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 La bactérie Fusobacterium nucleatum participe à l'agressivité du cancer du colon.

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Denis
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MessageSujet: Re: La bactérie Fusobacterium nucleatum participe à l'agressivité du cancer du colon.   Dim 7 Jan 2018 - 20:14

Des résultats étonnants montrent que les cancers colorectaux et leurs métastases sont colonisés par la bactérie Fusobacterium nucleatum, suggérant que cette bactérie contribue à l’évolution de ce cancer.

Environnement tumoral

On perçoit souvent le cancer comme une masse de cellules homogènes qui se développe de façon tout à fait autonome à l’intérieur du corps. La réalité est cependant beaucoup plus complexe, car une tumeur est un amalgame de plusieurs types cellulaires distincts, qui, collectivement, créent un environnement favorable à la croissance des cellules cancéreuses. Par exemple, certaines cellules immunitaires proinflammatoires sont très souvent retrouvées en grande quantité à l’intérieur des masses tumorales, et il est maintenant bien établi que le climat inflammatoire instauré par ces cellules joue un rôle très important dans la progression de plusieurs types de cancers.

Une découverte étonnante réalisée au cours des dernières années suggère que des bactéries colonisent certains types de tumeurs et que cette cohabitation influencerait le développement et la progression de ces cancers. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les cancers colorectaux : plusieurs études ont en effet observé que les adénomes (les précurseurs du cancer colorectal) et les cancers du côlon de stade plus avancé contiennent des quantités plus élevées (jusqu’à 80 fois) de la bactérie Fusobacterium nucleatum que dans les tissus normaux. Il est vraisemblable que cette bactérie participe à l’évolution de ce cancer, car ces niveaux élevés sont corrélés avec l’agressivité des tumeurs et sont associés à un risque plus élevé de récidive et à une moins bonne survie des patients atteints. Puisque Fusobacterium nucleatum est reconnue pour être une bactérie pathogène proinflammatoire, il est donc probable que l’irritation locale causée par la présence de cette bactérie crée un environnement favorable à la progression des cancers colorectaux.

Migration bactérienne

Le rôle important de cette bactérie est supporté par les résultats d’une étude récemment publiée dans la prestigieuse revue Science (1). Des scientifiques de l’Université Harvard ont en effet montré que Fusobacterium nucleatum n’est pas seulement présente en grandes quantités dans les tumeurs primaires de patients atteints d’un cancer colorectal, mais également dans les métastases provenant de ces tumeurs. Cette observation surprenante indique donc que la bactérie « voyage » avec les cellules cancéreuses lors de leur dissémination pour former des métastases, ce qui suggère que le microbiome tumoral constitue une composante indispensable à l’évolution de ces tumeurs.

La participation de Fusobacterium nucleatum au caractère agressif des cancers colorectaux est également suggérée par l’impact positif d’un antibiotique actif contre cette bactérie. Les scientifiques ont en effet observé que l’administration de métronidazole, un antibiotique utilisé pour combattre les infections à bactéries anaérobies, diminue la quantité de Fusobacterium dans les tumeurs et réduit en parallèle la prolifération des cellules cancéreuses et la croissance des tumeurs.

Ces observations sont très importantes, car elles suggèrent pour la première fois que des agents antimicrobiens spécifiques à la bactérie Fusobacterium pourraient être utilisés dans le traitement du cancer colorectal, qui, rappelons-le, est la deuxième forme de cancer le plus couramment diagnostiqué au Canada et demeure extrêmement difficile à traiter lorsqu’il est diagnostiqué à un stade avancé.

En attendant, il est important de noter que les habitudes alimentaires influencent fortement la composition du microbiome intestinal et que le simple fait d’augmenter la proportion de bonnes bactéries, tout en diminuant celle des mauvaises (comme Fusobacterium), peut réduire le risque de cancer colorectal. Et c’est chose possible, car plusieurs études montrent que ces changements de bactéries peuvent être réalisés très rapidement, simplement en intégrant une abondance de végétaux aux habitudes alimentaires de façon à obtenir un apport élevé en fibres et ainsi favoriser l’établissement d’une flore bactérienne composée principalement de bactéries bénéfiques, reconnues pour jouer un rôle protecteur contre le développement du cancer colorectal.

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Denis
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MessageSujet: Re: La bactérie Fusobacterium nucleatum participe à l'agressivité du cancer du colon.   Mer 15 Juil 2015 - 17:05

Mise à jour, l'article date de avril 2015

Une toxine produite par une bactérie naturellement présente au sein de notre flore intestinale serait liée au développement de cancers du côlon. Des chercheurs ont identifié une molécule capable de bloquer cette toxine et de réduire son effet cancéreux.

