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 BPC et DDT

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Denis
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MessageSujet: Re: BPC et DDT   Sam 17 Déc 2011 - 13:12

La notion de perturbateur endocrinien (PE, aussi leurre hormonal, xéno-œstrogène, disrupteur endocrinien, etc.) est une notion apparue à la fin du XXe siècle pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques.

Ces molécules agissent sur l'équilibre hormonal d'espèces vivantes (animales ou végétales dans le cas des phytohormones).
Elles sont souvent susceptibles d'avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement, la production, l'utilisation et le stockage de l'énergie, l'hémodynamique et la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice.

Personnellement j'ai des ennuis avec mon niveau d'énergie, et cela m'a amené des ennuis psychologique puisque je suis toujours en train de me demander comment il se fait que je n'ai de l'énergie pour rien comparé aux autres et ce n'est pas une maladie officielle et reconnue le manque d'énergie.

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Denis
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MessageSujet: Re: BPC et DDT   Mar 13 Déc 2011 - 14:58

On les respire, on les ingère, on les applique sur la peau… Les perturbateurs endocriniens sont partout dans notre environnement, aussi bien dans les détergents ménagers que dans les cosmétiques, les aliments, les médicaments, les jouets…

Quelques-uns sont des substances naturelles, comme les phyto-œstrogènes de soja, mais la plupart viennent de la chimie : phtalates, parabènes, pesticides, bisphénol A, polychlorobiphényles (Pcb), dioxines, etc. Le problème est que ces molécules aux noms barbares interfèrent avec nos hormones, dont elles sont capables de mimer ou de bloquer l’action.
L’alerte a été donnée après les années 1960, quand des malformations sexuelles et des troubles de la reproduction sont apparus dans la faune sauvage : déclin des alligators dans le lac Apopka, en Floride, dû à des anomalies ovariennes chez les femelles et à des micro-pénis chez les mâles, féminisation des mouettes sur la côte ouest des Etats-Unis, disparition des phoques dans la mer Baltique, hermaphrodisme chez les poissons…
Toutes ces espèces vivaient dans des eaux imprégnées de polluants chimiques, et notamment de Ddt, un pesticide organochloré interdit aujourd’hui.
Chez l’homme, les soupçons s’accumulent depuis une vingtaine d’années, au point qu’en mai les députés français ont proposé d’interdire les produits contenant trois familles de perturbateurs endocriniens : les parabènes, les alkylphénols et les phtalates. Deux mois plus tard, un sénateur leur emboîtait le pas en demandant qu’un logo soit collé sur les produits pour avertir les femmes enceintes de la présence de ces perturbateurs.

Où les trouve-t-on  ?
Les alkylphénols : dans les détergents, les émulsifiants, les peintures… Les phtalates : dans les plastiques (pour les assouplir), notamment dans les emballages alimentaires.
Les parabènes : dans les shampooings, les crèmes, les déodorants…Ainsi que dans certains aliments et dans 400 médicaments.

Quels sont les risques ?
Les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’être impliqués dans la baisse de la qualité du sperme. Ainsi, les petits garçons âgés de 1 à 9 ans exposés à la dioxine à Seveso en 1976 ont, une fois devenus adultes, eu des spermatozoïdes moins nombreux et moins mobiles.
Depuis, le même phénomène a été constaté chez des hommes qui ont été en contact avec des pesticides agricoles, des phtalates et des Pcb. Une diminution des naissances de petits garçons et une augmentation des décès in utero ont aussi été observées, ainsi qu’une augmentation des anomalies de l’appareil génital masculin chez les enfants contaminés : cryptorchidie (non-descente des testicules) et hypospadias (malformation de l’urètre). Plusieurs études établissent également un lien avec l’accroissement des pubertés précoces chez les filles dans les pays industrialisés.

Parallèlement, les perturbateurs endocriniens sont mis en cause dans le développement des cancers hormonodépendants : cancer du sein, des testicules et de la . Pour ce dernier, un surrisque a été mis en évidence chez les agriculteurs américains, gros utilisateurs de pesticides, chez les travailleurs guadeloupéens ayant manipulé du chlordécone (un insecticide employé dans les bananeraies avant 1993) et chez des salariés américains du secteur électrique exposés aux Pcb.

