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 Le jeûne et la chimio.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Lun 31 Oct 2016 - 19:50

Deux études importantes montrent qu’une réduction de l’apport calorique active le système immunitaire et augmente l’efficacité de la chimiothérapie.

La majorité des médicaments utilisés en chimiothérapie sont des poisons cellulaires très puissants qui parviennent à tuer les cellules en les empêchant de se reproduire. Plusieurs observations réalisées au cours des dernières années indiquent cependant que cette action cytotoxique n’est souvent pas suffisante pour éliminer l’ensemble des cellules tumorales: pour être vraiment efficace à long terme, la chimiothérapie doit aussi rétablir la surveillance immunitaire anticancéreuse en activant les globules blancs tueurs, spécialisés dans l’élimination des corps étrangers.

Par exemple, des études montrent qu’en tuant les cellules cancéreuses, certains médicaments de chimiothérapie (anthracyclines, oxaliplatine) provoquent une série d’événements qui vont entraîner la production de signaux capables d’activer la réponse immunitaire. Ce phénomène, appelé «mort cellulaire immunogénique», peut d’une certaine façon être comparé à un vaccin, dans lequel les cellules cancéreuses mourantes provoquent une forte réponse immunitaire et permettent l’élimination complète des cellules tumorales résiduelles.

Activer l’immunité

Des résultats préliminaires très encourageants indiquent que l’efficacité de la chimiothérapie peut être grandement améliorée par une diminution drastique de l’apport calorique. Par exemple, chez des souris porteuses de tumeurs humaines, un jeûne de 48 heures augmente la survie, avec près de la moitié des animaux qui sont encore en vie 180 jours après la fin du traitement tandis que tous les animaux nourris normalement étaient décédés1.

Deux études fondamentales ­récentes réalisées par des équipes de savants français et américains suggèrent que cet impact positif de la restriction calorique serait dû à une augmentation de l’activité anticancéreuse du système immunitaire. Par exemple, il a été observé qu’un régime alimentaire développé par le laboratoire du Dr Valter Longo, et qui reproduit les ­effets positifs du jeûne sur le corps, améliorait la réponse de souris porteuses de tumeurs mammaires et de mélanomes à la chimiothérapie en provoquant une hausse ­marquée de lymphocytes tueurs2. Dans la même ligne de pensée, l’injection de substances qui miment les effets du jeûne sur le métabolisme provoquait une diminution de lymphocytes T régulateurs (une classe de globules blancs qui ­diminuent la réponse immunitaire anticancéreuse), ce qui améliorait l’activité des lymphocytes tueurs et entraînait une réduction ­marquée du fardeau tumoral3.

Manger moins

L’équipe du Dr Longo travaille présentement de concert avec ­plusieurs hôpitaux pour déterminer si la restriction calorique améliore la réponse des patients aux traitements de chimiothérapie, et on devrait savoir très bientôt si ces résultats obtenus chez les animaux peuvent s’appliquer aux humains. En attendant, il est intéressant de noter que les études indiquent qu’un jeûne allant jusqu’à 72 heures est bien toléré par les patients4, et semble associé à une diminution importante des effets secondaires de la chimiothérapie.

Ces observations ne sont pas ­tellement étonnantes si l’on ­considère que notre métabolisme a évolué pour fonctionner de façon maximale en conditions de rareté de nourriture. La plupart des ­maladies chroniques qui touchent actuellement la population, ­incluant un grand nombre de ­cancers, sont d’ailleurs une conséquence directe d’une surconsommation de nourriture. Bien manger, c’est bien souvent manger moins.

C'est un article de Richard Béliveau

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Denis
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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Jeu 8 Sep 2016 - 21:02

On sait depuis plusieurs décennies que le jeûne et la restriction calorique favorisent une plus longue espérance de vie. Si le mécanisme sous-jacent à cet effet reste mal compris, on sait également que cette réduction de l’apport alimentaire entraîne une augmentation de la longueur des télomères (les extrémités des chromosomes) avec un effet protecteur sur l’ADN et le matériel génétique. Mais cet effet bénéfique est-il directement lié à la restriction de l’apport alimentaire ou à la perception qu’en a notre organisme ?
Des travaux du Buck Institute (Californie) ont montré qu’en  "trompant" notre métabolisme et en lui faisant croire qu’il est en situation de jeûne, non seulement l’effet durée de vie est bien maintenu mais il est augmenté…  Pour obtenir cet effet trompeur,  les chercheurs californiens ont eu recours à une molécule capable de modifier la perception de la nourriture, chez le ver C. elegans.
Cette molécule possède la propriété étonnante de pouvoir bloquer totalement la détection des aliments, comme ces scientifiques ont pu le vérifier chez le ver qui détecte que sa bouche est vide, même quand elle est remplie de nourriture ! Des voies sensorielles influent alors sur le métabolisme du ver, qui se met en situation physiologique similaire à celle de la restriction alimentaire. Et même quand il s’alimente normalement bien sûr. Grâce à ces travaux, les chercheurs identifient donc ces voies sensorielles primaires comme de nouvelles cibles pharmacologiques prometteuses.
Pour parvenir à cette conclusion, il a fallu tester plus de 30.000 molécules chez le ver, structurellement apparentées à celles déjà identifiées comme impliquées dans les mécanismes liés à la restriction calorique. Une petite molécule, nommée NP1 semble jouer un rôle clé dans la perception de l’alimentation chez l’animal : elle active un neurotransmetteur activé normalement en situation de restriction calorique qui fait basculer le métabolisme normal de l’animal dans un état réel de restriction calorique.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Denis
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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mar 12 Juil 2016 - 12:05

Fasting is known to increase positive outcomes during cancer treatment, and now two independent studies in mice show that fasting, either through diet or drugs, during chemotherapy helps increase the presence of cancer-killing T cells. The research teams show that rodents that received caloric restriction mimetics alone or chemotherapy combined with a fasting-mimicking diet had smaller tumor masses over time than those that received only chemotherapy. Both studies appear July 11 in Cancer Cell.

While the two papers demonstrate strategies to exploit the weakness of tumor cells to caloric restriction and enhance immune-mediated cancer cell death, further study will be needed to find out whether mimicking fasting can improve outcomes for all kinds of cancer treatments (especially emerging immunotherapies) as well as whether these results can be replicated in humans. For now, the research provides proof of concept for two potentially safe approaches to enhance chemotherapy.

Valter Longo, Stefano Di Biase, and Changhan Lee of the University of Southern California led the effort to use a fasting-mimicking diet to confer the benefits of starvation without the negative side effects. Mice with breast or skin cancers were given a low sugar, low protein, high fat, low calorie diet and were observed for 6 weeks while receiving doxorubicin, cyclophosphamide, or no chemotherapeutic drugs. All of the mice receiving the diet-drug combination saw their tumors shrink to half the volume of the tumors in mice that received chemotherapy alone.

