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 La réalité de la médecine au Québec

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Denis
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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mer 14 Sep 2016 - 13:49

De plus en plus de voix réclament que les traitements oncologiques du Dr Thomas Volg d'Allemagne soient homologués au Québec.
«Régulièrement, je me fais demander, mais pourquoi ce traitement n'est pas offert ici», raconte Pierre Grandmont, ancien maire du Canton de Cleveland. Il se permet à son tour de poser la question au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
«Qu'est-ce que l'on attend. Le Dr Thomas Volg est prêt à partager son expertise et cela fonctionne. Si je suis ici pour vous parler, c'est grâce à lui».
M. Grandmont s'est rendu à quatre reprises en Allemagne pour soigner un cancer du foie qui lui laissait peu d'espoir.
«Mon foie ne présente plus aucune trace de cancer» a confirmé la Magogoise Bianca Bolduc sur sa page Facebook. Également patiente du Dr Volg, cette mère de famille sait cependant que son combat n'est pas terminé puisque ses os et ses ganglions sont toujours atteints.
Plusieurs dizaines d'autres Québécois ont placé leur confiance dans le médecin allemand.
«La technique de chimioembolisation et les produits utilisés sont disponibles au Québec. C'est même une technique que j'ai déjà pratiquée», a déclaré le ministre.
Si la chimioembolisation est disponible, elle est cependant rarement offerte au patient. «Au moment où l'on se parle, cette approche médicale n'a pas de reconnaissance auprès des pairs et c'est la raison pour laquelle les médecins ne la prescrivent pas» a t-il ajouté.
Avec autant de résultats probants, certains se demandent pourquoi il faut s'en priver. M. Grandmont est perplexe.
«Je me pose des questions. Comme la chimiothérapie est dispendieuse, à qui cela rapporte?»
M. Grandmond doit subir d'autres traitements pour éliminer quelques métastases toujours logées sur son foie, mais rien pour l'empêcher de rêver à son prochain défi. «Je pense à me présenter à la mairie aux élections de 2017. Je vais donc très bien».

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Denis
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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Jeu 17 Sep 2015 - 9:12

En date du 22 août, plus de 2000 Montréalais attendaient de subir une chirurgie oncologique à Montréal. De ce nombre, 56% attendent depuis trop longtemps, révèlent des données ministérielles présentées ce matin dans le cadre d'un Forum sur la lutte contre le cancer, organisé dans la métropole.

«Qui est imputable? Qu'est-ce qu'on attend pour agir?» a demandé Suzanne Poulet, présidente de l'organisme Ovaire Espoir.

Selon les cibles du gouvernement, 90% des patients requérant une opération oncologique pour un cancer suspecté ou confirmé devraient passer sous le bistouri dans un délai de 28 jours ou moins. À Montréal, seulement 43% des cas respectent ce délai.

Directeur du laboratoire de biologie moléculaire du département d'hématologie du CHUM, le Dr Denis Soulières n'est pas surpris par ces délais. «On voit très souvent des patients qui attendent trop longtemps», dit-il.

Les données du gouvernement ne sont toutefois pas totalement fiables. Car comme l'ont dénoncé plusieurs intervenants lors du forum de ce matin, le Registre québécois du cancer n'est pas encore totalement en place.

«Les données ne sont pas à jour. Il y a de 18 à 24 mois de délai. Il y a des doublons. On a besoin de données fiables, mais on n'en a pas», dénonce l'ancien ministre de la Santé, Réjean Hébert.

«Le problème, c'est que personne ne dit que ça suffit. Ça ne fonctionne pas. Il faut agir», dit la présidente de la Coalition Priorité Cancer, Nathalie Rodrigue.

Au ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS), on explique que, sur l'ensemble du Québec, 11% des chirurgies oncologiques sont réalisées HORS délais. Le MSSS dit suivre «de près la situation des délais d'attente pour chirurgie liée au cancer». La porte-parole du MSSS, Noémie Vanheuverzwijn, mentionne que le délai moyen d'attente est passé de 32 jours en 2013-2014 à 30 jours aujourd'hui.

Celle-ci précise que les temps d'attente en chirurgie oncologiques et le registre du cancer sont deux choses différentes. Mme Vanheuverzwijn mentionne que les données d'attente sont colligées en temps réel par Québec. Le registre, quant à lui, "contiendra des informations sur les diagnostics, les soins reçus, les taux de mortalité, le fichier des tumeurs, l'incidence, etc."

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Dim 7 Juil 2013 - 10:25

Plus d’un millier de patients québécois atteints d’un cancer du système lymphatique sont pour l’instant privés d’un traitement prometteur. Malgré que ce traitement soit disponible en Europe, aux États-Unis et ailleurs au Canada, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux du Québec (INESSS) juge qu’il ne peut pas l’inscrire sur la liste des médicaments pouvant être utilisés dans les établissements de santé du Québec.

«C’est très difficile d’expliquer à un patient qu’on ne peut pas lui donner le meilleur traitement existant», déplore le Dr Pierre Laneuville, hématologue à l’Hôpital Royal Victoria. La combinaison du bendamustine avec le rituximab, appelée traitement BR, permettrait d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de lymphomes non hodgkiniens indolents (LNHi), une maladie incurable qui s’attaque au système immunitaire, et même de la prolonger de plusieurs années. Une étude allemande de grande envergure a observé que cette combinaison permettait de freiner la maladie près de trois ans de plus que le fait le traitement standard actuellement utilisé au Québec. Elle a aussi démontré que BR était moins toxique, n’ayant notamment pas causé de perte de cheveux et réduisant le taux d’infection.

À la suite de cette étude, de nombreux pays d’Europe ont adopté cette médication comme traitement prioritaire de première ligne chez les personnes souffrant de LNHi, soutient le Dr Laneuville. Le pan-Canadian Oncology Drug Review (pCODR), qui évalue les nouveaux traitements contre le cancer pour faire des recommandations aux ministères de la Santé des provinces canadiennes, à l’exception du Québec, a reconnu le traitement BR comme étant efficace. Plusieurs provinces peuvent maintenant l’offrir.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 29 Juin 2013 - 16:51

Le nombre de cancers du sein augmente et de nouveaux cas sont observés chez de plus en plus de jeunes femmes. Cela crée non seulement de l'incertitude chez la population, mais de l'attente dans les hôpitaux…

Une Gatinoise, appelons-la Marie, a souffert de cette attente en raison d'un manque de main-d'œuvre et d'appareils. Laissons-la décrire ce qu'elle a vécu:

«L'an dernier, j'ai reçu un diagnostic de cancer du sein. On m'a opérée, j'ai subi des traitements. On est vues par un médecin aux trois mois et toutes les femmes dans mon cas doivent passer une mammographie annuelle. Depuis avril, je me suis battue pour passer cette mammo. Je me suis présentée moi-même en radiologie. On m'a dit d'attendre mon tour. J'ai téléphoné à l'infirmière-pivot en oncologie. Elle a appelé en radiologie. Ils ne m'ont jamais rappelée. J'ai attendu encore trois semaines, ai rappelé l'infirmière-pivot qui a rappelé en radiologie. Rien. Je me suis représentée en radiologie, début juin. On m'a quasiment envoyée promener. Attendez votre tour madame Chose!»

«En passant, le cancer, ils l'ont trouvé en Ontario. Je l'ai su la même journée et la semaine suivante, on m'a passé un IRM, toujours en Ontario. Ça a pris une semaine pour que j'aie une mammo. Pourquoi en Ontario, ils se débrouillent et ici, on nage dans l'obscurantisme?», se questionne-t-elle.

Elle poursuit: «J'ai vu l'oncologue lundi dernier. Elle s'est exclamée: "Mais madame, vous avez deux mois de retard pour votre mammographie"! J'ai expliqué mon cas et les démarches que j'avais entreprises pour obtenir cet examen. Elle a été éberluée. Elle a téléphoné et a expliqué que c'était très important. J'ai donc eu mon rendez-vous.»