Ce surrisque est d’autant plus élevé que les hommes ont des antécédents familiaux. “Il ne faut pas attendre la preuve formelle d’un lien direct avec une maladie car on est exposé à plusieurs perturbateurs endocriniens en même temps et une maladie comme le cancer est multifactorielle, prévient le Pr Patrick Fénichel, chef du service d’endocrinologie du Chu de Nice. On dispose néanmoins de suffisamment d’éléments pour avoir de fortes présomptions, ce qui pose la question du principe de précaution.”

Nous sommes tous exposés à des centaines de perturbateurs endocriniens, mais le danger est plus important pour les enfants, et surtout pour le fœtus, qui ne peut pas les éliminer par les urines. Ces produits peuvent passer à travers le placenta et affecter le développement des organes.
Selon les chercheurs, la période pendant laquelle la perturbation hormonale a lieu semble déterminante : les plus critiques sont la grossesse, l’allaitement, la petite enfance et la puberté. Une étude sur des femmes ayant eu un cancer du sein avant 50 ans a permis d’établir que celles qui ont été en contact avec du Ddt avant l’âge de 14 ans présentent plus de risques de développer ce cancer. Car les perturbateurs endocriniens ont une particularité : ils s’accumulent dans les graisses et les dégâts peuvent apparaître vingt à trente ans après l’exposition.

Certains scientifiques, comme le Danois Philippe Grandjean, parlent de “pandémie silencieuse ”.

La question est d’autant plus prégnante que nous sommes confrontés à un cocktail de substances. Des phtalates, des parabènes et du bisphénol A ont été retrouvés dans le sang de 100 % des futures mamans participant à une récente étude aux Etats-Unis. Encore très peu étudiés, les effets peuvent s’additionner ou s’imbriquer : “Un travail réalisé en Andalousie sur 198 femmes et 16 substances chimiques indique que lorsqu’on les analyse une par une il n’y a aucune corrélation avec le cancer du sein, souligne le Pr Fénichel, mais lorsqu’on les cumule, le risque est multiplié par six.”  Y compris à faibles doses.

Différentes recherches montrent, en effet, que ce n’est pas forcément la quantité qui fait le poison, principe de base de la toxicologie classique. “Le bisphénol A est plus nocif à faible dose, car son effet est amplifié, qu’à forte dose, où il est annihilé” , affirme Anne-Corinne Zimmer, auteur de Polluants chimiques, enfants en danger (Les éditions de l’Atelier, 17 euros).

En présentant son rapport sur le bisphénol A, en septembre dernier, l’Anses lançait un appel aux industriels pour répertorier d’ici à la fin 2011 les produits de substitution, “en s’assurant de leur innocuité”.
C’est tout le problème car le remède ne doit pas être pire que le mal. “Je me méfie du remplacement d’une substance chimique par une autre, on a déjà substitué à un des phtalates les plus dangereux une autre molécule que l’on retrouve maintenant dans les poussières des maisons, précise Anne-Corinne Zimmer. Quand c’est possible, il vaut mieux utiliser des matériaux simples comme le verre ou le carton. Le gros problème, c’est le plastique.”

Des efforts ont été faits, entre autres, supprimer les parabènes dans les cosmétiques et trouver d’autres conservateurs. Les conditionnements sont aussi à l’étude : tubes plutôt que pots, dans lesquels on met les doigts, ce qui favorise la multiplication des bactéries, unidoses, stérilisation Uht…
En attendant mieux, on peut se protéger un peu en mangeant bio, en évitant les cosmétiques chimiques pendant la grossesse et l’allaitement et pour les soins des bébés.

Par ailleurs, il est conseillé de bien laver les fruits et les légumes, de s’abstenir de chauffer au micro-ondes de la nourriture dans des plats en plastique ou recouverts d’un film étirable (sous l’effet de la chaleur, les molécules chimiques migrent dans la nourriture, surtout si elle est grasse), de limiter la consommation de cannettes et de conserves, de ne pas donner de soja aux enfants de moins de 3 ans, etc.

Enfin, «  il faut impérativement bannir les cigarettes, rappelle le Pr Fénichel. Elles contiennent du benzopyrène et de la dioxine, qui sont œstrogéniques et perturbateurs endocriniens  ».