"Our main finding is that the T cells are essential for the toxicity of the fasting plus chemotherapy to cancer cells," says Longo, a gerontologist and cell biologist also of the University of Southern California Longevity Institute and FIRC Institute of Molecular Oncology in Italy. "The biggest factor exposing cancer cells to the T cells is the effect on the enzyme heme oxygenase-1, which is normally at high levels in cancer cells. Fasting reduces oxygenase levels and gives rise to a number of changes that included the increase of tumor-killing cytotoxic T cells."

Guido Kroemer, Federico Pietrocola, and Jonathan Pol of INSERM and the Centre de Recherche des Cordeliers in France led a separate effort using caloric restriction mimetics--drugs that selectively trigger some of the biochemical cascades that result from starvation but without the weight loss--that instigated the same chemo-sensitizing effects from T cells. The researchers used a mimetic, hydroxycitrate, in mice with transplanted lung and breast cancers to reduce tumor numbers and size. They observed the T cells responding to the pharmacological starvation of the cancer cells, which changed the tumor microenvironment to increase the formation of new white blood cells.

"My theory is that when you cause some cancer cell death, you stimulate the release of factors that enhances the recruitment of cell types that can fight against the tumor and reduce the immunosuppressive cells," says Kroemer, a cell biologist and cancer researcher, who also practices medicine at Hôpital Européen Georges-Pompidou. "But we haven't excluded that the death of immune cells themselves would also contribute to the effect of caloric restriction mimetics in reaction to chemotherapy."

Longo is more convinced of the immune cell-driven explanation. He speculates that fasting, which would have been very common for our ancestors, was a tool to reboot the immune system and prevent the circulation of cancer cells. "This coordinated multifaceted effect seems too good to be true," he says. "It may not be a coincidence, but a very precisely evolved process that is meant to get rid of bad cells."

Both Kroemer and Longo agree that their papers are complementary to one another, with similar findings using different approaches to mimic fasting in a way that would be safe for all cancer patients, not just those who can afford the most expensive treatments.

The researchers will next need to conduct long-term studies to demonstrate that their strategies can be effective in humans. Longo has already tested the safety of a fasting-mimicking diet in cancer patients and is now working with multiple hospitals to test how the diet helps cancer patients respond to treatment. Kroemer is next exploring which immune cells have the most anticancer properties and will be testing how caloric restriction mimetics impact survival of patients with breast cancer.

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Le jeûne est connu pour augmenter les résultats positifs au cours du traitement du cancer, et maintenant deux études indépendantes chez la souris montrent que le jeûne, soit par l'alimentation ou par médicament, pendant la chimiothérapie, permet d'augmenter la présence de cellules T tueuses de cellules cancéreuses. Les équipes de recherche montrent que les rongeurs qui ont reçu des médicaments mimant la restriction de caloriques seule ou combinés avec la chimiothérapie avaient des masses tumorales plus petites dans le temps que ceux qui ont reçu une chimiothérapie seule. Les deux études ont paru dans Cancer Cell le 11 juillet.

Alors que les deux documents démontrent des stratégies visant à exploiter la faiblesse des cellules tumorales à la restriction calorique  et à améliorer la mort cellulaire des cellules cancereuses par médiation immunitaire, une étude plus approfondie sera nécessaire pour savoir si imiter le jeûne peut améliorer les résultats pour tous les types de traitements contre le cancer (en particulier les immunothérapies émergents) ainsi que si ces résultats peuvent être reproduits chez l'homme. Pour l'instant, la recherche fournit une preuve de concept pour deux approches potentiellement sûres pour améliorer la chimiothérapie.

Valter Longo, Stefano Di Biase et Changhan Lee de l'Université de Californie du Sud ont conduit l'effort d'utiliser un régime de jeûne imitant pour conférer les avantages de la famine, sans les effets secondaires négatifs. Les souris avec les cancers du ou de la ont reçu une faible teneur en sucre, faible teneur en protéines, riche en matières grasses, le régime alimentaire faible en calories et ont été observés pendant 6 semaines tout en recevant la doxorubicine, cyclophosphamide, ou pas de médicaments chimiothérapeutiques. Toutes les souris recevant la combinaison de régime médicamenteux ont vu leurs tumeurs rétrécir à la moitié du volume des tumeurs chez les souris qui ont reçu une chimiothérapie seule.

«Notre principale conclusion est que les cellules T sont essentielles pour le surplus de la toxicité du jeûne par rapport à la chimiothérapie des cellules cancéreuses», dit Longo, le gérontologue et biologiste cellulaire a également de l'Université de Southern California Institute Longévité et FIRC Institut d'oncologie moléculaire en Italie. «Le plus grand facteur d'exposition des cellules cancéreuses aux cellules T est l'effet sur l'enzyme hème oxygénase-1, qui est normalement à des niveaux élevés dans des cellules cancéreuses. Le jeûne réduit les niveaux d'oxygénase et donne lieu à un certain nombre de modifications qui comprend l'augmentation des cellules T tueuses de tumeur

Guido Kroemer, Federico Pietrocola et Jonathan Pol de l'INSERM  du Centre de recherche des Cordeliers en France ont conduit un effort distinct à l'aide de mimétisme de restriction calorique - des médicaments qui déclenchent sélectivement certaines des cascades biochimiques qui résultent de la famine, mais sans la perte de poids -- qui incite à commettre les mêmes effets chimio-sensibilisation à partir de cellules T. Les chercheurs ont utilisé un mimétique, hydroxycitrate, chez des souris atteintes de cancers du poumon et du sein transplanté pour réduire le nombre de tumeurs et de la taille. Ils ont observé les cellules T répondant à l'inanition pharmacologique des cellules cancéreuses, ce qui a changé le microenvironnement tumoral pour augmenter la formation de nouveaux globules blancs.

«Ma théorie est que lorsque vous causer une certaine mort des cellules cancéreuses, vous stimulez la libération de facteurs qui améliore le recrutement de types de cellules qui peuvent lutter contre la tumeur et réduire les cellules immunosuppressives," dit Kroemer, un biologiste cellulaire et chercheur sur le cancer, qui pratique également la médecine à l'Hôpital Européen Georges-Pompidou. "Mais nous avons pas exclu que la mort des cellules immunitaires se serait également de contribuer à l'effet de mimétiques de restriction calorique en réaction à la chimiothérapie."

Longo est plus convaincu de l'explication axée sur les cellules immunitaires. Il spécule que le jeûne, ce qui aurait été très commun pour nos ancêtres, était un outil pour redémarrer le système immunitaire et empêcher la circulation des cellules cancéreuses. "Cet effet multiforme coordonnée semble trop beau pour être vrai», dit-il. "Il ne peut pas être une coïncidence, mais un processus très précisément évolué qui est destiné à se débarrasser des mauvaises cellules."

