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 Capitalisme, argent pour la recherche.

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Denis
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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Dim 24 Jan 2016 - 15:56

Le vice-président des États-Unis Joe Biden se lance un objectif ambitieux pour sa dernière année en fonction. Il souhaite éliminer tous les obstacles dans le domaine médical pour que les scientifiques puissent enfin trouver un remède au cancer et éradiquer éventuellement la maladie.

M. Biden a choisi le centre oncologique Abramson, à Philadelphie, pour son lancement afin de souligner les avancées de l'institut en immunothérapie - qui permet aux patients de se défendre contre les cellules cancéreuses avec leur propre système immunitaire.

Après avoir visité les installations, M. Biden s'est entretenu avec un groupe de médecins, de chercheurs et d'universitaires pour discuter des récents progrès en la matière.

Le vice-président des États-Unis a dit à ses interlocuteurs qu'ils étaient «à l'orée» d'effectuer des «percées phénoménales». Il a ajouté qu'ils se situaient actuellement à un «point critique» de la lutte contre le cancer.

Alors qu'il reste moins d'un an à l'administration Obama, le vice-président Biden n'a pas encore exposé son plan précis sur ce qu'il prévoit faire qui n'a pas déjà été essayé par le passé - dès les 1970, le président Richard Nixon avait déclaré «la guerre au cancer».

M. Biden a indiqué qu'en plus de faire la promotion d'un financement accru pour la recherche, il utilisera son pouvoir d'influence pour «briser» le travail en vase clos, profondément ancré dans le domaine fragmenté du cancer.

Depuis la première fois qu'il a parlé de son objectif ambitieux, au mois d'octobre, M. Biden a tenté de comprendre ce qui freine les experts dans leur quête d'un remède. Sa conclusion: le mot «cancer» est lui-même assez puissant pour ralentir ces efforts.

En rencontrant les scientifiques, vendredi, M. Biden a rappelé l'adage de son grand-père selon lequel il y a trois types de politique: la politique de l'Église, la politique du travail et la politique normale. «J'espère que vous ne serez pas offensés, mais il y a quatre types de politiques aux États-Unis. Il y a la politique du cancer», a-t-il précisé.

Mais Jim Greenwood, qui représente l'industrie de la biotechnologie, a souligné qu'il y avait une raison pour laquelle les organisations gardent pour elles les informations sur le développement de traitements.

«Il y a des droits de propriété et le modèle pour développer des médicaments aux États-Unis est conçu par le secteur privé. Cela signifie qu'il y a de la compétition, et il y a plusieurs avantages à cela», a-t-il remarqué.

Malgré cela, M. Biden s'est désolé que le système actuel soit fortement cloisonné entre les chercheurs. Dans la prochaine année, il incitera les spécialistes à partager davantage les données relatives à leurs patients et les résultats de leurs traitements.

«J'espère que je peux être un catalyseur (...) pour que tout le monde soit sur la même longueur d'onde», a-t-il soutenu.

L'un des points importants sera l'avancée dans le domaine de l'immunothérapie. Au centre de Philadelphie, les chercheurs examinent ce qui est connu comme étant le «récepteur antigénique chimérique». Cette technologie permet aux médecins de prélever les cellules immunitaires des patients, y travailler pour qu'elles soient aptes à combattre le cancer et de les réinjecter dans le corps de cette personne.

La Maison-Blanche a précisé que 250 patients avaient été traités avec cette technologie et les résultats préliminaires se sont avérés prometteurs.

Pour Joe Biden, les implications émotives d'une telle mission sont évidentes. Son fils Beau Biden a succombé à un cancer du cerveau à l'âge de 46 ans au mois de mai, ce qui l'a mené à une longue période de deuil sous les projecteurs.

«Il est en mode solution. Il est plus à l'aise dans ce domaine en raison de son souhait d'éliminer ce qui lui a causé tant de peine», a analysé l'ancien sénateur Ted Kaufman, un grand ami de M. Biden.

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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Lun 23 Nov 2015 - 10:51



Les groupes pharmaceutiques Pfizer et Allergan ont officialisé lundi leur projet de mégafusion dans une opération estimée à 160 milliards $ américains, une transaction qui permettra notamment au groupe américain d’alléger sa facture fiscale.

Cette fusion complexe entre le fabricant du Viagra, basé aux États-Unis, et celui du traitement antirides Botox, basé en Irlande, devrait être finalisée au deuxième semestre 2016.

