité et probablement certains produits chimiques, notamment pétroliers.

Jusqu’à présent, selon les stades, comment traite-t-on ces tumeurs rénales ?

Si le cancer est uniquement localisé, l’élément clé est la chirurgie, en enlevant soit tout le rein soit une partie, selon les cas. Au stade métastasé, la première cible est généralement le poumon, puis le foie et d’autres organes. A ce stade, on s’est aperçu, pour ce type de tumeur, que la chimiothérapie restait inefficace dans la grande majorité des cas. Pendant quinze ans, on a essayé de nombreux protocoles dans le but d’aller tuer les cellules cancéreuses, en vain. C’est alors que les chercheurs se sont tournés vers l’immunothérapie, pour doper les défenses immunitaires. Mais avec des effets secondaires très lourds.

Quand a-t-on observé les premiers progrès ?

Fin 1990, où une avancée capitale a été saluée par toutes les équipes de recherche mondiales. Il s’agit de la découverte du processus d’angiogenèse. Pour être nourrie, la tumeur a besoin de sang et d’oxygène. Pour cela, elle doit posséder ses propres vaisseaux. Les cellules cancéreuses sécrètent ainsi des substances dites “proangiogéniques” qui vont “faire fabriquer” ces nouveaux vaisseaux sanguins. D’où l’idée de chercher à empêcher le développement de ces éléments nourriciers.

Comment est-on parvenu à ralentir, voire neutraliser, le développement de ces cellules cancéreuses ?

On a développé en laboratoire des molécules anti-angiogéniques, destinées à “affamer” spécifiquement les cellules de la tumeur rénale (en perfusion ou injection sous-cutanée). C’est ce qu’on appelle “une thérapie ciblée”. En 2007, les résultats d’études se sont révélés extrêmement satisfaisants. On obtenait alors 70 à 80 % de rémissions. Mais dès qu’on arrêtait le traitement, la maladie repartait. Et avec des effets secondaires qui altéraient la qualité de vie, comme d’importants troubles digestifs. Aujourd’hui, nous nous sommes posé la question : “Puisque nous avons des patients toujours en vie après quinze à vingt ans d’immunothérapie, pourquoi ne pas tenter à nouveau un arrêt du traitement anti-angiogénique ?”

Quel a été le protocole de votre dernière étude ?

Avec ma collègue Laurence Albiges, nous avons regroupé en France 64 patients en rémission complète, pour observer l’effet de l’arrêt thérapeutique. Tous avaient eu une ablation du rein par chirurgie et étaient sous traitement de sunitinib ou de sorafénib. Certains avaient également été soumis à une radiothérapie. Résultat : après un an, 1 patient sur 2 n’avait pas rechuté, et, on l’espère, est totalement guéri. Ceux ayant récidivé ont de nouveau reçu leur traitement ; aujourd’hui, ils sont retournés à leur état antérieur, celui d’une rémission maintenue par le traitement initial. Actuellement, avec un recul de plus de deux ans, nous avons 35 patients qui vivent normalement, sans être assujettis à des prises médicamenteuses quotidiennes.

Quelle va être la prochaine étape ?

Nous allons analyser en laboratoire des prélèvements effectués sur des tumeurs de patients en rémission complète. Nous voulons comprendre pourquoi, après les traitements anti-angiogéniques, certains cancers récidivent et d’autres pas. Nous allons également tenter de savoir à l’avance s’il est possible de prévoir un arrêt du traitement. l


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Denis
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MessageSujet: Re: Régressions tumorales spectaculaires   Mar 24 Jan 2012 - 14:30

Les cancérologues ont réussi à obtenir des "rémissions complètes" chez des malades souffrant d'un cancer du rein métastasé. Cette belle victoire vient d'être annoncée par les Drs Laurence Albiges et Bernard Escudier, cancérologues et spécialistes du cancer du et de l'immunothérapie à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif. Les résultats de leur étude viennent d'être publiés sur le site internet du Journal of Clinical Oncology.

Il y a environ 10 000 nouveaux cas de cancers du rein, chaque année, en France. 40 % d'entre eux donnent naissance à des métastases, soit d'emblée pour la moitié des cas, soit au bout de quelques mois ou quelques années pour l'autre moitié. Ces métastases se développent le plus souvent dans le poumon, mais aussi dans les ganglions, les os ou encore le foie. "Si la tumeur est limitée au rein, cet organe est retiré chirurgicalement, explique le Dr Escudier. Ensuite, le malade est simplement suivi, car aucun traitement complémentaire n'a prouvé son efficacité." En revanche, en cas de métastases, les médecins n'ont disposé que de l'immunothérapie, qui stimule le système immunitaire pour l'aider à se débarrasser des cellules cancéreuses. Une arme thérapeutique efficace chez seulement 10 à 15 % des patients.