Marie s'est rendue à ce rendez-vous et dans la salle d'attente, a constaté qu'elle n'était pas la seule à être emprisonnée dans les mailles du filet. «À côté de moi, il y avait une femme d'une trentaine d'années. Elle avait une bosse au sein depuis six mois. Elle avait peur et souhaitait que ça disparaisse, mais... c'est resté. Elle est allée voir son médecin il y a quatre mois. Et ...elle a attendu. Elle a eu son rendez-vous en même temps que moi. Elle a passé sa mammo, on l'a ensuite dirigée vers l'échographie (pour approfondir les examens). Les femmes sont en danger en Outaouais!»

Marie s'est bien entendu plainte en radiologie. «L'administratrice a été très gentille. Elle m'a dit plusieurs fois: "Je ne sais pas quoi vous dire". Elle a ajouté: "Nous n'avons pas de techniciens, pas de radiologistes, pas de machines. On n'y arrive pas." Pouvez-vous y croire? Quand on a le cancer, une différence de trois mois c'est parfois la différence entre la vie et la mort!»

Marie pense alors aux cliniques privées, en dehors du système bouchonné. Mais l'administratrice lui dit que c'est pire, qu'elles vont fermer. Et effectivement, le lendemain, elles l'étaient par un hasard incroyable.

«L'an dernier, quand j'ai su que j'avais le cancer, les chirurgiens avaient arrêté d'opérer parce que les pathologistes n'arrivaient pas à suivre. Ça donne quoi de faire des marches et de nous sensibiliser à la prévention si on n'a pas les moyens nécessaires pour appliquer cette prévention? On m'a demandé de me trouver moi-même un chirurgien ailleurs.»

Des solutions

Le chef des communications au CSSS, Sylvain Dubé, confirme que les diagnostics de cancer du sein se multiplient, mais que le département de radiologie analyse présentement les options pour ne pas prendre trop de retard.

Il explique le processus: «Il y a encore de l'espace en juillet pour les 50 à 64 ans, à qui on envoie des lettres pour passer des mammos à fins de prévention. Quand on reçoit leur appel, en fonction des disponibilités, on construit un horaire. Si jamais il y a une masse de découverte, entre le diagnostic et la biopsie, il y a trois mois de délai. Le médecin responsable a dit que c'était long, mais qu'on allait réussir à améliorer le délai comme tous les autres. (…) On a entre autres accéléré la cadence en oncologie; on passe cinq patients par machine par jour, alors que la moyenne québécoise est de 3,2.»

Après la biopsie, les gens reçoivent les résultats durant la première semaine et si c'est nécessaire, la femme va rencontrer le chirurgien dans la même semaine aussi. «Ensuite, en fonctions des dires du médecin, c'est la radiothérapie ou autre chose. Le programme commence trois semaines après la rencontre avec le médecin et on respecte ça», assure Sylvain Dubé.

Monique Bourassa, fondatrice des Rêves de Monique, cofondatrice du Centre du lymphœdème de l'Outaouais et survivante du cancer du sein, sait bien que les demandes augmentent. «Et comme il y a une nouvelle façon de travailler lorsque les médecins opèrent en demandant l’installation d’un harpon avant l’opération, cela signifie que la machine à mammo est de plus en plus occupée», dit-elle.

Elle a toujours défendu les spécialistes du CSSS, à qui elle doit la vie. «Je peux vous dire que les employées qui travaillent en radiologie travaillent avec les moyens qu’elles ont et si elles avaient le pouvoir, elles donneraient les rendez-vous beaucoup plus rapidement. N’oubliez pas ce sont des femmes et elles comprennent très bien la situation que vivent ces femmes qui attendent.»

Mme Bourassa espère que la campagne de financement Les rêves de Monique pourra aider à améliorer les soins en oncologie et les femmes atteintes du cancer du sein. «Nous devons travailler ensemble afin de ramasser des fonds pour améliorer la situation dans notre région», lance-t-elle.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 18 Juin 2013 - 14:15

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Rivière-du-Loup - « Le Registre québécois du cancer est maintenant opérationnel. Cet outil novateur constitue désormais un des piliers de notre action et permettra d'orienter les interventions du ministère de la Santé et des Services sociaux, des établissements et des cliniciens de tout le Québec. L'objectif ultime est d'améliorer nos façons de faire dans la lutte contre le cancer, maladie qui est la première cause de décès au Québec », a déclaré aujourd'hui le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert.

La plupart des établissements du réseau ont procédé avec succès à la transmission de données vers la nouvelle banque de données centrale qu'est le Registre québécois du cancer. Il s'agit d'une étape cruciale tant pour le réseau de santé, la Direction québécoise de cancérologie, les équipes soignantes que pour les personnes atteintes d'un cancer.

Le Registre québécois du cancer (RQC) permet de documenter tous les cas de cancer en consolidant l'information disponible, notamment sur la nature de la tumeur, le stade de la maladie et sur les traitements. Le Registre, qui remplace le Fichier des tumeurs du Québec, répond notamment à des objectifs de surveillance de l'état de santé de la population, de planification des soins, de soutien à la recherche et d'évaluation des programmes. Il permet également de répondre aux besoins de la Direction québécoise de cancérologie et du Programme québécois en matière de lutte contre le cancer.

Plus de 150 variables sur chaque cancer
Pour assurer l'évolution du Registre québécois du cancer, près de 65 établissements offrant des traitements aux personnes atteintes de cancer ont procédé à l'implantation de registres locaux répondant aux normes du RQC. De la formation ainsi que des activités de soutien et d'accompagnement sont aussi offertes aux archivistes médicaux qui constituent des acteurs clés dans l'implantation du RQC. Parallèlement, des travaux seront menés pour standardiser et informatiser le contenu et le format des rapports de pathologie, ce qui facilitera le travail des pathologistes tout en permettant d'alimenter plus efficacement le nouveau registre. Les travaux visant à assurer la qualité des données se poursuivront jusqu'en 2014.

La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), qui collabore avec les équipes du ministère de la Santé et des Services sociaux à l'implantation du Registre, est responsable du développement et du fonctionnement de la base de données du RQC. « D'ici décembre 2016, des données supplémentaires portant sur les quatre principaux types de cancer, soit le cancer colorectal et ceux du sein, du poumon et de la prostate, viendront enrichir le Registre. Au final, c'est plus de 150 variables différentes qui pourront ainsi être consignées de façon centralisée, à partir des informations de 65 établissements de santé », a précisé Jacques Cotton, le nouveau Président-directeur général de la RAMQ.

Des processus garantissant la sécurité de la transmission des informations ont également été mis en place, tout comme ceux exigés afin de respecter les normes internationales en ce qui a trait à la mise sur pied d'un registre sur le cancer.

« Le développement du Registre québécois du cancer s'inscrit dans une volonté de perfectionner, de façon continue, les services offerts dans ce domaine en donnant aux équipes interdisciplinaires sur le terrain les outils nécessaires pour mieux documenter et mieux évaluer les soins dispensés. Il s'agit d'une excellente nouvelle, tant pour ceux qui luttent contre cette maladie que pour les chercheurs et les cliniciens », a conclu le ministre Hébert.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 14 Mai 2013 - 17:50

Les Québécois peuvent espérer vivre 36 jours et demi plus longtemps.

Les nouvelles données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent en effet qu'en 2012, l'espérance de vie à la naissance au Québec s'établit à 79,8 ans chez les hommes et à 83,8 ans chez les femmes.

Dans les deux cas, il s'agit d'une légère hausse d'un dixième d'un an par rapport à l'année précédente, soit 36,5 jours.

Le bilan de la mortalité de 2012 est cependant alourdi par un nombre de décès très élevé en décembre qui s'explique par une saison grippale précoce et sévère.

Le bulletin «Coup d'oeil sociodémographique», publié mardi par l'Institut, souligne que la durée de vie moyenne des Québécois demeure l'une des plus élevées au monde. Les gains récents de l'espérance de vie à la naissance sont surtout attribuables à la baisse de la mortalité entre 60 et 90 ans.

Ceci se traduit par une croissance très soutenue de l'espérance de vie à 65 ans, particulièrement chez les hommes.