Les deux Kroemer et Longo conviennent que leurs articles sont complémentaires l'un de l'autre, avec des résultats similaires en utilisant des approches différentes pour imiter le jeûne d'une manière qui serait sans danger pour tous les patients atteints de cancer, pas seulement ceux qui peuvent se permettre des traitements les plus chers.

Les chercheurs ont besoin de mener des études à long terme pour démontrer que leurs stratégies peuvent être efficaces chez l'homme. Longo a déjà testé la sécurité d'une imitation de régime alimentaire chez les patients atteints de cancer et travaille maintenant avec plusieurs hôpitaux pour tester la façon dont le régime alimentaire aide les patients atteints de cancer à réagir au traitement. Kroemer a ensuite explorer les cellules immunitaires qui ont le plus de propriétés anti-cancéreuses et vont tester la façon dont les mimétiques de restriction calorique impact sur la survie des patientes atteintes de cancer du sein.


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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mer 24 Fév 2016 - 9:18

Un certain nombre d’anciennes pratiques de santé se révèlent être efficaces de plusieurs façons. Des scientifiques ont désormais découvert la première preuve d’une intervention naturelle qui déclenche la régénération des cellules souches d’un organe ou d’un système.

L’étude a été publiée dans le numéro de Juin 2014 de Cell Stem Cell par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud. La recherche montre que les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. Ils ont conclu que le jeûne fait passer les cellules souches d’un état dormant à un état d’auto-renouvellement. (1)

Les essais cliniques humains ont été effectués en faisant appels à des patients qui étaient sous chimiothérapie. Pendant de longues périodes de temps, les patients n’ont pas mangé, ce qui a réduit considérablement le nombre de leurs globules blancs. Chez la souris, des cycles de jeûne « ont activé le mode régénératif, en changeant les voies de signalisation des cellules souches hématopoïétiques, qui sont responsables de la génération du sang et du système immunitaire. » (1)

« Nous ne pouvions pas prévoir que le jeûne prolongé aurait un effet si remarquable dans la promotion de la régénération des cellules souches du système hématopoiétique. Lorsque vous mourez de faim, le système tente d’économiser l’énergie, et l’une des choses qu’il peut faire pour économiser l’énergie est de recycler un grand nombre de cellules immunitaires qui ne sont pas nécessaires, en particulier celles qui peuvent être endommagées. Ce que nous avons commencé à remarquer à la fois chez l’humain et la souris est que le nombre de globules blancs dans le sang baisse avec un jeûne prolongé. Puis, quand vous alimentez de nouveau, les globules blancs reviennent. » – Valter Longo, auteur correspondant. (1)

Encore une fois, parce que le jeûne réduit considérablement le nombre de globules blancs du sang, cela déclenche la régénération des cellules souches de nouvelles cellules du système immunitaire. Plus important encore, il réduit l’enzyme PKA, qui a été liée au vieillissement, à la progression des tumeurs et au cancer. (1) Il est également important de mentionner que le jeûne protège contre la toxicité dans un essai clinique pilote où les patients ont jeûné pendant 72 heures avant une chimiothérapie.

« La chimiothérapie provoque des dommages collatéraux importants pour le système immunitaire. Les résultats de cette étude suggèrent que le jeûne peut atténuer certains des effets nocifs de la chimiothérapie. » Co-Auteur Tanya Dorff (1)

Le jeûne est une tradition qui faisait partie intégrante de nombreuses cultures anciennes, des védiques aux bouddhistes et plus, le jeûne ne doit pas être confondu avec la famine. C’est le processus de se restreindre et de contrôler l’expérience sensorielle de l’alimentation et dans le même temps faire en sorte que vous le faites correctement. Lorsque je jeûne, je fais habituellement des jeûnes à l’eau et je le fais depuis près de huit ans maintenant et je me sens toujours bien et plein d’énergie après l’avoir fait.
Plus de recherche

1. Le jeûne aide à se protéger contre les maladies du cerveau:

Des chercheurs de l’institut national du vieillissement de Baltimore ont trouvé des preuves que jeûner pendant un ou deux jours par semaine peut prévenir les effets de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. La recherche a également trouvé que réduire l’apport quotidien de 500 calories par jour pendant deux jours sur sept peut montrer des effets bénéfiques clairs pour le cerveau.

2. Le jeûne réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète:

Avoir régulièrement un jour sans nourriture réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète. Des études montrent que le jeûne libère une poussée significative de l’hormone de croissance humaine, qui est associée à l’accélération du métabolisme et à la combustion des graisses. L’élimination des graisses est connue pour réduire le risque de maladie cardiaque et de diabète. Les médecins commencent même à considérer le jeûne comme traitement.

3. Le jeûne traite efficacement le cancer dans les cellules humaines:

Une étude de la revue scientifique du vieillissement a constaté que les patients atteints de cancer qui incluent le jeûne dans leur traitement ont perçu moins d’effets secondaires de la chimiothérapie. Tous les tests effectués jusqu’ici montrent que le jeûne améliore la survie, ralentit la croissance tumorale et limite la propagation des tumeurs. L’Institut national du vieillissement a également étudié un type de cancer du sein en détail afin de mieux comprendre les effets du jeûne sur le cancer. À la suite d’un jeûne, les cellules cancéreuses ont essayé de faire de nouvelles protéines et ont pris d’autres mesures pour continuer de grandir et de se diviser. À la suite de ces mesures, qui à leurs tours ont conduit à un certain nombre d’autres mesures, des molécules de radicaux libres préjudiciables ont été créées, ce qui a démolit le propre ADN des cellules cancéreuses et provoqué leur destruction! C’est le suicide cellulaire, la cellule cancéreuse essaye de remplacer toutes les choses manquantes dans le sang dont elle a besoin pour survivre après une période de jeûne, mais ne peut pas. A son tour, elle tente de les créer et cela conduit à sa propre destruction.

Encore une fois, assurez-vous de faire des recherches avant d’essayer cela. Espérons que cela puisse vous emmener plus loin pour examiner la question si vous êtes vraiment intéressé.

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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Lun 30 Mar 2015 - 15:35

Fasting in combination with chemotherapy has already been shown to kill cancer cells, but a pair of new studies in mice suggests that a less-toxic class of drugs combined with fasting may kill breast, colorectal and lung cancer cells equally well.

If shown to work in humans, this combination could replace chemotherapy and make fasting a potent component of a long-term strategy to treat cancer, according to senior author Valter Longo of USC.

Human clinical trials in the United States and Europe are already studying the effectiveness and safety of Longo's strategy of cyclic fasting during cancer treatment.

Published by the journal Oncotarget on March 30, the studies suggest that a low-toxicity drug combined with fasting, or a diet that mimics the effects of fasting, could be an alternative to chemotherapy. The studies are part of a multinational collaboration with the laboratories of Alessio Nencioni at University of Genova and of Lizzia Raffaghello at the G. Gaslini Institute in Italy.

