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 Les Anthracyclines

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Denis
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MessageSujet: Re: Les Anthracyclines   Sam 25 Mai 2013 - 0:55

Coup de jeune pour les chimiothérapies
26 Avril 2013

Les anthracyclines, médicaments de chimiothérapie les plus utilisés en cas de cancer, agissent non seulement en détruisant les cellules tumorales mais aussi en stimulant de façon indirecte le système immunitaire des patients. Une équipe de l’Inserm vient de décrire un des mécanismes mis en jeu et propose de l’utiliser pour améliorer l’efficacité de ces traitements.

Patient sous perfusion en chambre de soin, CIC 9301 hôpital cardiologique de Lille. Copyright P. Latron

© Inserm, P. Latron

Patient sous perfusion en chambre de soin, CIC 9301 hôpital cardiologique de Lille.

Améliorer l’efficacité de médicaments anti-cancéreux déjà anciens est encore possible ! Suite à la découverte d’un nouveau mécanisme d’action des anthracyclines, les molécules les plus utilisées en chimiothérapie, une équipe de l’Inserm* propose de nouvelles pistes.

Les anthracyclines sont directement toxiques pour les cellules en division telles que les cellules cancéreuses. Mais il s’avère qu’elles déclenchent en outre une réaction immunitaire locale, permettant de stimuler les défenses immunitaires du patient. Au moins deux mécanismes expliquant ce phénomène ont déjà été décrits par cette même équipe, qui lève aujourd’hui le voile sur un troisième d’entre eux.
Les anthracyclines, piliers de la prise en charge

"La chimiothérapie reste le pilier de la prise en charge des cancers. L’arrivée de traitements ciblés concernant certains patients fait beaucoup parler, mais les molécules plus anciennes, comme les anthracyclines, sont et seront encore massivement utilisées. C’est pourquoi, depuis près de dix ans, nous essayons de décrypter les mécanismes d’action de ces médicaments", explique Laurence Zitvogel, co-auteur des travaux. Et les chercheurs ont énormément progressé dans cette connaissance : "nous avons montré que les cellules cancéreuses meurent de façon immunogène, explique-t-elle. Cela signifie qu’en se dégradant, elles émettent plusieurs signaux qui activent le système immunitaire local et le rendent plus efficace contre la tumeur". Les chercheurs ont par exemple décrit l’expression de calréticuline à la surface des cellules cancéreuses agressées, ou encore le relargage d’un facteur nommé HMGB1, qui permettent une meilleure reconnaissance des cellules tumorales par le système immunitaire.
Un troisième signal immunogène

Cette fois, les chercheurs montrent qu’en se dégradant, les cellules cancéreuses émettent un troisième signal qui permet de recruter les cellules dendritiques sur le site de la tumeur, "les seules cellules du système immunitaires vraiment capables d’éduquer les lymphocytes T pour qu’ils luttent contre les cellules cancéreuses", clarifie la chercheuse. "Ces dernières meurent sur un mode autophagique, c’est-à-dire qu’elles digèrent leurs propres compartiments cellulaires. Cela génère de l’énergie sous forme de molécules d’ATP qui sont libérées dans le milieu extracellulaire. Cet ATP mobilise au moins trois types de cellules qui murissent et se différencient en cellules dendritiques fonctionnelles", décrit-elle.
Deux pistes thérapeutiques

En empêchant la dégradation de cet ATP extracellulaire, les chercheurs sont parvenus à renforcer l’effet des anthracyclines contre au moins trois types de tumeurs chez la souris : des cancers du sein, du côlon et des sarcomes. La piste est si intéressante que deux anticorps dédiés à cet effet sont déjà à l’étude. "Nous envisageons d’associer chimiothérapie et immunothérapie pour améliorer l’efficacité de ces médicaments, explique Laurence Zitvogel. Bloquer l’activité des enzymes de dégradation de l’ATP, ou injecter des cellules dendritiques directement au site tumoral chez des patients en déficit d’ATP, permettrait de renforcer la réponse immunitaire antitumorale", prévoit-elle.

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Denis
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MessageSujet: Les Anthracyclines   Jeu 17 Jan 2008 - 15:46

Les Anthracyclines améliorent la survie des patients atteint du cancer du sein HER2 positifs


Le traitement avec la classe de molécules de chimiothérapie appelées anthracyclines améliore la survie des femmes atteintes du cancer du sein HER2 positif qui ont précédemment eu une chirurgie, mais il ne peut offrir aucun bénéfice pour des femmes atteintes de tumeurs HER2 négatives, selon une étude publiée en ligne le 25 décembre dans le Journal de l'Institut national du Cancer.


Des essais cliniques aléatoires ont démontré qu’un traitement précoce du cancer du sein avec une chimiothérapie à base d’Anthracyclines améliore les taux de survie global sans maladie d’avantage que sans Anthracyclines. Cependant, des études ont démontré que les Anthracyclines peuvent légèrement augmenter le risque de lésion du cœur et des cas de leucémie. Etant donné ces effets secondaires, le plus grand bénéfice de ces traitements peut être réalisé chez les femmes avec des tumeurs du sein qui sur-expriment le gène HER2 - un gène qui est souvent amplifié par les tumeurs qui répondent aux Anthracyclines.

Alessandra Gennari, Médecin, Docteur, de l'Institut national de Cancérologie à Gênes, en Italie, et ses confrères ont rassemblé des données à l’issue de huit essais cliniques aléatoires qui ont comparé la présence d’Anthracyclines et l’absence d’Anthracyclines et ont également présenté l’état du HER2. Presque 30 pour cent des tumeurs des patients ont surexprimé le HER2.

En général et parmi les patients atteints de tumeurs HER2 positives, la chimiothérapie à base d’Anthracyclines a produit une plus grande réduction du risque de rechute ou de décès que sans Anthracyclines. Cependant, parmi les patients avec des tumeurs HER2 négatives, il n'y avait aucune différence dans la survie entre les chimiothérapies.

« L'absence… d’effet de d’Anthracyclines observé chez les patients avec une maladie HER2 négative suggère que ce groupe de patients pourrait être épargné par les effets toxiques inutiles liés à l'utilisation de cette classe d’agents et soulève des questions quant à la justesse de groupes témoins dans des essais cliniques aléatoires dans lesquels des traitements à base d’Anthracyclines sont utilisés sur des populations de patient non choisies, » écrivent les auteurs.

Dans un éditorial, Soonmyung Paik, médecin, du National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project à Pittsburgh et ses collègues indiquent que le seul état HER2 ne peut être suffisant pour déterminer qui devrait recevoir des Anthracyclines, étant donné les différences moléculaires parmi les sous-types différents de cancer du sein.

"L'Optimisation de la chimiothérapie adjuvante pour des patients diagnostiqués avec le cancer du sein dépendra de la définition du pronostic de bases et de la chémosensibilité de chaque sous-classe de cancer du sein au-delà de ceux sommairement définis par le seul état HER2," écrivent les éditorialistes.
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