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 Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.

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Denis
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MessageSujet: Re: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Dim 29 Nov 2009 - 18:57

Je commence la confrontation (avec moi-même...) par ce bout de texte pris dans un livre qui traine chez moi
"S'aider soi-même, une psycothérapie par la raison" de Lucien Auger.


Ces sentiments trouvent leur source dans la troisième idée irrationnelle, laquelle peut se formuler comme suit : Certaines personnes sont méchantes, mauvaises et méritent d'être sévèrement punies de leurs fautes.

Cette idée donne naissance à tous les sentiments de culpabilité, de blâme de soi et des autres, à toutes les haines, à l'hostilité et à la fureur, de même qu'aux actes qu'entrainent souvent ces émotions, comme l'autopunition masochiste, l'agression contre l'autre, la vengeance.

Examinons les éléments du réel qui nous feront constater que cette idée est absurde à plus d'un point de vue.

Tout d'abord on peut répéter ici que confondre une personne avec ses actes est abusif. Il ne s'agit pas de nier l'évidence et qu'il n'existe pas de personnes qui commettent des actes répréhensibles, inadéquats, délétères. Tout au contraire. Tous les êtres humains commettent de tels actes plus ou moins fréquemment, depuis le petit garçon qui pince sa soeur jusqu'au tyran qui condamne des millions de personnes à une mort injuste. Chacun de ces êtres n'en demeure pas moins un être humain et comme tel, doté d'une valeur intrinsèque que ses actes bons ne sauraient augmenter ni ses actes mauvais diminuer. Il faut d'ailleurs se rendre compte que l'être qui pose des actes mauvais peut toujours cesser de les poser, changer sa manière de vivre et se mettre à poser des actes bons. Ses actes mauvais ne découlent donc pas de sa nature intime puisque, par définition, celle-ci est immuable (Un cheval ne peut devenir un homme, ni un homme devenir un ange) et que s'il existait des êtres humains fondamentalement et naturellemen mauvais, je ne pourrais plus comprendre comme ils peuvent changer. ainsi donc appeler quelqu'un de misérable, un pêcheur, un méchant implique que, parce qu'il pose des actes mauvais, il est naturellement et intrinsèquement mauvais, ce qui est faux. En le désignant ainsi, je tire la conclusion que, parce que dans le passé il a posé des gestes mauvais, il doit fatalement faire de même dans le futur, ce qui est contredit par l'expérience.
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Denis
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MessageSujet: Re: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Sam 21 Nov 2009 - 12:27

Et à partir de mon propre cas :

Évênements : L'annonce d'un cancer de la prostate et la chirurgie qui suit cette annonce
Idées déraisonnables : Je suis constamment malchancheux, le docteur ne m'aime pas, c'est méchant d'annoncer son cancer à une personne etc.
Résultats des idées déraisonnables : isolement, culpabilité, dépression, peur irraisonné (peut-être) de tout ce qui peut se rapprocher d'une annonce par un médecin suite à une examen.
Confrontation : à venir (J'entends réfléchir et écrire là-dessus, parce que de toute façon, le site est plutôt tranquille)
Résultats de la confrontation : à venir (S'il devait y en avoir.)
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Denis
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MessageSujet: Re: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Jeu 19 Nov 2009 - 16:49

Je copie quelques exemples de la confrontation qui est un procédé employé dans la thérapie cognitive pour se débarrasser des idées noires. La confrontation est faite au début par un professionnelle mais elle est destinée à être prise en charge par la personne elle-même pour combattre ses idées automatiques (et irrationnelles) :



Citation :
Afin de vous permettre de comprendre encore plus précisément en quoi consiste la confrontation et vous faciliter son emploi dans votre propre vie, je présente ici quelques exemples de confrontations tirées de l'expérience de plusiseurs de mes consultants et consultantes. On remarquera qu'elles sont toutes rédigées selon le même plan, comportant cinq étapes :


a) évênement ou occasion
b) Idées déraisonnables
c) Résultats des idées déraisonnables
d) Confrontation
e) Résultas de la confrontation

1)
a) Évênement : Mon mari est arrivé en retard au souper sans avertir.
b) idées déraisonnables : "Il abuse de moi. Il aurait dû m'avertir. Ça nous dérange énormément.
c) Résultats de b) : Agressivité, tensions.
d) Confrontation : "J'aurais préféré qu'il avertisse mais c'était son droit de ne pas le faire. S'il a oublié, c'est simplement humain. Cela ne nous dérange, en fait, que très peu."
e) Résultats de d) : Plus de calme; je l'ai même taquiné gentiment et nous avons ri tous les deux.

