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 Un cas de survie parmi d'autres

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diane2

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Jeu 25 Aoû 2011 - 17:41

J'aime bien la note positive du dernier témoignage.
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Denis
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 24 Aoû 2011 - 4:09

Voici un cas pris sur le net, je le copie ici parce qu'il me semble exprimé un peu d'humour et d'espoir, ce qui n,est pas à dédaigner ces temps-ci après la mort médiatisée de Jack Layton d'un cancer douloureux de la prostate. Il est bon de se rappeler en effet qu'on en meurt pas toujours.

De Christian Cédé, de Dijon : « J’ai lu l’article intitulé “Parce que jamais le crabe aux pinces dort…” (édition du 25 juillet) (on est dans un courrier du lecteur mais je n'ai pas penser à noter de quel journal)

Je tiens à apporter mon témoignage car cet article peut renforcer l’image terrifiante du cancer. Terrifiante ? Faites le test : quand vous recevez un appel téléphonique de ces centres qui ont quelque chose à vous vendre, dites “j’ai un cancer”. L’effet est immédiat, souvent, même, on raccroche sans un mot de plus.

Oui, j’ai eu un cancer du rectum et, comme chacun, je me suis dit que ma vie était en danger. J’ai demandé à être soigné au centre Leclerc, à Dijon, car j’en avais entendu dire grand bien par une amie qui avait eu deux cancers successifs, y avait été soignée (et guérie), il y a une vingtaine d’années.

Je dois dire que l’accueil et les contacts ­ultérieurs avec le personnel ont toujours été d’excellente qualité : c’est primordial quand on est dans une période angoissante. Un détail qui a son importance : quand vous avez rendez-vous avec un médecin, l’heure du rendez-vous est ­respectée alors que dans beaucoup de services d’hôpital, vous attendez des ­heures.

De plus, le personnel soignant vous explique ce que l’on vous fait, vous parle ouvertement des statistiques de guérison, est disponible et humain. Par ailleurs, je sais que l’équipe soignante se réunit régulièrement pour discuter du cas de chaque malade et mettre au point le protocole adapté à chacun. J’ai eu le sentiment d’être “Monsieur Cédé” et non le “rectum de la chambre 308”.

Je ne suis, bien sûr, pas compétent pour porter un jugement technique sur les soins que j’ai reçus. Mais je vois les résultats : deux ans après la chimiothérapie, la radiothérapie et l’opération (dans cet ordre), je suis guéri, je vis normalement, sans aucun régime ni traitement.

Cela ne signifie pas que cette année 2009 n’a pas été éprouvante : les radiothérapies et chimiothérapies sont épuisantes. Je me souviens des retours chez moi où je m’écroulais sur un lit sans avoir même la force de retirer mes lunettes. Je me souviens d’avoir porté plusieurs mois une poche, ce qui est à la fois handicapant et humiliant.

Je dois dire que, dès le début, j’avais décidé de suivre toutes les indications médicales et de faire fi de toute notion de pudeur déplacée. C’était une bonne décision car, dès la première consultation, le médecin a demandé à une jeune et jolie interne de pratiquer un “toucher rectal”…

Je sais que tous les cas ne sont pas un tel succès : on meurt du cancer, souvent, mais pas toujours. Dans beaucoup de types de cancers, les chances de survie dans des conditions normales sont largement supérieures aux chances d’échec.

Un cancer est toujours une épreuve, mais pas toujours une tragédie. »


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Grâce

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 3 Jan 2007 - 16:40

Une petite fille si jeune et déjà en lutte avec le cancer. Quel beau témoignage qui montre que l'Espoir est bien là. Elle vit dans le moment présent mais elle vit et ses parents se chargent de lui donner beaucoup d'amour. Je souhaite à cette petite une vie pleinement heureuse, très longue et en pleine santé.

Mais je pense que chacun de nous sur cette terre vit le moment présent (maladie ou non) et c'est pour cette raison qu'il faut vivre pleinement chaque jour qui passe comme si c'était le dernier car qui peut savoir s'il y en aura d'autres à venir ?!
Un bien portant peut partir d'un infractus très rapidement et même sans signe avant coureur et un malade peut aussi vivre de très longues années même si certains médecins n'avancent pas de bons pronostics ! On ne sait pas de quoi sera fait demain ! Alors vivons tout simplement !