Cependant, bien que l'espérance de vie s'améliore, le nombre de décès augmente en raison d'une population en croissance et, surtout, vieillissante, de sorte l'on prévoit un rythme de croissance du nombre de décès un peu plus rapide dans les années à venir que durant la décennie 2000-2009.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 16 Avr 2013 - 13:13

Québec semble avoir enfin trouvé la bonne voie pour coordonner les efforts de lutte contre le cancer.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a présenté mardi, à l'hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil, le plan directeur de lutte contre le cancer ainsi que le plan d'action qui présente plus d'une soixantaine d'objectifs que le ministre espère voir se réaliser d'ici deux ans.

Fait à noter, tant la Coalition priorité cancer que la Société canadienne du cancer, qui se sont toujours montrées très critiques face aux modestes efforts de Québec en la matière, ont très bien accueilli les initiatives présentées par le ministre.

Les actions qui seront posées par le ministère seront axées notamment sur les besoins des patients plutôt que ceux des professionnels et gestionnaires du réseau, l'accès approprié à l'investigation et au traitement, le dépistage, la détection et l'intervention précoces et, surtout, la coordination des efforts et des multiples acteurs impliqués, incluant le milieu communautaire.

Une des premières mesures consistera à mettre en place le Réseau de cancérologie du Québec afin de regrouper et partager l'expertise des régions et des professionnels impliqués pour assurer une meilleurs fluidité entre les différentes étapes du diagnostic et du traitement d'un patient.

Le registre national du cancer, qui est en voie d'implantation mais dont la facture finale se fait attendre depuis très longtemps, devrait aussi être complété durant cette période.

Le ministre Hébert a indiqué que les démarches entreprises ne nécessiteront que des investissements modestes puisqu'il s'agit avant tout de cesser les dédoublements, de partager des expertises et de ne plus gaspiller de temps et d'argent dans les dédales de gestion.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Dim 31 Mar 2013 - 17:18

Nouvel espoir dans le cancer de la prostate avancé, découragé par une décision provinciale

L'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux refuse d'ajouter le traitement à sa liste, tandis que les autres provinces financent les nouveaux traitements pour les hommes atteints de cancer de la prostate métastatique hormono-résistant.

OTTAWA, le 27 mars 2013 /CNW Telbec/ - À la suite de la récente mise à jour de la liste des médicaments couverts par le régime d'assurance médicaments de base au Québec, le Réseau canadien des survivants du cancer est très déçu que l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) ne recommande pas le cabazitaxel, la première et seule chimiothérapie ayant montré un avantage de survie significatif pour les hommes avec le cancer de la métastatique hormono-résistant qui ne réagissent pas aux autres traitements.

Cette décision de l'INESSS de ne pas inscrire le cabazitaxel sur leur formulaire provincial, ce qui le rend inadmissible à un remboursement public, limite l'accès pour les patients atteints de cancer de la prostate avancé au Québec.

« Pour les hommes atteints du cancer de la prostate au Québec, cela signifie qu'ils ne peuvent pas accéder au produit par le biais de la couverture provinciale de base », a indiqué madame Jackie Manthorne, présidente du Réseau canadien des survivants du cancer. « Les inégalités et les limites en matière d'accès à cette option de traitement sont inacceptables. L'accès et la disponibilité de nouvelles options peuvent offrir aux patients une meilleure chance de survie lorsqu'ils font face à cette maladie si difficile. »

Une fois de plus, cette évaluation de l'INESSS met en évidence les lacunes actuelles dans le système et la réalité des patients qui cherchent à accéder au bon médicament, au bon moment ! « La province s'éloigne de cet objectif, ajoute Mme Manthorne. C'est un revers majeur pour les hommes atteints de la maladie et pour leurs familles. »

« Le cabazitaxel comble une lacune de traitement critique ; c'est un ajout important de thérapie pour les patients vivant avec un cancer de la prostate avancé et aide professionnels de la santé dans leurs efforts pour traiter les patients. J'espère que la disponibilité éventuelle d'un médicament comme le cabazitaxel marquera le début d'une nouvelle approche, plus efficace, pour aider ces patients à avoir accès au traitement », a souligné le Dr Saad, chef du service d'urologie et directeur de l'oncologie urologique au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).

Les provinces de l'Alberta, Saskatchewan, Manitoba et Ontario ont déjà rendu JEVTANA ® (cabazitaxel) disponible pour le remboursement sur leur formulaire public. Le remboursement des médicaments d'ordonnance n'est pas mandaté par la Loi canadienne sur la santé ou toute autre loi fédérale. Les gouvernements provinciaux établissent indépendamment des plans de remboursement.

« Au profit des patients atteints de cancer de la prostate au Québec et pour la valeur clinique et thérapeutique que ce médicament peut apporter, nous espérons vivement que l'INESSS procédera au réexamen de cette décision », a conclu le Dr Saad.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Lun 25 Mar 2013 - 18:26

Après dix ans de négociations, les infirmières obtiennent enfin plus de pouvoirs en matière de médicaments. Elles pourront désormais ajuster les ordonnances des patients qui souffrent d'hypertension et de diabète, ainsi que les traitements d'anticoagulothérapie et de dyslipidémie. Des centaines de médicaments, dont certains figurent parmi les plus vendus au Canada, seront touchés par cette entente, que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a qualifiée aujourd'hui «d'historique».

À compter du 15 avril, quatre ordonnances collectives seront activées à l'échelle du Québec. Une ordonnance collective est une prescription donnée par un ou plusieurs médecins à un autre groupe de professionnels de la santé comme les infirmières ou les pharmaciens. Elle permet de prescrire ou d'ajuster une thérapie ou un test diagnostique, souvent lorsqu'il s'agit d'une maladie chronique. Dans le cas de l'entente annoncée cet après-midi, les patients devront avoir préalablement reçu un diagnostic et une prescription de leur médecin. Les infirmières de leur clinique, CLSC ou groupe de médecine familiale, pourront ajuster les doses en fonction de protocoles préétablis, puis assurer le suivi avec le pharmacien.

Cette entente a nécessité de longues discussions entre le Collège des médecins, l'Ordre des pharmaciens du Québec et l'Ordre des infirmières et des infirmiers, les trois ordres professionnels touchés par l'entrée en vigueur des ordonnances collectives nationales.

Pour le ministre Hébert, il s'agit d'un véritable changement de culture, qui permettra en fin de compte de dégager du temps pour les médecins de famille afin qu'ils puissent voir d'autres malades.

L'adoption de ces quatre ordonnances collectives s'inscrit aussi dans une tendance visant à octroyer les pouvoirs traditionnellement détenus par les médecins à d'autres professionnels de la santé.

En décembre, le ministre Hébert avait annoncé qu'à compter du printemps prochain, les pharmaciens pourront prescrire une dizaine de médicaments et renouveler la plupart des ordonnances d'un médecin.

D'autres ordonnances collectives existent déjà au Québec pour les pharmaciens, la prescription de la pilule contraceptive étant la plus connue.

Le ministre Hébert aimerait maintenant plancher à l'adoption d'autres ordonnances collectives. Il cite les inhalateurs pour les maladies pulmonaires et les médicaments donnés contre les Infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Il promet qu'il ne faudra pas un autre 10 ans avant d'y parvenir. «C'est sûr que ç'a pris du temps. Nous avons dû regarder toute la littérature scientifique, le ministère et les trois ordres professionnels ont ensuite dû s'entendre. Mais on a bâti le chemin, donc ça va être plus facile que d'avoir à défricher la route dans la forêt!»

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 23 Mar 2013 - 14:43

(Québec) La lutte contre le cancer colorectal s'intensifie. Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a annoncé vendredi un nouvel investissement de 7,6 millions $ dans le projet pilote qui vise à élargir le dépistage à tous les Québécois de 50 à 74 ans. Les visiteurs des centres hospitaliers de Québec et de Lévis seront au premier rang de cette avancée.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec et l'Hôtel-Dieu de Lévis font partie des huit centres retenus pour le projet pilote du Programme québécois de dépistage du cancer colorectal, la deuxième cause de décès par cancer dans la province. La première phase de ce programme a permis aux huit hôpitaux de «mettre à niveau» leurs listes d'attente de dépistage.

