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 Le traitement personnalisé

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Denis
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MessageSujet: Re: Le traitement personnalisé   Ven 18 Mar 2011 - 23:16

Montpellier

Cancer du sein : un test innove pour mieux soigner


Va-t-on vers une « médecine personnalisée » du cancer du ? Aux États-Unis, la société californienne de diagnostic moléculaire Genomic Health a mis au point un test qui mène à une prise en charge “sur mesure” du cancer. Présenté cette semaine au congrès de cancérologie de Saint-Gallen (Suisse), il va bénéficier pendant un an aux patientes du centre anticancéreux Val d’Aurelle, à Montpellier, un des six sites français à expérimenter le procédé. Cent femmes seront concernées au total (1).

Baptisé Oncotype DX, le test décode le patrimoine génétique de la tumeur et plus particulièrement vingt-et-un gènes porteurs d’informations essentielles sur la maladie et sa probable évolution. Il permet d’opter pour le traitement le plus adapté, et évite 30 % à 40 % des chimiothérapies au bénéfice d’une hormonothérapie moins invasive ou d’un traitement mixte annonce le laboratoire.

Conditions : le cancer doit avoir été pris à un stade précoce quand la chimiothérapie pose question et reste une option, soit « 70 à 80 % » des cancers, indique Frédérique Perault-Llorca. 190 000 tests ont déjà été prescrits dans 61 pays. En France, 10 000 à 12 000 femmes seraient concernées.

« On changera votre vie et celle de vos familles. La médecine personnalisée, c’est le bon traitement, pour le bon patient, au bon moment », s’enthousiasme Steven Shak, chef des services médicaux de Génomic Health. « Il ne faut pas donner de faux espoir, ce test est une aide au diagnostic, ce n’est pas un traitement miracle », nuance Frédérique Penault-Llorca, chef du service d’anatomopathologie du centre Jean Perrin à Clermont- Ferrant. Pour elle, l’intérêt n’en est pas moins évident pour aider au choix de traitement : « Aujourd’hui, on surtraite les cancers pour ne pas sous-traiter », constate-t-elle. A Val d’Aurelle, son confrère William Jacot est plus prudent.

Pour l’oncologue, « il faut comparer les bénéfices de ce test à notre pratique et aux outils actuels » : le MammaPrint, un test qui fonctionne sur le même principe que l’Oncotype, mis au point par un laboratoire concurrent. Et surtout l’UPA/PAI-1, un marqueur moléculaire qui permet de mesurer l’agressivité de la tumeur. Utilisé depuis 2006 à Val d’Aurelle, ce dernier a l’intérêt d’être déjà remboursé par la sécurité sociale. Ce qui n’est pas le cas de l’Oncotype. En France, le chemin est long : « On finance le test pendant un an pour que les médecins et les patients se l’approprient. In fine, c’est à la sécurité sociale de le faire », glisse Véronique Chabernaud, consultante de Genomic Health en France.

La société ne manque pas d’arguments : « Le test coûte 3 180 €, une cure de chimio c’est 6 000 € à 8 000 €. » Aux Etats-Unis, le test est remboursé depuis cinq ans. Génomic Health ne s’arrêtera pas là. Prochaine cible : le cancer du colon.

1 femme sur 11

C’est le cancer le plus fréquent chez la femme en France (une sur 11) avec, chaque année, 52 000 nouveaux cas. Le cancer du sein est un cancer de bon pronostic : il est guéri à 80 %. Mais les médecins se heurtent toujours à des difficultés inattendues : « Il arrive encore que des femmes refusent le traitement pour ne pas perdre leur féminité », témoigne Frédérique Pernault-Llorca.

Bilans intéressants
Neuf études, 9 112 patientes suivies dans sept pays et des résultats séduisants qui montrent l’intérêt du test de Genomic Health ; il modifie un tiers des décisions thérapeutiques. L’Espagnol Joan Albanell, l’Allemand Wolfgang Eiermann et le Britannique Simon Holt sont très enthousiastes quand ils évoquent les recherches lancées dans leur pays. En Espagne, 107 patientes ont été prises en charge entre août 2009 et juin 2010 dans sept hôpitaux, à Madrid, Barcelone, Malaga, Séville, Barcelone, Valence... Le test a fait changer les recommandations dans 31,8 % des cas. Pour l’Allemagne (15 sites, 360 patientes), où le dispositif est expérimenté jusqu’au mois d’avril, on reste dans les mêmes proportions : 38 % de modifications.

