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 Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau

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Nany



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MessageSujet: Re: Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau   Mar 19 Fév 2008 - 11:52

Le mélanome : qu’est-ce que c’est ?
Le mélanome est un cancer de la peau ou des muqueuses, pouvant prendre des formes très différentes : tache marron, bouton… Seul un médecin peut diagnostiquer un melanome.

Le mélanome, comme tout cancer, doit être pris en charge le plus tôt possible.

Le mélanome peut être dépisté lors de surveillances régulières de la peau et des grains de beauté.

Le melanome peut en effet passer pour un simple grain de beaute ou une tache brune et c'est le medecin qui, suspectant un melanome, decide de retirer la lesion et de la faire analyser par un laboratoire d'anatomopathologie. Si le laboratoire conclut a un melanome, un traitement complementaire est generalement propose au patient, ainsi qu'une surveillance reguliere et un depistage du melanome chez les autres membres de la familles (ascendants, descendants et fratrie).

Quels sont les risques de developper un mélanome ?
La progression de nouveaux cas de melanome est inquietante puisque le nombre de nouveaux cas de melanome augmente depuis plusieurs decennies.

Les facteurs de risque du melanome sont entre autres :

La clarte de la peau
Les personnes ayant une peau claire qui bronze difficilement et fait des coups de soleil lors des expositions au soleil ont un risque accru de developper un melanome.

Les coups de soleil et exposition au soleil
Le fait d'avoir eu des coups de soleil, notamment pendant l'enfance, constitue un risque de melanome. L'exposition au soleil ou aux UV en cabine augmente le risque de melanome.

Grain de beauté
La presence de grands grains de beauté (plus de 6 mm), en grand nombre (plus de 50) constitue un facteur de risque de mélanome

Antécédent de mélanome
Un antécédent personnel ou familial de mélanome constitue un facteur de risque de mélanome

Quels sont les types de mélanome ?
Il existe de nombreux types de melanomes. Parmis ceux ci on peut citer :

Le melanome a extension superficielle (Superficial Spreading Melanoma ou SSM)

Le SSM represente environ 70% des melanome. Le SSM est caracterise par son extension horizontale durant plusieurs mois ou années, avant son extension verticale : le melanome s'etend progressivement. Toute tache qui s'etend sur la peau doit donc faire l'objet d'une consultation medicale

Le mélanome nodulaire

Le melanome nodulaire est un melanome evoluant d'emblée verticalement : il s'agit d'un nodule, le plus souvent de couleur bleue-noire, saignotante mais pouvant etre de couleur chair et évoluant rapidement (il grossit, il peut s'ulcérer, devenir crouteux...)

Le lentigo malin ou mélanome de Dubreuilh

Le lentigo malin ou melanome de Dubreuilh se voit généralement sur le visage de la personne agée

Le mélanome acrolentigineux ou melanome acral

Il s'agit d'un melanome survenant sur les extremites (paumes, plantes...). Il s'agit de la forme predominante de melanome sur les peaux noires et asiatiques. Le melanome acral peut prendre plusieurs formes : tache brune, nodule couleur chair ou pouvant meme ressembler a une verrue, tumeur saignotante... Toute lesion de la paume, des plantes, des doigts, des orteils... doit etre montree a un medecin.

Soins du mélanome (ou mélanome malin) :
Le meilleur élément pronostique du mélanome est sa découverte précoce…

Le pronostic du melanome est determine par plusieurs elements parmis lesquels on peut citer :

L'epaisseur, determinee par les indices de Breslow et de Clark

L'ulceration

Les signes de regression...



Qu’arrive-t-il lorsqu’on découvre un mélanome ?
Dans la très grande majorité des cas, son diagnostic nécessite de l’enlever en totalité et ceci permet d’établir un élément essentiel : la profondeur du melanome malin. En fonction de celle-ci, on décide souvent de reprendre l’ablation, c’est-à-dire d’enlever plus largement la cicatrice restante.

On cherche ensuite des lésions ailleurs afin de déterminer l’extension du mélanome malin:

Un autre mélanome ou des lésions secondaires par un examen attentif de tout le corps

Souvent, on pratique des examens radiologiques (radiographie, échographie…)

On détermine ensuite en fonction de ces données si un traitement complémentaire est nécessaire: nécessité d’enlever un autre mélanome, une lésion secondaire cutanée, ganglionnaire… / décision d’immunothérapie, de chimiothérapie…

Un élément essentiel est la surveillance régulière par un médecin et par soi-même qui se fait en général à vie.


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Nany



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MessageSujet: Re: Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau   Mar 19 Fév 2008 - 11:41

Comment se protéger efficacement du soleil ?

Il faut apprendre à vivre avec le soleil.

Savoir vivre avec le soleil peut se résumer en trois points :

Eviter les rayons solaires entre 12 H et 16H nuisibles pour la peau même avec une crème solaire.

Ne pas exposer les jeunes enfants au soleil.

