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 Anti-matière et cancer

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Denis
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MessageSujet: Re: Anti-matière et cancer   Mer 3 Avr 2013 - 17:37

Bien connu en astrophysique où ils se manifestent sous forme de sursaut d'explosion d'une puissance phénoménale, les rayons gamma sont en train de trouver une nouvelle application dans le domaine de l'imagerie médicale appliquée à la détection précoce du cancer.

Des chercheurs américains en physique des particules et en médecine nucléaire ont en effet développé un système d’imagerie qui utilise les mêmes détecteurs que ceux conçus pour les expérimentations en physique des particules.

Ces caméras à rayons gammas doivent leur précision à l’utilisation de détecteurs en cadmium-zinc-telluride. Grâce à cette technologie, on obtient une haute résolution, avec une taille de pixel de 1,6 millimètre, soit deux fois mieux qu’une caméra gamma traditionnelle. Il devient alors possible, en utilisant un traceur radioactif injecté dans la région explorée, de détecter des tumeurs de seulement 5 mm. Or on sait que les chances de guérison, notamment pour le cancer du sein, sont directement liées à la taille de la tumeur au moment du diagnostic.

Des essais cliniques ont montré que que ce nouveau type de caméra permettait de détecter 10 cancers du sein pour 1000 femmes ayant une première mammographie négative.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Denis
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MessageSujet: Anti-matière et cancer   Ven 22 Fév 2008 - 12:58

RECHERCHE • Soigner le cancer par l’antimatière
Contre les tumeurs, des rayons d'antimatière seraient bien plus efficaces qu'une radiothérapie classique. Depuis le mois de juin, l'accélérateur de particules du CERN sert d'immense laboratoire d'essais thérapeutiques.
Serait-il possible de soigner un cancer grâce à une dose d'antimatière ? Bien que cette hypothèse paraisse extrêmement étrange, une petite entreprise de Californie a réussi à persuader des physiciens sceptiques du CERN, le principal laboratoire européen de physique des particules, de la tester.

"Nous faisons tout notre possible pour prendre nos distances par rapport aux idées les moins réalistes qui ont été émises à propos de l'antimatière", dit Carl Maggiore, qui dirige l'équipe de PBar Medical à Newport Beach, en Californie. Il y a deux ans, les "business angels" qui ont investi dans cette société étaient à la recherche d'un projet de pointe dans lequel placer leur argent. Les chercheurs de PBar étaient tombés sur une publication relative aux antiprotons écrite au milieu des années 80 par le physicien grec Theodore Kalogeropoulos.

Ce dernier suggérait que, dans le cadre du traitement du cancer, une nouvelle forme de radiothérapie pourrait utiliser un rayon d'antimatière. A l'époque, la seule expérience réalisée portait sur des cellules mortes, mais les "business angels" ont été suffisamment impressionnés pour financer la recherche.

La radiothérapie détruit les tumeurs grâce à une radiation ou à un rayon de particules possédant une très haute énergie. Cette énergie endommage l'ADN des cellules cancéreuses, entraînant des anomalies qui, en s'accumulant, conduisent à terme à la mort de ces cellules. La difficulté consiste à tuer les cellules cancéreuses sans causer trop de dégâts dans les tissus sains environnants.

Traditionnellement, on utilise des rayons X, peu onéreux et faciles à générer. Mais, s'il est aisé de les concentrer en un fin rayon, ils dispensent leur énergie sur toute la longueur du trajet lumineux, donc non seulement dans la tumeur visée, mais également avant et après. Si ce traitement est efficace, c'est parce que les cellules malades ont plus de mal que les cellules saines à réparer leur ADN endommagé. Mais il n'empêche qu'un grand nombre de cellules saines meurent, d'où d'importants effets secondaires pouvant aller d'une irritation de la peau à l'épuisement.

Récemment, 20 centres répartis sur l'ensemble de la planète ont commencé à remplacer la radiothérapie par la protonthérapie [ou thérapie hadronique]. Les protons peuvent atteindre leur cible avec une précision beaucoup plus grande que les rayons X, parce qu'ils se dispersent moins dans les tissus et l'os. En outre, la distance parcourue par les protons dépend de l'énergie du rayon. En effet, lorsqu'un proton pénètre un tissu, il perd une partie de son énergie en ionisant les atomes avoisinants, ce qui le ralentit. L'ionisation augmente à mesure que la particule perd de la vitesse, de sorte que l'énergie dispensée par un proton est beaucoup plus forte à l'endroit où il s'arrête. Donc, si l'on règle le rayon du proton pour que ce pic tombe à l'endroit de la tumeur, l'impact sera beaucoup plus fort sur les cellules cancéreuses que sur les cellules saines qui les entourent.

L'équipe de Carl Maggiore a pensé qu'un antiproton pourrait s'avérer encore plus efficace. En pénétrant un tissu, il agirait comme un proton, mais en bout de course il arracherait un proton à un atome proche, et cette paire s'autodétruirait dans une explosion de rayons gamma et de particules telles que des pions et des muons. Si l'on parvient à réaliser cela à l'intérieur d'une tumeur, l'énergie ainsi apportée aux cellules cancéreuses devrait entraîner leur mort.

Les chercheurs de PBar ont adapté des simulations par ordinateur utilisées en physique des particules pour établir le modèle de l'interaction entre les particules de haute énergie et la matière. Leurs conclusions donnent à penser que les rayons gamma et les pions passeront à travers les tissus du patient sans entraîner la moindre conséquence. Environ 2 % de l'énergie de masse libérée lors de la destruction de la paire proton-antiproton est absorbée par le noyau atomique qui a sacrifié un proton. Ce qui suffit à rendre le noyau instable et à entraîner sa désagrégation en lourds fragments constitués de protons et de neutrons. Ces fragments nucléaires font toute la différence : parce qu'ils sont chargés et voyagent lentement, ils déchargent toute leur énergie dans les cellules cancéreuses avoisinantes. Ainsi, si l'on en croit les calculs de l'équipe de Carl Maggiore, les antiprotons devraient frapper la tumeur encore plus fort que les protons. Pour valider les résultats de l'expérience, Lloyd Skarsgard, un biophysicien du Centre de recherches sur le cancer de Colombie-Britannique, à Vancouver, au Canada, a adapté une technique qu'il a inventée il y a plusieurs années. Il insère un gel de cellules vivantes dans un long tube.


Dernière édition par Denis le Mer 3 Avr 2013 - 17:39, édité 1 fois
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