L’opération, approuvée par les conseils d’administration des deux groupes, prévoit que les deux entreprises soient regroupées sous l’entité juridique d’Allergan, qui deviendra la maison-mère, puis renommée Pfizer.

Le siège opérationnel de la nouvelle société sera basé à New York mais son siège administratif restera bien en Irlande. La société sera elle cotée à Wall Street sous le symbole de Pfizer (PFE).

Selon des sources proches du dossier, Pfizer souhaitait pouvoir échapper aux nouvelles mesures du Trésor visant à rendre difficile l’évitement fiscal des entreprises américaines qui veulent se domicilier à l’étranger par le biais d’acquisitions ou «Tax Inversion».

Le laboratoire américain dispose d’un gros trésor de guerre logé à l’étranger et il ne souhaite pas le rapatrier aux États-Unis par peur de payer trop d’impôts.

Selon un communiqué commun de deux entreprises, l’opération représente une prime de 30% sur le cours de clôture de leur action respective du 28 octobre, quand ils avaient confirmé l’existence de discussions sur leur rapprochement.

Les actionnaires actuels de Pfizer détiendront 56% de la nouvelle entreprise, et ceux d’Allergan 44%. Les actionnaires d’Allergan se verront proposés 363,63 dollars par titre, et ceux de Pfizer 32,18 $.

Pfizer prendra aussi le dessus au conseil d’administration de cette future entreprise, avec 11 membres issus de ses rangs, contre seulement 4 pour Allergan.

Pfizer prévoit que l’opération lui sera financièrement favorable à partir de 2018.

C’est le plus gros projet de fusion annoncé cette année, devant celui des brasseurs SabMiller et AB Inbev (112 milliards d’euros).
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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Mar 23 Juin 2015 - 10:47

The costs associated with cancer drug prices have risen dramatically over the past 15 years, which is of concern to many top oncologists. In a new analysis, researchers at The University of Texas MD Anderson Cancer Center concluded the majority of existing treatments for hematologic, or blood, cancers are currently priced too high to be considered cost-effective in the United States. Their findings are published in the current issue of the journal Cancer.

There have been substantial improvements in survival and quality of life after treatment for hematologic cancers in recent years, but drug costs have also skyrocketed. High prices have placed a significant financial burden on patients facing these diseases, especially in light of falling household income levels. In fact, up to 20 percent of patients may forgo treatment or significantly compromise their treatment plan due to high drug costs, according to a 2014 study.

A 2015 report suggesting that hematologic cancer drugs provide good value for money raised concerns for MD Anderson researchers Jagpreet Chhatwal, Ph.D., study lead and assistant professor, Health Services Research, and Hagop Kantarjian, M.D., senior author and professor and chair, leukemia.

The prior study calculated cost-effectiveness for these drugs based on 29 studies of 9 treatments for hematologic cancers, including chronic myeloid leukemia (CML), chronic lymphocytic leukemia (CLL), non-Hodgkin's lymphoma (NHL) and multiple myeloma (MM). The results indicate that these drugs provided reasonable value for the money in the U.S.

However, those cost-effectiveness calculations were performed using drug prices at the time of the original studies, and often included prices from countries outside of the U.S., the researchers explain. Therefore, Chhatwal and Kantarjian performed a critical re-analysis of the prior study using current drug prices in U.S. dollars.

'We found that, in a majority of the studies, the incremental cost-effectiveness ratios (ICERs) were substantially higher than the previously reported values,' says Chhatwal. 'This led us to the conclusion that current prices are too high to say that the drugs provide a good value for the money.'

Cost-effectiveness is commonly interpreted in terms of the cost needed to gain an additional quality year of life. A threshold value of $50,000 is widely accepted, below which the treatment can be considered cost-effective.

The researchers were able to re-analyze 20 of the 29 studies with updated drug prices in the current U.S. market. Upon doing this, they found that 63 percent of those studies had costs per additional life-year higher than the $50,000 threshold. Several studies resulted in costs of $210,000 to $426,000 per additional life-year, many times higher than conventionally accepted levels.

This indicates that, although the drugs may have been cost-effective originally, their current prices cannot be justified based upon improved quality of life.

One of the drugs evaluated, imatinib, was priced at $26,000 per year of therapy in 2001 and $132,000 per year in 2014. The price increase in imatinib and other drugs evaluated is not the result of new and improved versions, but instead is simply the result of rising prices charged by drug companies, explains Chhatwal.