Se rappeler que la meilleure protection solaire reste le tee-shirt et le chapeau. Pour les zones qui ne peuvent être protégées par un vêtement il convient d’utiliser une crème solaire UVA et B avec un indice minimal de protection vis à vis des UVB d’au moins 20, et de la renouveler tous les 2 heures.
VOIR EN FICHIER JOINT

les recommandations de l’afssaps sur le protection solaire.

Rappelons que nous vivrons de plus en plus vieux, que nous usons donc davantage « notre capital solaire » augmentant ainsi notre risque de cancers cutanés dont le mélanome.
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Nany



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MessageSujet: Re: Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau   Mar 19 Fév 2008 - 11:37

des nouvelles du mélanome
Quelle est son incidence ?


L’incidence du mélanome croît depuis plusieurs décennies. Elle double tous les 10 ans depuis 50 ans dans tous les pays du monde. L’incidence actuelle en France est évaluée à environ 7 à 9 nouveaux cas par an pour 100 000 habitants, soit une moyenne entre 5 000 à 6000 nouveaux cas chaque année, chiffres qui se situent dans la moyenne européenne. Elle est plus élevée dans l’ouest avec 11,4 nouveaux cas par an sur 100 000 habitants (trois fois plus que dans le sud-est).
L’incidence varie en fonction de certains facteurs :
· L’ensoleillement et les caractéristiques ethniques. Ainsi, l’incidence chez les sujets blancs est supérieure à celle des sujets à peau foncée.
· L’âge ; si cette tumeur peut toucher tous les âges, elle est néanmoins rare chez l’enfant et plus fréquente chez les personnes âgées

Quel est le taux de mortalité ?

La mortalité en France est de 1.2 à 1.5 /100 000 habitants par an. (5/100 000 en Australie). Elle a moins tendance à augmenter que l’incidence ce qui peut être lié au diagnostic plus précoce. Le nombre de décès annuel en France par an est estimé à 1000.

reseau



des recherches
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Nany



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MessageSujet: Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau   Lun 4 Fév 2008 - 15:07

Découverte d’un virus lié au cancer mortel de la peau


La nouvelle technique du séquençage utilisée à l’University of Pittsburgh Cancer Institute révèle l’existence d’un nouveau virus cancéreux; selon le journal Science.


PITTSBURGH – Une nouvelle stratégie pour détecter les virus humains, décrite cette semaine dans le journal Science, par une équipe de conjoints ayant trouvé la cause du sarcome de Kaposi, a révélé l’existence d’un virus, inconnu auparavant, fortement associé à un cancer de peau rare mais mortel, appelé : Merkel cell carcinoma. Sur le papier, les chercheurs de l’University of Pittsburgh Cancer Institute (UPCI), Huichen Feng, docteur en médecine, Masahiro Shuda, docteur en médecine, Yuan Chang, docteur, et Patrick Moore, docteur, M.P.H., expliquent l’effort fourni tout au long d’une décennie pour capter la technologie du séquençage afin d’identifier le virus, qu’ils appellent Merkel cell polyomavirus (MCV). Alors que l’équipe de chercheurs insiste sur le fait que leurs travaux n’ont pas prouvé que le MCV serait la cause du Merkel cell carcinoma, si les conclusions sont confirmées, elles mèneront à de nouvelles options de prévention et de traitements du cancer.

“C’est le premier polyomavirus qui s’avère être étroitement lié à un type particulier de tumeur humaine,” déclare Dr. Moore, professeur de microbiologie et de génétique moléculaire à l’University of Pittsburgh School of Medicine et chef du programme de virologie moléculaire au UPCI. “Bien que les polyomavirus aient été étudiés en liaison avec le développement du cancer durant des années, le poids de la preuve scientifique s’est appuyée sur l’hypothèse selon laquelle les virus ne causent pas de cancers humains.”

Polyomaviruses est un groupe de virus, prouvés comme cause de cancers chez les animaux pendant plus de 50 ans. Néanmoins, Dr. Moore note la nécessité d’entreprendre des recherches plus poussées en vue de déterminer le rôle du MCV dans le développement du cancer humain.

Un cancer rare mais extrêmement agressif qui se répand rapidement dans les autres tissues et organs, le Merkel cell carcinoma (MCC) se développe des cellules nerveuses spécialisées réagissant à la touche ou à la pression. L’incidence du MCC a triplé au cours des 20 dernières années, atteignant 1,500 cas par an, particulièrement chez les gens dont le système immunitaire est compromis par le SIDA ou les immunosuppresseurs liés à la transplantation. Environ la moitié des patients atteints de MCC avancé vivent neuf mois au plus, alors que presque les deux tiers des patients atteint de MCC meurent en l’espace de cinq ans.

“Si ces conclusions sont confirmées, nous pourrons voir comment ce nouveau virus contribue à un très mauvais cancer présentant un taux de mortalité élevé, mais il est aussi important de l’utiliser en tant que modèle pour comprendre comment les cancers se produisent ainsi que les voies cellulaires qui sont ciblées,” ajoute Dr. Moore. “Les informations que nous gagnons pourraient aboutir à un vaccin ou test de sang améliorant la gestion de la maladie et aidant à la prévention.”