Le microbiote intestinal : un ami qui ne vous veut pas toujours du bien
Objectif : neutraliser la colibactine

Le microbiote intestinal : un ami qui ne vous veut pas toujours du bien

Pour qui s’y intéresse un peu, le microbiote intestinal est bien souvent considéré comme le meilleur ami de l’Homme. En effet, ces quelque 100.000 milliards de micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif assurent des fonctions majeures, notamment dans la digestion et la protection immunitaire. Dans ce tableau idyllique, pourtant, des ombres se profilent : une toxine, la colibactine, produite par certaines bactéries, pourrait favoriser le développement du cancer du . Comment la neutraliser ?

Objectif : neutraliser la colibactine

Des chercheurs français et italiens se sont intéressés à la question et ont choisi de cibler une enzyme qui, chez certaines bactéries, permet de produire la colibactine. Des expériences in vitro leur ont permis de sélectionner, parmi des centaines de candidates, une petite molécule capable de bloquer très efficacement cette enzyme. L’effet sur les cellules du côlon ? Les données pré-cliniques des chercheurs sont concluantes puisque la prolifération des cellules cancéreuses a été réduite et que le développement de tumeurs coliques a été diminué d’un facteur 3,5.

Bien évidemment, ces résultats doivent être transposés chez l’homme, et les chercheurs précisent qu’il est important de prendre en compte le rôle potentiel d’autres bactéries et l’interaction entre la colibactine et d’autres toxines éventuelles.
Sources : Fondation ARC - Cougboux, A. et al ; Small-molecule inhibitors prevent the genotoxic and protumoural effects induced by colibactin-producing bacteria; Gut; publié en ligne le 14 janvier 2015.

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Denis
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MessageSujet: La bactérie Fusobacterium nucleatum participe à l'agressivité du cancer du colon.   Jeu 19 Juil 2007 - 2:07

An enzyme that cancer cells eliminate, apparently so they can keep proliferating, may hold clues to more targeted, effective cancer treatment, scientists say.

Une enzyme que les cellules canécreuses éliminent pour continuer à proliférer peut revéler des renseignements importants pour faire une traitement efficace contre le cancer.

In a high-stakes tit for tat, protein kinase G enables healthy cells to stay on task to proliferate, differentiate then provide a useful function. Cancer somehow reduces or eliminates PKG and cells get stuck proliferating.

"The bottom line is, in normal tissue, you can see PKG being expressed; but tumors or cell lines that correlate with those tissues don't have nearly as much," says Dr. Darren Browning, cancer researcher at the Medical College of Georgia.


Cell lines used for all types of research appear to support his hypothesis. Many are actually cancer cells because of their proclivity to keep producing; Dr. Browning and others have shown PKG is lost in these cells. "You split them once or twice and they kind of lose their character," he says.

The same appears true for tumors in people, says Dr. Browning, whose lab has found dramatic differences in PKG levels in tumors compared to even nearby, healthy tissue removed in surgery to ensure a cancer-free margin.

The findings made him wonder if the change in PKG level was just an artifact or was critical to cancer survival. "A lot of proteins are lost by cancer cells, so we asked, 'What happens if we put PKG back into the cancer cells"'"

Ces découvertes ont fait qu'il s'est demandé si le niveau de PKG était un phénomène superficiel ou s'il était critique pour la survie du cancer. Beaucoup de protéines sont perdues aussi nous nous sommes demandés qu'est-ce qui arrive si on en remet dans les cellules cancéreuses.

He took metastatic colon cancer cells, created a system for reintroducing PKG, then put the cells into mice without an immune system. He admits he was disappointed that the PKG-enhanced cells grew but became very interested in how they grew.

Cancer cells without PKG created hard, solid tumors that spread. PKG-enhanced cells created a soft, non-invasive tumor that literally fell apart on contact and seemed to grow in little islands. After consultation with pathologists and others, he realized the PKG-enhanced cells were congregating around the few blood vessels. "We know that cancer cells, particularly colon cancer cells, are very aggressive at bringing blood vessels into the tumor," he says. Cells poor at recruiting blood vessels don't grow well, which seems to be the case for PKG-enhanced colon cancer cells.