This is not the case only for hematologic cancer drugs, but is evident across the spectrum of new cancer therapies. In fact, rising drug prices were recently the target of much criticism at the 2015 American Society of Clinical Oncology Annual Meeting in Chicago.

'The trend for drug prices continues to go upward,' says Chhatwal. 'This is very concerning, particularly for new drugs coming to market soon that are almost all priced above $100,000 per year of treatment. This is becoming very unaffordable and unsustainable.'

Perhaps more disturbing are the long-term implications of rising prices, explains Chhatwal. Many of these drugs are meant to be taken daily for years to manage cancer. Current drug prices could cause extremely large financial burdens, even for the well insured.

The authors argue that many patients cannot afford the treatments and will be forced to decide between using financial resources to prolong their lives and saving money for their families in the future. They conclude that regulating the cost of new treatments, as done in many European countries, will make health care more affordable and valuable for patients and providers in the U.S.

---

Les coûts associés aux prix des médicaments contre le cancer ont augmenté de façon spectaculaire au cours des 15 dernières années, ce qui est source de préoccupation pour de nombreux grands oncologues. Dans une nouvelle analyse, les chercheurs de l'Université du Texas MD Anderson Cancer Center a conclu la majorité des traitements hématologique existants pour les cancers sont actuellement au prix trop élevé pour être considéré comme rentable aux États-Unis. Leurs résultats sont publiés dans le numéro actuel de la revue Cancer.

Il ya eu des améliorations substantielles dans la survie et la qualité de vie après le traitement pour les cancers hématologiques au cours des dernières années, mais les coûts des médicaments ont également monté en flèche. Les prix élevés ont placé un fardeau financier important sur les patients confrontés à ces maladies, en particulier à la lumière des niveaux de revenu des ménages en baisse. En fait, jusqu'à 20 pour cent des patients peuvent renoncer à un traitement ou significativement compromettre leur plan de traitement en raison des coûts élevés des médicaments, selon une étude de 2014.

Un rapport 2015 suggérant que les médicaments contre le cancer hématologique fournir une bonne valeur pour l'argent a soulevé des inquiétudes pour les chercheurs de MD Anderson Jagpreet Chhatwal et Hagop Kantarjian, MD.

L'étude a calculé la rentabilité avant de ces médicaments sur la base de 29 études de 9 traitements pour les cancers hématologiques, y compris la leucémie myéloïde chronique (LMC), la leucémie lymphoïde chronique (CLL), un lymphome non hodgkinien (NHL) et le myélome multiple (MM). Les résultats indiquent que ces médicaments fournissent une valeur raisonnable pour l'argent aux États-Unis

Cependant, ces calculs coût-efficacité ont été réalisées en utilisant les prix des médicaments au moment des études originales, et souvent inclus les prix provenant de pays hors des Etats-Unis, expliquent les chercheurs. Par conséquent, Chhatwal et Kantarjian ont effectué une nouvelle analyse critique de l'étude préalable à l'aide des prix des médicaments actuels en dollars américains.

«Nous avons constaté que, dans la majorité des études, les ratios coût-efficacité différentiel (RCED) étaient sensiblement plus élevés que les valeurs précédemment rapportés, dit Chhatwal. «Cela nous a conduit à la conclusion que les prix actuels sont trop élevés pour dire que les médicaments offrent une bonne valeur pour l'argent."

Le Coût-efficacité est généralement interprété en termes de coût nécessaire pour gagner une année supplémentaire de qualité de vie. Une valeur de seuil de 50.000 $ est largement acceptée, en dessous de laquelle le traitement peut être considéré comme rentable.

Les chercheurs ont pu analyser de nouveau 20 des 29 études avec les prix des médicaments mis à jour dans le marché actuel des États-Unis. En faisant cela, ils ont constaté que 63 pour cent de ces études avait des coûts supplémentaires par année de vie plus élevé que le seuil de 50.000 dollars. Plusieurs études ont entraîné des coûts de $ 210,000 à $ 426,000 par année de vie supplémentaire, beaucoup plus élevé que les niveaux conventionnellement reconnus.

Cela indique que, bien que les médicaments peuvent avoir été rentable à l'origine, leurs prix courants ne peuvent pas être justifiées sur la base de l'amélioration de la qualité de vie.