Maintenant que tu as mis sa photo, je me dis qu'elle est vraiment pleine de vie cette petite et tellement souriante !! Belle petite !!

Grâce
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Denis
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 3 Jan 2007 - 14:35



La petite Layla Schilling, 2 ans et demi à peine, a passer 1 an de sa courte vie à combattre une forme rare de cancer du foie qui s'est répandu aux poumons. Mais une série d'interventions médicales a fait des miracles et Layla va sortir de l'hopital pour rejoindre la maison ou un cadeau de Noël l'attend qui va lui faire plaisir : une trampoline.


Quand le cancer de Layla a été découvert, le docteur de l'hopital royal en Australie a immédiatement enlévé 80% de son foie pour stopper la croissance de la tumeur. Plusieurs mois plus tard, des taches de cancer sont réapparu dans son foie et ses poumons également.


5 mois de chimio thérapie intense ont fait l'ouvrage et sa mère dit maintenant que Layla va bien.

"La chimio a rétrécit la tumeur dans son poumon et ce qui restait a été enlevé" dit-elle " la tumeur dans son foie est sous contrôle, mais le seul moyen d'être sûr que ça ne revienne pas c'est d'avoir une transplantation."


Mais si une transplantation de foie est le futur de Layla pour le moment, elle est comme tout les enfants et vit dans le moment présent.


Dernière édition par le Mer 3 Jan 2007 - 16:50, édité 1 fois
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Grâce

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 30 Aoû 2006 - 20:00

Sans compter que le forum de Denis apporte ENORMEMENT aussi aux bien portants, il ne faut pas l'oublier. Car ces bien portants peuvent tirer de très très gros avantages avec tous ces articles. Si les recommandations de certains de ces articles sont suivies par les personnes qui viennent lire ici, ce forum joue un rôle ESSENTIEL en venant sauver leur vie également. LA PREVENTION est trop importante et il est PRIMORDIAL de la mettre en avant. D'où l'utilité de tous ces articles porteurs de joie future !!

Grâce
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LE CERF



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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 30 Aoû 2006 - 19:51

Denis a écrit:
Quand je lis par exemple sur ce site des mauvaises nouvelles de quelqu'un, je suis porté à remettre l'utilité de ce site en question. J'ai voulu initialement qu'il apporte de l'espoir mais notre ennemi est tellement puissant qu'il n'y en a pas beaucoup.

Chaque jour je cherche la terre promise et j'ai hâte de crier à Fred :"On arrive Fred, c'est là devant !!"


Sauf que je te rappelle Denis, que si ton forum n'avait pas existé, Fred n'aurait peut-être jamais demandé l'avastin.

Alors moi je dis que vos forums sont complémentaires et qu'ils apportent chacun à leur facon.

Ton forum Denis s'il apporte une information importante à une seule personne, tu pourras dire qu'il a eu son utilité. C'est une personne de plus qui aura eu l'information et qui pourra en bénéficier.
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mamymarie

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Sam 5 Aoû 2006 - 2:00

Trés émouvant ce témoignage!
Cela me fait penser à tant personnes que j'ai connu quand je travaillais dans le service hospitalier ou en maison de retraite, et également à des personnes que je connais actuellement !
Et aussi à mon deuxiéme frére décédé qui s'est battu comme un beau diable contre ce crabe et qui a perdu sa bataille!
Mon premier frére décédé, lui avait choisi de ne pas se battre, il est parti aussi.
Sale maladie, qui dans les deux cas a gagner la bataille!!

Mais, j'ai aussi vu des gens que les médecins voyaient condamnés à plus ou moins longue échéance, s'en sortir et toujours être en vie aujourd'hui, plus de dix ans aprés.

IL faut toujours garder espoir et courage et continuer la bataille, nous finirons par vaincre.
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Grâce

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Ven 4 Aoû 2006 - 17:33

Denis,

Je t'en prie, ne remets jamais l'utilité de ce site ESPOIR en question. Il est tellement important pour tous ceux qui y déposent leur douleur comme leurs espérances.

Ce qui est douloureux est de voir les effets dévastateurs de la maladie, j'en conviens tout à fait. Mais le pire pour moi est de voir le combat acharné des personnes pour la lutte contre ce crabe, et au final, certaines personnes n'en réchappent pas !! C'est l'horreur totale. Se battre pour sa survie et ne pas toujours s'en sortir ! C'est quelque chose que je n'arrive pas à tolérer. Tout combat mérite une porte de sortie. Quand on se bat pour défendre sa vie, on doit gagner coûte que coûte pour moi.