Gens à «risque moyen»

Traduction : les gens ayant des antécédents familiaux de cancer ou de polype sont maintenant traités en priorité pour une coloscopie, tandis que ceux qui présentent un «risque moyen» passent un test de dépistage plus sophistiqué. Ceux-ci devront se soumettre au nouveau test tous les deux ans, et ce, jusqu'à 75 ans.

«Le principe dans tout ça, c'est de laisser la place à ceux qui ont besoin d'une coloscopie», résume le Dr Pierre Hallé, chef du service de gastro-entérologie au CHU de Québec. Le vice-président de l'Association des gastro-entérologues du Québec rappelle que «le cancer du côlon ne survient pas de façon spontanée, mais dans la grande majorité des cas, chez des gens qui ont des polypes - qui prennent beaucoup de temps à pousser et à se transformer en cancer».

Le ministre Réjean Hébert a annoncé vendredi que le gouvernement allongeait 7 millions $ pour la deuxième phase du programme québécois de dépistage, qui permettra d'offrir le dépistage à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans dans les huit sites d'expérimentation. Une somme de 600 000 $ a aussi été prévue pour le déploiement graduel du nouveau test de dépistage pour les gens à «risque moyen».

La grande région de Québec sera l'une des premières à pouvoir offrir le dépistage à tous les gens de 50 à 74 ans, compte tenu de l'adhésion au projet pilote des centres hospitaliers des deux rives, souligne le Dr Hallé. «Quand on appliquera cette règle de dépistage partout au Québec, on va détecter 6000 cancers de plus par année. C'est énorme», avance-t-il.

Sensibilisation

Pierre Hallé croit d'ailleurs que la deuxième phase du programme permettra d'instaurer le dépistage à la grandeur du Québec avant même qu'il soit lancé par le gouvernement. Il donne l'exemple des médecins de famille qui seront plus sensibilisés et qui pourront recommander à leurs patients de plus de 50 ans d'aller faire le test de dépistage.

M. Hallé reconnaît que les chances de combattre le cancer du seraient encore plus grandes si tout le monde pouvait obtenir une coloscopie de dépistage plutôt qu'un test. La première méthode réduit de 50 % la mortalité en cas de découverte d'un cancer, alors que la deuxième diminue les risques de 20 %. «Ce qui est tout de même énorme dans un premier temps, en attendant l'arrivée de tests beaucoup plus sophistiqués et précis au cours des prochains dix ans», précise-t-il néanmoins.

En 2012, le cancer colorectal a fait plus de 2400 victimes au Québec.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Jeu 28 Fév 2013 - 11:03

Le Québec peut contribuer à la recherche mondial très honorablement et qui sait avoir du succès :


SHERBROOKE - Un chercheur de Sherbrooke a bon espoir, d'ici quelques années à peine, de développer un médicament pour les patients atteints d'un cancer de la prostate avancé.

Convaincue de la démarche scientifique, la Société canadienne du cancer vient de lui verser, ainsi qu'à son équipe composée d'une douzaine de personnes, une somme de 1,2 million $.

Dans son laboratoire de l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke, le Dr Robert Day a conçu au cours des dernières années un prototype de médicament contre le cancer de la prostate. «Du curatif. Nous n'avons rien de moins que cet objectif-là!»

Le cancer de la prostate touche un Canadien sur neuf. Depuis 20 et même 30 ans, aucun nouveau traitement n'a été proposé, s'est désolé le chercheur. Questionné sur l'objectif ambitieux qu'il poursuit, il s'empresse de répondre: «Oui, c'est très ambitieux ! Mais, c'est comme envoyer un homme sur la Lune. Et, on l'a fait!»

Testé sur des animaux, le traitement a eu pour effet de bloquer les facteurs de croissance des tumeurs. «Avec mon équipe de recherche, nous avons trouvé une nouvelle cible thérapeutique et on veut l'exploiter. Notre espoir, dans un très proche avenir, est de pouvoir tester ces médicaments, de les amener à la phase clinique», a expliqué le Dr Day.

Ce même espoir, Claude Marsolais, le partage. Opéré pour un cancer de la prostate il y a cinq ans, il se sait aujourd'hui condamné. «Présentement, je n'ai que des médicaments de survie. Il n'y a aucune façon de guérir et d'enlever ce cancer», a fait savoir l'homme de 51 ans. Il s'est beaucoup intéressé aux travaux du Dr Day. «J'ai pris rendez-vous avec lui. Je suis allé visiter son laboratoire et je suis tombé par terre! Ce chercheur est proche d'une solution. On se motive l'un et l'autre», a raconté le patient.

Cette rencontre aura permis au chercheur de mettre un visage sur ses travaux. «Nous, les chercheurs, sommes toujours dans une bulle. Cela m'a permis de moduler la façon dont on voit les choses. Le défi qu'il nous a amené, c'est peut-être de faire cela un peu plus rapidement».

Quatre mille hommes meurent chaque année du cancer de la prostate au Canada. «Sans l'appui de la Société canadienne du cancer, nous ne pourrions faire nos travaux. Nous avons plusieurs idées, mais sans cette contribution, nous ne pourrions les mettre en action», a confirmé le chercheur. D'ici trois à cinq ans, le spécialiste vise les essais cliniques.

Pour Claude Marsolais, le temps est compté. Il continuera d'appuyer la recherche tant qu'il en aura la force pour qu'un jour, espère-t-il, on puisse guérir d'autres hommes dans sa situation. Il a choisi de s'accrocher à ses proches et aux belles choses de la vie.

«Je me sens plus heureux que lorsque je n'avais pas le cancer. C'est certain que j'aimerais mieux ne pas être malade, mais aujourd'hui, je trouve la vie belle. On n'en profite pas assez lorsqu'on travaille. On oublie de la savourer!»

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 23 Fév 2013 - 9:00

À propos d'avoir accès à la marijuana pour soulager quelques douleurs :

Citation :
«Le Programme d'accès à la marijuana à des fins médicales ne remplit pas sa mission tant les démarches d'obtention de l'exemption sont laborieuses, et donc que les malades n'ont pas accès à leur médication, les privant ainsi de leur droit à la vie, la sécurité et la liberté», peut-on lire dans la requête de Mmes Hamel et Simon-Potvin.

«En privant les malades de centres de distribution de cannabis à des fins médicales, se trouvent violés leur droit à la vie, la sécurité et la liberté, en contravention aux principes de justice fondamentale, ainsi que leur droit à l'égalité.»

Le gouvernement fédéral est intervenu dans le dossier depuis le dépôt de ces avis, dont le volet constitutionnel risque d'être regroupé en un seul dossier. On peut s'attendre à ce que ces procédures durent plusieurs années.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Jeu 21 Fév 2013 - 9:59


Traitement de radiothérapie loin de chez soi - De l'hébergement et du soutien disponibles à Montréal

QUÉBEC, le 21 févr. 2013 /CNW Telbec/ - La Fondation québécoise du cancer souhaite rappeler qu'elle offre des services de soutien au quotidien aux personnes atteintes de cancer, notamment par le biais de son service d'hébergement de Montréal. Rappelons que le Centre hospitalier universitaire de Québec prévoit, en raison d'une demande accrue de traitements en radiothérapie, rediriger à Montréal les gens de Québec et de l'Est-du-Québec ayant besoin de ces traitements.

« En plus de subir le choc d'un diagnostic de cancer et ses impacts au quotidien, il peut être difficile et éprouvant de devoir se déplacer à plusieurs kilomètres de chez soi pour recevoir des traitements. C'est pourquoi nous nous employons à créer des milieux de vie chaleureux pour les personnes confrontées à cette réalité. Si vous êtes dans cette situation, n'hésitez pas à faire appel à nous », affirme Mme Suzanne LeBreux, directrice générale de la Fondation québécoise du cancer.

La Fondation québécoise du cancer offre le plus important réseau d'hébergement au Québec pour les personnes atteintes de cancer devant se rapprocher de leur lieu de traitements. Dans ses Hôtelleries de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau, les résidants sont logés, nourris et accompagnés pour aussi peu que 25 $ par nuit.

