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 Améliorer les chimio traditionnelles.

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Denis
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MessageSujet: Re: Améliorer les chimio traditionnelles.   Lun 24 Avr 2017 - 10:56

Researchers at the Jules Bordet Institute -- Université libre de Bruxelles, VIB and KU Leuven published this 21 of April an important study offering a better understanding of the progression of breast cancer. The conclusions could have an impact on care for patients suffering from a metastatic breast cancer. This is one of the first studies based on the analysis of multiple metastases obtained at the time of patient autopsies.

A global understanding of the dissemination of the disease

To date, the choice of treatment for metastases was based on the analysis of the primary tumour. A better understanding of the metastatic disease was crucial to arrive at an improved treatment. Unfortunately, the study of the dissemination of breast cancer, from the primitive tumour to the metastatic disease, is virtually impossible as it would require an analysis of all the patient's metastases over time. Studying the different metastases obtained at the time of the autopsy of patients who have unfortunately died of breast cancer therefore represents one of the only options for characterising the disease in its globality.

Discovery of a unique metastatic precursor

The team from the Breast Cancer Translational Research Center (BCTL) J.-C. Heuson laboratory at the Jules Bordet Institute -- ULB-Cancer Research Center, Université libre de Bruxelles, investigated the biology of different metastases and of the primary tumour of 10 patients, thereby making it possible to reconstitute the history of the cancer's progression. This study, carried out in cooperation with VIB, KU Leuven and the University of Budapest, revealed that in the majority of cases all the metastases originate in a single metastatic precursor and do not result from independent multiple dissemination events from the primary tumour.

In the case of certain recurrences that occur shortly after the initial diagnosis, the characteristics of the metastases were close, from a genomic point of view, to those of the primary tumour. On the other hand, in the case of later recurrences, the molecular differences proved to be greater. Moreover, the genomic profile of the various metastases in the same patient could be very different, providing a potential explanation for the heterogeneous nature of the response to anti-cancer treatment sometimes observed in a hospital environment in the same patient.

Study conclusions

This study suggests that at least one metastatic lesion (if possible several) should be biopsied and analysed at the time of the breast cancer recurrence, especially if the recurrence comes several years after the initial cancer given the possible modifications in the particular genomic profile of the metastatic disease. The determination of the genomic profile using high throughput sequencing techniques targeting a set of predefined and clinically relevant aberrations could be useful for making the therapeutic decision, in particular for the choice of targeted treatments.
 
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Les chercheurs de l'Institut Jules Bordet - Université libre de Bruxelles, VIB et KU Leuven ont publié ce 21 avril une étude importante offrant une meilleure compréhension de la progression du cancer du sein. Les conclusions pourraient avoir un impact sur les soins aux patients souffrant d'un cancer du sein métastatique. C'est l'une des premières études basées sur l'analyse de métastases multiples obtenues au moment des autopsies de patients.

Une compréhension globale de la diffusion de la maladie

À ce jour, le choix du traitement pour les métastases était basé sur l'analyse de la tumeur primaire. Une meilleure compréhension de la maladie métastatique était cruciale pour arriver à un traitement amélioré. Malheureusement, l'étude de la diffusion du cancer du sein, de la tumeur primitive à la maladie métastatique, est pratiquement impossible car il faudrait une analyse de toutes les métastases du patient au fil du temps. L'étude des différentes métastases obtenues au moment de l'autopsie des malades malades du cancer du sein représente donc l'une des seules options pour caractériser la maladie dans sa globalité.

Découverte d'un précurseur métastatique unique

L'équipe du Centre de recherche translationnelle du cancer du sein (BCTL) J.-C. Laboratoire Heuson à l'Institut Jules Bordet - ULB-Cancer Research Centre, Université libre de Bruxelles, a étudié la biologie des différentes métastases et de la tumeur primaire de 10 patients, permettant ainsi de reconstituer l'histoire de la progression du cancer. Cette étude, menée en coopération avec VIB, KU Leuven et l'Université de Budapest, a révélé que dans la majorité des cas, toutes les métastases proviennent d'un seul précurseur métastatique et ne résultent pas d'événements de diffusion multiple indépendants de la tumeur primaire.

Dans le cas de certaines récidives qui se produisent peu de temps après le diagnostic initial, les caractéristiques des métastases étaient proches, du point de vue génomique, à celles de la tumeur primaire. D'autre part, dans le cas de récidives ultérieures, les différences moléculaires se sont avérées plus importantes. En outre, le profil génomique des diverses métastases chez le même patient pourrait être très différent, fournissant une explication possible de la nature hétérogène de la réponse au traitement anticancéreux parfois observé dans un milieu hospitalier chez le même patient.

Conclusions de l'étude

Cette étude suggère qu'au moins une lésion métastatique (si possible plusieurs) devrait être biopsée et analysée au moment de la récidive du cancer du sein, surtout si la récidive survient plusieurs années après le cancer initial, compte tenu des modifications possibles du profil génomique particulier de la Maladie métastatique. La détermination du profil génomique à l'aide de techniques de séquençage à haut débit ciblant un ensemble d'aberrations prédéfinies et cliniquement pertinentes pourrait être utile pour prendre une décision thérapeutique, en particulier pour le choix des traitements ciblés.


