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 Le sucre, ce poison.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le sucre, ce poison.   Jeu 2 Jan 2014 - 13:00

CANCER du SEIN: Le rôle clé du sucre dans l'oncogenèse

The Journal of Clinical Investigation

Le métabolisme du glucose en présence d'oxygène est lui-même cause de malignité et non seulement, comme on le pensait jusqu’alors, une simple conséquence de l'activité des cellules cancéreuses, conclut cette recherche du Laboratoire de Berkeley. En synthèse, une augmentation spectaculaire de l'absorption de sucre pourrait être une cause de l'oncogenèse. Ces résultats, publiés dans le Journal of Clinical Investigation, expliquent pourquoi l'hyperglycémie caractéristique de l'obésité et du diabète peut augmenter le risque de cancer du sein et d'autres cancers et pourquoi aussi, les médicaments antidiabétiques, tels que la metformine sont associés à un risque de décès par cancer moins élevé.


Le processus mis en cause est la glycolyse aérobie ou le métabolisme, en présence d'oxygène, du glucose transformé en acétyl-CoA et en gaz carbonique (CO2), en même temps qu’en énergie.

Cette hypothèse de la glycolyse aérobie cause de cancérogenèse est controversée car de précédentes recherches ont pu identifier une glycolyse aérobie accrue, aussi dans les cellules saines. Toujours aujourd’hui, la majorité des scientifiques considère que l'augmentation de l'absorption du sucre dans les cellules est la conséquence d’une demande métabolique accrue de la tumeur et non une cause de développement de la tumeur.


L’auteur principal de l’étude, Mina Bissell, un expert du cancer du sein depuis 40 ans, chercheur à Berkeley montre ici la responsabilité, dans l’oncogenèse, d’une glycolyse aérobie accrue. Cette augmentation de la glycolyse aérobie et donc de l'absorption de sucre va activer 2 voies de signalisation oncogénique et donc favoriser le développement du cancer.

Les chercheurs ont examiné l'expression de protéines de transport du glucose dans les cellules du sein humaines et, en particulier un transporteur de glucose, appelé GLUT3, dont les concentrations s’avèrent 400 fois plus élevées dans les cellules malignes du sein. Ils montrent que la surexpression de GLUT3 dans des cellules non malignes active des voies de signalisation oncogénique et conduit à l'apparition d’une tumeur cancéreuse (Visuel de gauche). A l'inverse, la réduction de GLUT3 dans les cellules malignes conduit à la suppression de ces voies de signalisation oncogénique et les cellules se comportent alors comme des cellules non cancéreuses, même si elles contiennent encore de l’ADN « cancéreux ».

Ainsi, la suppression de l'absorption du glucose conduit à une réversion des cellules malignes sans affecter les cellules non malignes (Voir visuel en haut à droite).

Une découverte majeure qui non seulement apporte un éclairage nouveau sur l'importance de l'absorption du glucose et du métabolisme dans le développement du cancer, contribue à expliquer la relation entre les maladies métaboliques et le cancer et enfin révèle de nouvelles cibles possibles pour le diagnostic et le traitement de la maladie.
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Denis
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MessageSujet: Re: Le sucre, ce poison.   Mer 18 Sep 2013 - 9:27

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Denis
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MessageSujet: Re: Le sucre, ce poison.   Mar 13 Jan 2009 - 6:09

Une alimentation trop sucrée augmenterait le risque de cancer du sein
13-01-2009 - Une nouvelle étude(1) confirme le lien entre le niveau d'insulinémie et le risque de cancer du sein.

Dans cette grande étude, le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées qui ne prenaient pas de traitement hormonal (désormais contre-indiqué en France comme aux Etats-unis sauf dans des cas précis de symptômes de ménopause extrêmes) était de 2,4 (140% d'augmentation de risque), alors que le risque associé au THS n'était que de l'ordre de 2,0 (100% d'augmentation du risque).

De fait, les auteurs concluent que le lien entre obésité et cancer du sein chez la femme ménopausée pourrait sans doute être expliqué entièrement par les taux plus élevés d'insuline et d'hormones estrogènes chez les femmes dont le BMI est > 30.