Mais je sais que la réalité est toute différente parfois !! C'est ce qui me met le moral à zéro.

Mais Espoir existe et consolide nos relations que nous construisons chaque jour en venant poster ici. L'espoir ne doit jamais nous être ôté car il existe bien et il faut se battre pour la vie !!

Soyez tous convaincus que je vous porte dans mon coeur et je vous emmène en voyage avec moi dans mes pensées.

Courage

Bisous,

Grâce
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Denis
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Ven 4 Aoû 2006 - 17:17

C'est difficille ce qu'on vit. J'ai pensé que cette femme résumais bien la situation avec son témoignage. La lutte est longue et à chaque jour on perd un peu de 'espoir qu'on avait la veille.

Quand je lis par exemple sur ce site des mauvaises nouvelles de quelqu'un, je suis porté à remettre l'utilité de ce site en question. J'ai voulu initialement qu'il apporte de l'espoir mais notre ennemi est tellement puissant qu'il n'y en a pas beaucoup.

Chaque jour je cherche la terre promise et j'ai hâte de crier à Fred :"On arrive Fred, c'est là devant !!"
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Grâce

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Ven 4 Aoû 2006 - 16:35

Denis, je rejoins Optimiste en te disant que c'est très douloureux les faits que tu nous relates.

Je ne peux rien ajouter de plus !! La vie n'est jamais garantie !! Vivons chaque jour qui passe comme si c'était le dernier !!

Grâce
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Optimiste
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Ven 4 Aoû 2006 - 15:44

poignant denis ....
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Denis
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Ven 4 Aoû 2006 - 14:47

Un autre témoignage, triste mais réaliste sur la survie avec le cancer :





Chaque fois que j'entends dire que quelqu'un est mort du cancer, ça me déprime encore un peu plus. Ça me rend triste pour la personne, pour la famille, pour les amis et pour moi - parce que je sais que ma survie n'est pas garantie. Je vis chaque jour comme si j'étais immunisé de cette tragédie et j'essaie de combattre le chagrin qui m'envahit. Et ce qui me troubles le plus c'est que les personnes qui meurent ont eu la même vision à un certain moment de leur aventure. -la vision d'une promesse et d'un espoir. Ce qui leur arrive peut m'arriver aussi et ça me fait peur.


L'année passée, mon mari m'a parlé d'une femme qu'il avait eu dans sa classe de graduation et de son mari qui combattait un mélanome qui s'était répandu dans le cerveau. Il en était à sa huitième année de soins constants alternatifs et traditionnels et à chaque jour ses espoirs de survivre s'amenuisaient. Cette femme et mon mari parlaient de la situation de temps en temps,la femme parlait du cas de son mari et mon mari parlait de moi. Aujourd'hui, mon mari a demandé à cette femme des nouvelles de son mari et elle a répondu qu'il était mort depuis octobre dernier. Elle a écrit qu'il ne pouvait lutter plus longtemps. Et je ne pouvais m'arrêter de pleurer.



Mes larmes vont sécher. Et la tristesse va s'éloigner de mes pensées. Et je vais retourner sans enthousiame à mon propre combat. Mais je garde cette tristesse en moi, ce qui fait que je garde mes yeux sur la possibilité qui m'entoure, c'est-à-dire la mort et de cette manière je peux continuer à vivre avec chaque fibre de mon être. La vie n'est jamais garantie...jamais.
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Marie

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Mer 2 Aoû 2006 - 8:04

bonjour,

comme fred,j'aime bien cette histoire,,
bisous de marie @#@
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Grâce

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Lun 31 Juil 2006 - 17:47

Très belle histoire, touchante.

Le plus important n'est pas d'avoir une longue vie mais une vie bien remplie. Pour beaucoup peut-être elle est longue et je leur souhaite mais que renferme-t-elle au juste ? Le plus important est bien de suivre son coeur car en le suivant il n'y aura aucun risque d'erreur.