Au Royaume-Uni, Simon Holt souligne que les patientes ainsi suivies « ont plus confiance dans leur traitement ». Seul bémol : les études reposent sur l’investissement de Genomic Health, qui met les tests à disposition. « On voulait faire une étude indépendante, je me suis battue pendant trois ans pour obtenir le financement public de l’essai », rappelle le docteur Penault-Llorca. Elle a dû se résoudre à faire avec l’entreprise, après autorisation des autorités éthiques.



SOPHIE GUIRAUD
(1) Outre Montpellier, Paris, Lyon, Besançon, Clermont-Ferrand et Mougins
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Denis
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MessageSujet: Re: Le traitement personnalisé   Mar 1 Mar 2011 - 12:38

(Feb. 28, 2011) — A Wayne State University School of Medicine physician-researcher has developed a personalized therapy to treat a wide range of cancers. The treatment is based on a naturally occurring human enzyme that has been genetically modified to fool cancer cells into killing themselves.

Des chercheurs ont développé un thérapie personnalisée pour traiter beaucoup de cancers . Le traitement est basé sur une enzyme naturelle chez l'homme qui a été modifiée pour tromper les cellules cancéreuses et les amener à se suicider.

The unique concept, patented by Wayne State University, was successfully demonstrated on melanoma cells that are resistant to routine treatments such as chemotherapy or radiotherapy. Melanoma is a perfect model for testing this new therapy because it is considered the most aggressive form of human cancer due to its many defense mechanisms against available treatments. The success of the therapy in killing melanoma suggests a similar outcome in treating other cancers.

Ce concept a été démontré sur les cellules du mélanome qui résistent aux traitements ordinaires ou à la radiothérapie. Le mélanome est un modèle parfait pour tester cette nouvelle thérapie parce qu'il est considéré comme le cancer le plus agressif à cause de ses multiples mécanismes de défense. Le succès de cette thérapie dans le traitement du mélanome pourrait cependant suggérer que la méthode pourrait être appliquer pour d'autres cancers.

Developed by Karli Rosner, M.D., Ph.D., assistant professor and director of Research in the Department of Dermatology, the method uses genetic constructs that contain a genetically modified enzyme -- DNase1 protein -- to seek out and destroy cancer cells. The novel technology was published in the article "Engineering a waste management enzyme to overcome cancer resistance to apoptosis: adding DNase1 to the anti-cancer toolbox" in the Jan. 14 online edition of Cancer Gene Therapy, a Nature Publishing Group journal.

La thérapie utilise une enzyme modifiée, la protéine DNase1, pour chercher et détruire les cellules cancéreuses.

Dr. Rosner modified the genetic code for DNase1, a highly potent DNA-degrading enzyme, and altered its genetic composition by deleting a part of the code, mutating another part and adding an artificial piece of code. Through these changes, the altered DNA program is translated into a modified protein. In contrast to the natural protein, the modified protein will not be eliminated from the cancer cell, will resist deactivation by cell inhibitors and will gain access to the cell's nucleus. "If you imagine the cell's nucleus as a computer and DNA in the nucleus as computer software," Dr. Rosner explained, "then the altered, hacked DNA program corresponds to a computer virus."

Si vous imaginez le noyeau de la cellule comme un ordinateur et l'adn dans le noyeau comme un programme informatique. alors l'enzym emodifié est comme un virus informatique.