Tout a changé depuis 6 ans avec l'arrivée des thérapies ciblées. "Il s'agit de médicaments dits anti-angiogéniques, qui affament les tumeurs en empêchant le sang d'y pénétrer, rappelle le spécialiste. Chez 70 à 80 % des malades, ils stoppent l'évolution du cancer et le font plus ou moins régresser." Au départ, les cancérologues pensaient que ces produits devaient être donnés à vie. Mais en voyant des régressions totales des métastases, certains ont imaginé la possibilité d'interrompre ces traitements à la fois coûteux (en moyenne 4 000 euros par mois et par patient) et responsables d'effets secondaires gênants (grande fatigue, perturbation du goût, troubles digestifs...).

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Denis
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MessageSujet: Re: Régressions tumorales spectaculaires   Lun 23 Jan 2012 - 17:53

Cette étude multicentrique et rétrospective, menée par l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) et publiée dans l’édition en ligne du 9 janvier du Journal of Clinical Oncology, suggère que l’arrêt du traitement est une option envisageable chez certains patients présentant des rémissions complètes sous inhibiteurs de tyrosine kinase, une famille spécifique de thérapies ciblées (sunitinib ou sorafenib).

Les Drs Laurence Albiges et Bernard Escudier, cancérologues et spécialistes du cancer du rein et de l’immunothérapie à l’IGR ont suivi des cas de rémissions complètes chez des patients atteints de cancer du rein métastatique et traités par thérapies ciblées seules, ou avec un traitement local. Même s’ils sont rares, des cas de rémissions complètes sont observés et les cancérologues se posent aujourd’hui la question de l’arrêt du traitement et de l’évolution ou non de la maladie après l’arrêt.

Les premiers cas de rémission complète : L’arrivée de chimiothérapies ciblées comme avec le sunitinib, dans le traitement des cancers du rein métastatiques a modifié l’évolution de cette maladie, a amélioré la durée de survie, les taux de rémission ou de stabilisation et, aujourd’hui quelques cas rares de rémissions complètes sont observés.

L’étude a porté sur 64 cas de rémissions complètes dont 36 sous sunitinib ou sorafenib seul et 28 avec en plus un traitement local (chirurgie, radiothérapie ou radiologie interventionnelle). Parmi ces 64 cas, 60 étaient des cas de cancer du rein dits à cellules claires et tous avaient eu une ablation du rein par chirurgie. La majorité avait une maladie de pronostic favorable ou intermédiaire, mais 3 avaient une maladie de mauvais pronostic. 59 des 64 cas de rémissions complètes ont été observés sous sunitinib. L’étude montre que 61% des 28 patients ayant eu une rémission complète avec des inhibiteurs de tyrosine kinase seuls et ayant arrêté leur traitement, ont toujours une réponse complète après 255 jours de suivi médian et 48% des 25 patients ayant eu une rémission complète avec un traitement local et des inhibiteurs de tyrosine kinase et ayant arrêté leur traitement, ont toujours une réponse complète après 322 jours de suivi médian.

« L’arrêt du traitement après rémission complète sous inhibiteurs de tyrosine kinase est une option acceptable », concluent les auteurs qui précisent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier des facteurs biologiques prédictifs du risque de récidive post-rémission complète, après l’arrêt du traitement.

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MessageSujet: Re: Régressions tumorales spectaculaires   Mar 17 Mai 2005 - 10:33

Résultats encourageants du Sutent de Pfizer contre le cancer avancé de l'estomac

16-05 04:36:06 Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a annoncé ce week-end que son médicament expérimental Sutent a doublé le temps de survie de malades atteints d'un type de cancer de l'estomac avancé et réduit leur tumeur, selon les résultats d'un essai clinique.

Cet essai, conduit sur 300 malades souffrant de tumeurs malignes gastro-intestinales devenues résistantes au Gleevec, un traitement du groupe Novartis, est le dernier avant que Pfizer ne demande à la FDA, l'autorité fédérale américaine de réglementation, le feu vert pour commercialiser le Sutent (sunitinib malate).

La demande d'évaluation de ce médicament devrait être faite avant la fin de l'année, a indiqué Pfizer.

Les résultats de cet essai clinique, dévoilés ce week-end à la conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), ont montré que le Sutent a bloqué pendant 6,3 mois la progression des tumeurs et augmenté la survie des malades d'environ 50% comparativement à ceux traités avec un placebo.

Des essais cliniques, dits phase II, ont également donné des résultats encourageants pour le Sutent avec des cancers avancés des reins, du sein et des tumeurs neuroendocrines ayant fait des métastases, selon les études également présentées à Orlando (Floride).

Sutent est une molécule hautement sélective, qui frappe simultanément plusieurs mécanismes clé du développement du cancer.

Elle bloque la formation des vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur et bloque les signaux permettant aux cellules cancéreuses de se reproduire.

"Ces résultats confortent le concept de thérapie moléculaire multi-ciblées qui peut venir à bout de la résistance de ces cancers à d'autres traitements", a souligné dans le même communiqué le docteur George Demetri, de l'institut du cancer de l'université d'Harvard (Massachusetts, est), principal chercheur évaluant cet essai clinique.