Les cellules sans PKG ont fait des tumeurs solides et dures qui se sont répandus. Les cellules avec PKG ont créé des tumeurs non-invasive et molles qui se sont éloignés et cru par petits ilôts. On a réalisé que les cellules avec PGK se regroupaient autour des quelques vaisseaux sanguins. Les cellules qui échouent à recruter les vaisseaux sanguins ne croissent pas bien et c'Est ce qui semble le cas des cellules avec PGK.

Now he wants to know how PKG nullifies aggressive metastatic cancer cells. "We think PKG inhibits cancer by getting rid of a cancer-promoting gene called beta-catenin, which slows growth and blocks the tumor's ability to recruit blood vessels that are needed to grow bigger," says Dr. Browning, who recently received a $720,000 American Cancer Society grant to pursue his hypothesis. His proposal was ranked number one by the ACS Cell Structure and Metastasis Study Section.

He's already shown that PKG can reduce vascular endothelial growth factor, or VEGF; anti-VEGF drugs are the focus of numerous anti-cancer trials underway in the country because of VEGF's critical role in development of new blood vessels. "Maybe by activating PKG or increasing PKG expression in tumors, we are going to reduce the amount of VEGF they produce," he says. "We don't know whether PKG has a role in going from normal tissue to the initiation of a tumor, but we think it's important to the tumor both in terms of angiogenesis and blocking metastasis." He points to one of his studies in which colon cancer's spread to the lungs -- a common path for metastatic colon cancer -- was completely blocked by PKG expression.

Il a déja démontré que le PGK réduit le facteur de croissance vasculaire endothélial ou VEGF; les médicaments anti-VEGF sont le sujet de beucoup d'essais anti-cancer à travers le monde à cause du rôle critique dans le développement des vaisseaux sanguins. Nous ne savons pas si le PGK a un rôle dans l'initiation de la tumeur mais nous pensons qu'il est important en terme d'angiogenèse et de blocage de métastases. Il a parlé d'une étude dans laquelle le cancer du qui se répandait aux poumons avait été complètement bloqué par l'expression de PKG.

A big part of the magic of PKG may be its impact on a gene called beta-catenin, which enables many stem cells, including those in the skin, bone marrow and colon, to proliferate throughout life. Little pits called crypts in the wall of the colon contain Wnt hormone which stimulate nearby stem cells, causing an increase in beta-catenin. The net effect is the colon makes new cells to replace cells lost to the ongoing grind of absorbing water and minerals from food and forming and eliminating waste.

As cells start moving out of the crypt, away from the Wnt hormone, beta-catenin levels go down so cells should stop dividing and start maturing. Essentially all colon cancers have an aberration in this beta-catenin system that prevents normal degradation and allows cell to keep proliferating.

"In the normal cells that line the colon, you don't see very much beta-catenin. We think PKG in these cells keeps it that way to keep the cells from continuing to proliferate and spread," says Dr. Browning, who has already shown that in the test tube at least, adding PKG lowers beta-catenin levels. Interestingly, beta-catenin also is known to regulate VEGF expression in colon cancer.

"In a nutshell, the first and most important genetic lesions leading to colon cancer cause increased beta-catenin levels," says Dr. Browning. "We found PKG can knock down beta-catenin levels by up to 80 percent in some colon cancer cells and we think that is part of the mechanism by which PKG is able to block tumor angiogenesis and metastasis."

He's excited by the implications and is involved in extensive collaborations to understand how PKG regulates beta-catenin and how it might be used in cancer therapies.

Il est excité par les implications et il est impliqué dans des collaborations pour comprendre comment PGK régule la beta-caténine et comment elle pourrait être utilisee dans des thérapies anti-cancer.

Evidence of PKG's effectiveness in fighting colon cancer in humans may already be available. Colon and rectal cancer is the third most common cancer in men and women in the United States but it's rare in developing countries where residents eat less processed food and ingest more bacteria. Some of these bacteria make a protein, STa, which appears to prevent and even kill colon cancer cells. Dr. Browning believes that PKG is responsible for STa's anti-cancer effects.
La preuve que le pkg est efficace dans le combat du cancer du colon pourrait être déja présente. Le cancer du chez les humains est important aux États-unis mais dasn les pays en voie de développement il est plus rare ou les résidents mangent moins et ingèrent plus de bactéries. quelques unes de ces bactéries font une protéine : STa qui prévient le cancer du en tuant les cellules canécreuses. Le docteur Browning croit que le PKG est responsable pour les effets anti-cancer de STa.


Dernière édition par Denis le Dim 7 Jan 2018 - 20:15, édité 2 fois
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