"Like every other cell, cancer cells need energy to survive and keep growing. But cancer cells are fairly inflexible about how they produce that energy, which gives us a way to target them," said Longo, Edna M. Jones Professor of Biogerontology at the USC Davis School of Gerontology and director of the USC Longevity Institute. Longo has a joint appointment at the USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences.

Cancer cells rely heavily on glucose (sugar) from food for energy -- they're on overdrive, burning much more glucose than a regular cell to fuel their rapid growth. The phenomenon is called the Warburg effect, named after the German physician who first described it nearly 100 years ago. As such, cancer cells are much more vulnerable to any interruption in supply.

Deprived of glucose, cancer cells rely on an emergency backup -- using a type of enzyme called a kinase to continue their growth-related activities.

Longo and his team and collaborators discovered that this metabolic shift by cancer cells causes them to generate toxic-free radicals, which ultimately kills them. In addition, the kinase pathway for generating energy can be blocked by kinase inhibitors, further choking off cancer cells' ability to generate energy. Kinase inhibitors are already approved by the U.S. Food and Drug Administration as a cancer treatment, opening the door to using them and fasting as a one-two punch to knock out cancer.

"However, kinase inhibitors, though much less toxic than chemotherapy, can still be toxic to many cell types. Fasting makes them more effective, meaning that patients would have to use them for less time to achieve the same results," Longo said. "Although we have not yet tested this, we anticipate that fasting will also reduce the toxicity of kinase inhibitors as it reduces that of chemotherapy to normal cells."

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Le jeûne en combinaison avec la chimiothérapie a déjà été suggéré pour tuer les cellules cancéreuses, mais une paire de nouvelles études chez la souris suggèrent que moins une classe de médicaments toxique combinée à jeûne peut tuerles celllules du cancer du , du et de cellules de cancer du .

Si on démontre que ça marche chez l'homme, cette combinaison pourrait remplacer la chimiothérapie et faire du jeûne un élément puissant d'une stratégie à long terme pour traiter le cancer, selon l'auteur principal Valter Longo de l'USC.

Les essais cliniques humains aux Etats-Unis et en Europe étudient déjà l'efficacité et la sécurité de la stratégie de Longo du jeûne cyclique pendant le traitement du cancer.

Publié par la revue Oncotarget le 30 Mars, les études suggèrent que le médicament à faible toxicité combinée avec le jeûne, ou un régime qui imite les effets du jeûne, pourraient être une alternative à la chimiothérapie. Les études font partie d'une collaboration multinationale avec les laboratoires de Alessio Nencioni à l'Université de Gênes et de Lizzia raffaghello à l'Institut Gaslini G. en Italie.

"Comme toutes les autres cellules, les cellules cancéreuses ont besoin d'énergie pour survivre et continuer de croître. Mais les cellules cancéreuses sont assez inflexible sur la façon dont ils produisent cette énergie, ce qui nous donne un moyen de les cibler», a déclaré Longo, Edna M. Jones Professeur de Biogerontology au l'École Davis USC de Gérontologie et de directeur de l'Institut longévité USC. Longo a une nomination conjointe au Dornsife Collège USC de Lettres, Arts et Sciences.

Les cellules cancéreuses s'appuient fortement sur le glucose (sucre) de la nourriture pour l'énergie - ils sont sur overdrive, et brûlent beaucoup plus de glucose qu'une cellule régulière pour alimenter leur croissance rapide. Le phénomène se appelle l'effet Warburg, nommé d'après le médecin allemand qui l'a décrit pour la première fois il y a près de 100 ans. En tant que tel, les cellules cancéreuses sont plus vulnérables à toute interruption de l'alimentation.

Privés de glucose, les cellules cancéreuses s'appuient sur une sauvegarde d'urgence - en utilisant un type d'enzyme appelé une kinase à poursuivre leurs activités liées à la croissance.

Longo et son équipe et ses collaborateurs ont découvert que ce changement métabolique par les cellules cancéreuses provoque des radicaux libres toxiques, qui les tuent finalement. En outre, la voie de la kinase pour générer de l'énergie peut être bloqué par des inhibiteurs de kinase, l'étouffement plus loin la capacité des cellules cancéreuses à produire de l'énergie. Les inhibiteurs de kinases sont déjà approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis en tant que traitement du cancer, ouvrant la porte à leur utilisation avec le jeûne comme un coup de poing, une à deux, pour assommer le cancer.

"Cependant, les inhibiteurs de kinase, quoique beaucoup moins toxiques que la chimiothérapie, peuvent encore être toxique pour de nombreux types de cellules. Le jeûne les rend plus efficaces, ce qui signifie que les patients devront les utiliser pour moins de temps pour obtenir les mêmes résultats», a déclaré Longo. "Bien que nous n'avons pas encore testé celà, nous prévoyons que le jeûne permettra également de réduire la toxicité des inhibiteurs de kinases, car elle réduit celle de la chimiothérapie pour les cellules normales."



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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mar 2 Déc 2014 - 17:52

Research at the University of Adelaide has discovered cancer cells may be particularly susceptible to metabolic stress -- opening the way for new targeted therapy that won't harm normal cells.

The researchers showed that chromosomal instability -- which is a hallmark of rapidly dividing cancer cells -- makes them stressed and vulnerable to mild metabolic disruption. Metabolism is the normal process by which the body turns food into energy.

"A common problem in treating cancers is that they don't respond to chemotherapy, or they respond for a while, but then come back," says lead author Dr Stephen Gregory, Senior Postdoctoral Fellow with the University's School of Molecular and Biomedical Sciences.

"One reason this happens is because a tumour is usually not made up of identical cells but rather a diverse population of cells that changes all the time, losing and gaining chromosomes as they divide -- so-called chromosomal instability. Sooner or later they change enough to be able to resist chemotherapy drugs.

"Our research has shown that chromosomal instability has some consequences for cells -- they get stressed, and it only takes a small metabolic push to kill them."

Current chemotherapy is also very toxic to all dividing cells, particularly affecting cells in hair follicles, the gut lining and blood, often causing hair loss, pain and making patients unwell.

"We need to find ways to target cancer cells without affecting other normal dividing cells," says Dr Gregory.

The researchers induced chromosomal instability in small experimental flies, Drosophila, and found that the unstable cells were "on the edge" of how much stress they could tolerate.

"This is significant because a change in metabolism is something people cope with very well normally," says Dr Gregory. "That means that we hope to be able to develop treatments that have no side effects on patients, but are able to kill off the unstable tumour cells that cause relapses."

Dr Gregory says this may give some validity to theories of alternative treatments such as going on a radical diet.

"People who have advanced cancer which isn't responding to chemotherapy often try a range of different treatments such as a radical diet in the hope it may help," he says. "In some situations, it may in fact work; but we hope to be able to point the way to a more targeted approach -- finding the most appropriate steps for intervention in the metabolic process that will give the best results."

The research has been published in the journal Oncogene. It is funded by the National Health and Medical Research Council and continues with a recent NHMRC project grant of $593,000.


