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 Le femara (létrozole)

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Denis
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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Jeu 9 Juin 2016 - 17:10



Julie Lemieux, MD, of Unite De Recherche En Sante Des Population, discusses in French patient-reported outcomes from a study extending adjuvant letrozole for 5 years after completing an initial 5 years of aromatase inhibitor therapy alone or preceded by tamoxifen (Abstract LBA506).

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Denis
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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Dim 5 Juin 2016 - 9:28


Sur twitter :

Twitt de Catherine Desmoulins :

#ASCO16 Cancer du sein ER+ le traitement prolongé par letrozole au delà de 5 ans réduit la récurrence de cancer de 34%

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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Sam 30 Mai 2015 - 18:07

Une autre étude présentée à Chicago samedi a montré que l'anastrozole (Femara) --qui bloque la production d'oestrogènes-- était encore plus efficace que le tamoxifène (Nolvadex), traitement de choix actuellement lancé dans les années 60 et qui empêche les cellules tumorales de consommer des oestrogènes qui dopent leur prolifération.

Cet essai a porté sur plus de 3000 femmes ayant survécu à un cancer du sein appelé carcinome canalaire in situ, et a comparé les deux traitements pendant cinq ans.

Dix ans après le diagnostic, le taux de survie sans réapparition du cancer était de 93,5% avec l'anastrazole, contre 89,2% avec le tamoxifène.

La «bonne nouvelle» est qu'ils «sont tous deux très efficaces, mais il semble que les femmes ont de meilleures chances d'éviter une récurrence du cancer avec l'anastrazole», a conclu le Dr Richard Margolese, professeur de chirurgie du cancer à l'hôpital juif général de l'Université McGill à Montréal au Canada, qui a mené ce premier essai clinique comparant les deux thérapies.

Les participants à l'ASCO ont également samedi appris que plus de la moitié des femmes diagnostiquées d'un cancer du sein chaque année aux États-Unis subissent une mastectomie partielle pour enlever la tumeur. Cet essai clinique a été mené par le Yale Cancer Center.

Mais pour 20 à 40% des patientes ayant subi cette intervention, des cellules cancéreuses subsistent près de la zone où se trouvait le cancer. Un résidu de tissus cancéreux qui les conduit souvent à subir une seconde intervention.

Dans cette étude menée sur 235 patientes, les chercheurs ont déterminé une façon de retirer la totalité des cellules cancéreuses autour de la tumeur durant la première intervention, ce qui peut diminuer de 50% la nécessité d'une seconde opération. Sans compromettre les résultats cosmétiques ni accroître le taux de complications.

Le cancer du sein est le second cancer le plus fréquent aux États-Unis chez les femmes, après celui de la peau, avec 230 000 nouveaux cas par an et près de 40 000 décès, selon l'American Cancer Society.




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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Lun 13 Oct 2014 - 20:55

Le laboratoire pharmaceutique Pfizer a annoncé lundi que son traitement expérimental contre le cancer du , le Palbociclib, allait connaître aux États-Unis un examen accéléré, dernière étape avant un éventuel feu vert de commercialisation.

L'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a décidé d'accorder au Palbociclib un «examen prioritaire», indique Pfizer dans un communiqué.

Cette décision signifie que la revue en vue de l'approbation de ce traitement va passer de 10 mois à 6 mois avec une délibération de la FDA attendue pour le 13 avril 2015, précise Pfizer.

En avril, Pfizer avait indiqué qu'un essai clinique avait montré que le Palbociclib retardait la progression d'un cancer avancé du sein. Administré conjointement avec un autre anticancéreux déjà sur le marché, le Femara (létrozole), il a permis d'arrêter la progression de la tumeur pendant vingt mois en moyenne, selon Pfizer.

Le palbociclib pourrait générer un peu plus de 4 milliards de ventes par an à partir de 2020, selon les analystes.

Pfizer, qui a perdu son titre de numéro un mondial de la pharmacie au profit du suisse Novartis, est en quête de relais de croissance. La plupart de ses «blockbusters», ces médicaments à 1 milliard de dollars en moyenne de ventes annuelles, tombent dans le domaine public lors des trois prochaines années.

Il mise sur l'oncologie, l'immunothérapie et la croissance externe au travers d'acquisitions pour se relancer.

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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Mer 16 Mai 2012 - 10:14

16 mai 2012

Selon une étude publiée par l’équipe de l’Américain Michael DeGregorio dans « Clinical Cancer Research », l’association d’un vaccin ciblant les cellules tumorales et de létrozole, un antiestrogène, accroît significativement la survie chez la souris.