À propos de la Fondation québécoise du cancer
Depuis plus de 30 ans, la Fondation québécoise du cancer est le principal organisme à s'occuper spécifiquement des personnes qui font face au cancer, une maladie qui touche près d'une personne sur deux au Québec et qui comporte de nombreux impacts au quotidien. Elle offre aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches des milieux de vie et des services de soutien qui comblent des besoins concrets et facilitent l'accès aux traitements médicaux. Info-cancer : 1 800 363-0063 |

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mer 20 Fév 2013 - 16:42

(Québec) Les patients de la grande région de Québec et du Bas-du-Fleuve atteints d'un cancer pourront subir leur traitement de radiothérapie dans la capitale, assure le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

«On va faire tout ce qu'il faut pour être capable d'offrir ces services aux patients qui ont à vivre avec un cancer», a réagi le ministre, ce matin, à la manchette du Soleil. «C'est déjà une maladie avec laquelle il est difficile de vivre, a-t-il ajouté. On n'ira pas demander aux patients d'aller ailleurs au Québec, à Sherbrooke ou aux États-Unis.»

Le projet de radiothérapie à l'Hôtel-Dieu-de-Lévis sera une «priorité importante» dans le prochain plan quinquennal d'immobilisations qui sera déposé «à brève échéance». «Dans quelques semaines», promet le ministre.

M. Hébert se fait rassurant pour les patients, le personnel et les voisins du centre de radiothérapie de l'Hôtel-Dieu de Québec quant aux risques de radiations radioactives liés à la surutilisation des appareils. Un rapport récent de l'établissement soutient qu'ils sont «actuellement à risque d'exposition».

«Actuellement, il n'y a pas de risque, affirme le ministre de la Santé. Le rapport mentionne que s'il fallait utiliser les appareils davantage, il y aurait un risque. Mais on va prendre les décisions responsables qui s'imposent pour être capables de rendre les services à la population sans qu'il y ait de risque.»

Selon le ministre péquiste, la situation qui prévaut est liée au laxisme de son prédécesseur libéral, Yves Bolduc, député de Jean-Talon.

«On voyait ce qui s'en venait au niveau de la radiothérapie dans la région de Québec, affirme M. Hébert. Mon prédécesseur n'a pas pris de toute évidence les décisions qui s'imposaient. Il a préféré faire des annonces un peu partout sans les attacher au Conseil du Trésor. Moi, je vais prendre des décisions basées sur des priorités, et non pas sur des échéanciers électoraux. (...)

«Il n'y avait rien d'attaché pour la radiothérapie dans la région de Québec dans le plan quinquennal, alors qu'il y a des rapports qui montrent qu'on a atteint la pleine capacité en termes de traitements et qu'il faut se doter d'appareils supplémentaires.»

---------

Dans cette entrevue radiophonique,la personne dit que les patients ne sont pas obligés de se déplacer mais c'est pour la radiothérapie.
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=164888

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Ven 15 Fév 2013 - 15:37

Québec injectera 10 millions de dollars sur quatre ans pour favoriser le développement de la «médecine spécialisée» dans le domaine du cancer.

Le Partenariat pour la médecine personnalisée en cancer (PMPC) recevra également 11,1 millions de dollars d'un groupe d'entreprises: Caprion Protéome, Oncozyme Pharma, Pfizer, Sanofi et Telus.

En oncologie, la médecine personnalisée consiste à utiliser l'information moléculaire provenant de tumeurs ou du sang d'un patient afin de caractériser plus précisément le type de cancer dont celui-ci est atteint et de trouver le traitement optimal.

Le PMPC s'emploiera plus particulièrement à développer et à valider de nouveaux «biomarqueurs», puis à encourager leur utilisation dans la pratique médicale. Les biomarqueurs sont des indicateurs qui aident à diagnostiquer une maladie, à suivre son évolution et à prédire l'action d'un médicament ou d'un traitement.

Le PMPC concentrera d'abord ses efforts sur certains cancers très courants, notamment les cancers du , du et du :sein : .

En conférence de presse à l'Université du Québec à Montréal, vendredi, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a soutenu que le PMPC allait «hisser le Québec parmi les précurseurs» dans le secteur de la recherche en médecine personnalisée.

Le président et chef de la direction de Caprion Protéome, Martin LeBlanc, a quant à lui estimé qu'à terme, la médecine personnalisée pourrait se traduire par des économies pour le système de santé en réduisant les effets secondaires des traitements.

Cette annonce survient alors que le gouvernement sabre dans ses subventions aux chercheurs. Plus tôt cette semaine, cependant, la première ministre Pauline Marois, a réduit les compressions dans ce domaine, les faisant passer de 63 à 36,5 millions de dollars.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 29 Jan 2013 - 11:23

Je mets ce petit texte que j'ai écrit ce matin dans un forum parce qu'il y a une longue citation d'un candidat à la chefferie du parti Libéral qui me semble très juste et qui parle de l'état du système de santé au Québec. À l'heure actuel ce candidat a un peu de retard sur un autre qui fut ministre de la santé au Québec.

Dans un article sur cyberpresse ce matin, ce M.Bachand dit exactement ce que je veux entendre d’un premier ministre sur le sujet de la santé vs les structures du système de santé :

“Dimanche, M. Bachand a parlé longuement de santé, des délais intolérables dans les urgences et pour des opérations. Pour mettre fin au «système universel de souffrance», le gouvernement devrait être tenu de donner les soins, sans égard aux structures.

«Je me fous des structures de l’État à un moment donné, cela fait 15 ans que je vois des gens qui attendent 45 heures en urgence, une femme qui attend trois ans pour son opération au dos. Je me fous des explications, qu’on s’organise pour le faire», a lancé M. Bachand.”

Et spontanément je lui souhaite bonne chance, j’espère qu’il va gagner et qu’il n’oubliera pas son idéal à ce moment-là. Quant à Couillard, il ne m’a pas impressionné du temps qu’il était ministre de la santé. Je lui reproche sa santé justement, sur le plan personnel le gars peut déborder d’intelligence, de possibilités, de moyens de faire de l’argent mais sur fond de Québécois qui en arrachent avec la maladie, je le trouvais trop “Brice the nice” si vous voyez ce que je veux dire, tout le monde se l’arrache mais le gars n’est pas fidèle à son premier amour qui était la médecine, il est toujours “too much” pour ce qu’il est en train de faire on dirait. Il donne l’impression malgré ce qu’il dit d’être instable et si on l’élit premier ministre du Québec, il va vouloir être premier mnistre du Canada, la semaine suivante.

Bachand a déjà été beau possiblement, mais sur les photos de ce matin, il ressemble un peu à monsieur Magoo, c’est un peu inquiétant mais il a commencé à oter ses lunettes ses lunettes c’est déjà ça.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 22 Jan 2013 - 15:23

Atteinte d’un cancer du avancé depuis cinq ans, Louise Lessard continue «à travailler, à voyager et à passer du temps de qualité» avec ses proches grâce à un nouveau traitement.

«Quand j’ai appris que j’avais un cancer du sein avancé (en 2007), j’ai communiqué avec la clinique des cancers familiaux (CHUM), a raconté Louise Lessard, cette démarche m’a amenée à rencontrer le Dr (André) Robidoux, une sommité dans le domaine du cancer du sein. J’ai connu la chimio conventionnelle et la radiothérapie, donc je suis en mesure de comparer.»

Chirurgien-oncologue au CHUM, le Dr Robidoux mène une étude avec huit patientes, dont Mme Lessard. «Ce traitement s’adresse uniquement aux femmes ménopausées, atteintes d’un cancer métastatique et qui a résisté aux traitements standards ou dont le cancer a progressé malgré les traitements standards», a-t-il expliqué.

«C’est une chimiothérapie ciblée qui donne au patient une bien meilleure qualité de vie et les effets secondaires sont moindres», a témoigné Louise Lessard. La prise quotidienne de pilules de marque AFINITOR, un médicament dont l'ingrédient actif est l'évérolimus, ne contraint pas le malade à se rendre à l’hôpital.

Louise Lessard «travaille à temps partiel, voyage et passe du temps de qualité avec les gens qu’(elle) aime».

Selon le Dr Robidoux, «le traitement a plus que doublé la survie des patientes et augmenté le taux de stabilité de la maladie».