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Denis
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MessageSujet: Anomalies dans la gestion du dossier du chlordécone.   Sam 28 Aoû 2010 - 14:18

De fortes suspicions de toxicité, alliées à cette persistance, l'ont fait interdire dans de nombreux pays (dès 1976 aux Etats-Unis). Les conséquences de son utilisation aux Antilles françaises jusqu'en 1993 ont fait la une des médias français en septembre 2007.





Aussi, le MDRGF se félicite que ces rapports pointent enfin les anomalies graves dans la gestion du dossier du chlordécone par le ministère de l'Agriculture ; notamment au niveau des procédures d’octroi des homologations, ainsi que dans la prise en compte de l'impact de l'utilisation de produits phytosanitaires sur l'environnement et la santé, peut on lire dans un communiqué de presse.

Par ailleurs, un des rapports dit que l’impact sur la santé et l’environnement du chlordécone avait été jugée secondaire à l’époque par les autorités face à la défense de l'industrie bananière française. Le livre « Pesticides, révélations sur un scandale français », écrit par François Veillerette et Fabrice Nicolino ne disait pas autre chose en 2007.

Le MDRGF regrette surtout qu’à ce jour l’homologation des pesticides dépende toujours du Ministère de l’Agriculture et de lui seul. Le rapport de Pierre Benoit Joly rappelle d’ailleurs à ce sujet que le Ministère de l’Agriculture « exerce un monopole de compétences, qu’il ne partage ni avec l’environnement ni avec la santé » et est « dans une situation de juge et partie ».

« Le MDRGF partage cette analyse critique du monopole du Ministère de l’Agriculture dans le domaine des pesticides et demande que l’évaluation et l’homologation des pesticides soit dorénavant réalisée sous l’autorité des trois Ministères concernés : Agriculture, Santé et Environnement, chacun de ces trois Ministères devant avoir un poids égal dans la décision finale. » demande François Veillerette, porte parole du MDRGF, dans un communiqué de presse.

L'AFSSA rapporte que des ouvriers exposés de manière chronique à ce produit (dont par contact) dans une usine en produisant aux États-Unis, ont été victimes de problèmes neurologique (irritabilité, tremblements, troubles de la vision, céphalées). Des effets toxiques sur le foie ont été observés, ainsi qu'une action de délétion de la spermatogenèse.

Une néphrotoxicité (atteinte rénale) et une délétion de la spermatogenèse ont été observées en laboratoires chez l'animal. Le chlordécone s'est par ailleurs révélé cancérigène chez l’animal (tumeurs du foie). C'est ce qui a motivé le Centre international de recherche sur le cancer à classer le chlordécone comme « cancérogène possible » pour l’homme, décision confirmée par une étude de l'!INSERM et du CHU de Pointe-à-Pitre qui établit clairement le lien entre l’exposition à la molécule et le risque de cancer de la prostate.

Une élévation significative du risque de cancer de la a également été récemment trouvée chez les hommes (de Guadeloupe, Martinique, Haïti et Dominique) ayant été, selon des analyses de sang faites entre 2004 et 2007, très exposés au chlordécone ; ceux ayant le taux sanguin le plus élevé avaient un risque plus de 2,5 fois plus élevé que les moins exposés. Dans les Antilles françaises, des taux sanguins de plus de 1 microgramme par litre (μg/L) sont trouvés chez plus de 20 % de la population étudiée. Le chlordécone était présent dans le sang de 68,7 % des malades et de 66,8 % des témoins à des concentrations médianes respectives de 0,44 et 0,40 (μg/l). Posséder certains caractères génétiques qui diminuent la capacité d'éliminer le chlordécone de l'organisme est associé à un risque accru de cancer de la prostate. Ceci laisse penser que le chlordécone puisse être un perturbateur endocrinien (féminisant, car mimant les œstrogènes, et que de manière générale, les œstrogènes-like sont sources de risque accru de ce cancer). L'étude a aussi montré que le risque était accru chez les hommes ayant vécu plusieurs années en métropole ou dans un pays occidental (risque multiplié par 5 pour des hommes ayant été exposés, ayant un antécédent familial de cancer de la prostate et ayant vécu dans un pays occidental ).