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Denis
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MessageSujet: Re: Améliorer les chimio traditionnelles.   Ven 27 Jan 2012 - 8:36

Le cancer du qui surexprime HER2 est en train de connaître une vague très porteuse en termes de nouveaux médicaments et d’association médicamenteuse innovante. Après la preuve de l’efficacité améliorée par le doublet pertuzumab/trastuzumab associé à une chimiothérapie par docétaxel, Baselga et collègues publient les résultats de l’étude NEOALTTO qui a randomisé 455 patientes traitées pour un cancer du sein unilatéral, non-métastatique HER2 surexprimé (cT2-T4b, N0-3, M0) entre trois bras de traitement ciblé anti-HER2 (trastuzumab 4mg/kg en dose de charge puis 2mg/kg par semaine seul, lapatinib 1500mg/m² par jour seul ou l’association des deux avec une diminution du lapatinib à 1000mg/m²) pendant 6 semaines puis associé à une chimiothérapie par paclitaxel hebdomadaire (80/m²) pendant 12 autres semaines avant une chirurgie loco-régionale (1). Les facteurs de stratification étaient le stade clinique T et N, la présence de récepteurs hormonaux et la possibilité de conservation mammaire.

Le taux de réponse complète histologique (critère principal) était significativement amélioré par l’adjonction de lapatinib au trastuzumab (51% vs. 29% ; OR = 2,6 ; p=0,0001) mais non par sa substitution (25%).

Les patientes des bras avec lapatinib avaient en revanche une tolérance aiguë détériorée par rapport à celles du bras trastuzumab – tant sur le plan digestif (diarrhée grade 3 chez environ 1 patiente sur 5, vs. 2% dans le bras trastuzumab) qu’hématologique (neutropénie grade 3 chez 7 à 14% des patientes avec lapatinib vs. 1% dans le bras trastuzumab seul) expliquant une compliance inférieure avec environ 2 tiers des patientes qui recevaient l’intégralité du traitement prévu contre plus de 90% dans le bras avec trastuzumab seul.

Cet article présente plusieurs originalités. La première réside dans la possibilité d’étudier l’effet des stratégies anti-HER2 seules (pendant les 6 premières semaines du traitement) ; les deux bras avec lapatinib donnaient ainsi une meilleure réponse clinique que le trastuzumab seul (trastuzumab seul : 30%, lapatinib seul 53%, association 67%).

Cette supériorité du bras lapatinib seul n’a pas été confirmée au moment de la chirurgie. Plusieurs explications peuvent être proposées et notamment l’arrêt précoce du traitement préopératoire pour cause de toxicité. Ensuite, NEOALTTO prévoyait une durée de traitement anti-HER2 combiné à la chimiothérapie, qui plus est une simple mono-chimiothérapie, relativement courte (12 semaines) laissant envisager une éventuelle place à la désescalade thérapeutique comme le suggère l’étude FinHER (2). L’étude PHARE (Protocole d’Herceptin® Adjuvante Réduisant l’Exposition) de l’INCA, comparant 6 mois vs. 12 mois de trastuzumab adjuvant chez 3400 patientes, devrait répondre à la question.

Enfin, même si l’on peut rappeler que, à l’instar des autres types moléculaires, la réponse complète histologique des cancers du sein qui surexpriment HER2 semble étroitement corrélée à la survie (3), il faut attendre un suivi prolongé de ces patientes, ainsi que les résultats de l’étude ALTTO, pour mesurer le bénéfice clinique de l’association du lapatinib au trastuzumab en situation adjuvante (+/- néoadjuvante).

Rédacteur : Marc Bollet

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Denis
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MessageSujet: quiq   Mer 7 Mai 2008 - 14:14

Parfois et dépendamment des personnes je suppose, il y a une sorte de syndrome post-traumatique à la suite de l'annonce d'un cancer. Moi je pense que ça a été et c'est encore ça en bonne partie. Aussi quelque part je suis une amybe incapable de prendre la vie comme ça vient, je suis terrorisé par cette idée de cancer et de mort...

J'imagine qu'il y a une thérapie (ou des thérapies ) pour ça mais je n'ai pas fouillé complètement la question. Je crois savoir que pour les personnes qui ont subi par exemple un accident d'avion et qui ont très peur de l'avion, il va y avoir une période de désensibilisation.

Moi, après l'annonce du cancer, j'avais peur de comprendre. En fait, j'avais compris que j'avais deux ans à vivre. J'avais peur et même peur de chercher sur internet des renseignements sur mon cancer. Le forum "espoirs" est donc né de ce compromis entre la peur et le besoin de savoir. Je veux des renseignements, mais pas des renseignements qui me décourageraient, et j'imagine que c'est la même chose pour les autres gens. (c'est un peu de la projection c'est vrai Wink

Maintenant si le critère de l'espoir est le premier, le deuxième est sans doute que ce ne soit pas un espoir irréel et je ne veux surtout pas dire des choses pas vraies ou pas fondées. Mais en disant (répétant ou copiant plutôt) des choses qui m'apparaissent porteuses d'espoirs et fondées, c'est possible que ça deviennent un peu trop scientifique et imcompréhensible par bout, je devrais sans doute (et j'y ai déja pensé) faire une deuxième traduction et vulgariser certains des articles...mais le forum s'améliore tranquilement au fil des remarques et des expériences...