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La Recherche à l'Université d'Adélaïde a découvert que les cellules cancéreuses peuvent être particulièrement sensibles au stress métabolique - ouvrant la voie à une nouvelle thérapie ciblée qui n'endommagera pas les cellules normales.

Les chercheurs ont montré que l'instabilité chromosomique - qui est une caractéristique de la division rapide des cellules cancéreuses - les rend stressées et vulnérables à une perturbation métabolique douce. Le métabolisme est le processus normal par lequel le corps transforme les aliments en énergie.

"Un problème commun dans le traitement des cancers, c'est qu'ils ne répondent pas à la chimiothérapie, ou ils réagissent pendant un certain temps, mais le cancer revient ensuite», explique l'auteur principal, le Dr Stephen Gregory, premier boursier postdoctoral avec l'École des moléculaire et de sciences biomédicales de l'Université.

«Une des raisons à cela est parce une tumeur est généralement pas constituée de cellules identiques mais plutôt une population diverse de cellules qui change tout le temps, elles perdent et gagnent des chromosomes à mesure qu'elles se divisent - ce qui crée de l'instabilité chromosomique Tôt ou tard, elles changent suffisamment pour être capable de résister à des médicaments de chimiothérapie.

«Notre recherche a montré que l'instabilité chromosomique a des conséquences pour les cellules - elles sont stressées, et il suffit d'une petite poussée métabolique pour les tuer."

La chimiothérapie actuelle est également très toxique pour toutes les cellules qui se divisent, affectant particulièrement les cellules dans les follicules pileux, la muqueuse intestinale et le sang, causant souvent la perte de cheveux, la douleur et rendant les patients inconfortables.

"Nous devons trouver des façons de cibler les cellules cancéreuses sans affecter les autres cellules en division normales," explique le Dr Gregory.

Les chercheurs ont induit une instabilité chromosomique dans les petites mouches expérimentales, la drosophile, et ont constaté que les cellules instables étaient "à la limite" au sujet de la façon dont elles pourraient tolérer le stress.

"Ceci est important car un changement dans le métabolisme est quelque chose les gens peuvent très bien faire face normalement," a déclaré le Dr Gregory. "Cela signifie que nous espérons être en mesure de développer des traitements qui n'ont pas d'effets secondaires sur les patients, mais qui sont capables de tuer les cellules tumorales instables qui provoqueraient des rechutes."

Le Dr Gregory dit que ceci peut donner une certaine validité à des théories de traitements alternatifs comme aller sur un régime radical.

«Les gens qui ont un cancer avancé qui ne réagisse pas à la chimiothérapie essaient souvent une gamme de différents traitements comme une diète radical dans l'espoir de s'aider," dit-il. "Dans certaines situations, il se peut que ça aide réellement, mais nous espérons être en mesure d'indiquer la voie à une approche plus ciblée - trouver les mesures les plus appropriées pour une intervention dans le processus métabolique qui donneront les meilleurs résultats."

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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mer 1 Jan 2014 - 18:34

Que sait-on de l’effet du jeûne sur le cancer ?

Si cette thérapie millénaire refait surface, c'est principalement sous l'impulsion des travaux de Valter Longo, gérontologue et professeur de biologie à l'université de ­Californie du Sud. En février 2012, ce scientifique a publié une étude (dans la revue "Science Translational Medicine") évaluant l'action du jeûne sur des tumeurs cancéreuses inoculées à des souris. Ses résultats sont plutôt impressionnants : deux cycles de jeûne de 48 à 60 heures ont retardé la croissance de certaines cellules cancéreuses (mélanome, cancer du sein et gliome, une tumeur au cerveau) aussi efficacement que la chimiothérapie.

Mieux, dans tous les cas, le fait d'associer la diète aux médicaments accroît nettement l'efficacité de chaque traitement, augmentant la survie globale des souris et leur survie sans progression de la maladie. Cerise sur le gâteau : dans une autre étude publiée dans la revue américaine "Aging", dix patients ayant associé jeûne et chimiothérapie ont déclaré qu'ils se sentaient moins fatigués et ressentaient moins d'effets secondaires.


Qu’en pensent les cancérologues ?

La communauté scientifique reste prudente. Le jeûne permet peut-être de favoriser la guérison chez l'animal, mais un test sur des souris est loin de garantir une application à l'homme. En outre, les médecins ont plutôt appris à considérer la perte de poids qui accompagne souvent le cancer comme une menace. On leur a enseigné qu'il fallait, à l'inverse, lutter contre la dénutrition, qui risquait d'affaiblir les patients face à la maladie et de rendre les chimiothérapies encore plus toxiques.

Préconiser le jeûne va à l'encontre de cette logique et leur semble donc, jusqu'à plus amples preuves, une recommandation dangereuse. Évidemment, rares sont les médecins qui ont pris connaissance des nombreux travaux déjà effectués sur le jeûne. Le Dr Laurent Zelek, oncologue, est moins catégorique : « En l'état actuel des connaissances, je ne m'amuserais pas à conseiller une restriction calorique à un malade déjà dénutri, mais la majorité de mes patientes commence une chimiothérapie après l'opération d'un cancer du sein et une sur deux se plaint de prise de poids après le traitement. Sans compter que, durant les deux ou trois jours entourant la chimiothérapie, peu de malades ont très envie de manger. »


Existe-t-il une explication scientifique ?

Comprendre les mécanismes biologiques en jeu pourrait aider à convaincre les médecins. On s'est donc demandé pourquoi le jeûne combiné à la chimiothérapie rendrait les cellules cancéreuses plus sensibles aux traitements. ­Valter Longo a une explication. « Face à la privation de nourriture, les cellules normales possèdent de remarquables mécanismes d'adaptation, une sorte de réflexe hérité des années d'évolution, afin de permettre aux animaux et aux hommes de survivre en cas de disette. L'énergie disponible étant moins importante, les cellules ralentissent leur métabolisme pour limiter leur activité à l'essentiel et se ­préserver. Ce qui les protège mieux contre l'effet du médicament. La cellule cancéreuse, ayant muté, ne possède plus cette mémoire. Pour croître et se multiplier sans contrôle, elle a un besoin avide d'énergie : elle consomme dix-huit fois plus de glucose qu'une cellule normale ! Aussi, la restriction calorique la place dans une situation de stress intense qui la rend plus vulnérable à la chimiothérapie. »

Autre piste évoquée par les chercheurs : la mise au repos de l'intestin, qui abrite 80 % de notre système immunitaire, pourrait augmenter nos défenses. Le jeûne modifie aussi l'expression de certains gènes qui régulent les récepteurs d'hormones, ce qui abaisse notamment le taux des facteurs de croissance IGF-1, favorisant le développement des cancers.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mer 18 Sep 2013 - 16:38

Les chercheurs ont pris des souris atteintes de lymphomes, des cancers qui touchent le système lymphatique et les ont soumises à une restriction calorique : 25% de calories en moins pendant une vingtaine de jours. Les animaux ont ensuite été traités par chimiothérapie.