De plus, en Martinique, une analyse du risque de cancer (par zones) commandée par l'InVS a conclu à une « surincidence statistiquement significative du myélome multiple » chez l'homme adulte résidant dans la zone où le chlordecone a été le plus utilisé et serait encore le plus présent dans les sols (selon le BRGM).

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MessageSujet: Re: BPC et DDT   Mar 3 Mar 2009 - 13:17

Voici un courriel que m'envoie un spécialiste de la question des BPC et autres polluants industriels suite à une question que je lui pose sur le sujet parce que je suis préoccupé d'avoir travaillé avec les BPC voici quelques décennies. Sa réponse calme mon angoisse sur le sujet et je la mets ici parce qu'il me semble qu'elle peut rassurer d'autres personnes. Juste de savoir que des personnes travaillent à la prévention sur ce plan-là, C'est rassurant .


Bonjour Monsieur,



Merci de votre courriel. Voici quelques éléments de réflexion.



1) Même si dans l’émission « club social » de TV5 il a été question des BPC, ce ne sont pas principalement ces produits qui sont à craindre. Ce sont surtout les furannes et les dioxines qui peuvent être formés lorsque les BPC sont dégradés à la chaleur. Je ne dis pas que les BPC sont sans danger, juste que ce ne sont pas les plus « méchants ».

2) Un des plus grands problèmes que nous rencontrons en santé environnementale est d’établir un lien formel de cause à effet entre une exposition à une substance toxique et une maladie. Le cancer du poumon, le cancer de la prostate, les maladies du foie et le reste peuvent avoir des causes multiples. Il devient alors souvent impossible de déterminer si la maladie spécifique d’un individu est due à son exposition passée à un produit particulier. Vous avez d’ailleurs vous-même souligné avec justesse un autre facteur qui augmente la difficulté : le temps parfois très long entre l’exposition et le moment où la maladie se déclare.

3) Nous sommes à une époque où les choses sont extrêmement spécialisées. Cela est encore plus vrai quand on travaille en recherche. Mon propre laboratoire par exemple n’est pas équipé pour faire des mesures de BPC. Toutefois, il est vrai que des méthodes de mesure existent pour mesurer les BPC dans le sang. Ce sont généralement des analyses très coûteuses (au moins quelques centaines de dollars). Je sais que le Centre de toxicologie du Québec fait ce genre d’analyses, mais j’ignore s’ils le font pour des particuliers. Il faut par ailleurs toujours se poser la question suivante : si je fais ces mesures, qu’est-ce que je ferai avec les résultats. Si la réponse est « Je ne sais pas » ou « Rien, dans le fond », alors, il vaut parfois mieux ne pas faire les tests. C’est un choix très personnel.

4) Même si c’est long, le corps finit effectivement par se débarrasser de ces substances dans la mesure où une personne n’y est plus exposée. Malheureusement, à ma connaissance, il n’existe pas vraiment de moyen spécifique d’accélérer ce processus naturel dans le cas des BPC.



Des situations comme la vôtre sont très frustrantes. C’est notamment pour ça que je préfère travailler en prévention, parce que, souvent, on ne sait pas très bien quoi faire une fois que le problème est arrivé.



Bonne chance.



Claude Viau

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MessageSujet: Re: BPC et DDT   Lun 21 Juil 2008 - 9:57