«Sur 18 mois, la survie passe de 3,2 mois à 7,6 mois, a-t-il souligné. La survie globale passe de 2,3% avec un traitement traditionnel à 6,8% avec ce type de traitement».

Ce traitement marque «une bonne progression dans une maladie difficile à traiter qui retarde la détérioration de la qualité de vie», selon le chirurgien-oncologue.

En mai dernier, Santé Canada a délivré un avis de conformité avec conditions pour l'utilisation d'AFINITOR et a émis une autorisation de mise en marché. Mais, le ministère de la Santé du Québec n'a pas encore autorisé le remboursement du traitement, une décision que le Dr Robidoux attend avec impatience.

Le cancer du sein avancé est actuellement considéré comme une maladie incurable. En 2012, près de 22 700 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein au Canada, dont environ 10% avancé et/ou métastatique.

«Je suis reconnaissante aux chercheurs et aux médecins qui travaillent d'arrache-pied pour trouver des traitements qui contrôlent la progression de la maladie, tout en laissant une qualité de vie appréciable», a dit Louise Lessard.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Lun 21 Jan 2013 - 11:38



De plus en plus de Québécois sont prêts à ouvrir leur portefeuille pour être soignés. Et pas seulement les plus fortunés.

C'est le cas d'Alida Saint-Jean, qui a payé 16 000$ pour le remplacement d'une hanche dans une clinique privée de Laval en mai dernier. En fait, ce sont les quatre enfants de la dame de 87 ans qui se sont cotisés pour assumer les coûts de l'opération, puisque ses revenus de retraite sont insuffisants pour absorber une telle facture. «Ça faisait deux ans que j'avais de la difficulté à marcher, explique cette arrière-grand-mère toujours très active. Mais lorsque j'ai appelé dans les hôpitaux pour tenter d'avoir un rendez-vous, on m'a dit que l'attente était de deux ans ou plus avant d'avoir une place en chirurgie. C'était trop long.»

Plusieurs entrepreneurs ou travailleurs autonomes font aussi le calcul que le temps passé dans une salle d'attente avant de voir un médecin leur coûte très cher.

«Dernièrement, une jeune mère de famille monoparentale qui était serveuse dans un restaurant a payé 100$ pour une consultation, raconte le Dr Luc Bessette, propriétaire de la clinique Créa-MED, au centre-ville de Montréal, où plus de 5000 patients ont ouvert un dossier. Si cette femme était allée aux urgences, elle aurait sacrifié une journée de travail. Pour elle, c'était plus rentable de payer pour éviter une longue attente.»

Il reste que tout le monde n'a pas les moyens de payer 16 000$ pour le remplacement d'une hanche. «C'est certain. Mais pour un entrepreneur ou un travailleur saisonnier dans la construction, par exemple, c'est peut-être plus intéressant de payer plutôt que d'arrêter de travailler pendant plusieurs mois et de perdre des clients», répond le Dr Nicolas Duval, un orthopédiste qui soigne de 400 à 500 patients par année dans sa clinique de Laval, la seule au Canada à offrir cette procédure au privé.

Les assureurs font parfois le même calcul. Chez Desjardins, on a déjà payé le recours à une clinique privée pour obtenir un traitement plus rapide pour un client qui recevait des prestations d'invalidité de son assurance collective, explique Caroline Phemius, porte-parole de Desjardins Sécurité Financière. Ça peut être une décision payante, pour accélérer le retour au travail et diminuer la somme versée en prestations.

La place du privé dans le domaine de la santé suscite bien des débats. Mais pour une personne qui a mal, qui est malade, qui doit cesser ses activités à cause d'un problème de santé, la question prend une autre dimension. Plusieurs sont prêts à garder la vieille voiture un peu plus longtemps, ou à reporter à plus tard un voyage dans le Sud, afin de pouvoir payer la clinique où on s'occupera rapidement de leur problème. «Les gens dépensent plus annuellement pour l'entretien de leur voiture, ou chez le coiffeur, que lors d'une visite ici, illustre le Dr Bessette. Pourtant, le seul véhicule que vous risquez de garder jusqu'à la fin de votre vie, c'est votre corps.»

QUELQUES EXEMPLES DE TARIFS

> Installation d'une prothèse de la hanche ou du genou : 18 000$

> Coloscopie : 500$

> Visite à domicile d'un omnipraticien : 195$ en semaine, 245$ le week-end

> Consultation en clinique avec un omnipraticien : de 100 à 300$

> Examen gynécologique : 175$

> Consultation téléphonique : de 50 à 80$

> Bilan de santé complet : 500 à 1800$

> Chirurgie de la cataracte : de 2000 à 3000$ par oeil

LE RÉSEAU PUBLIC HONNI

Selon un sondage mené par l'Institut Environics, dont les résultats ont été dévoilés la semaine dernière, les Québécois sont plus nombreux que les autres Canadiens à vouloir avoir la possibilité de payer pour des soins de santé privés, lorsque les mêmes services dans le réseau public ne sont pas accessibles assez rapidement.

APPUI AU PRIVÉ

Ensemble du Canada : 54%

Québec : 66%

Ontario: 46%

Alberta 48%

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Dim 20 Jan 2013 - 17:45


Marie-Michèle Sioui
La Presse Canadienne

L'assurance-autonomie, pierre angulaire de la politique nationale de soins et de services à domicile du Parti québécois, doit être mise en place en avril 2014. Le financement à l'activité des hôpitaux, lui, devra attendre.

De l'aéroport où il attendait l'avion qui le mènera en Europe pour y rencontrer ses homologues français et belges, le ministre de la Santé Réjean Hébert a indiqué dimanche que sa visite portait surtout sur les aspects juridiques d'une assurance-autonomie, mais également sur son fonctionnement et son financement.

À propos de ce dernier sujet, il assure que les sommes déjà consacrées aux personnes âgées en perte d'autonomie, qui totalisent 3 milliards $, seraient transférées à la nouvelle assurance et combinées aux 500 millions $ que le Parti québécois s'est engagé à consacrer à l'aide à domicile.

Pour l'instant, donc, pas question d'imposer des tarifs pour financer cette mesure.

De l'avis du ministre, la mise en place de l'assurance-autonomie viendra soulager les aidants naturels, qui «réclament plus de services financés par l'État», selon lui. L'assurance reprendrait un modèle semblable à celui de l'assurance-emploi, afin que l'État puisse verser une allocation aux personnes âgées et aux proches aidants pour des soins à domicile ou en hébergement.

À l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, la nouvelle reçoit un accueil mitigé.

«Sur le long terme, le pari des soins à domicile est une bonne idée, mais il ne faut pas laisser tomber les gens qui ont des besoins immédiats, lance le porte-parole de l'Association, Mathieu Santerre. Il y a 4000 personnes sur des listes d'attente pour aller en CHSLD centres d'hébergement de longue durée. On veut des gestes concrets dès ce printemps.»

De l'aveu de M. Hébert, le dossier de l'assurance-autonomie est plus avancé que celui du financement à l'activité, inspiré de la réforme française de l'assurance-maladie adoptée en 2004.

Coïncidence s'il en est une, un système de financement en fonction du poids relatif - basé sur une grille de pondération liée aux disciplines et aux cycles d'études - est actuellement en vigueur dans le milieu de l'éducation supérieure, et il a bien des détracteurs. D'aucuns dénoncent une course aux étudiants et y voient une explication pour la délocalisation des campus universitaires et la gestion «bancale» d'institutions d'enseignement.

Assiterons-nous donc à une course aux patients?

«Je viens voir les impacts positifs, mais aussi les négatifs, répond M. Hébert, prudent. Je veux savoir si les effets négatifs sont évitables et s'ils contrebalancent les effets bénéfiques.»

Il rappelle que des modèles de financement semblables sont en vigueur en France, en Angleterre, en Suède et en Australie, et que des observateurs québécois les analysent de près.

En France, le ministre Hébert doit rencontrer la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay.