"Nous pensons que Sutent est une importante avancée dans la thérapie du cancer", a-t-il ajouté.
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Denis
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MessageSujet: Régressions tumorales spectaculaires   Mar 17 Mai 2005 - 7:57



ONCOLOGIE Des essais encourageants, portant notamment sur des malades atteints au rein avec des métastases, présentés aux 27 000 participants du congrès de l'Asco

Cancer : ces nouveaux médicaments qui coupent les vivres aux tumeurs
Plus de 27 000 médecins venus des quatre coins du monde sont réunis à Orlando, aux Etats-Unis, depuis jeudi jusqu'à aujourd'hui, à l'occasion de la 41e conférence de l'Asco (American Society of Clinical Oncology) où près de 10 000 travaux de recherche sur le cancer ont été présentés. S'y côtoient cancérologues industriels du médicament et associations de patients. Si la lutte contre le cancer avance à petits pas, cette réunion a été marquée par ce que les cancérologues n'hésitent pas à appeler la révolution des thérapeutiques dites ciblées et plus particulièrement celles des médicaments dits anti-angiogéniques. Ces derniers visent non pas à s'attaquer aux cellules tumorales mais à la vascularisation qui alimente la tumeur. Les premiers résultats d'essais chez des malades atteints de cancer du rein métastatiques présentés à Orlando paraissent très prometteurs. Même si, dans cette discipline plus qu'ailleurs, un recul minimum est indispensable pour évaluer les bénéfices réels des médicaments en terme de survie.
Orlando (Floride) : de notre envoyée spéciale Martine Perez
[17 mai 2005]


Le cancer du rein est relativement fréquent en France puisqu'il concernerait chaque année 8 500 nouvelles personnes (dont 65% d'hommes), près de 4 000 présentant des métastases au moment du diagnostic. Le tabagisme, des produits toxiques, ou encore des prédispositions génétiques représenteraient des facteurs de risque. Si le traitement des formes localisées par la chirurgie permet d'assurer un pronostic correct, en revanche, jusqu'à présent, les cancers avec métastases étaient bien plus difficiles à prendre en charge, du fait d'un arsenal thérapeutique limité et d'une faible sensibilité aux chimiothérapies classiques.


La mise au point des médicaments anti-angiogéniques (lire ci-dessous), qui inhibent la circulation sanguine au sein de la tumeur, pourrait transformer cette situation. Ces médicaments actuellement en cours d'expérimentation dans plusieurs pays sont actifs de surcroît par voie orale, ce qui simplifierait nettement la prise en charge par rapport aux cures classiques de chimiothérapie.


L'an dernier, le professeur Robert Motzer (New York), lors de la précédente réunion de l'Asco, présentait pour la première fois les résultats d'une étude portant sur 62 patients souffrant d'un cancer du rein avec métastases, traités par un inhibiteur de l'angiogenèse en cours de développement par la firme pharmaceutique Pfizer, le SU 11 248. Les résultats sont alors apparus très étonnants, puisque la moitié des malades ainsi traités bénéficiaient d'une régression notable de leur tumeur. Des résultats préliminaires avaient déjà été obtenus par une molécule de la même famille, le Bay 43-9006de la firme Bayer.


Dimanche dernier, à Orlando, plusieurs essais thérapeutiques avec différentes molécules anti-angiogéniques, toujours chez des patients atteints de cancer du rein avec métastases, ont été présentés lors d'une séance plénière, dans une salle comble. Le même professeur Motzer a confirmé sur 169 malades, dans un essai dit de phase 2, avoir observé une régression du volume tumoral, voire dans certains cas une nécrose tumorale pour près de la moitié des patients ayant bénéficié du SU 11 248. Par ailleurs, une autre molécule dite AG 013 736, toujours développée par Pfizer et également inhibitrice du récepteur des facteurs de croissance vasculaire, a été testée lors d'un essai franco-américain sur 50 autres patients atteints d'un cancer du rein avec des métastases. Les premières analyses de cet essai sont elles aussi très prometteuses, puisque près de 50% des malades ont bénéficié d'une régression tumorale importante. Le seul essai de phase 3, c'est-à-dire comparant des patients sous traitement actif et sous placebo, effectué avec BA 43-9006 de Bayer sur 883 malades, a abouti à des résultats favorables. «Nous sommes très enthousiastes car, pour la première fois, nous obtenons des régressions tumorales parfois spectaculaires pour certains patients inclus dans les essais, là où jusqu'à présent nous étions très démunis, explique le professeur Olivier Rixe (hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris). Il faut maintenant continuer à faire des essais randomisés avec ces médicaments sur de plus grandes séries pour démontrer leur intérêt, non plus seulement en terme de régression tumorale, mais aussi de survie.» Les effets secondaires observés avec ces molécules seraient relativement limités : fatigue, hypertension, troubles intestinaux. D'autres molécules anti-angiogéniques sont à l'étude, notamment contre le cancer du , le mélanome malin ou le cancer du .


Pris sur le web le 17 mai 2005


Dernière édition par Denis le Lun 30 Nov 2009 - 7:20, édité 2 fois
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