L'un des médicaments évalués, l'imatinib, l'a été au prix de $ 26,000 par année de traitement en 2001 et $ 132 000 par an en 2014. La hausse des prix de l'imatinib et de d'autres médicaments évalués ne sont pas le résultat de nouvelles versions améliorées, mais la place est tout simplement le résultat de la hausse des prix pratiqués par les compagnies pharmaceutiques, explique Chhatwal.

Ce ne sont pas seulement le cas pour les médicaments contre le cancer hématologique, mais c'est évident à travers le spectre de nouvelles thérapies contre le cancer. En fait, la hausse des prix des médicaments ont récemment été la cible de nombreuses critiques au 2015 de l'American Society of Clinical Oncology réunion annuelle à Chicago.

«La tendance pour les prix des médicaments continue à aller vers le haut», dit Chhatwal. «Ceci est très préoccupant, particulièrement pour les nouveaux médicaments arrivent sur le marché dès que sont presque tous à un prix supérieur de $ 100.000 par année de traitement. Cela devient très inabordable et insoutenable ».

Peut-être plus inquiétantes sont les implications à long terme de la hausse des prix, explique Chhatwal. Beaucoup de ces médicaments sont destinés à être pris quotidiennement pendant des années pour gérer le cancer. Les prix des médicaments actuels pourraient causer de très grandes charges financières, même pour une personne bien assurée.

Les auteurs font valoir que de nombreux patients ne peuvent pas se permettre les traitements et seront forcés de choisir entre l'utilisation des ressources financières pour prolonger leurs vies et économiser de l'argent pour leurs familles dans l'avenir. Ils concluent que la réglementation du coût des nouveaux traitements, comme cela se fait dans de nombreux pays européens, va rendre les soins de santé plus abordables et de grande valeur pour les patients et les fournisseurs aux États-Unis

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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Ven 3 Jan 2014 - 21:04



L'Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l'Université de Montréal et la société pharmaceutique mondiale Pfizer viennent de signer une entente d'un genre nouveau. Ensemble, ils vont développer un nouveau médicament, de A à Z.

Il s'agit de soigner l'obésité morbide précoce, une condition génétique qui entraîne des risques graves de cancer. La nouvelle est bonne pour les personnes atteintes de cette variante génétique. Mais elle est aussi indicatrice d'un changement stratégique chez les grandes pharmaceutiques.

Découvreurs

Après avoir fermé leurs labos de recherche montréalais (on pense à Merck, Astra Zeneca et Boehringer Ingelheim) on a pu croire qu'elles fermaient le robinet financier en recherche. Or, l'argent se remet à couler, mais dans une autre direction. Les sociétés pharmaceutiques investissent maintenant dès le travail initial, chez le découvreur universitaire.

L'entente Pfizer-IRIC est un exemple. Il y en a d'autres. L'IRIC a révélé en septembre dernier qu'elle avait réussi à synthétiser une nouvelle molécule en collaboration avec Bristol Myers Squibb. Cette molécule est un médicament potentiel visant les facteurs déclenchant le cancer. On voit donc les pharmaceutiques à l'université à la recherche de nouvelles avenues thérapeutiques à développer.

Cela influence-t-il le reste de l'écosystème financier des sciences de la vie? «Oui, absolument!», répond Laurence Rulleau, vice-présidente, développement des affaires chez Univalor, la société de valorisation de la recherche de l'Université de Montréal. «Maintenant, nous discutons régulièrement avec les grands fonds de capital de risque spécialisés dans les sciences de la vie. Ces fonds sont à l'affût de nouvelles molécules qui peuvent donner naissance à la nouvelle génération de biotechs québécoises. Nous recevons régulièrement la visite des fonds Lumira, Amorchem et Sanderling, par exemple.»

Comme le saumon qui remonte la rivière, l'argent des pharmaceutiques et des fonds spécialisés remonte en amont de la recherche. On investit maintenant plus tôt, dès le labo universitaire.

Knock-out!

C'est exactement dans ce contexte que le fonds québécois Amorchem a organisé l'événement Knock-out au symposium BioContact, à Québec, en octobre dernier. Cinq jeunes chercheurs universitaires triés sur le volet s'affrontaient sur le ring. Il s'agissait pour eux de présenter leurs recherches et de séduire les juges.