Santé et environnement : "Le lien entre cancers et PCB est formel "Le cancérologue Jean-Loup Mouysset préside l’association aixoise de soutien aux personnes atteintes de cancer, "Ressource".DREn France, peu de scientifiques s’intéressent à l’impact de l’environnement sur la santé, et pourtant, selon le cancérologue Jean-Loup Mouysset, si les cas de cancers ont doublé ces 25 dernières années, c’est aussi en partie à cause des multiples polluants atmosphériques et aquatiques. Explications.
Selon le premier « baromètre santé environnement » de l’Inpes publié début juillet, 1 Français sur 2 estime courir un risque « plutôt élevé » de développer un cancer pour une raison environnementale, est-ce une crainte fondée ?
Tout à fait. En 25 ans, le nombre de cancers a doublé en France. Actuellement, on compte 320 000 nouveaux cas de cancers par an. Or, entre 50% à 85% des cancers chez les non-fumeurs demeurent inexpliqués. La relation est aujourd’hui formelle entre les cancers, les PCB (ou polychlorobiphényle, des dérivés chlorés très toxiques), la pollution de l’air (tabac, voiture…), les pesticides...
En France, les études en matière de santé environnementale sont très rares, mais des travaux espagnols ont établi un lien significatif entre le cancer du colon et l’exposition aux PCB. Une étude suédoise a également démontré que les PCB entraînaient des cancers du pancréas plus graves et chez certaines femmes, il a été montré que la pollution aux PCB et aux hydrocarbures entraînait deux à cinq fois plus de risques d’avoir un cancer du sein. Un chiffre plus élevé que celui engendré par les traitements hormonaux de substitution (THS) - qui multiplient par 1,3 à 1,8 les risques de cancer du sein – dont la prescription a, depuis 2000, été réduite par les médecins d’environ 60%, permettant ainsi la diminution des cas de cancers du sein chez les femmes de plus de 50 ans.
Sur le même modèle, une simple mesure publique suffirait donc à réduire les cas de cancers liés à l’environnement.

Pourquoi l’Académie de médecine ne tire-t-elle pas la sonnette d’alarme selon vous ?
L’Académie de médecine se base sur des études datant de 2000, période à laquelle les travaux sur la santé environnementale n’avaient pas encore émergés. Par ailleurs, je pense que ses membres n’ont pas reçu de formation à l’environnement et qu’ils ne traitent de la cancérologie que de façon parcellaire, alors que les facteurs sont multiples.

Comment réduire les risques liés à l’environnement ?
Le plus urgent est d’organiser conférences et colloques pour informer les professionnels et sensibiliser le grand public à l’impact de l’environnement sur la santé. Car si le comportement de chacun joue un rôle dans le risque d’avoir un cancer, la population subit une part environnementale significative, dans l’air, l’eau polluée, l’alimentation… Nous agissons donc par le biais de nos deux associations l’Asep et l’Asef et organisons d’ailleurs le 17 avril 2009, la 2ème édition de notre congrès international « Un autre regard sur le cancer » à Aix en Provence.
21 juillet 2008, Anna Musso
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MessageSujet: BPC et DDT   Jeu 13 Déc 2007 - 14:45

Dans ce qui constitue la plus vaste étude du genre, l'organisme a recueilli des échantillons de sang auprès de 900 résidants de la province et vérifié les patients des deux groupes (cancéreux et non cancéreux) pour établir leur degré d'exposition aux biphényles polychlorés, ou BPC, et aux pesticides organochlorés.

L'auteur de la recherche, John Spinelli, scientifique à l'emploi de la Société du cancer, précise que les chercheurs ont évalué la présence de différents types de BPC et d'organochlorés, certains ayant une toxicité plus importante que d'autres.

Or presque toutes ces substances apparaissent en quantités plus importantes chez les cancéreux que chez les non cancéreux.

M. Spinelli rappelle que les BPC et les composés organochlorés, incluant le DDT, sont interdits depuis plusieurs années au Canada, mais que certains de ces pesticides sont toujours utilisés en diverses parties du monde.

Cette étude et d'autres études récentes «démontrent clairement le risque de cancer associé à ces produits chimiques», risque qui n'avait pas encore été établi. C'est un résultat «surprenant, considérant qu'ils sont interdits depuis si longtemps», a dit M. Spinelli.

L'étude a été financée en partie par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Société canadienne du cancer et l'Institut national du cancer du Canada. Elle sera rendue publique samedi dans la revue International Journal of Cancer.

Un scientifique des Instituts de recherche qui n'a pas participé à la dernière étude a souligné que ces résultats ne représentent qu'une corrélation. Cela «donne à penser» qu'il pourrait y avoir un lien, a déclaré mercredi Philip Branton, à Montréal. Il faut procéder à une étude plus vaste sur le cancer et les polluants présents dans le milieu ambiant, ce que nous essayons d'organiser, a-t-il ajouté.

Je suis sûr que mon cancer vient d'une exposition aux BPC mais ce n'est pas possible de défaire ce que j'ai fait voici 30 ans.
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MessageSujet: Re: BPC et DDT   Aujourd'hui à 15:15

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