Chez les animaux malades mis au régime, les traitements sont plus efficace et la survie plus longue que chez ceux qui ont mangé à leur faim !

Le but n'est pas d'affamer l'organisme pour affamer les tumeurs, mais d'exposer les cellules cancéreuses à une sorte de stress biologique, une modification de leur environnement qui les poussent à s'adapter.
Des cellules qui s'adaptent

Les cellules cancéreuses s'adaptent à la restriction calorique en mettant en sommeil un gène qui les aide, normalement, à croître et à se multiplier quasiment à l'infini. Cette croissance infinie, cette immortalité, est l'une des caractéristiques du cancer.

La restriction calorique met ce gène d'immortalité en sommeil et la cellule cancéreuse perd, alors, une de ses bottes secrètes pour résister au traitement. Résultat, les médicaments ont le champ libre pour agir.
Le jeûne thérapeutique

Dans ce cas, il faut s'intéresser aux travaux du biologiste américain Valter Longo, le "pape" du jeûne contre le cancer.

En 2008, il a mené une série d'études sur l'animal et notamment sur des tumeurs du sein. Une expérience avec des cycles de jeûne de 48 heures avant et pendant le traitement par chimiothérapie.

Les résultats sont là aussi spectaculaires et l'on constate une réduction de la taille des tumeurs plus importante chez les souris qui ont jeûné. Leurs tumeurs représentent en moyenne le quart de celles des souris qui ont mangé à leur faim. Il semble également que les effets secondaires des médicaments soient moins forts, autrement dit le jeûne augmenterait la toxicité des chimiothérapies contre les cellules cancéreuses tout en préservant les tissus sains.
Chez l'homme

Le jeûne ou la restriction calorique sont des pratiques relativement faciles à mettre en place chez des patients qui ont décidé de se lancer.

Valter Longo explique par exemple qu'il reçoit régulièrement des témoignages de patients qui s'appliquent un jeûne thérapeutique avant une chimiothérapie. En France, aussi, plusieurs cancérologues rencontrent des patients qui leur demandent des conseils.
Les risques

Tous les médecins ont la même inquiétude : voir cette pratique se répandre sans surveillance, avec le risque d'affaiblir des personnes déjà fragilisées par la maladie.

Pour l'instant, il faut bien le reconnaître, il n'y a pas encore de preuves solides que cela fonctionne chez l'homme ! Aucun essai n'a été mené à grande échelle avec des comparaisons entre des groupes de malades qui adoptent un programme de jeûne ou de restriction calorique et d'autres groupes témoins qui ne suivent aucun régime particulier.

Si les essais n'ont pas encore eu lieu c'est en raison d'un rejet épidermique d'une partie du monde médical qui voit d'un mauvais œil l'arrivée de la médecine "sans médicament". De plus, le jeûne ou la restriction calorique, n'intéresse pas les firmes pharmaceutiques et donc il est difficile de faire financer ces essais.

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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mer 12 Sep 2012 - 13:22



A new study from USC researchers is the first to show that controlled fasting improves the effectiveness of radiation therapy in cancer treatments, extending life expectancy in mice with aggressive brain tumors.

Prior work by USC professor of gerontology and biological sciences Valter Longo, corresponding author on the study and director of the Longevity Institute at the USC Davis School of Gerontology, has shown that short-term fasting protects healthy cells while leaving cancer cells vulnerable to the toxic effects of chemotherapy.

Des travaux antérieurs par un professeur de gérontologie et de sciences biologiques Valter Longo ont montré que le jeûne de courte durée protège les cellules saines et laisse les cellules cancéreuses vulnérables aux effets toxiques de la chimio


The latest study, which appears in the online journal PLoS ONE, is the first to show that periods of fasting appear to have the same augmenting effect on radiation therapy in treating gliomas, the most commonly diagnosed brain tumor. Gliomas have a median survival of less than two years.

Les périodes de jeûnes semblent avoir le même effet augmentateur sur la radiothérapie.

"With our initial research on chemotherapy, we looked at how to protect patients against toxicity. With this research on radiation, we're asking, what are the conditions that make cancer most susceptible to treatment? How can we replicate the conditions that are least hospitable to cancer?" Longo said.

Longo and his co-investigators, including Thomas Chen, co-director of the USC Norris neuro-oncology program, studied the combination of fasting with radiation therapy and with the chemotherapy drug Temozolomide, currently the standard treatment for the treatment of brain tumors in adults after an attempt at surgical removal.

The researchers found that controlled short-term fasting in mice, no more than 48 hours each cycle, improved the effectiveness of radiation and chemotherapy in treating gliomas. Despite the extremely aggressive growth of the type of brain tumor studied, more than twice as many mice that fasted and received radiation therapy survived to the end of the trial period than survived with radiation alone or fasting alone.

Les chercheurs ont constaté l'amélioration chez des souris de périodes de jeûnes de pas plus de 48 heures. Plus de 2 fois plus de souris qui jeunaient et qui ont reçus des radiations comme thérapie ont survécu que de souris n'ayant pas jeuner ou qui avaient seulement jeuner.

"The results demonstrate the beneficial role of fasting in gliomas and their treatment with standard chemotherapy and radiotherapy," the researchers wrote. They said the results indicated the benefits of short-term, controlled fasting for humans receiving treatment for brain tumors.

Les résultats montrent le rôle bénéfique du jeûne dans le traitement des gliomes ace chimio et radio thérapies standards. Les résultats indiquent des bénéfices à court terme pour un jeûne contrôlé pour les humains recevant des traitements pour des tumeurs cérébrales.

Longo cautioned that patients should consult with their oncologist before undertaking any fasting: "You want to balance the risks. You have to do it right. But if the conditions are such that you've run out of options, short-term fasting may represent an important possibility for patients."

Les patients devraient consulter leur oncologiste avant d'entreprendre un jeûne.

USC Norris Cancer Center, Mayo Clinic and Leiden University Hospital are all conducting clinical trials on fasting and chemotherapy. A clinical trial on glioma, fasting and radiotherapy is being considered at USC.

Fernando Safdie of the USC Andrus Gerontology Center and Sebastian Brandhorst of Centre for Medical Biotechnology, Germany, were co-lead authors of the study. Min Wei, Changhan Lee and Saewon Hwang of the USC Andrus Gerontology Center; Weijun Wang and Chen of the USC Norris neuro-oncology program at the Keck School of Medicine of USC; and Peter Conti of the Molecular Imaging Center at the Keck School were co-authors of the study.

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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Ven 30 Mar 2012 - 8:49

Oui, il y a déja un sujet sur le jeûne dans le forum de l'alimentation. Je vais regrouper pour plus de clarté sur le forum mais si tu as d'autres informations sur le sujet, tu es le bienvenue.