"To further understand this anti-cancer technology," he continued, "recollect the plot from the movie, Independence Day. In this movie, a computer virus is introduced into an alien ship to neutralize its defenses and make it vulnerable to external weapons. We do something similar but much better by introducing the altered genetic code of DNase1 into the DNA of cancer cells alien to the healthy body." The cancer cell, unaware of the destructive potential of the modified code, translates it into a protein that evades the cell's defense mechanisms and enters the nucleus. In the nucleus, the protein damages DNA by chopping it into fragments without the need for external weaponry, i.e., other medications. Following damage to DNA, the cell's organelles disintegrate and the cancer cell dies. In this way, Dr. Rosner's technology leads cancer cells into committing suicide because he fools them into generating the protein that will cause their own death.

Dans le film "Independance day", un virus informatique est introduit dans un vaisseau ennemi pour neutralizer ses défenses et le rendre vulnérables aux armes des alliés. Nous faisons quelque chose de similaire mais en mieux en introduisant le code génétique altéré de DNase1 dans l'Adn des cellules cancéreuses. La cellule cancéreuse, sans tenir compte de son potentiel destructeur, transmet le code vers une protéine qui échappe aux mécanismes de défense et entre dans le noyeau. Rendu dans le noyeau, la protéine endommage l'Adn en le coupant en petits morceaux sans autres médications. Suite aux dommage à l'Adn, les organelles se désintègrent et la cellule cancéreuse meurt.

The beauty of this therapy is that specifically-targeted cancer cells destroy themselves through the physiological mechanism of apoptosis, leaving surrounding healthy cells intact. This mode of cancer cell elimination leaves no residual debris to alert the immune system to kick in, essentially committing "the perfect crime," Dr. Rosner said. This is important because the many side effects of current anti-cancer treatments are attributed to activation of the immune system. The fact that this therapy does not require participation of the patient's immune system to kill cancer cells is a big advantage over other newly developed technologies, such as the cancer vaccine. Those technologies depend on the patient's immune system to destroy cancer. Unfortunately, they are not effective in the presence of a compromised immune system, which is true for many cancer patients. In contrast, Dr. Rosner's therapy will be able to treat even the most severely immuno-compromised patients with the same degree of success as in treating patients with a fully functional immune system.

Patients with the same cancer type vary in their response to identical treatment because the biological characteristics of the same cancer type usually differ between patients. As a result, the medical field strives to develop treatments that can be adjusted to each patient. The structure of Dr. Rosner's technology is flexible in that it contains Lego-like pieces that together form a genetic construct. Each piece can be replaced by one of several other genetic pieces that perform the same task, but differ slightly in their genetics. The multiple options available for each genetic piece will allow the physician to tailor the finalized treatment to each patient based on the unique characteristics of his or her cancer. In this way, the new technology is a "true personalized therapy" he said. The physician will expose a patient's cancer cells obtained by biopsy, to various genetic constructs to identify the version of therapy that kills the patient's cancer with the utmost efficiency.

Of particular importance is the potential for this technology to treat a large variety of tumors, such as prostate, lung and breast cancers. Dr. Rosner likened the therapy to the military's Tomahawk missile platform. The Tomahawk is directed to its target by programming the missile's homing device. Likewise, the destructive genetic construct can be targeted to a particular cancer type by incorporating a genetic piece that specifically identifies the cancer. Multiple genetic homing devices will be at the physician's disposal. The ability to target the therapy specifically to cancer cells will reduce side effects common with today's anti-cancer therapies. Moreover, the ability to target multiple cancers will immensely increase the number of cancer patients who will benefit from the new technology.

The one side effect that Dr. Rosner foresees is the potential for lightening of skin hue at a level that he cannot predict, but that's a tradeoff someone suffering from metastatic cancer and given a limited prognosis may accept in exchange for becoming cancer-free. To date, Dr. Rosner has demonstrated cancer cell kill rates of 70 to 100 percent with his first generation of "gene suicide therapy." To further increase the killing efficiency, he has recently designed a second generation of constructs. In the near future he intends to test the therapy in an animal model, an intermediate step required before moving the treatment into clinical trial.

"Although this has been tested on melanoma cell lines, Dr. Rosner's approach can be tailored to other types of tumors," said Darius Mehregan, M.D., the Hermann Pinkus Chair of the Department of Dermatology. "I think it is important for other researchers in the Wayne State University system to be aware of possibilities to collaborate, and for the pharmaceutical industry to be aware of the economic potential of this novel technology."