Le vaccin Stimuvax, connu aussi sous son nom de code L-BLP25, cible de façon spécifique la glycoprotéine Mucine-1 (MUC1), un antigène qui est exprimé sous une forme altérée à la surface des cellules cancéreuses. Dans l’organisme, ce vaccin induit une réponse à lymphocytes T qui reconnaît et détruit les cellules tumorales. Dans l’étude dont il est ici question, les souris ont reçu toutes les semaines pendant huit semaines soit une dose de vaccin soit un placebo. Parallèlement, elles ont été traitées soit létrozole soit par tamoxifène, deux antiestrogènes couramment utilisés en hormonothérapie dans le cancer du . Surprise : alors que ces deux produits ont des modes d’action similaires, les bénéfices du vaccin ont été plus grands chez les souris recevant le létrozole ; chez les souris recevant vaccin + tamoxifène, les résultats étaient moins bons que chez celles qui recevaient le vaccin seul ou le tamoxifène seul. Ce qui souligne l’importance de conduire des essais rigoureux avec toutes les combinaisons possibles avant de les administrer aux patients.


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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Ven 21 Jan 2011 - 12:50

Les cancers du héréditaires représentent 5 à 10% des cas de cancer. Actuellement, on estime à 10 000 le nombre de femmes porteuses d’une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2 en France parmi lesquelles 8 000 ont ou auront un cancer avant leur 80 ans !! Pour l’instant, la procédure en cas de découverte de mutation lors d’une consultation d’oncogénétique conduit à deux alternatives : mastectomie bilatérale et/ou ovariectomie versus surveillance active (voir mon post : cancer et hérédité).

Or, à l’inverse de ce qui se fait aux Etats Unis ou au Canada, la chirurgie prophylactique n’est pas au goût de nos médecins européens et n’est que rarement proposée. En France seulement 6% de femmes non malades concernées ont eu recours à une mastectomie bilatérale préventive et 12% une mastectomie controlatérale, c’est à dire pour ces dernières, l’ablation du deuxième sein, le premier ayant été enlevé suite à un cancer du sein déclaré (des chiffres qui ont néanmoins pratiquement doublés en 5 ans). Il faut bien dire que la tendance est à la chirurgie conservatrice et qu’il est paradoxal pour ces médecins qui tentent de préserver les femmes de la mastectomie, de procéder à des ablations de seins… sains. De plus cette intervention chirurgicale est un acte qui n’est pas anodin, et même s’il est mûrement réfléchi, il n’est pas dénué d’effets secondaires psychologiques traumatisants. La décision en revient à la patiente qui avec l’aide de l’équipe médicale évaluera la nécessité d’y avoir recours plutôt que de se faire suivre de façon très étroite pendant de longues années. C’est une démarche qui ne peut être que personnelle : chacune réagira différemment face à la peur de la maladie. De plus il faut distinguer les femmes porteuses qui ne sont pas malades, des femmes dont un sein a déjà été touché. Ces dernières sont d’ailleurs plus nombreuses à choisir la solution radicale probablement démunies face à l’éventualité de recommencer des traitements invasifs. Quoi qu’il en soit, ce choix est extrêmement personnel.

Mais, la surveillance rapprochée des femmes porteuses du gène pose aussi un problème en raison des dangers liés à des examens (mammographies ou IRM) trop rapprochés, sans compter l’anxiété engendrée par la peur légitime de tomber malade et des contrôles à répétition.

Bien entendu nos chercheurs s’interrogent sur l’existence d’une alternative à ces deux recommandations qui sont donc les seuls moyens dont on dispose actuellement en Europe. Aux Etats Unis, la FDA (Food and Drugs administration) a autorisé la prescription du tamoxifène et du raloxifène chez les patientes à haut risque, médicaments qui ont déjà fait leur preuve pour éviter les rechutes … mais pas en France. Les autorités sanitaires ont en effet conclu que la balance bénéfice risque n’était pas en faveur de la molécule. Mais la piste de l’hormonothérapie n’est pas abandonnée pour autant. Une étude nommée Liber, promue par la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer et la Ligue contre le cancer vise à chercher l’intérêt d’une autre classe d’hormonothérapie, les anti aromatases, dans la prévention du cancer du sein en cas de prédisposition génétique. Les femmes recherchées doivent être ménopausées et bien sur porteuses d’un gène BRCA1 ou BRCA2. Comme dans toute étude randomisée en double aveugle, chaque femme sera tirée au sort et recevra soit un comprimé de létrozole (plus connu sous le nom de Fémara) soit un placebo et ce, pendant 5 ans. Un suivi aura lieu 5 ans après l’arrêt du médicament. Bien entendu, le traitement pourra être arrêté en cas d’intolérance ou de survenue d’un cancer.