Le gagnant, John Stagg, de la faculté de pharmacie de l'Université de Montréal, a remporté la ceinture chez les poids lourds et une bourse de 500 000$.

«Notre but est atteint, souligne Élizabeth Douville, associée principale chez Amorchem. Nous cherchions des ententes nouvelles et nous voulions rejoindre les jeunes chercheurs détenteurs de molécules prometteuses. Nous nous y étions préparés.»

Et cela, d'une manière toute nouvelle. Amorchem a monté sa propre équipe de chimie médicinale, NuChem. Sa mission consiste à guider les premiers pas de la découverte dans la bonne direction.

La surprise est qu'un fonds de capital de risque monte une équipe de scientifiques elle-même. L'autre est que cette équipe est constituée d'anciens et d'anciennes de labos fermés par Merck Frosst à Montréal.

Nouvelles biotechs

Et les retombées? On verra donc apparaître de nouvelles biotechs grâce à l'argent des fonds et des sociétés pharmaceutiques. Mais à long terme, les retombées risquent de nous échapper.

«Un fonds comme le nôtre doit sortir de son placement un jour, afin de réaliser son profit, dit Mme Douville. Depuis les 10 dernières années, nous n'avons pas eu d'autres choix que de vendre la biotech à des intérêts étrangers.» On pense à la montréalaise Enobia vendue en 2011 à l'américaine Alexion pour plus de 600 millions.

Selon Mme Douville, les vraies retombées fiscales, et les emplois, sont exportés. «Cela nous prive aussi de sociétés de biotech de taille moyenne. Cela enlève la masse critique nécessaire pour compter vraiment dans le monde.»

Selon elle, seul un fonds de très grande taille avec mission de développement économique peut prendre le relai des investisseurs initiaux. Qui? «Je pense à des instruments comme la Caisse de dépôt ou ce que faisaient les Innovatech et la SGF à l'époque», dit-elle.

Accompagnement

Michelle Savoie, directrice générale de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie du Montréal métropolitain, partage le pronostic de Mme Douville. «Il faut trouver des mécanismes d'accompagnement pour nos biotechs et pour nos entreprises de technologies médicales de taille moyenne plutôt que de les vendre systématiquement à l'étranger.»

Mme Savoie voit des possibilités du côté de la politique d'innovation du présent gouvernement. «Il y a là ce que les documents de la politique appellent des "gazelles", ces entreprises qui avancent très vite et qu'il faut donc soutenir financièrement pour que leur croissance se fasse sans trébucher. Beaucoup de nos biotechs sont des gazelles. Peut-être y a-t-il un outil intéressant de ce côté.»

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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Jeu 26 Déc 2013 - 12:10



Les chercheurs belges ont décidé de tirer la sonnette d'alarme car leurs recherches sur une nouvelle thérapie contre le cancer, l'immunothérapie, est mise en danger par les économies dans le secteur des soins de santé, rapporte jeudi De Morgen. L'immunothérapie est un traitement anti-cancéreux relativement récent qui agit sur le système immunitaire pour que le corps du patient s'attaque lui-même aux tumeurs. Selon le revue scientifique Science, l'immunothérapie est l'avancée scientifique de 2013.

Mais malgré des résultats prometteurs et la reconnaissance internationale, la recherche sur cette thérapie est menacée en Belgique. "Les moyens financiers sont ridiculement bas. Je crains vraiment pour mes recherches", explique le professeur Kris Thielemans de l'UZ Brussel.

Les chercheurs d'Anvers, Bruxelles et Louvain sont tous inquiets: "si on continue à nous enlever notre oxygène, autant tout arrêter."

A l'UZ Brussel, plus d'une centaine de patients ont suivi ces dix dernières années la thérapie. "Des personnes que l'on condamnait jusqu'il y a encore peu, reprennent espoir grâce à nos recherches. Nous arrivons souvent à retarder la maladie, et parfois même jusqu'à la guérison".

Les hôpitaux universitaires se plaignent de la pression exercée par les exigences d'économies dans le secteur des soins de santé. Et ce alors que la recherche sur l'immunothérapie coûte cher et que les coûts ne cessent d'augmenter: de 20.000 euros en 2011 à 30.000 euros aujourd'hui, par série de vaccins pour un patient.