Cela confirme une des principales conclusions mises en avant dans ANTICANCER : le rôle majeur de l'alimentation trop sucrée ("à index glycémique élevé") dans la survenue de certains cancers, et souligne à nouveau la nécessité de communiquer au près des patients déjà atteints d'un cancer l'importance d'adopter un régime alimentaire à index glycémique bas, pour réduire la sécrétion d'insuline et son influence néfaste sur la croissance des cellules cancéreuses.

Cela est d'autant plus justifié que les régimes alimentaires à index glycémique bas (comme le régime méditerranéen, si facile pour la pluspart d'entre nous à adopter) ont déjà démontré de n'avoir que des effets bénéfiques sur tous les autres paramètres de santé : maladies cardiovasculaires, démences, et maladies inflammatoires.

David SERVAN-SCHREIBER, MD, PhD
Clinical Professor of Psychiatry, University of Pittsburgh
Chargé de cours, faculté de médecine de Lyon I
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Denis
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MessageSujet: Re: Le sucre, ce poison.   Mer 17 Sep 2008 - 10:57

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MessageSujet: Le sucre, ce poison.   Mar 12 Fév 2008 - 15:25

11 février 2008
Le cancer se nourrit de sucre. Le saviez-vous?
Tout d’abord, tenons-le pour acquis, « nous avons tous un cancer qui dort en nous ». C’est par cet énoncé qu’a commencé la conférence du médecin David Servan-Schreiber, en lien avec son livre Anticancer et présentée à l’Université Laval, le 23 janvier dernier. Puis, le Dr Servan-Schreiber a poursuivi avec une autre révélation-choc : « Le cancer se nourrit de sucre ».
C’est assez bien connu, notre consommation de sucre augmente constamment depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est passée de 30 kg par personne par année, en 1940, à 70 kg à la fin du XIXe siècle. Nous connaissons aujourd’hui les impacts négatifs du sucre, notamment sur la prise de poids, la carie dentaire et les maladies cardiovasculaires. Mais que le sucre joue un rôle aussi important sur l'apparition du cancer, je trouve ça étonnant!
C’est le biologiste allemand Otto Heinrich Warburg qui a découvert que le métabolisme des cellules cancéreuses était dépendant du sucre. D’ailleurs, le scanner PET (ou TEP en français), pour détecter le cancer dans l’organisme, mesure les régions qui consomment le plus de glucose. Si, dans une région, on note une consommation excessive de glucose, il est fort probable qu’il s’agit d’un cancer.
Non seulement le sucre nourrirait les cellules cancéreuses, mais il causerait aussi la croissance de cette maladie. En effet, afin que le sucre soit absorbé par les cellules, le corps sécrète de l’insuline. Et cette sécrétion d’insuline s’accompagne de la libération d’une molécule appelée Insulin-like growth factor-1 (IGF) qui, à son tour, participerait à la croissance des cellules cancéreuses ainsi qu'à leur invasion sur les tissus voisins.
De plus, l’IGF augmenterait l’inflammation, un autre facteur qui contribuerait à stimuler la croissance des cellules cancéreuses.
C’est donc dire qu’en plus du sucre, tout aliment ou repas qui stimule beaucoup la production d’insuline aurait le potentiel de créer un milieu idéal pour la croissance de cellules cancéreuses. Nous voilà donc encore devant le fait que notre alimentation hyper moderne est procancer. Les aliments comme les farines blanches, le sirop de maïs élevé en fructose, le pain blanc, le riz instantané, les céréales sucrées, les pâtes trop cuites, etc. ont un impact majeur sur la production d’insuline parce qu’ils ont un index glycémique élevé et qu'ils sont encore très présents dans le régime alimentaire des Occidentaux.
Bien évidemment, le Dr Servan-Schreiber a aussi abordé plusieurs autres aspects de l’alimentation qui contribuent au cancer, comme le manque de fruits et de légumes et l’excès d’oméga-6 par rapport aux oméga-3.
Cela étant dit, le défi, maintenant, c’est de fuir les aliments raffinés et transformés en réduisant le nombre de nos visites au restaurant, en évitant les plats déjà préparés et en prenant le temps de cuisiner.
Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans vos habitudes alimentaires pour vous prémunir contre le cancer? Combien de temps aimeriez-vous consacrer à cette lutte?

Références
Servan-Schreiber, David. Anticancer. Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles. Robert Laffont. Paris. 2007.
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