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 Les isoflavones

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Denis
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MessageSujet: Re: Les isoflavones   Mer 26 Mar 2008 - 12:18

On entend de plus en plus parler des propriétés de certains aliments pour combattre le cancer. Le thé, par exemple, aurait des vertus qui lui permettraient de prévenir le développement de cellules cancéreuses grâce à son contenu élevé en flavonoïdes, des substances polyphénoliques antioxydantes qui sont présentes en abondance dans les végétaux, dont les fruits et légumes.

Mais comment les flavonoïdes réussissent-ils à empêcher la formation de cancers, à ralentir le vieillissement, à protéger contre les maladies cardio-vasculaires et même à lutter contre les bactéries?

Le chercheur Heidar Tajmir-Riahi du département de chimie-biologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières, se rendra au dixième Symposium international sur les ions métalliques en biologie et médecine, du 19 au 22 mai, en Corse, pour y présenter sa plus récente découverte à ce sujet.

Il est un des très rares scientifiques dans le monde à étudier cette question en utilisant la spectroscopie comme outil de recherche.

Or, grâce à cette méthode, il vient de démontrer que les flavonoïdes arrivent à s'intercaler au sein même de la double hélice de l'ADN et de l'ARN.

C'est de cette position solide et stratégique qu'ils peuvent ainsi protéger les cellules contre les assauts des radicaux libres.

«Les flavonoïdes sont surtout présents dans les fruits, les légumes, le thé, le café, le vin et les olives», explique-t-il.

«Il en existe plus de 4000 sortes. On était intéressé de voir comment les flavonoïdes réagissent avec l'ADN et l'ARN et comment ils les protègent», raconte-t-il.

Même si son laboratoire de l'UQTR possède tout l'équipement pour réaliser les analyses spectroscopiques qui lui permettaient de percer ce mystère, Heidar Tajmir-Riahi s'est rendu en Grèce où il a passé trois mois au Laboratoire de chimie du département des Sciences de l'Université agricole d'Athènes.

À cet endroit, en effet, «ils ont séparé des flavonoïdes, les ont purifié et isolé pour qu'on puisse les utiliser dans la recherche», explique le scientifique.

Six sortes de flavonoïdes ont donc été choisis pour les fins de l'étude: le kaempférol, la quercétine, la delphinidine, la morine, l'apigénine et la naringine.

Pour observer l'ADN et son interaction avec les flavonoïdes, Heidar Tajmir-Riahi a d'abord examiné le spectre de l'ADN et de l'ARN libres en examinant leur degré d'absorption des longueurs d'ondes dans la gamme de l'infra-rouge et de l'ultraviolet.

Il a aussi utilisé la technique du dichroïsme circulaire, un outil permettant d'observer les modifications de conformation de la structure de l'ADN et des protéines.

Par la suite, il a refait cet exercice après avoir soumis l'ADN et l'ARN aux flavonoïdes.

L'ensemble des données recueillies au terme de ses travaux a permis à Heidar Tajmir-Riahi de créer un modèle informatique permettant de visualiser comment les flavonoïdes arrivent à joueur un rôle de protection.

Le résultat est stupéfiant. «On a découvert que les flavonoïdes s'intercalent au sein même de la double hélice de l'ADN et de l'ARN», explique le chercheur.

Ils sont ainsi non seulement à l'avant-poste pour assurer la défense des molécules contre les agressions du stress oxydatif, mais la liaison qu'ils effectuent avec l'ADN et l'ARN est plus forte que certains médicaments contre le cancer, comme le Cisplatine.

«Le Cisplatine reste à l'extérieur de l'hélice. La liaison est alors beaucoup plus facile à briser», explique le chercheur, ce qui n'est pas le cas pour les flavonoïdes.

Les flavonoïdes pourraient-ils être les médicaments anti-cancer de l'avenir? «Bien sûr», répond-il, «surtout pour la prévention du cancer à cause de leur interaction avec les radicaux libres», explique-t-il.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le périodique scientifique Cell Biochem Biophys (volume 49 pages 29 à 36), en juin 2007. Heidar Tajmir-Riahi a déjà publié plus de 170 articles scientifiques.•
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Denis
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MessageSujet: Le soja   Ven 14 Mar 2008 - 15:46

A compound found in soybeans almost completely prevented the spread of human prostate cancer in mice, according to a study published in the March 15 issue of Cancer Research, a journal of the American Association for Cancer Research.


Une molécule trouvée dans les fèves de soja a presque complètement prévenu le cancer de la prostate humain implanté chez des souris.