2)
a) Évênements : Je suis allé m'acheter des souliers et le vendeur a été impoli.
b) idées déraisonnables : "Il me prend pour une poire. Les vendeurs devraient être au moins courtois."
c) Résultats de b) : Colère, nervosité, boule à l'estomac.
d) Confrontation : "S'il me prends pour une poire, c'est son problème pas le mien. J'aimerais mieux qu'il soit gentil mais ce que je veux d'abord, ce sont des souliers. Ce qui est important surtout c'est que je sois bien dans mes souliers. Rien ne prouve que tous les vendeurs doivent être aimables tout le temps."
e) Résultat de d) : Je me suis retrouvé presque calme tout de suite.

Cette forme de thérapie cognitivisme est tout à fait adapté pour le stress post traumatique.
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Denis
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MessageSujet: Re: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Lun 16 Nov 2009 - 15:37



Les moments pénibles font partie de la vie. Nous devons tous affronter des périodes difficiles telles que le deuil d’un être cher ou des conflits d’ordre personnel ou professionnel sans pour autant cesser de vivre. Il arrive parfois qu’une personne subisse une expérience à la fois si inattendue et si éprouvante qu’elle continue d’en subir les séquelles longtemps après l’événement. Les personnes dans cet état subissent souvent des rappels d’images (flashbacks) et des cauchemars où elles revivent les situations d’effroi qui sont à l’origine de leur traumatisme. Elles peuvent même devenir émotivement désensibilisées. Si cet état persiste plus d’un mois, on parle alors de trouble de stress post-traumatique.

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est classifié parmi les troubles anxieux
qui affligent approximativement une personne sur dix et qui sont parmi les plus répandus des problèmes de santé mentale. Le TSPT se retrouve autant chez l’enfant que chez l’adulte. La maladie peut atteindre des proportions telles que l’individu peut avoir du mal à mener une vie normale. Il existe heureusement des traitements qui permettent aux personnes qui en sont atteintes de retrouver une vie normale.

Causes

Le trouble de stress post-traumatique résulte d’un événement psychologiquement traumatisant causant la mort ou des blessures graves ou tout au moins un grave risque pour sa vie ou celle des autres. Ces événements déclencheurs du traumatisme sont surnommés agents stressants et peuvent survenir lorsqu’on est seul ou dans la foule.

Ces agents stressants peuvent être des actes d’agression comme le viol, le vol avec agression, la guerre ou des événements comme des accidents de voiture ou d’avion ou encore des phénomènes naturels comme les ouragans ou les tremblements de terre.

La personne traumatisée peut avoir vécu personnellement une telle expérience ou en
avoir été le témoin. Elle peut subir le contre-choc psychologique d’un événement
arrivé à quelqu’un d’autre comme par exemple la mort d’un être cher dans un
accident de voiture.

Symptômes

Les symptômes se manifestent généralement dans les trois mois qui suivent l’événement traumatisant. Cependant, il arrive parfois que les symptômes ne se manifestent que plusieurs années plus tard. La durée et l’intensité du TSPT peuvent varier; la personne affectée peut être guérie au bout de six mois mais il arrive que la guérison soit beaucoup plus lente.

On distingue trois types de symptômes ou réactions. Dans le premier type, la personne revit l’événement traumatisant. Cette réaction est caractéristique du TSPT et se manifeste de diverses façons. La personne peut se remémorer périodiquement les événements ou être victime de cauchemars ou de rappels d’images (flashbacks) récurrents. Parfois l’anniversaire de l’événement déclencheur provoquera une réaction d’inconfort intense.

Le deuxième type de symptômes consiste en l’évitement et l’insensibilité émotive. Dans le premier cas, la personne fera tout pour éviter d’être confrontée à une situation qui rappelle l’événement traumatisant. Quant à l’insensibilité émotive, elle se manifestera souvent très tôt après l’événement. On constatera par exemple que la personne se replie sur elle-même et fuit ses proches. Souvent elle perd intérêt dans des activités qui autrefois la passionnaient. Elle développe fréquemment un vif sentiment de culpabilité.

