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 Des anticorps synthétiques.

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Denis
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MessageSujet: Re: Des anticorps synthétiques.   Dim 23 Aoû 2015 - 17:20

Pour Jason Moffat, Boursier principal de l’ICRA, des années de recherche fondamentale ont mené à ce qu’il appelle « le rêve du généticien » — la capacité de fabriquer des anticorps synthétiques pour lutter contre les maladies, comme le cancer — et à une entreprise qui permet l’administration de ces médicaments aux patients.

Moffat et d’autres scientifiques ont fondé une nouvelle société canadienne de biotechnologie, Northern Biologics, grâce à l’octroi de 10 millions de dollars en fonds d’investissement d’un cabinet de capital de risque américain, Versant Ventures. La société mettra au point des médicaments contre le cancer et la fibrose.

Leur mine d’or se compose d’une collection de milliards d’anticorps synthétiques tous conçus pour identifier rapidement des fragments d’anticorps individuels que l’on peut développer plus à fond. Les anticorps sont des molécules naturelles fabriquées par l’organisme pour éliminer virus et infections. Les anticorps synthétiques sont synthétisés à partir de zéro en laboratoire à l’aide des règles de la nature, et il est aisé de les modifier, les copier et les produire en plus grande quantité pour en faire des agents biothérapeutiques. Comme les anticorps synthétiques imitent les anticorps naturels, ces agents biologiques sont moins susceptibles d’entraîner des effets secondaires toxiques que les chimiothérapies conventionnelles.

« On a démontré que les anticorps sont de très bons médicaments », explique Moffat, professeur à l’Université de Toronto et Boursier principal au sein du programme Réseaux génétiques de l’ICRA. « Les gens les acceptent maintenant, mais il y a dix ou quinze ans, non. » Les anticorps sont aujourd’hui parmi les médicaments qui se vendent le mieux au plan mondial.

Ces travaux sont issus d’années de recherche sur la science fondamentale de nos cellules. L’un des objectifs de Moffat est de cerner ce que l’on appelle l’ensemble de « gènes essentiels » chez l’humain. Ces gènes sont essentiels à la croissance et à la division cellulaire et font souvent l’objet d’une dérégulation en cas de maladie. Le cancer détourne des gènes essentiels à ses propres fins et provoque des mutations dans ces gènes ou d’autres pour entraîner une croissance cellulaire incontrôlée.

Les chercheurs au sein du laboratoire de Moffat cultivent des cellules dans des vases et observent leur croissance et leur division dans diverses conditions. Ils provoquent des mutations, et activent et désactivent des gènes pour découvrir la nature des gènes et des protéines essentiels à la prolifération d’un cancer donné. Ils se penchent ensuite sur la cible des anticorps — des protéines clés exprimées à la surface des cellules cancéreuses.

Grâce à des percées technologiques, les scientifiques peuvent créer des anticorps aptes à cibler ces protéines de surface et constituent des bibliothèques de milliards d’anticorps qu’ils mettent à l’essai et perfectionnent jusqu’à l’obtention de molécules capables de se fixer aux cellules atteintes et de les tuer. « Les anticorps sont intéressants, car ils peuvent agir directement sur les cellules atteintes, mais ils recrutent aussi le système immunitaire naturel pour lutter contre la maladie. En utilisant des anticorps pour traiter la maladie, nous en apprenons beaucoup sur la biologie fondamentale de l’être humain », dit Moffat.

Sachdev Sidhu, l’un des fondateurs de Northern Biologics, a constitué à l’aide de la technique de l’exposition sur phage la bibliothèque d’anticorps qu’utilisera la société pour fabriquer des médicaments. Sidhu, un invité aux rencontres du programme Réseaux génétiques de l’ICRA, travaille à l’Université de Toronto depuis 2008; il était auparavant chez Genentech, une société pharmaceutique. Il explique que la science est très similaire, mais le travail en milieu universitaire est différent.

« La grande différence ici c’est qu’il y a beaucoup plus de collaborations à l’extérieur du laboratoire et c’est un gros avantage », précise-t-il.

Cette collaboration entre Moffat, Sidhu et d’autres, y compris les collègues fondateurs de Northern Biologics Brad Wouters, Ben Neel et Rob Rottapel (tous du Princess Margaret Cancer Centre) s’est révélée essentielle pour transférer ces résultats scientifiques à l’industrie. Charles Boone et Brenda Andrews (Université de Toronto), Boursiers principaux de l’ICRA, ont collaboré à des travaux subventionnés par Génome Canada qui ont mené à la fondation du Toronto Recombinant Andibody Centre (TRAC), au Centre Donnelly de l’Université de Toronto, en 2010. Selon Andrews, le TRAC a permis aux scientifiques de tisser des liens avec des partenaires de l’industrie, et la biologie fondamentale à la base du TRAC et de Northern Biologics a tracé la trajectoire vers le monde des affaires.

« Voilà un bon exemple de la recherche fondamentale qui jette les assises essentielles d’applications pratiques », dit Andrews.

Moffat est du même avis et ajoute que grâce à de meilleures technologies il a été plus facile d’envisager dès le départ comment appliquer la science fondamentale. « La science ne se résume plus à réaliser une découverte et à la publier. Avec une bonne organisation, nous pouvons mener nombre de nos découvertes beaucoup plus loin. »
Northern Biologics donne de l’essor au secteur de la biotechnologie au Canada à un moment où les scientifiques disent que l’industrie délaisse les médicaments à petites molécules, comme la chimiothérapie, au profit des médicaments biologiques.