Pour cet article par exemple, ça parle d'une sorte ( un sous-ensemble )de cellules (celles qui expriment certaines protéines à la surface ).

Comme les thérapies actuelles ne donnent pas des résultats dans 100% des cas, les scientifiques cherchent ce qui peut bien relancer le cancer dans le cas des patientes du cancer du qui rechutent. Dans d'autres articles, les chercheurs incriminaient des cellules souches ( ce sont des cellules qui peuvent se tranformer en n'importe quelle cellule spécialisée ).

L'idée ici c'est d'analyser le pourcentage de ces cellules spéciales dans des tumeurs enlevées à des patientes traitées avec le Tykerb comparativement à celles qui ne recoivent pas ce médicament...

Ce médicament pourrait donc prévenir la rechûte du cancer du sein d'après l'étude mais je suppose que d'autres études et expériences seront nécessaires pour prouver la chose hors de tout doute.
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Plumedange

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MessageSujet: Re: Améliorer les chimio traditionnelles.   Mer 7 Mai 2008 - 7:34

j'ai un peu de mal a tout comprendre ..pourtant ça fais plusieurs fois que je relis loll !
mon cerveau semble pas avoir toutes ses facultées en ce moment ..un coup de fatigue dira t-on
mais je sais que ça bouge beaucoups et que ça évolut très vite .. ça progresse !
Donc faut vivre au jour le jour en gardant espoir ani2
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Denis
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MessageSujet: Améliorer les chimio traditionnelles.   Mer 30 Avr 2008 - 15:34

(Apr. 30, 2008)

Une comparaison de biopsies de cancer du avant et après les traitements montre qu'un sous-ensemble de cellules, qui ont les propriétés des cellules souches, sont résistantes aux traitements des produits de chimio standards. Les tumeurs traitées avec le lapatinib qui inhibe un chemin cellulaire important pour le renouvellement des cellules cancéreuses ont retenu une petite fraction de ces cellules aptes à refaire des tumeurs après la thérapie.

A comparison of breast cancer biopsies before and after treatment show that a subset of cells, which have stem cell-like properties, are resistant to standard chemotherapy. Tumors treated with lapatinib, which inhibits a pathway important for self-renewal, retained a smaller fraction of these tumorigenic cells after therapy.


Plusieurs groupes de recherche ont identifié un sous-ensemble de cellules dans le cancer du qui ont la capacité de former des colonies en culture et qui donnent des tumeurs dans les souris. Ces cellules qui expriment la protéine CD44 sur leur surface et très peu de CD24 sont souvent confondues avec des cellules souches et peuvent être résistantes au traitement de chimio standard. Le Lapatinib (tykerb) qui est approuvé pour le traitement du cancer du HER2 positif inhibe le chemin cellulaire HER2. Le médicament inhibe aussi le chemin cellulaire du facteur de croissance épidermique qui peut être important pour la prolifération des cellules souches.

Several research groups have identified a subset of cells in breast tumors that have the ability to form colonies in culture and give rise to tumors in mouse models. These cells, which express CD44 protein on their surface but little or no CD24 (CD44+/CD24-/low), are frequently referred to as cancer stem cells and may be resistant to standard chemotherapeutic agents. Lapatinib, which is approved for treatment of HER2-positive breast cancer, inhibits the HER2 pathway. The drug also inhibits the epidermal growth factor receptor pathway, which may be important for stem cell proliferation.

To find out how the CD44+/CD24-/low cells respond to cytotoxic chemotherapy, Jenny Chang, M.D., from the Baylor College of Medicine in Houston and colleagues compared breast cancer biopsy samples taken from patients before and after standard chemotherapy or lapatinib therapy.

After chemotherapy, the fraction of CD44+/CD24-/low cells increased in 31 paired biopsy samples, from a mean of 4.7 percent at baseline to 13.6 percent after 12 weeks of therapy. Biopsy samples taken after chemotherapy were also more efficient at forming mammospheres, an indication of self-renewal, when grown in culture. By contrast, there was a decrease in the proportion of CD44+/CD24-/low cells in biopsies from 21 women treated with lapatinib, from 10 percent to 7.5 percent.

Les résultats de cette étude sont encourageants et suggèrent que l'inhibition de ce chemin cellulaire clé responsable pour l'auto-renouvellement pourrait augmenter les effets de la chimio conventionnelle et améliorer les résultats cliniques.

"Results of this study are encouraging and suggest that inhibition of key regulatory pathways responsible for self-renewal could augment the effects of conventional therapy and improve clinical outcome," the authors write.

This research was reported April 29 in the Journal of the National Cancer Institute.


Dernière édition par Denis le Mer 7 Mai 2008 - 11:09, édité 2 fois
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