Dans des cas plus rares, on verra la personne entrer dans un état dissociatif, d’une durée de quelques minutes ou de plusieurs jours, durant lequel elle a l’impression de revivre pleinement et concrètement l’épisode.
Le troisième type de symptômes touche le changement dans les habitudes de sommeil et l’éveil mental. Insomnie est fréquemment un problème et l’individuals atteint a de la difficulté à se concentrer et à mener à terme ses activités. Il peut parfois aussi afficher beaucoup d’agressivité.

Autre trouble associes au trouble de stress post-traumatique

Les personnes souffrant du TSPT sombrent souvent dans l’alcoolisme ou la toxicomanie et deviennent sujettes à la dépression. En outre, on observe souvent la présence d’autres troubles anxieux chez les personnes souffrant de TSPT.

D’autres malaises tels que les étourdissements, les douleurs thoraciques, les troubles intestinaux et des problèmes au niveau du système immunitaire sont reliés au TSPT. Le médecin traitera souvent ces malaises de façon indépendante s’il n’a pas diagnostiqué la présence d’un traumatisme psychologique ou si le patient ne l’a pas lui-même informé de l’existence d’un tel traumatisme.

Traitement du TSPT

On peut traiter efficacement les symptômes de dépression et d’angoisse qui accompagnent le trouble de stress post-traumatique à l’aide de certains médicaments.
Règle générale, on considère les thérapies cognitive-comportementale et de groupe
comme étant les plus bénéfiques. C’est souvent un thérapeute spécialisé dans un type particulier de traumatisme (par ex. : l’agression sexuelle) qui dispensera ce genre de thérapie. La thérapie d’exposition qui consiste à faire revivre l’expérience traumatisante en milieu contrôlé donne aussi de bons résultats.
À l’heure actuelle, beaucoup de chercheurs se penchent le TSPT et sur les traitements
spécifiques qui peuvent les mieux combattre chaque type de traumatisme.

Sources de resseingnements utiles

Contactez - nous un organisme comme l’Association canadienne pour la santé mentale si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur le trouble du stress post-traumatique, de même que sur les services d’entraide et autres ressources disponibles autour de vous.


Dernière édition par Denis le Ven 24 Aoû 2012 - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Mar 6 Mai 2008 - 14:12

Les femmes atteintes d'un cancer du sein qui ont des antécédents de troubles anxieux et de troubles de l'humeur sont plus à risque de vivre un stress post-traumatique suite au diagnostic, selon une récente recherche publiée dans le Journal of Traumatic Stress.

Les chercheures (1) ont réalisé cette étude auprès de 74 femmes atteintes d'un cancer du sein.

Douze d'entre elles (16%) souffraient d'un état de stress post-traumatique (SPT) 18 mois après le diagnostic. Ces dernières étaient deux fois plus susceptibles d'avoir des antécédents de troubles de l'humeur tels que la dépression que celles n'ayant pas de SPT et trois fois plus susceptibles d'avoir des antécédents de troubles anxieux.

Un autre 20% (15 femmes) souffraient d'un SPT subsyndromique, c'est-à-dire qu'elles vivaient des symptômes du SPT mais à un niveau insuffisant pour poser le diagnostic. Ces dernières étaient également plus susceptibles d'avoir des antécédents de troubles de l'humeur mais, comparativement à celles qui avaient un diagnostic complet de SPT, elles étaient beaucoup moins susceptibles d'avoir déjà vécu des troubles anxieux.

Des antécédents d'abus d'alcool et de drogues étaient aussi liés aux symptômes de SPT. Un tiers de celles ayant un SPT avait eu des problèmes d'abus ou de dépendance contre une sur dix chez celles n'ayant pas de SPT.

Les femmes ayant un SPT étaient aussi plus susceptibles d'avoir vécu des événements traumatiques. La moitié d'entre elles rapportaient avoir déjà été attaquées physiquement ou abusées, comparativement à moins de 17% des autres participantes.

Les femmes souffrant de SPT ou de SPT subsyndromique vivaient d'importantes difficultés d'adaptation. Elles étaient 4 fois plus susceptibles de se considérer incapables de travailler en raison de détresse émotionnelle (41% contre 11%).


Dernière édition par Denis le Jeu 19 Nov 2009 - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Étude sur le Syndrome Post Traumatique suite à l'annonce d'un cancer.   Aujourd'hui à 16:37

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