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MessageSujet: Le jeune   Ven 30 Mar 2012 - 4:40

Bonjour,
Hier soir à la télé, sur Arté, il y a eu un sujet sur les bienfaits du jeune avant entre autre une chimio.
Il y a des études faites en californie en ce moment.
Est ce que quelqu'un à eu vent de cette nouvelle approche?

A+
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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mer 8 Fév 2012 - 15:28

De courtes périodes de jeûne sont dans certains cas aussi efficaces que la chimiothérapie pour lutter contre certains cancers chez les souris, selon une recherche publiée mercredi aux Etats-Unis, qui montre que combiner les deux méthodes prolonge leur durée de vie.

Le jeûne seul permet de traiter efficacement une majorité de cancers chez des animaux de laboratoire, y compris les tumeurs cancéreuses provenant de cellules humaines, soulignent les auteurs de cette étude parue dans la revue Science Translational Medicine datée du 8 février.

Selon eux, sur huit types de cancer observés chez des souris de laboratoire cinq ont réagi aussi bien au jeûne qu'à la chimiothérapie.

Le fait de réduire la quantité de nourriture consommée ralentit la croissance et la propagation du cancer, expliquent ces médecins.

Et, à chaque fois, "la combinaison de cycles courts de jeûne avec la chimiothérapie est soit plus efficace, soit nettement plus efficace que la chimiothérapie seule", précise Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l'Université de Californie du Sud, principal auteur de cette étude.

Ainsi, de multiples périodes de jeûne combinées à la chimiothérapie guérit 20% de certains cas de cancers très agressifs chez les souris de laboratoire. Le taux de guérison grimpe à 40% pour les souris atteintes de ces mêmes cas de cancers mais moins étendus, tandis qu'aucune souris n'a survécu lorsqu'elles ont été traitées uniquement avec la chimiothérapie.

Seul un essai clinique d'une durée de plusieurs années permettrait de savoir si ce traitement pourrait avoir des effets similaires chez l'homme, souligne le Dr Longo.


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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Jeu 21 Juil 2011 - 13:12

Citation :
Cette étude à long terme, de 22 années, menée sur cette communauté équatorienne vivant dans la Cordillère des Andes, associe l’absence de cancer ou de diabète avec une activité faible de l’hormone de croissance et suggère qu’un retard de croissance peut également protéger de ces maladies .

Voir plus haut

L'inverse est également vrai, c'est à dire que si des personnes de petites tailles non pas de cancer, les personne plus grandes ont plus de risques (faibles malgré tout...) d'en avoir un à cause de la même hormone de croissance...selon une étude britannique



SANTE - Selon une étude britannique...
Les femmes de grande taille aurait jusqu’à trois fois plus de risques de développer un cancer, selon une étude de l’Université d’Oxford publiée dans The Lancet Oncology ce jeudi. Les chercheurs ont rendu leurs conclusions à partir de l’examen du dossier médical de plus d’un million de femmes anglaises, suivies entre 1996 et 2001.

Celles qui mesurent plus d’1,73 m ont 37% de risques en plus de développer un cancer que celles qui mesurent moins de 1,50 m. A partir de cette taille, le risque d’avoir un cancer augmente de 16% tous les 10 centimètres.

Les hormones de croissance en cause?
Si des études précédentes avaient fait le lien entre taille et cancer du sein chez la femme et cancer des testicules chez l’homme, cette étude établit un lien avec dix types de cancers (côlon, rectal, mélanome, sein, utérus, ovaires, rein, lymphome, lymphome non-hodgkinien et leucémie). Et même si ces recherches portent sur les femmes, les hommes seraient également concernés.

Les chercheurs pensent que les hormones de croissance pourraient être en cause car elles joueraient un rôle dans l’apparition de tumeurs. L’autre hypothèse est que les personnes de grandes tailles ont tout simplement plus de cellules et donc proportionnellement plus de risques que celles-ci évoluent en cellules cancéreuses.

Augmentation de la taille au 20e siècle
L’étude pointe ainsi le lien éventuel entre l’augmentation de la taille des hommes et femmes et l’incidence des cancers. La taille moyenne a augmenté d’un centimètre tous les dix ans au cours du 20e siècle.

Que les grands se rassurent, toutefois. «Ils ne doivent pas être alarmés par ces resultants. La plupart des gens ne sont pas beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits que la moyenne et leur taille n’aura qu’un petit impact sur leur risque individuel de développer un cancer», rassure Sara Hiom, de l’Institut de recherches britannique sur le cancer, sur le site de la BBC. «La grande question, c’est pourquoi ce lien existe, reprend Caitlin Palframan, de l’association Breakthrough Breast Cancer (Vaincre le cancer du sein). Si nous parvenons à savoir pourquoi la taille joue un rôle, cela nous permettra de comprendre comment certains cancers se développent.»


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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Mar 10 Mai 2011 - 13:14

Au sujet des régimes pour maigrir cependant, il y a une mise en garde que je trouve ce matin et que je n'ai pas respecter récemment parce que j'étais et je demeure trop gros. Donc attention de ne pas en faire trop vers "avoir la santé" ou "avoir l'air en santé" :


Citation :
La perte et la prise de poids


Au cours de votre traitement, vous pourrez observer
une modifi cation de votre poids. Que ce soit dû à vos
médicaments (modifi cation du goût, de l’odorat, ano-
rexie, mucite etc… ou rétention, augmentation de l’ap-
pétit) ou à votre cancer (augmentation de la consom-
mation énergétique et protidique), vous pouvez être
tenté de rectifi er spontanément votre alimentation. En
cas de prise de poids, vous pouvez être amené à vous
restreindre et la privation de certains aliments peut
produire des carences et être nuisible à votre santé.
Dans l’une ou l’autre de ces situations, vous devez en
parler à votre médecin ou à un membre de l’équipe qui
vous suit. Ils vous adresseront au diététicien du service.

J'ai pris cette mise en garde dans le document de "retour à la maison" qui est donné en France lors du départ de l'hopital après des soins pour un cancer.


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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Sam 19 Fév 2011 - 17:31

Le syndrome de Laron est une maladie congénitale liée à un déficit du récepteur à l'hormone de croissance, une insensibilité complète à l'hormone de croissance caractérisée par une très petite taille associée à des taux sériques normaux ou élevés d'hormone de croissance (GH) et des taux faibles de IGF-1 (insulin-like growth factor-1). Environ 250 cas ont à ce jour été documentés.

Cette étude à long terme, de 22 années, menée sur cette communauté équatorienne vivant dans la Cordillère des Andes, associe l’absence de cancer ou de diabète avec une activité faible de l’hormone de croissance et suggère qu’un retard de croissance peut également protéger de ces maladies . Une base pour envisager la possibilité d'atteindre une protection similaire par de nouveaux médicaments. Menée par une équipe internationale, dirigée par le biologiste cellulaire Valter Longo, de l'Université de Californie du Sud et par Jaime Aguirre-Guevara , endocrinologue en Equateur, l’étude a suivi 100 membres de cette communauté, atteints du syndrome de Laron et 1.600 familles de taille normale.