Il s'entretiendra ensuite avec la ministre wallonne de la Santé, Éliane Tillieux, et le ministre flamand du Bien-Être, Jo Vandeurzen, en Belgique.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 19 Jan 2013 - 12:14

Bon dieu ça va aller jusqu'où?????????????? ça fait peur.
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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 19 Jan 2013 - 11:39

Atroce :

Au lieu de baisser les bras, le gouvernement devrait revenir à la charge avec la cible d'attente de 12 heures des libéraux pour les patients sur les civières et redéfinir les taux d'occupation, estime la direction des urgences de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, et ce, en commençant par dévoiler à la population le véritable portrait dans les urgences du Québec. Un portrait très noir, constate La Presse.

Les urgences de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal ont beau avoir été rénovées au coût de 28 millions pour accélérer les soins, elles débordent. Faute d'espace, une trentaine de patients sont cordés dans des couloirs qui servent normalement de passages. Des malades sont couchés dans un coin où on remise normalement de l'équipement médical. Et les jours où ça va vraiment mal, des patients sont placés dans les salles de réanimation le temps qu'on dégage une civière ailleurs ou que les médecins parviennent à les faire hospitaliser sur les étages.

Les chiffres officiels de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal ont fait état d'un taux d'occupation de 167% cette semaine, avec 77 patients pour 46 civières. Il faut souligner que cette photo des urgences est prise à 8h le matin. Mais c'est loin d'être le reflet de la réalité au pic de 14h dans cet hôpital spécialisé en traumatologie, estime la direction de Sacré-Coeur. Il faudrait plutôt parler d'un taux d'occupation de 267%, avec une durée d'attente moyenne sur les civières de 34 heures, s'entendent pour dire les chefs des urgences. «On fait ce qu'on peut», lance la Dre Marie-Michelle Robert, chef du service, en invitant La Presse à constater la situation sur les lieux.

Dans les faits, faute de lits sur les étages, trois unités de débordement roulent presque en permanence. Quand la grippe a atteint des sommets, en décembre, le personnel devait traiter plus de 20 patients alités chaque jour, avec le défi de les isoler. Des ambulances sont fréquemment détournées. Et certains jours, jusqu'à trois opérations non urgentes sont annulées pour libérer des lits.

Un nombre suffisant de médecins

Ici, ce n'est pourtant pas le personnel qui manque ni l'accès aux spécialistes, affirme-t-on. Le jour, 6 médecins sont présents, avec 23 infirmières, 4 auxiliaires et 5 préposés. Quatre médecins montent la garde en soirée, deux durant la nuit. «Il faut que la radiologie puisse accueillir les patients, le personnel des autres services aussi, explique la Dre Robert. Si nous étions davantage de médecins pour soigner les patients aux urgences, on saturerait le système.»

La Dre Robert et le chef des urgences, Martin Reed, admettent que la situation est décourageante pour les patients. «Mais on est capables», disent-ils. «La durée moyenne d'attente sur les civières devrait être de 12 heures, estime la Dre Robert. Il faut viser ça. Dans un délai de 12 heures, on devrait savoir où va notre patient. Il y a sûrement un moyen d'y parvenir.»

«Les urgences, c'est la porte d'entrée d'un hôpital, ajoute Martin Reed. Quand on regarde les taux d'occupation aux urgences, il faudrait tenir compte du débordement aux étages. C'est un tout. Ce n'est pas juste la faute des urgences si ça déborde.»

Chambres à rénover

Depuis trois ans, Sacré-Coeur tente par tous les moyens de réussir. Mais force est d'admettre que la volonté ne suffit pas. Si les urgences sont flambant neuves, les étages sont vétustes. Il y a encore des chambres de quatre lits, avec des toilettes communes. Rien pour freiner les infections nosocomiales, comme le Clostridiumdifficile. À l'instar de plusieurs établissements, Sacré-Coeur espère que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, débloquera l'argent pour moderniser les étages. Récemment, il a déclaré que tous les projets approuvés sous les libéraux sont à l'étude, et qu'il faudra déterminer les priorités. «Il y en a trop», a-t-il dit.

Malgré la crise, la Dre Robert a un message différent de plusieurs urgentologues à passer aux patients. «Il faut aller aux urgences quand on est malade et qu'on ne peut pas consulter un médecin ailleurs dans le réseau, dit-elle. Ce n'est pas vrai que les gens se présentent pour rien. Souvent, pour les gens, venir ici est le pire jour de leur vie. J'aime mieux retourner à la maison un patient qui avait mal à la tête, et qui n'avait rien, que de le savoir seul et inquiet, à la maison.»

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Jeu 17 Jan 2013 - 11:15

Exclusif - Au cours des cinq dernières années, les omnipraticiens du Québec ont offert de moins en moins de services médicaux à leurs patients, même si leur rémunération a augmenté d'environ 35 %, selon de nouvelles statistiques de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

De plus, malgré l'arrivée de 500 nouveaux médecins durant cette période, le nombre total de services médicaux offerts par l'ensemble des omnipraticiens a diminué, montrent ces statistiques.

Depuis 2007, les montants versés aux omnipraticiens par la RAMQ ne cessent de croître : de 1,3 milliard de dollars, ils sont passés à près de 1,8 milliard par année. Les montants versés pour chaque acte médical ont également augmenté.

Par contre, le nombre de services médicaux reçus par habitant lui, diminue. Il est en de même pour le nombre de services offerts par chaque médecin.





« Nos médecins font ce que n'importe quel humain ferait. Ils se disent : "En travaillant un peu moins, je suis capable d'obtenir des revenus identiques à ceux que j'avais avec l'ancien tarif à l'acte" », explique Damien Contandriopoulos, chercheur à l'Institut de recherche en santé publique qui a fait la synthèse des plus récents chiffres de la RAMQ.

« En économie, on appelle ça "l'effet de revenu", c'est-à-dire que si vous augmentez le salaire horaire d'une personne, ou son salaire unitaire - ici on parle d'actes - vous allez avoir un réflexe normal chez n'importe quel travailleur de dire : "Je vais prendre une partie de cette augmentation-là et améliorer ma qualité de vie." En gros, il s'agit de travailler moins et une partie des augmentations sert à augmenter ses revenus », explique-t-il.

Pour le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, ces résultats s'expliquent par le vieillissement de la population.

« Cela prend maintenant au médecin de plus en plus de temps pour faire la même visite, pour voir le même patient. C'est facile à comprendre, les gens sont plus vieux et sont plus malades. Ils ont des problèmes chroniques », explique le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.

Depuis cinq ans, le Québec fait un effort considérable pour former plus d'omnipraticiens. En 2007, 7878 omnipraticiens pratiquaient au Québec. En 2011, on comptait 478 médecins de plus. Mais le nombre total de services médicaux offerts aux Québécois est néanmoins en baisse.

« Les nouveaux médecins que l'on forme ont effectivement des ambitions de conciliation travail-famille qui sont de travailler moins que ce que les médecins faisaient il y a 40 ans, ce qui est parfaitement légitime », poursuit Damien Contandriopoulos. Ce qui alimente l'idée qu'il faudrait plus de médecins, juge-t-il.

Durant cette période de cinq ans, la population du Québec a augmenté de près de 400 000 habitants. Par ailleurs, 2 millions de Québécois n'ont pas de médecins de famille.

D'après un reportage de Michel Rochon


http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2013/01/16/001-medecins-omnipraticiens-moins-services.shtml?isAutoPlay=1

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Lun 10 Déc 2012 - 19:53

À compter du printemps prochain, les pharmaciens pourront prescrire une dizaine de médicaments et renouveler la plupart des ordonnances d'un médecin, a annoncé lundi après-midi le ministre de la Santé, Réjean Hébert. Il reste toutefois encore à déterminer comment seront rémunérés les pharmaciens pour la réalisation de ces nouveaux actes médicaux.

L'entente dans le but d'élargir les pouvoirs de prescription des pharmaciens avait déjà été conclue plus tôt cette année entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et le Collège des médecins du Québec et l'Ordre des pharmaciens. Aujourd'hui, les deux ordres professionnels ont annoncé qu'ils s'étaient entendus sur les activités qu'ils pourront désormais partager.

Ils ont aussi convenu de 11 conditions de santé pour lesquelles les pharmaciens pourront bientôt prescrire des médicaments. Il s'agit notamment de l'herpès labial, des vaginites, de l'acné mineure, de la prévention du paludisme, du traitement de la diarrhée du voyageur, des nausées chez les femmes enceintes et de la contraception hormonale pour les femmes qui ont pris la pilule du lendemain en attendant leur rendez-vous avec le médecin.