Par exemple, les vaccins sont maintenant disponibles contre le papillomavirus humain (HPV) afin de prévenir le cancer cervical, note Dr. Chang, professeur de pathologie. “Le MCV est un autre modèle nous permettant de mieux comprendre comment les cancers surgissent, avec de possibles implications importantes pour les cancers non viraux, tels que le cancer de la prostate ou le cancer des seins.”

Le MCV présente de similarités additionnelles avec le HPV étant donné que les deux virus s’intègrent dans le génome cellulaire de la tumeur, et non pas dans le génome des cellules saines. Cette intégration détruit la capacité du virus de répliquer normalement et pourrait constituer la première étape critique dans le développement du MCC.

L’équipe de Pittsburgh a analysé environ 400,000 séquences génétiques de l’ARN messager à partir de quatre échantillons du tissu de la tumeur de MCC, par le biais d’une technique raffinée dans leur laboratoire, appelée digital transcriptome subtraction (DTS). En comparant les séquences exprimées par le génome de la tumeur aux séquences génétiques schématisées par le Human Genome Project, les chercheurs ont systématiquement soustrait les séquences humaines connues, laissant un groupe de transcrits génétiques pouvant provenir d’un corps étranger.

Une séquence y fut similaire, mais distincte de tous les virus connus. L’équipe a fini par montrer que cette séquence appartient à un nouveau polyomavirus présent dans huit sur dix (80%) des tumeurs de Merkel qu’ils ont testées, mais seulement 5 sur 59 (8%) des tissus de contrôle provenant de différents sites du corps, et 25 (16%) tissus de peau de contrôle.

Bien que le MCV soit le plus fréquemment présent dans les tumeurs de Merkel, il peut exister également chez les individus en bonne santé. La caractéristique la plus importante, c’est que le MCV s’intègre dans les cellules de la tumeur, dans ce qu’on appelle modèle monoclonale, indiquant qu’il infecte la cellule avant que la cellule ne devienne cancéreuse. Des tests effectués sur 6 des 8 tumeurs positives MCV, ont confirmé que l’ADN viral s’est intégré dans le génome de la tumeur dans ce modèle monoclonal, notant que cette infection du MCV pourrait déclencher la formation de la tumeur. Plus tard, l’équipe de Pittsburgh a confirmé ces résultats à partir d’un nombre supplémentaire de spécimens de tumeurs.

Partout dans la littérature biomédicale il y a eu des indices montrant faisant allusion à l’existence du MCV, qui possède une structure génétique étroitement liée au virus du singe vert africain, découvert en Allemagne, dans les années 70. A l’issue des tests sanguins, les chercheurs ont trouvé une preuve d’anticorps selon laquelle entre 15 et 25% d’adultes sont infectés par le virus humain non découvert encore, relatif à ce singe. Si le MCV s’avère être cette infection longuement cherchée, plus d’un milliard de gens à travers le monde serait déjà infectés.

“Mais cette fois-ci, prenons l’exemple du HPV,” propose Dr. Moore. “Bien que près de 50% de jeunes femmes sexuellement actives soient infectées par le HPV, une petite proportion risque d’être atteinte du cancer cervical.”

Même si il s’est révélé que le MCV joue un rôle dans le MCC, Dr. Chang a avertit qu’il est probable que ce virus constitue juste une partie d’une image plus large.

“Reste à savoir comment il agit,” ajoute t-elle. “Une fois intégré, le virus peut exprimer une oncoprotéine, ou il peut or il peut casser un gène supprimant la croissance de la tumeur. Dans tous les cas, les résultats devraient être intéressants.”
Il s’agit du deuxième virus associé à la tumeur découvert par les Drs. Moore et Chang, une équipe de recherche de conjoints qui a également découvert le Kaposi’s sarcoma-associated herpesvirus (KSHV) en 1993. KSHV, déclencheur du sarcome de Kaposi, est la malignité la plus fréquente chez les patients atteints du Sida et le cancer le plus répandu en Afrique. Afin de trouver le KSHV, les Drs. Moore et Chang ont utilisé une méthode différente pour soustraire physiquement les séquences génétiques humaines des tumeurs du sarcome de Kaposi, laissant des fragments de l’ADN viral.

Les virus ainsi que certaines bactéries et parasites sont estimés comme cause d’au moins 20% des cancers dans le monde. Au cours des quarante dernières années, peu de virus causant le cancer ont été confirmés chez les humains, dont le KSHV. La plupart de ces virus expriment des protéines causant le cancer, connues sous le nom d’oncoprotéines, dans les cellules infectées. Les polyomavirus, don’t le MCV, possèdent une oncoprotéine qui s’est avérée être une cause de cancer suite à l’infection chez les animaux. S’il est démontré que le MCV assume un rôle dans le cancer humain, il représentera alors le huitième virus de tumeur humain à être découvert.

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