Chirurgie invasive ou surveillance rapprochée ne sont pas des alternatives acceptables pour ces femmes qui vivent avec une épée de Damoclès sur la tête en permanence. Cela revient à choisir entre la corde et le couteau ! L’idée de pouvoir se prémunir d’un cancer du sein grâce à la simple prise d’un médicament pourrait être une solution finalement très confortable, même si elle est encore loin d’être idéale… Si tant est que celui-ci s’avère efficace et doté d’effets secondaires compatibles avec une bonne qualité de vie. A suivre donc ….

Si vous êtes intéressée par l’étude LIBER, vous pouvez contacter le www.fnclcc.frMme Mijonnet, 01 44 23 04 75 ou Pascal Pujol ou Karen Baudry, 04 67 33 07 04, k-baudry@chu-montpellier.fr. (clôture prévue le 15 février 2011)

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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Ven 21 Aoû 2009 - 5:44

Bâle (awp) - Le médicament anticancéreux Femara, de Novartis, s'est révélé supérieur dans le traitement du cancer du sein après une intervention invasive, par rapport à la thérapie avec Tamoxifen. Les nouvelles données d'étude publiées dans "The New England Journal of Medicine" confirment qu'un traitement de 5 ans avec Femara (Letrozole) comme monothérapie après une opération, comparé à une thérapie avec Tamoxifen, est la forme optimale de traitement primaire de patientes postménopausées avec un cancer du sein au stade initial.

Les données proviennent d'une étude du Breast International Group qui a duré 5 ans et comprennent aussi un update de l'analyse monothérapie-arm, intervenu dix ans après le début de l'étude.



(AWP/20 août 2009 06h26)
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MessageSujet: Re: Le femara (létrozole)   Jeu 29 Déc 2005 - 12:23

Récidive de cancer du sein: le tamoxifène détrôné -- par Marilynn Marchione --

AP | 29.12.05 | 16:08


MILWAUKEE (AP) -- Un deuxième médicament d'une nouvelle famille thérapeutique a montré plus d'efficacité que le produit de référence, le tamoxifène, dans la prévention des récidives de cancer du sein chez les femmes ayant été traitées tout de suite après avoir été opérées, selon une étude publiée récemment dans le New England Journal of Medicine.
Ce médicament, le Femara, devrait obtenir très bientôt le feu vert de la FDA (l'Agence du médicament américaine), notamment pour les femmes ménopausées ayant un cancer du sein au stade précoce. Il a déjà obtenu l'agrément pour les formes avancées.
Le Femara et l'Arimidex, un médicament identique au premier et déjà commercialisé dans les formes précoces de cancer du sein, sont deux inhibiteurs de l'aromatase. Ils bloquent la production d'oestrogènes, hormones qui stimulent la croissance de la plupart des tumeurs se développant après la ménopause. Le tamoxifène agit de façon différente, en freinant la faculté qu'ont les oestrogènes à pénétrer dans la cellule.
L'étude menée par des chercheurs américains, européens et australiens souligne que 84% des femmes qui reçoivent du Femara étaient encore en vie et sans signe de cancer cinq ans après le début du traitement, alors qu'elles n'étaient que 81% parmi celles qui recevaient du tamoxifène. Ces résultats portant sur 8.000 femmes sont basés sur deux ans de données relatives aux récidives de cancer du sein.
L'étude a été financée par le fabricant du Femara, la firme Novartis. La plupart des chercheurs sont consultants pour Novartis ou pour des laboratoires concurrents, ou encore y possèdent des actions.
D'autres études soulignent l'efficacité du Femara et de l'Arimidex lorsqu'ils sont donnés en traitement initial ou après deux ans de tamoxifène. "Ces études qui concernent près de 30.000 participantes, prouvent que le traitement avec un inhibiteur de l'aromatase, qu'il soit pris seul ou après un traitement avec du tamoxifène, est bénéfique", écrit le Dr Sandra Swain, de l'Institut national du cancer dans un éditorial d'accompagnement.
L'objectif maintenant est de déterminer le temps nécessaire de traitement, le choix du médicament, et dans quelle mesure changer de traitement à un moment donné peut être bénéfique, a-t-elle ajouté.
Le tamoxifene demeure le produit de référence pour les femmes atteintes d'un cancer du sein avant la ménopause, les inhibiteurs de l'aromatase n'étant pas considérés efficaces à ce stade.
Les inhibiteurs de l'aromatase n'augmentent pas le risque de caillot, ou de cancer de l'endomètre à l'image du tamoxifène, mais ils augmentent les risques de problèmes osseux, notamment d'ostéoporose. Les femmes sont souvent averties des bienfaits de leur association avec des médicaments anti-ostéoporose.
Un troisième inhibiteur de l'aromatase, l'Aromasine fabriquée par le laboratoire Pfizer, donne des résultats prometteurs dans la prévention des récidives de cancer du sein, lorsqu'il suite plusieurs années de traitement par tamoxifène. Mais il n'a pas encore été testé en comparaison avec le tamoxifène comme traitement initial, comme l'ont été le Femara et l'Arimidex (Artra-Zeneca).
Chaque année, environ 800.000 femmes dans le mode sont diagnostiquées d'un cancer du sein au stade précoce. Les trois quarts environ pourraient être traitées avec ces médicaments. AP
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MessageSujet: Le femara (létrozole)   Mar 7 Juin 2005 - 18:02