Researchers say that the amount of the chemical, an antioxidant known as genistein, used in the experiments was no higher than what a human would eat in a soybean-rich diet.

Les chercheurs disent que le montant de ce composé chimique connu sous le nom de genistein qui fut utilisé pour l'expérience n'est pas plus grand que ce qu'un humian mangerait dans une diète riche en soja.

Investigators from Northwestern University found that genistein decreased metastasis of prostate cancer to the lungs by 96 percent compared with mice that did not eat the compound in their chow - making the study the first to demonstrate genistein can stop prostate cancer metastasis in a living organism.

Les chercheurs ont trouvé que le genistein a décru le montant de métastase du cancer de la prostate vers les poumons de 96%.

"These impressive results give us hope that genistein might show some effect in preventing the spread of prostate cancer in patients," said the study's senior investigator, Raymond C. Bergan, MD, director of experimental therapeutics for the Robert H. Lurie Comprehensive Cancer Center of Northwestern University.

"Diet can affect cancer and it doesn't do it by magic," Bergan said. "Certain chemicals have beneficial effects and now we have all the preclinical studies we need to suggest genistein might be a very promising chemopreventive drug."

Bergan and his team have previously demonstrated in prostate cancer cell cultures that genistein inhibits detachment of cancer cells from a primary prostate tumor and represses cell invasion. It does this by blocking activation of p38 MAP kinases, molecules which regulate pathways that activate proteins that loosen cancer cells from their tight hold within a tumor, pushing them to migrate. "In culture, you can actually see that when genistein is introduced, cells flatten themselves in order to spread out and stick strongly to nearby cells," he said.

In this study, investigators fed genistein to several groups of mice before implanting them with an aggressive form of prostate cancer .The amount of genistein in the blood of the animals was comparable to human blood concentrations after consumption of soy foods, Bergan said.

The researchers found that while genistein didn't reduce the size of tumors that developed within the prostate, it stopped lung metastasis almost completely. They repeated the experiment and found the same result.

They then examined tissue in the animals, measuring the size of tumor cells' nuclei to determine if the cells had flattened out in order to spread. "Within a tumor, it is hard to tell where the borders of cells stop, so one way to measure adherence is to look at the size of the nuclei in cells and see if they are wider due to cell spread," Bergan said. "And that is what we found, demonstrating that the drug is having a primary effect on metastasis."

He said that the study also found that mice fed genistein expressed higher levels of genes that are involved in cancer cell migration which, Bergan says, at first might not make sense in light of the study's conclusion that genistein almost completely blocked metastasis.

"What we think is happening here is that the cells we put in the mice normally like to move. When genistein restricted their ability to do so, they tried to compensate by producing more protein involved in migration. But genistein prevented those proteins from being activated," he said. "This is really a lesson for researchers who depend on biomarker studies to test whether a treatment is working. They need to be aware that those biomarkers might be telling only half of the story."

Bergan cautioned that much is unknown about use of genistein in preventing cancer spread. For example, it may be that the effects of the compound in people who have eaten soy all their lives is stronger than benefit seen in patients who have only started to use genistein.

"The problem we have faced is that epidemiology studies that found men who eat soy are at reduced risk of prostate cancer death are all associative. They don't prove anything," he said. "The only way we will find out how promising genistein is will be from conducting clinical trials."

Human observational studies have found that while the spread of prostate cancer is reduced in men who eat soy-rich foods, findings have been mixed as to whether prostate cancer incidence is markedly different. Results of some laboratory studies of genistein have also been mixed, but most have shown favorable results, Bergan said, demonstrating that genistein can inhibit a variety of cell molecules including tyrosine kinases, which activate proteins by attaching them to phosphate chemicals.
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MessageSujet: Les isoflavones   Dim 13 Jan 2008 - 12:01

...Mais les espoirs des chercheurs se portent surtout sur la prévention des cancers hormono-dépendants.

L’incidence de cancer du sein est quatre fois moins élevée au Japon qu’aux Etats-Unis ; celle de cancer de la prostate cinq fois moins.

Or, les Japonais consomment de grandes quantités d’isoflavones (25 à 40 mg/j, contre 5 mg en Occident). Les isoflavones ( le soja) entreraient en compétition avec les hormones naturelles au niveau des récepteurs cellulaires, et limiteraient ainsi la prolifération ; elles possèderaient aussi des propriétés antioxydantes, cytotoxiques pour les cellules tumorales et immunostimulatrices.
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