« Ils rationalisent un grand nombre de leurs initiatives de chimie thérapeutique, car bien franchement, la fabrication de médicaments à l’aide des méthodes conventionnelles est très lente, lourde et coûteuse », explique Moffat. La mise au point et la production de médicaments à petites molécules peuvent prendre vingt ans à réaliser par une équipe de chimistes, dit-il. Northern Biologics quant à elle prévoit commencer les essais cliniques de phase 1 dans quatre ans environ.

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Denis
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MessageSujet: Des anticorps synthétiques.   Ven 4 Avr 2008 - 15:28

(Apr. 4, 2008) — Researchers at UT Southwestern Medical Center have developed a simple and inexpensive method to screen small synthetic molecules and pull out a handful that might treat cancer and other diseases less expensively than current methods.

Les chercheurs ot développé une méthode simple et peu dispendieuse pour trouver des molécules synthétiques qui pourrait traiter le cancer.

In one screen of more than 300,000 such molecules, called peptoids, the new technique quickly singled out five promising candidates that mimicked an antibody already on the market for treating cancer. One of the compounds blocked the growth of human tumors in a mouse model.

En cherchant parmi 300,000 de cs molécules, appelées peptoïdes, cette nouivelle technique a trouvé 5 cancdidats prometteurs qui imitent un anticorps déja sur le marché pour traiter le cancer. Une de ces molécules a bloqué la croissance des tumeurs chez la souris.

Antibodies are molecules produced by the body to help ward off infection. Natural and manmade antibodies work by latching onto very specific targets such as receptors on the surface of cells.

Les anticoprs sont des molécules produites par le corps pour aider à se débarasser des infections. Les anticoprs naturels et fabriquées par l'homme travaillent de la même façcon en s'attachant à un récepteur à la surface de la cellule.

"Many new drugs being made today are antibodies, but they are extremely expensive to make. Financially, the U.S. health care system is going to have a difficult time accommodating the next 500 drugs being antibodies," said Dr. Thomas Kodadek, chief of translational research at UT Southwestern and senior author of the study, which appears online and in an upcoming issue of the Journal of the American Chemical Society.

"Plusieurs nouveaux médicaments sont des anticorps mais ces médicaments sont très dispendieux. Le système de soin américain va avoir de la difficulté financièrement étant donné que les 500 prochains médicaments seront probablements des anticorps." dit Kodadeck.

"Our results show that a peptoid can attack a harmful receptor in the body with the same precision as an antibody, but would cost much less to develop," said Dr. Kodadek.

"Nos résultats montrent qu'un peptoïde peut attaquer un récepteur dans le corps avec la même précision qu'un anticorps mais coute beaucoup moins à développer."

Peptoids are designed in the laboratory to resemble chains of natural molecules called peptides. Some peptides are used as medications, such as insulin or antibodies used to treat some cancers, but because the stomach digests them, most can't be taken by mouth and must be injected.

By contrast, peptoids are resistant to the stomach enzymes that degrade natural peptides, so it is possible that they could be swallowed as a pill. Peptoids are much less expensive and easier to manufacture than antibodies, Dr. Kodadek said. They are also much smaller than antibodies, so they might be better at penetrating tumors or other disease sites, he said.

"Our technique is simple and fast, works with existing chemicals and needs no high-tech instrumentation, except for a microscope to detect the fluorescent colors we use to sort the compounds," said Dr. D. Gomika Udugamasooriya, postdoctoral researcher in internal medicine and lead author of the study.

The new technique also has major advantages over traditional screening techniques that are commonly used to discover biologically active compounds from large collections. These screens, which require extensive automation, generally cost $40,000 or more; the new method can be conducted for less than $1,000.

The researchers screened about 300,000 peptoids to see which ones would interact with VEGFR2, a type of molecule on the surface of human cells. VEGFR2 is essential in creating new blood vessels through interaction with the hormone VEGF, which is normally a helpful process but is harmful to the body when the new blood vessels are nourishing a growing tumor.

A commercially produced antibody is used to treat some cancers by blocking the VEGF-VEGFR2 interaction and thus starving the tumor, but it costs a patient about $20,000 a year, Dr. Kodadek said.

Un anticorps est déja utilis.é pour traité certains cancers par les molécules VEGF et VEGFR-2 en affamant la tumeur mais cela coûte $20,000 par patient pour une année.

The new screening technology involves hundreds of thousands of peptoids, bound to tiny plastic beads. In the study, the cells with VEGFR2 were labeled to fluoresce red and those lacking VEGFR2 were labeled to fluoresce green. After exposing the beads to the mixture of cells, the beads were examined under a fluorescent microscope. Those bound to red cells -- the ones with VEGFR2 -- were collected.

This screen, which took a couple of days, isolated five peptoids out of approximately 300,000 screened, showing that the process was an effective way to quickly narrow down a search, Dr. Kodadek said.

The researchers further tested one of the five peptoids that bound most tightly to VEGFR2 and found that it blocked VEGFR2's action in cultured cells. When they gave it in low doses to mice with implanted human bone- and soft-tissue cancer, the peptoid slowed the growth of the tumors and reduced the density of blood vessels leading to them.

Les chercheurs ont testé 1 des 5 peptoïdes qui s'est lié serré avec le vegfr-2 et a trouvé qu'il a bloqué l'action de vegfr2 en culture de cellules. Et quand ils l'ont donné en petites doses à des souris avec un cancer des os et des tissus mous, le peptoïde a ralentit la progression des tumeurs et a réduit la densité des vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs.

"This new technique of rapidly isolating biologically active peptoids offers a way to hasten the drug-discovery process and may ultimately benefit patients by providing them with new therapies at a fraction of the cost of current drugs," Dr. Kodadek said.


Dernière édition par Denis le Dim 23 Aoû 2015 - 17:20, édité 1 fois
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