Santé Canada approuve le premier et le seul traitement du cancer du sein qui améliore la survie sans récidive au-delà de cinq ans après le diagnostic
Les femmes disposent aujourd'hui de Femara® pour réduire le risque de récidives et de propagation du cancer du , ce qu'aucun autre traitement n'est parvenu à faire à ce jour

Montréal, Québec, le 11 avril 2005 - Pour la première fois, les Canadiennes disposent d'un traitement capable de contrer la menace que représente le cancer du sein après le traitement standard actuel de cinq ans par le tamoxifène. Santé Canada a approuvé Femara® (létrozole) comme traitement adjuvant de prolongation contre le cancer du sein au stade précoce à récepteurs hormonaux positifs chez les femmes ménopausées qui ont suivi un traitement adjuvant standard par le tamoxifène pendant environ cinq ans. Le terme adjuvant de prolongation décrit la période qui suit un traitement adjuvant traditionnel de cinq ans par le tamoxifène.

L'approbation repose sur les résultats sans précédent d'un essai clinique qui fait date, dirigé par des chercheurs canadiens et connu sous le nom de MA-17. Cet essai a montré que Femara® réduit significativement les récidives de cancer de sein et de métastases distantes (propagation de la maladie) dans le reste de l'organisme après un traitement adjuvant traditionnel de cinq ans par le tamoxifène.
" L'approbation de Femara® signifie que les femmes ont pour la première fois à leur disposition un traitement qui comble un vide, explique le Dr Félix Couture, hématologue et oncologue au Centre hospitalier universitaire de Québec, à Québec. D'après mon expérience, Femara® représente un énorme bond en avant dans le traitement du cancer du sein. Je suis ravi de pouvoir offrir Femara® aux femmes qui ont survécu à un cancer du sein. "
Les résultats de l'étude MA-17, dirigée par des chercheurs canadiens, ont été salués à l'échelle internationale l'année dernière. L'étude a montré pour la première fois que le traitement par Femara® peut prolonger au-delà de cinq ans la protection contre le cancer du sein. L'efficacité de Femara® lors de l'étude était telle qu'un comité indépendant a recommandé aux chercheurs de dévoiler les résultats plus tôt que prévu pour permettre aux participantes sous placebo de prendre Femara®.
" Nous sommes toujours heureuses d'apprendre qu'il y a de l'avancement concernant les traitements pour les femmes atteintes d'un cancer du sein, déclare Huguette Martin, directrice exécutive du Réseau québécois pour la santé du sein. Grâce à la recherche médicale et à l'accès à de nouveaux traitements, les femmes atteintes d'un cancer du sein vivent mieux et de plus en plus longtemps. "