Grâce
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frederic

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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Lun 31 Juil 2006 - 15:59

J'aime bien son histoire.
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Denis
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MessageSujet: Re: Un cas de survie parmi d'autres   Lun 31 Juil 2006 - 14:36

Une autre survie de quelqu'un qui la racconte sur le net

Quand j'avais 17 ans, j'ai lu quelque chose comme "Si vous vivez chaque jour comme si c'était le dernier, un jour ce sera certainement vrai." Ce la a fait impression sur moi et depuis, cela fait maintenant 33 ans, j,ai regardé dans le miroir chaque matin si je voulais vivre ce que je m'apprétais à vivre ce matin-là ? Et si je répondais "non" pour trop de jours en ligne, je savais que je devais changer quelque chose à ma vie."




Me souvenir que je devais mourir a été le plus important outil que je n'ai jamais eu pour m'aider à faire les choix importants dans ma vie. Parce que presque tout, toutes les attentes, les fiertés, toutes les peurs d'être embarassé ou d'échouer, tout ça s'évanouit en face de la mort vous laissant seulement avec ce qui est important. Il n'y a plus de raison de ne pas suivre votre coeur.


Voici un an j'étais diagnostiqué avec le cancer. J'ai eu un scan à 7.30 du matin et cela a clairement montré une tumeur sur mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu'un pancréas était. Les docteurs m'ont dit que c,était certainement un cancer incurable et que j'avais une espérance de vie de 3 à 6 mois. Mon docteur m'a conseillé de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui veut dire dans le langage codé des médecins de se préparer à mourir. Ça veut dire d'essayer de dire à vos enfants en l'espace de quelques mois tout ce que vous aviez planifié de dire pour les prochains 10 ans. Cela veut dire de faire vos derniers préaparatifs pour que ce soit plus facile pour votre famille. Cela veut dire de faire vos adieux.


J'ai vécu avec ce diagnostic tout le jour. Plus tard dans la soirée j'ai eu une biopsie, ou ils ont introduit un endoscope dans ma gorge, à travers mon estomac, dans mes intestins et jusqu'au pancreas ou ils ont introduit une aiguille et pris quelques cellulles de la tumeur. J'étais sous l'effet d'un sédatif mais ma femme qui était là m'a dit que lorsque les docteurs ont vu les cellules au microscope ils se sont mis à pleurer parce que c'était une forme très rare de cancer du pancréas qui est curable avec une chirurgie.
J'ai eu la chirugie et je suis bien maintenant.


Ce la a été le plus proche que je n'ai jamais été pour faire face à la mort, et j'espère que pour quelques décades encore j'en resterai loin. Ayant traversé cette épreuve je peux vous dire avec encore plus de certitude qu'auparavant lorsque la mort était un concepr intellectuel et utile que :


Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au ciel ne veulent pas mourir. Et si la mort est la destination que nous partageons tous, personne ne s'en est vraiment échappé. Et c'est ce que ça devrait être aussi parce que la mort est la meilleure invention de la vie. C'est l'agent de changement de la vie. Peut-être que maintenant le nouveau c'est vous mais un de ces jours peut-être dans pas longtemps vous deviendrez vieux petit à petit et serez écarté. Désolé pour être si dramatique mais c'est vrai.


Votre temps est limité, aussi ne le gaspillez pas à vivre la vie d'un autre. Ne soyez pas enfermez dans des dogmes qui sont le résultat de la pensée de quelqu'un d'autre. Ne laissez pas le bruit des opinion extérieurs enterrez votre propre voix intérieur . Plus important que tout, ayez le courage de suivre votre intuition et votre coeu, ils savent déja ce que vous voulez devenir. Le reste est secondaire.
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Denis
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MessageSujet: Un cas de survie parmi d'autres   Lun 28 Fév 2005 - 15:43

Citation :
Le cancer et la vie

Lisa-Marie Gervais

collaboration spéciale, La Presse

Il y a 40 ans, lorsque les médecins prononçaient le mot cancer, il y avait bien peu de place pour l'espoir. Aujourd'hui, même si cette maladie demeure une faucheuse souvent indomptable, les taux de rémission sont en augmentation et le nombre de décès en baisse. Reportage sur de bonnes nouvelles.


À 74 ans et des poussières, Gwen Vineberg ne sait pas ce qui l'a maintenue en vie toutes ces années. Car, il y a 20 ans presque jour pour jour, elle écourtait un séjour de quelques semaines en Italie pour rentrer presque aussitôt à l'hôpital afin d'y être opérée. Peu après l'intervention, le verdict tombait: un cancer des ovaires au stade quatre.