Même si l'approche a été testé pour le mélanome, cette approche pourrait servir pour d'autres cancers
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Denis
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MessageSujet: Re: Le traitement personnalisé   Jeu 24 Fév 2011 - 9:52

Paris Match.

Quels cancers avancés sont concernés par les dernières publications du “New England Journal of Medicine” sur les nouveaux traitements personnalisés ?

Pr Jean-Charles Soria. A ce stade métastasé où d’autres organes ont été atteints, trois en bénéficieront : le mélanome , le cancer de la et une forme particulière du cancer du pancréas.

Jusqu’à présent comment prend-on en charge ces formes évoluées ?

Les mélanomes sont traités par chimiothérapie (par exemple, le cisplatine...). Pour les cancers de la , on prescrit la prise d’antihormonaux et, en cas de résistance au traitement, on administre une chimiothérapie (notamment avec du Taxotere). Les tumeurs pancréatiques neuroendocrines sont également traitées par chimiothérapie.

Dans ce combat contre la maladie, quels effets secondaires les patients doivent-ils supporter ?

Ces chimiothérapies, qui attaquent non seulement les cellules cancéreuses mais aussi les saines, entraînent une fati­gue, une baisse des globules blancs... et très souvent une perte de cheveux ainsi qu’une altération des cils et des ongles. Les produits antihormonaux, moins toxiques, induisent cependant une perte de la libido.

Quels sont ces nouveaux traitements qui arrivent sur le marché en 2011 ?

Des thérapies personnalisées viennent bouleverser le pronostic de ces formes de cancer évolué ! Il ne s’agit plus de science-fiction, mais de réelles avancées thérapeutiques. Ces nouveaux protocoles appartiennent à un groupe de médicaments, dits ciblés, car leurs molécules s’attaquent spécifiquement à des anomalies propres aux cellules cancéreuses. Dans le cas du mélanome, il existe deux nouveaux traitements. En ce qui concerne le premier, une molécule (PLX4032) va viser spécifiquement un gène particulier qui, par sa transformation, est responsable de la prolifération anarchique des cellules malignes. Résultat : la mutation du gène est bloquée et la maladie semble régresser.

Et quel est le mécanisme d’action du deuxième nouveau traitement ?

Il est destiné cette fois à stimuler le système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses. Il va également être commercialisé cette année. Il s’agit de la molécule ipilimumab qui, lors d’un essai international conduit sur 676 patients, a révélé une efficacité jusque-là jamais atteinte !

En ce qui concerne cette fois les cancers de la prostate, quelle est l’avancée thérapeutique ?

Il s’agit d’un nouveau produit antihormonal : l’abiraterone dont le but est de lever la résistance qui apparaît fréquemment avec les classiques anti-
hormonaux. Une très vaste étude, conduite par le Pr Fizazi de notre Institut Gustave-Roussy, a permis d’observer une amélioration spectaculaire des métastases osseuses et de leurs douleurs.

De quels progrès bénéficieront les malades atteints de la forme neuroendocrine de cancer du pancréas ?

Deux molécules vont transformer leur pronostic ; la première, le sunitinib, asphyxie la tumeur en détruisant ses vaisseaux nourrissiers. La deuxième molécule (évérolimus) coupe le signal de prolifération des cellules malignes en agissant sur une protéine spécifique.

Quels sont les effets secondaires de ces nouveaux traitements ?

Ils sont généralement beaucoup moins lourds que ceux des thérapies conventionnelles car ils permettent une bien meilleure qualité de vie.

Et pour 2012 où se situeront les plus grands progrès ?