Le traitement du cancer du sein... hier
Jusqu'à très récemment, les traitements hormonaux pour prévenir les récidives de cancer du sein après le diagnostic initial se limitaient au traitement de cinq ans par le tamoxifène. Au-delà des cinq premières années, aucun traitement préventif n'était disponible pour réduire le risque de récidives du cancer du sein. Femara® est le seul agent approuvé comme traitement adjuvant de prolongation.
La prise en charge classique comprend le traitement initial (habituellement chirurgical, chimiothérapeutique et radiothérapeutique), suivi d'un traitement adjuvant précoce de cinq ans par le tamoxifène. Malheureusement, il a été montré que le tamoxifène ne fait plus effet après cinq ans, alors que la moitié de toutes les récidives surviennent passé ce délai.
" J'ai pris du tamoxifène pendant trois ans. La nouvelle ne pouvait pas tomber à un meilleur moment pour moi, déclare Francine Gervais, patiente qui a survécu à un cancer du sein. Vous faites face à tant d'incertitude lorsque vous vivez avec un cancer du sein. Vous savez que le risque de récidives est toujours présent, mais auparavant, vous n'aviez à votre disposition qu'un traitement de cinq ans. C'est un grand soulagement de savoir qu'il existe un autre traitement pour vous protéger plus longtemps encore, tout en conservant votre qualité de vie. "
Francine Gervais n'est pas seule. " Tant de femmes sont en proie à une énorme angoisse lorsqu'elles arrivent au bout de leur cinq années de traitement, explique Huguette Martin. Nous sommes ravies qu'une nouvelle étape ait été franchie pour rallonger le traitement. Ceci confère une protection prolongée pour mieux contrôler la menace du risque de récidive. Cela rassurera les femmes. C'est une option de plus dans l'arsenal des traitements du cancer du sein. "


À propos du cancer du sein au Canada
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiennes et, selon des statistiques récentes, aurait causé près de 5 200 décès en 2004. Environ 151 000 Canadiennes, soit un pour cent de la population féminine, ont reçu un diagnostic de cancer du sein et sont toujours en vie.
" Le nombre de femmes à qui nous n'avions aucun traitement à proposer au-delà de cinq ans est énorme, même si le risque de récidives demeure important jusqu'à 15 ans après l'établissement du diagnostic initial, explique le Dr Couture. L'approbation de Femara® comme traitement de prolongation est une bonne nouvelle pour les patientes comme pour les médecins canadiens. "


À propos de l'étude MA-17
L'étude MA-17 a évalué un traitement adjuvant de prolongation par Femara® comparativement à un placebo chez près de 5 200 femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein au stade précoce (1 404 patientes canadiennes; 3 607 patientes américaines et 176 patientes européennes). Les résultats de l'étude MA-17 ont été publiés dans le New England Journal of Medicine en novembre 2003 et présentés lors de deux congrès de médecine internationaux, le San Antonio Breast Cancer Symposium en décembre 2003 et la réunion de l'American Society of Clinical Oncology en juin 2004.

À propos de Femara®
Femara®, un inhibiteur de l'aromatase, est un médicament à prise uniquotidienne, indiqué comme traitement de première intention chez les femmes ménopausées qui sont atteintes d'un cancer du sein au stade avancé à récepteurs hormonaux positifs. Le 1 avril 2005, la Direction des produits thérapeutiques de Santé Canada a octroyé un avis de conformité conditionnel pour Femara® comme traitement adjuvant de prolongation contre le cancer du sein au stade précoce à récepteurs hormonaux positifs chez les femmes ménopausées qui ont suivi un traitement adjuvant standard par le tamoxifène pendant environ cinq ans. La Direction des produits thérapeutiques octroie des avis de conformité conditionnels quand il est nécessaire d'assurer la commercialisation rapide de nouveaux médicaments prometteurs contre des maladies graves ou potentiellement mortelles, ou, dans le cas qui nous occupe, des maladies pour lesquelles aucun traitement n'existe. L'approbation dépendra de la confirmation des résultats finaux des études cliniques de suivi.

Bien que la durée prévue du traitement adjuvant en soins prolongés par Femara® soit de cinq ans, les données sur les critères d'efficacité se limitent à un suivi médian de 28 mois. Les données cliniques recueillies jusqu'à maintenant démontrent une augmentation significative d'un point de vue statistique en ce qui a trait à la survie sans récidive, mais aucun avantage global sur le plan de la survie n'a été démontré de manière constante.

Femara® est également indiqué dans l'hormonothérapie du cancer du sein au stade avancé ou métastatique chez les femmes postménopausées naturellement ou artificiellement, lorsqu'il y a progression de la maladie à la suite d'un traitement antiœstrogène.
Femara® est actuellement commercialisé dans plus de 75 pays


Dernière édition par Denis le Lun 13 Oct 2014 - 20:56, édité 6 fois
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