«Le médecin m'a annoncé que je devais commencer des traitements de chimiothérapie. Je lui ai timidement demandé ce qui allait se passer si je ne les suivais pas. "Peut-être huit mois", avait-il répondu. Ma décision a vite été prise, j'avais confiance en lui», se rappelle-t-elle en plissant les yeux, comme pour mieux se souvenir.

À peine un an plus tard, elle reprenait son poste de professeure d'anglais dans une école d'immersion française de l'ouest de Montréal, où plusieurs de ses collègues ont été grandement surpris d'apprendre qu'elle venait de combattre un cancer. «J'ai parlé à plusieurs médecins qui s'expliquent difficilement le fait que je sois toujours en vie. Tout ce qu'ils ont pu constater est que mon système immunitaire a bien fonctionné au moment où j'en avais le plus besoin.»


Miraculée de la science? Gwen Vineberg est loin d'être la seule. Selon une récente étude de l'Institut américain du cancer, un adulte ayant reçu un diagnostic de cancer a aujourd'hui 64% des chances d'y survivre au moins cinq ans alors que 80% des enfants cancéreux peuvent s'attendre à des résultats semblables.

«Les taux de rémission sont effectivement plus élevés et c'est très encourageant», souligne le Dr Fred Saad, professeur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal et titulaire de la chaire de recherche sur le cancer de la prostate.

«Le cancer, de nos jours, est davantage vu comme une maladie chronique, comme le diabète ou l'hypertension, qu'on ne peut guérir mais stabiliser», continue Dr Saad.

Meilleurs médicaments et traitements

Même s'il n'existe encore aucun vaccin ou élixir miracle pour guérir cette maladie qui tue près de 1300 Canadiens chaque semaine, les spécialistes attribuent néanmoins le bon taux de survie à l'amélioration de la médication et l'efficacité des traitements. Le DrJoseph Ragaz, oncologue à l'Université McGill, est d'avis que la prévention joue également un rôle important.

«Les tumeurs sont diagnostiquées de plus en plus tôt, ce qui décuple les chances de survie, dit le chercheur qui a mené une étude auprès de femmes atteintes du cancer du sein. Mais tout dépend de la condition physique du patient et de sa réponse aux divers traitements.»

Quelle qualité de vie?

Aujourd'hui, non seulement les gens atteints peuvent-ils espérer vivre longtemps en rémission d'un cancer- 14 % des Américains diagnostiqués auraient survécu à la maladie au-delà de 20 ans- mais il semblerait qu'ils puissent également jouir d'une vie active et sans douleur.

«Après plusieurs années sans récidive, les femmes ont une bonne qualité de vie et le suivi psychologique ne semble pas nécessaire, explique la chercheuse Élizabeth Maunsell, qui a effectué des recherches auprès de 129 femmes qui ont eu un cancer du sein. Sans dire qu'on se sent exactement comme avant, il est possible de reprendre une vie normale.»

Elle admet toutefois qu'il y a quelques exceptions. «Il arrive que, après quelques années de rémission, les femmes éprouvent des difficultés sexuelles ou encore des symptômes de ménopause prématurée. Mais s'il n'y a pas de rechute, la rémission demeure en général assez positive.» Elle insiste sur le fait que ses recherches ont porté exclusivement sur le cancer du sein.

Pour Stéphanie Gendron, jeune journaliste qui célébrera sous peu ses cinq ans de rémission d'un cancer des ganglions, il est impossible de se remettre de plusieurs mois de chimio et de radiothérapie, voire d'une chirurgie, sans être affectée. «La maladie laisse inévitablement des séquelles physiques. Mon corps est plus affaibli et ma colonne plus sensible. J'ai aussi une capacité respiratoire et cardiaque plus limitée», note la jeune femme de 28 ans. Ce qui ne l'empêche pas de faire du sport plusieurs fois par semaine et de voyager aux quatre coins du globe.

Difficultés psychologiques

Si les obstacles physiques demeurent plus facilement surmontables, il en va autrement de l'état psychologique. «Le plus difficile est d'avoir à vivre avec la peur de la douleur, de la mort ou encore celle d'être oublié ou abandonné, explique Robert Fontaine, travailleur social auprès des hommes atteints du cancer de la prostate et lui-même en rémission d'un cancer depuis plus de 10 ans. Évidemment, il y a cette crainte de l'inconnu, la peur constante que ça revienne.»