Pour les cancers avancés du , porteurs d’un gène spécifique, un nouveau traitement oral (avec le crizotinib) permettra la disparition rapide des métastases. Et pour une forme particulière du cancer du , trois nouvelles molécules sont fortement attendues.
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MessageSujet: Re: Le traitement personnalisé   Dim 26 Sep 2010 - 4:38

Dans une nouvelle étude, une équipe dirigée par des scientifiques du Dana-Farber Cancer Institute -celui-là même avec qui Sanofi vient de passer un accord- a créé la première molécule capable d'empêcher les gènes du cancer de suivre leur « manuel d’instructions internes », étouffant le processus du cancer à sa racine. L'étude, publiée en ligne par la revue Nature, démontre que les protéines qui arrêtent et déclenchent les commandes d’un gène du cancer pourraient être la cible de futurs traitements contre le cancer.

Une conclusion particulièrement pertinente pour un cancer rare mais dévastateur pour les enfants et les jeunes adultes, appelé carcinome indifférencié de la ligne médiane de l'homme jeune (NMC ou NUT midline carcinoma).

« Ces dernières années, il est devenu évident que la possibilité de contrôler l'activité des gènes dans le cancer et « les mettre » en position « On » ou « Off » - peut être une nouvelle approche forte de la maladie,» explique l'auteur principal de l'étude, le Dr. James Bradner, MD, du Dana-Farber Institute. « Si vous pouvez désactiver les gènes de croissance d'une cellule cancéreuse, la cellule va mourir. Alternativement, la commutation sur un gène des tissus peut faire d’une cellule cancéreuse une cellule de tissu saine. »

Dans cette étude, les chercheurs ont identifié une molécule qui a deux effets: en bloquant une protéine spécifique dans les cellules anormales, la molécule les empêche de se diviser en grand nombre et leur fait «oublier» qu'elles sont des cellules cancéreuses pour les transformer en cellules normales. La molécule affecte le mécanisme de la cellule qui contrôle l'activité des gènes, un ensemble de structures formant l'épigénome. De grandes parties de chaque gène jouent un rôle de régulation, dictant si le gène est actif, occupé à l'envoi de commandes pour de nouvelles protéines, ou inactif, ou encore temporairement au repos. L'ADN du gène est entouré par une substance appelée chromatine, qui est l'ardoise sur laquelle les instructions de début ou fin d’activité sont inscrites.

Ces instructions prennent la forme de "signets" (bookmarks), qui sont en fait des protéines épigénétiques placées sur la chromatine. Un autre groupe de protéines épigénétiques, connues sous le nom « d’effaceurs » est capable de supprimer ces signets. Les deux types de protéines avaient déjà pu être désactivés avec succès par les scientifiques, par des molécules développées en laboratoire ou isolées in vivo. Ces molécules suscitent aujourd’hui un vif intérêt dans le développement de thérapies anti-cancer qui agiraient en bloquant ces protéines.

Mais une troisième variété de protéines épigénétiques, encore plus attrayantes en tant que cibles thérapeutiques, qui activent ou désactivent les gènes en «lisant» les signets, et qui n’avaient pas encore été étudiées, a retenu toute l’attention des chercheurs. L’équipe internationale, de l’Université d'Oxford en Angleterre, de l'Université de Notre Dame (Indiana) et du Dana-Farber Institute, a pu aboutir à l’ingénierie de modèles animaux sur lesquels la molécule pourrait être testée contre ces tumeurs NMC (NUT midline carcinoma). Les tests chez l'animal se sont avérés particulièrement encourageants : Les chercheurs ont transplanté des cellules provenant de patients NMC à des souris de laboratoire, qui ont ensuite reçu la molécule en question. "L'activité de la molécule a été remarquable», explique le Dr. Bradner, également membre associé du Programme de biologie chimique du MIT et de Harvard. "Toutes les souris qui l’ont reçue ont survécu, les autres sont mortes."

Dans le cas de la NMC, la tumeur a tendance à se développer dans la poitrine, la tête ou le cou, le long de l'axe vertical du corps, avec une forte croissance tumorale et des métastases agressives», explique le Dr. Bradner. "Les patients peuvent obtenir une brève rémission par chimiothérapie, mais ils finissent par succomber à la propagation de la maladie." Contrairement à la plupart des cancers, l’origine de la NMC n'est pas connue mais c’est une maladie entièrement définie par sa signature génétique.