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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Mer 15 Juin 2011 - 0:49

Pourra-t-on un jour prévenir le cancer du sein, un des cancers féminins les plus fréquents qui touche chaque année 52 000 femmes en France ? Un anti-œstrogène, l’exemestane, a tenu la vedette la semaine dernière à l’Asco (Midi Libre du 6 juin), congrès mondial majeur de cancérologie. L’étude, menée chez 4 560 patientes de plus de 65 ans aux États-Unis, au Canada, en Espagne et en France - et considérées comme “à risques” compte tenu de leur âge ou de leurs antécédents -, conclut à la réduction de 65 % du risque de cancer du sein chez les personnes traitées.

Des résultats jugés si spectaculaires que l’étude a été stoppée pour permettre au groupe témoin de bénéficier de la molécule, déjà connue dans la prise en charge des cancers. "Ça fausse les résultats, seulement 150 patientes ont terminé le traitement, ce n’est pas suffisant pour lever le placebo", déplore William Jacot, oncologue médical du centre régional anticancéreux Val d’Aurelle. Pour lui, l’exemestane "ne permet pas de prévenir le cancer du sein, c’est un abus de langage. En revanche, on peut supposer que la molécule bloque les cancers occultes". Enfin, il met l’accent sur les effets secondaires : "Le traitement augmente la fatigue, les insomnies, les problèmes ostéoarticulaires. Est-ce qu’il faut détraquer des gens en bonne santé ?"

"Il ne faut pas faire naître de faux espoirs, il n’y a aucune chance pour que le traitement soit commercialisé en France", conclut le professeur Ychou, directeur de la recherche au CLRC.

"Une autorisation de mise sur le marché va être lancée au niveau européen", répond Pascal Pujol, oncologue au CHU de Montpellier, qui a coordonné l’étude en France. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, qui bénéficie donc d’une belle caution scientifique... "Je ne sais pas ce qu’il faut à certains médecins, si sceptiques vis-à-vis de la prévention. C’est du fatalisme latin", déplore-t-il, balayant les réticences vis-à-vis des effets secondaires, "minimes", du traitement. Plus de bouffées de chaleur mais très peu (40 % contre 32 %), à peine plus d’insomnies (10 % contre 8 %), de fatigue (23 % contre 21 %), d’arthrite (11 % contre 9 %).

Pour lui, le problème est ailleurs : la molécule, qui va bientôt tomber dans le domaine public, représente un marché moins juteux pour les laboratoires susceptibles de développer un médicament. Du coup, une réflexion est en cours avec l’institut national du cancer pour essayer de trouver des fonds académiques. La cible : des personnes "à risques"... Plusieurs millions de femmes sont concernées.


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MessageSujet: Capitalisme, argent pour la recherche.   Ven 14 Sep 2007 - 11:09

Citation :
Le premier ministre Jean Charest a annoncé aujourd’hui le programme provincial de lutte à la malbouffe dans les écoles.
 
M. Charest a souligné l’initiative déjà prise par de nombreuses écoles qui ont relevé le défi d’offrir une alimentation de meilleure qualité dans leurs cafétérias. Dès janvier 2008, les produits à forte teneur en matières grasses et les boissons gazeuses devront disparaître des écoles.

Les écoles bénéficieront d’un budget de 11 millions de dollars pour procéder à l’acquisition d’équipement et à l’aménagement des lieux.

Le programme vise aussi la promotion des produits du Québec en incitant les écoles à se procurer des produits locaux.


Il me semble que c'est une bonne mesure. Selon certains le cancer pourrait venir tout simplement d'un manque de vitamines. On pense à la vitamine "C" dont de récentes études viennent prouver l'utilité contre le cancer et à la vitamine "D" aussi...

Or c'est une bonne mesure d'habituer les jeunes à bien se nourrir. Évidement il faut que les parents soient conscients aussi des dangers d'une nourriture pauve en vitamine. Il faut aussi que les gens aient les moyens de bien se nourrir, les forces du marché privilégient le cola et les chips pendant que le blé et le pain devient hors de portée pour les plus pauvres parce que ça devient plus payant pourle cultivateur de faire du maïs pour faire l'éthanol.

Je suis sûr que quelqu'un pourrait faire une étude universitaire sur les moyens du capitalisme pour tuer les gens avec la nourriture. Enfin...c'était mon éditorial pas trop renseigné pour ce matin.


Dernière édition par Denis le Jeu 26 Déc 2013 - 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Capitalisme, argent pour la recherche.   Aujourd'hui à 12:25

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