Même si 20 ans se sont écoulés depuis le terrible diagnostic, Gwen Vineberg reconnaît ne pas avoir réussi à éloigner complètement le spectre de la maladie. «Je suis en rémission mais je ne me sens pas guérie. J'ai d'ailleurs eu un début de cancer du poumon il y a six ans, je pourrais encore mourir du cancer», dit-elle avec lucidité.

Pour Robert Fontaine, le regard des autres cause parfois plus de tristesse et d'angoisse que la crainte d'une rechute. «Dès que tu annonces à quelqu'un que tu as eu le cancer, peu importe le nombre d'années de rémission, les gens te voient souffrant, amaigri, presque mort. C'est très difficile à vivre sur le plan psychologique», estime l'homme de 66 ans qui souhaite un changement de cette perception négative.

Le seuil des cinq ans

Impliquée dans plusieurs groupes de soutien aux gens touchés de près ou de loin par le cancer, Elissa Comolli est une bénévole hyperactive. Pour cette retraitée septuagénaire, à qui on a diagnostiqué un cancer du sein il y a 14 ans, survivre cinq ans à cette maladie... ça ne change pas le monde. Sauf que... «Il est vrai que le fait d'atteindre le fameux cinq ans donne une bonne bouffée d'espoir. Mais il ne faut absolument pas prendre ça comme une garantie.»

Stéphanie Gendron trouve plutôt difficile à avaler ce qu'elle qualifie de «grosse soupe de statistiques». «Je ne me rassure pas avec des chiffres, c'est inhumain. Il n'y a pas de vérité. La rémission dépend de chacun. Seul le suivi médical personnel peut aider à se rassurer. Mais c'est sûr que chaque année qui passe compte, ne serait-ce que parce que le suivi des médecins va s'espacer.» Élissa Comolli se dit néanmoins heureuse d'être encore là pour en parler et transmettre son message d'espoir. «Chaque fois que je dis à un patient que j'ai survécu à un cancer il arbore un air surpris et inévitablement la question qui suit est: " Combien de temps? " Imaginez son sourire quand je lui confirme qu'il peut y avoir une longue vie après le cancer.»

De l'espoir pour la survie

Deux nouvelles, une bonne et une mauvaise, ressortent des récentes recherches sur le cancer. La mauvaise? Le cancer serait devenu la plus importante cause de décès, dépassant pour la première fois les maladies cardiaques, selon la Société américaine du cancer. La bonne? Le nombre de décès serait en baisse, notamment en raison de la diminution du nombre de fumeurs.

Le Canada affiche également de bons taux de survie, l'environnement et les habitudes de vie étant similaires, estime le Dr Joseph Ragaz, oncologue au Centre universitaire de santé de McGill. «Bien que les résultats varient selon les provinces, la mortalité a globalement diminué au Canada, comme partout ailleurs dans le monde occidental», souligne-t-il.

En novembre 2004, le chercheur publiait les résultats d'une étude longitudinale sur le lien entre les taux de mortalité et l'organisation des soins dispensés aux personnes atteintes de cancer du sein, le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes. Selon lui, pour ce type de cancer, le Canada a enregistré une diminution de 10 à 20 % des décès et cette tendance à la baisse se refléterait pour la plupart des cancers. «Notre étude a révélé que c'est en Colombie-Britannique qu'on a constaté la plus remarquable diminution de la mortalité, là où les programmes communautaires de prévention étaient les plus complets et le financement, le plus approprié.» Il ajoute que l'amélioration constante des traitements contribue tout autant à l'augmentation du taux de survie.

Un taux qui semble varier selon les groupes d'âges et le type de cancer. D'après l'Institut américain du cancer, bien que les adultes âgés entre 50 et 85 ans représentent 70 % des personnes atteintes, 64 % d'entre eux peuvent désormais s'attendre à vivre au-delà de cinq ans, contre 43 % en 1975.

Au Québec, une étude de l'Institut national de santé publique révèle que les cancers présentant les plus fortes probabilités de survie d'une durée de cinq ans sont ceux notamment de la prostate, des testicules, de la vessie et des ganglions chez les hommes; des lèvres, du sein, de l'utérus et des ganglions chez les femmes. Les personnes âgées entre 15 et 44 ans et les femmes seraient, dans l'ensemble, les plus susceptibles de survivre plus longtemps à un cancer.

Pris sur cyberpresse le 28 février 2005
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