Les pharmaciens pourront aussi prolonger ou ajuster une ordonnance d'un médecin pour les patients qui souffrent d'une maladie chronique dont l'état est stable. Ils pourront aussi la substituer en cas de rupture d'approvisionnement complète au Québec. Ils pourront également administrer un médicament afin d'en démontrer l'usage approprié. Les pharmaciens qui travaillent dans les hôpitaux auront enfin le droit de prescrire et analyser des tests de laboratoires aux fins de la thérapie médicamenteuse.

«Les patients sont les grands gagnants de cette entente. Ils pourront profiter davatange de l'expertise des pharmaciens», s'est réjoui le Dr Hébert lors d'un point de presse à Montréal. «Le Québec était la province canadienne qui utilisait le moins les pharmaciens pour l'accès à la première ligne et avec l'adoption de ce règlement-là on devient la première.»

«Ça va aussi permettre de mieux suivre et contrôler les conditions chroniques qui deviennent plus en plus importantes et qui expliquent une grande partie de l'engorgement des urgences de nos hôpitaux», a-t-il ajouté.

Avant d'obtenir ces nouvelles responsabilités, environ 6000 pharmaciens devront être formés au cours des prochains mois. Le gouvernement devra aussi négocier la rémunération de chaque acte avec le syndicat qui représente les pharmaciens, l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Le ministre Hébert est toutefois resté flou sur cette question. Il reste aussi quelques étapes légales à franchir.

L'ancien ministre de Santé, Yves Bolduc, qui avait déposé le projet de loi modifiant la Loi sur la pharmacie en novembre dernier, s'est réjoui de la progression du dossier. «C'est une excellente nouvelle pour l'accessibilité des soins. Il s'agit d'une avancée tant pour les pharmaciens que les médecins», a-t-il affirmé en entrevue téléphonique.

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Mar 27 Nov 2012 - 10:49

Le gouvernement du Québec emboîte le pas à l'Ontario et à l'Alberta, et s'apprête à dévoiler les temps d'attente aux urgences pour la clientèle ambulatoire, c'est-à-dire les patients qui ne sont pas sur des civières.

Ce précédent, qui n'a jamais pu être réalisé par la province jusqu'à maintenant, permettra d'avoir un portrait plus juste des délais d'attente dans les hôpitaux. Il sera ainsi possible de viser de nouvelles cibles d'attente, a appris La Presse. Actuellement, seuls les temps d'attente pour les patients sur civière sont calculés. Au ministère de la Santé, la direction a confirmé l'information, tout en précisant qu'il faudra attendre au moins jusqu'à l'été prochain avant que les données soient dévoilées publiquement.

En tournée en Estrie vendredi, puis occupé par d'autres obligations hier, le ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, n'a pas été en mesure de préciser ses intentions à ce sujet. Mais selon nos informations, le gouvernement veut s'inspirer de l'Ontario en distinguant les délais ambulatoires des délais sur civière -des cas qui nécessitent souvent une hospitalisation. Comme l'a expliqué La Presse dans un dossier publié récemment, l'Ontario a une cible de huit heures d'attente pour les cas complexes et de quatre heures pour les affections mineures.

Dans les urgences du Québec, il y a déjà belle lurette que les temps d'attente sont calculés à partir du triage pour tous les patients. Toutefois, l'absence d'un réseau informatique centralisé n'a jamais permis de compiler les données.

Le Dr Yves Bolduc, ancien ministre de la Santé, voit d'un bon oeil l'initiative du gouvernement. Il estime qu'environ 60% des visites aux urgences sont ambulatoires. Selon lui, au moins 30% de ces patients pourraient être soignés dans des cliniques, par exemple dans des groupes de médecine familiale (GMF).

«Il faut cependant mesurer l'attente en fonction des codes de priorité établis au triage, estime-t-il. Les codes 3 sont généralement vus en trois heures, et les codes 4 et 5 en deux heures. Il faut aussi comparer les urgences avec des établissements similaires. On remarque entre autres que dans certaines urgences, comme à l'hôpital de La Baie, il n'y a presque pas de patients sur civière. Dans d'autres, comme à l'Hôpital général juif de Montréal, il y a de gros cas, qui nécessitent souvent des hospitalisations.»

Me Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, croit qu'il est grand temps que le gouvernement calcule les délais d'attente ambulatoires. «Nous sommes en train d'implanter les groupes de médecine familiale au Québec. Avoir ces données permettrait d'obtenir un portrait plus clair et de pouvoir diriger des patients ailleurs.»

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MessageSujet: Re: La réalité de la médecine au Québec   Sam 24 Nov 2012 - 10:27



Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse



À peine un peu de sang dans les selles. À 39 ans, Barry Stein n'imaginait pas qu'il souffrait d'un cancer. Son médecin non plus, d'ailleurs. Ce dernier lui a néanmoins prescrit un test... qu'il a négligé de faire. Recueillir ses selles lui semblait trop repoussant.

«Mais un an plus tard, un de mes confrères est tombé malade. Il est mort du cancer colorectal après trois mois. Je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée de passer le test finalement», se souvient M. Stein.

Après deux coloscopies, en 1995, le verdict est tombé: cancer colorectal. «Noël approchait, alors j'ai pris des vacances en Floride avec ma famille. Je me suis dit que je réglerais ça au retour, raconte-t-il. J'ai pensé que s'il y avait un peu de cancer, on allait l'enlever et c'est tout. J'ai été très naïf, je n'avais aucune connaissance à ce sujet.»

Lors de l'opération, le médecin a découvert des métastases au foie. M. Stein devait être réopéré par un autre spécialiste. Mais l'intervention a été reportée trois fois. L'avocat a donc décidé de se rendre à New York pour être soigné. Quatre opérations et quelques traitements de chimiothérapie plus tard, il n'y avait plus de traces de cancer. M. Stein a toutefois dû faire appel aux tribunaux pour forcer la Régie de l'assurance maladie du Québec à rembourser ses traitements. Il a obtenu gain de cause en 1999.

À la même période, il a appris que le cancer était revenu, aux poumons cette fois. Il a fallu trois nouvelles interventions et de la chimiothérapie pour en venir à bout. Malgré tout, il s'estime chanceux. «Le cancer a progressé selon une certaine séquence. Nous pouvions donc soigner un organe à la fois, explique-t-il. Chez certaines personnes, il se propage dans tout le corps en même temps.»

Des moments difficiles

L'inquiétude et la douleur ont souvent privé de sommeil le père de trois enfants tout jeunes à l'époque. Il assure toutefois qu'il n'a jamais été découragé. Malgré tout, il avait l'impression d'avoir un certain pouvoir sur la situation. Il n'a pas réalisé tout de suite l'impact de la maladie sur ses proches. «À New York, j'ai rencontré une psychothérapeute. La première chose qu'elle a faite a été de demander à ma femme comment elle allait. C'est la première fois que j'ai réalisé que mon cancer n'était pas que le mien. C'était aussi celui de ma famille», se souvient-il.

D'ailleurs, sa femme et lui ont lancé Anzie, boutique de bijoux et d'accessoires, afin d'amasser des fonds pour la recherche sur le cancer colorectal. Encore aujourd'hui, les bracelets «Lifesaver» permettent de récolter de l'argent pour différentes organisations caritatives. Pendant sa maladie, M. Stein a aussi travaillé à la mise en place à Montréal du Gilda's Club, un centre de bien-être pour les personnes cancéreuses et leur famille qui existe aussi ailleurs et qui est nommé ainsi en mémoire de la comédienne américaine Gilda Radner, morte du cancer des ovaires en 1989. «Depuis, nous avons vendu la maison et avons créé un nouveau centre avec l'Hôpital général juif», note M. Stein.

Aujourd'hui, Barry Stein se porte bien et est un grand-père heureux. Le président et fondateur de l'Association canadienne du cancer colorectal continue toutefois de se battre pour assurer un meilleur accès aux soins et sensibiliser la population à cette maladie.

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