«Cette recherche illustre les promesses d'une médecine personnalisée», conclut le Dr. Bradner, "qui ait la capacité de délivrer des molécules sélectionnées pour arrêter le processus du cancer tout en produisant un minimum d'effets secondaires. Le développement de la molécule de pourrait aboutir au premier traitement spécifique à la NMC. "

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MessageSujet: Le futur: des thérapies basées sur la génétique personnelle   Sam 23 Déc 2006 - 14:49

Une compagnie qui portera le nom de M2Gen sera formée sur un terrain donné par l'université du sud de la Floride. Et dans quelques années, les chercheurs vont compiler une base de données de tissus de tumeurs ainsi que d'autres informations médicales pour déterminer quel patient va répondre à quel traitement. La base de données pourra contenir jusqu'à 30,000 données de patients et rendra les médecins capable d'identifier le meilleur traitement basé sur la génétique de chaque patient.


Le traitement à l'aveugle ou tout le monde reçoit le même traitement pourrait bien tiré à fin.
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MessageSujet: Le traitement personnalisé   Dim 5 Juin 2005 - 19:01

La prochaine révolution en radiologie: le traitement personnalisé du cancer



Selon le Dr Andrew Quon, MD, professeur de radiologie, lorsque l'on diagnostique un cancer on aimerait connaître aussi bien que possible cette tumeur et aller jusqu'aux molécules mêmes qui la distingue d'un autre type de cancer afin de pouvoir planifier l'attaque la plus efficace. Depuis des années, la thérapie du cancer a été une guerre aveugle. La chimiothérapie utilisée est toxique à la fois contre le cancer et les tissus normaux et on attend alors voir lesquels vont vivre et lesquels vont mourir.

Pour affiner le traitement, Quon et ses collègues de la division de médecine nucléaire utilisent un ensemble de techniques, connues collectivement comme l'imagerie moléculaire, qui implique que les molécules radioactives puissent être vues par la tomographie par émission de positrons, ou PET scan.

Le groupe de chercheurs s'est particulièrement intéressé à identifier quels seraient les cancers du sein qui vraisemblablement répondraient à une thérapie hormonale. Faire cela, ils ont employé une forme radioactive d'oestrogène pour indiquer si les cellules cancéreuses ont des récepteurs oestrogéniques à leurs surfaces. Si un cancer s'illumine pendant le balayage du PET scan c'est qu'il a des oestrogènes radioactifs sur ses récepteurs, en faisant donc un bon candidat pour la thérapie hormonale. Si un cancer ne s'illumine pas, la thérapie hormonale ne fonctionnera pas.

Selon le Dr Quon, il est connu depuis longtemps que les différents cancers se comportent différemment et répondent différemment au traitement. Maintenant nous commençons, dit-il, à être capables de les visionner et de les traiter de manière individuelle, et pas seulement selon leur type.

Selon le Dr Sanjiv Sam Gambhir, MD, PhD, directeur du programme d'imagerie moléculaire, au-delà de la détection, les molécules visées pourraient permettre de véhiculer les médicaments aux cellules malfaisantes. Le médicament personnalisé signifie que les soins médicaux seront plus performants et qu'il n'y aura aucune maladie dont le traitement ne sera pas aidé par la voie du médicament personnalisé.

L'hopital de Stanford a maintenant la capacité de produire les agents moléculaires sur demande grâce à un nouveau cyclotron situé son environnement. Le cyclotron est une machine qui crée les isotopes radioactifs qui sont accouplés aux molécules pour former les agents moléculaires.

Le mariage de la radiologie et de l' oncologie par irradiation au sein de ce processus permettra, selon le Dr Giaccia, aux médecins de cibler les cellules cancéreuses des minuscules métastases avec une forte concentration mortelle d'irradiation.

Selon le Dr Sanjiv Sam Gambhir, la thérapie et le diagnostic sont les deux faces d'une même pièce. Pour individualiser l'un, il faut individualiser l'autre. Sans image, l'optimisation de la thérapie n'est pas pleinement possible. Les deux, main dans la main, vont faire du médicament personnalisé une réalité.



Publié le 01-06-2005
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