En plus de 22 ans, l'équipe n’a documenté aucun cas de diabète et un seul cas non mortel de cancer chez 100 participants atteints du syndrome de Laron. Parmi les sujets témoins qui vivent dans les mêmes villes et au cours de la même période, seuls 5% ont été diagnostiqués avec le diabète et 17% avec un cancer. Le Dr. Longo et son équipe ont conclu que l’activité de l'hormone de croissance a, aussi, « de nombreux inconvénients ».



«Les sujets avec une déficience du récepteur de l'hormone de croissance ne sont pas vulnérables à ces 2 principales maladies et ont aussi une très faible incidence d'AVC. Bien que tous ces sujets déficients en hormone de croissance semblent relativement heureux et normaux et sont connus pour avoir une fonction cognitive normale, beaucoup de décès sont liés à l'alcool ».



Pour les chercheurs, l’hypothèse d’un traitement préventif possible serait de cibler des adultes ayant une activité de l’hormone de croissance élevée pour ramener cette activité à la moyenne (et non pas de réduire cette activité au niveau du syndrome de Laron). Si des niveaux élevés de facteur de croissance est un facteur de risque de cancer confirmé, alors un médicament qui réduirait le facteur de croissance pourrait devenir ce que la statine est au cholestérol. Ces médicaments seraient réservés dans un premier temps aux familles présentant une très forte incidence du cancer ou du diabète.

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MessageSujet: Re: Le jeûne et la chimio.   Lun 15 Nov 2010 - 14:10

26/02/2010 – 20:44:42

Une courte période de jeûne avant une chimiothérapie permet au malade de bien mieux supporter cette épreuve, avec des résultats cliniques supérieurs.
Voici la conclusion d'une étude réalisée en Californie par Valter longo, et qu'il a publiée dans la revue savante Aging.

Certes, les tenants du jeûne, tout comme de nombreux médecins adeptes des médecines naturelles, avaient déjà argumenté dans ce sens. Mais cette publication est maintenant en ligne de mire , car la méthode est simple, économique, et pourrait s'intégrer dans de nombreux protocoles , et ce dès maintenant.

Valter Longo est un spécialiste de l'IGF, ou Insulin Groth Factor. Il s'agit d'un puissant facteur de croissance pour la cellule. Mais une cellule qui grossit est une cellule qui ne demande qu'à se diviser, et encore et encore tant que ce facteur est actif. L'IGF est un puissant facteur de croissance des tumeurs.

Or, la production de cet IGF se tarit spontanément lors de jeûne dépassant quelques heures: il était logique de penser que le fait de cesser l'alimentation avant une épreuve où l'on veut déstabiliser les cellules cancéreuses, devait permettre une efficacité accrue d'un protocole de chimio ...

Quelques malades, au courant de ses recherches, ont spontanément demandé à jeûner avant leur protocole de chimio. Oh, pas beaucoup ( pas assez!), dix personnes ...
Mais aux résultats, les patients ont décrit une épreuve bien moins éprouvante, des effets secondaires sensiblement gommés.

En quelque sorte du ressenti ... pas très scientifique ...
Alors Longo a entamé une étude sur des rongeurs ( c'est rare, de tester des animaux APRÈS les humains!), cette fois-ci avec toutes les précautions pour respecter les critères d'une étude valide): si 60% de ses rats ont survécu après un jeûne, aucun de l'autre groupe ( alimentation normale) n'a supporté une chimio volontairement très agressive ...

Ces résultats sont actuellement très commentés aux USA. Leur valeur est pourtant universelle...

Mais on peut également comprendre autrement ce succès thérapeutique:

Lors d'un jeûne, toutes les cellules se trouvent en fringale de glucose ( surtout les cellules en division, qui en consomment encore plus ...), et s'installe en quelques heures un stress cellulaire qu'on commence à bien connaître. Pour protéger leur systèmes enzymatiques et leurs protéines de structure, les cellules stressées produisent à cadence forcée des HSP, ces hot shot protéines qui entourent et "chaperonnent" les molécules les plus vitales pour la cellule en difficulté.
Ainsi, et au delà du tarissement concernant l'IGF, la mise en place de HSP dans les cellules , avant une chimio qui représente un second stress oh combien plus puissant, permet aux cellules saines de mieux supporter l'épreuve.

On peut encore les aider autrement puisque des substances végétales ont cette capacité de booster la production des protéines de stress ( montée en puissance en 20 minutes contre 2 à 5 heures selon l'âge). C'est le cas de la figue de barbarie ( Opuntia ficus indica), qui contient dans l'épicarpe de ses fruits des facteurs de déclenchement pour les HSP: la figue de barbarie est un des seuls fruits qui résistent au plein soleil, justement grâce à la protection de ces HSP).
Ces facteurs sont disponibles sous forme de gélules, dans la spécialité " Préservation", du laboratoire Texinfine.

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MessageSujet: Le jeûne et la chimio.   Dim 6 Avr 2008 - 10:01

Pour le traitement du cancer il s’avère que le jeûne protège les cellules saines contre les effets néfastes de la chimiothérapie. C’est du moins le résultat d’une série d’expériences menées sur le plus respectable auxiliaire de laboratoire qu’est la souris.

Pour cette expérience, les chercheurs de l’Université de Californie (USC) sous l’égide de Valter Longo ont travaillé sur deux lots de souris. Le premier regroupant les souris qui ont été nourris après une séance de chimiothérapie et le deuxième rassemblant les souris forcés de jeûner durant deux jours pour les besoins de l’expérience.

A l’issue de l’essai, un grand nombre de souris du premier lot sont décédées et les survivantes présentent un état d’affaiblissement critique qui les a conduits tout naturellement à la mort. Par contre, les souris du deuxième lot se portent plutôt bien et plus encore, n’ont montré ni signe de douleur ni un état de perturbation psychique et biologique mieux connu sous l’appellation de stress. La même expérience menée sur des cellules humaines in vitro a confirmé cette observation.

Si depuis longtemps, les patients espéraient de la part des hommes de sciences des méthodes plus efficaces pour lutter contre le cancer sous toutes ses formes, les scientifiques ne partagent pas pour autant le même avis quant au recours à la pratique du jeûne. En effet, si la plupart des scientifiques ont toujours concentré leur recherche sur la meilleure façon de tuer les cellules cancéreuses, Valter Longo, lui, a axé ses travaux sur la protection des cellules saines. Felipe Sierra, directeur du programme de biologie du vieillissement à l’Institut national du Vieillissement a expliqué par ailleurs que la réaction des cellules saines face au traitement n’est pas la même.


Dernière édition par Denis le Mer 1 Jan 2014 - 19:42, édité 4 fois
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