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 Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie.

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Denis
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MessageSujet: Re: Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie.   Ven 5 Oct 2012 - 20:30

» Lors du congrès américain en cancérologie de 2012, de nouvelles avancées thérapeutiques significatives ont pu être montrées.
» Dans le domaine de l’immunothérapie, l’actualité a essentiellement porté sur une nouvelle arme thérapeutique : les anti-PD-1. Le profil de toxicité semble meilleur que l’ipilimumab. Des réponses ont été observées dans tous les paliers de doses.
» Dans le domaine des thérapies ciblées, les résultats d’une étude de phase III (BREAK-3) évaluant un nouvel anti-RAF (dabrafénib) ont également été présentés. L’analyse des résultats permet de mettre en évidence un HR de 0,35 pour la survie sans progression. Cette molécule a également été évaluée chez des patients porteurs de métastases cérébrales dans le cadre d’une étude de phase II avec des taux de contrôle très importants de la maladie cérébrale.
» Les résultats du tramétinib (anti-MEK) ont également été présentés. L’actualité a aussi été marquée par les résultats préliminaires de la combinaison dabrafénib/tramétinib.

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Denis
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MessageSujet: Re: Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie.   Sam 16 Juin 2012 - 8:45

Une collaboration internationale de chercheurs de tout premier plan, constate qu’un patient sur 4 lourdement prétraités pour plusieurs types de cancers, répond de manière significative et durable au traitement par BMS-936558, un anticorps qui bloque spécifiquement PD-1 (pour programmed cell death 1), un récepteur clé capable de bloquer la réponse immunitaire. Les conclusions de cet essai, cofinancé par le laboratoire Bristol-Myers Squibb, viennent d’être publiées dans le New England Journal of Medicine.

L’essai clinique, conçu pour évaluer l'efficacité anti-tumorale et la sécurité du traitement, a été mené auprès de 296 patients atteints de cancer du non à petites cellules, de mélanome ou de cancer du , entre autres. Le Pr J. Scott Antonia, président du Programme d'oncologie thoracique et co-président du Programme d'immunologie au Moffitt Cancer Center, explique que les tumeurs peuvent développer des mécanismes de résistance multiples pour échapper à la réponse du système immunitaire. Les tumeurs peuvent résister en exploitant une variété de voies biochimiques qui mènent à des points de contrôle auxquels les réponses immunitaires qui pourraient aider à détruire les cellules tumorales sont bloquées. PD-1 est l’un de ces « check point ».

Inhiber ces check points : Des approches immunothérapeutiques pour traiter le cancer, sont en cours et en particulier sur des inhibiteurs de ces check points. Il s’agit donc de trouver des biomarqueurs de ces mécanismes de blocage, afin d’identifier les patients dont les tumeurs résistent par ces mécanismes au traitement. Un exemple de traitement de ce type, donné par les auteurs est l'ipilimumab, un inhibiteur d’un point de contrôle d’une voie immunitaire, efficace pour de nombreux patients atteints de mélanome avancé.

36% des patients répondent au traitement : Les participants ont reçu un traitement par anticorps anti-PD-1 à une dose de 0,1 à 10,0 mg par kg de poids corporel toutes les 2 semaines. La réponse a été évaluée après chaque cycle de traitement de 8 semaines. Les patients ont reçu jusqu'à 12 cycles jusqu'à progression de la maladie ou réponse complète. Les résultats suggèrent que les tumeurs exprimant un ligand PD-L1 seraient candidates au traitement par anticorps anti-PD1 ou BMS-936558. En effet, pour les patients atteints de ce type de tumeurs, la réponse au traitement atteint 36%. Le taux de réponse cumulé (toutes doses) atteint ainsi 18% chez les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules, 28% chez les patients atteints de mélanome et 27% chez les patients atteints de cancer du rein. De plus, l'anticorps anti-PD-1 s’avère sûr, efficace et la réponse au traitement est durable (60% des réponses à plus d’1 an).

Cette nouvelle immunothérapie entraîne ainsi des réponses objectives chez environ 1 patient sur 4 à 5 atteints d'un des cancers étudiés et le bilan des événements indésirables ne s'oppose pas, à ce stade à son utilisation clinique.

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Denis
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MessageSujet: Re: Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie.   Dim 3 Juin 2012 - 12:23

Un nouveau médicament réveille nos défenses naturelles contre le cancer

dimanche 03 juin 2012


Face à des mélanomes , des cancers du ou du très avancés, un nouveau composé a réussi à "remobiliser" le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules tumorales. Bien que préliminaires, ces données étonnantes présentées lors du congrès américain de l’ASCO 2012 ont été simultanément publiées dans le prestigieux New England Journal of Medicine.

Remobiliser les défenses naturelles de l’organisme contre le cancer
Face aux cellules cancéreuses, nos défenses naturelles envoie les lymphocytes T (les globules blancs qui aident aussi à lutter contre les infections). Mais après un certain temps, ces soldats de notre système immunitaire vont exprimer à leur surface une molécule appelé PD-1. Cette molécule va alors interagir avec une autre molécule trouvée à la surface des cellules cancéreuses appelée PD-L1. Le hic est que la rencontre de ces molécules va rend l'armée des lymphocytes T totalement inutile.

Pour éviter cette démobilisation des lymphocytes T, il faut donc réussir à bloquer ces molécules avant qu’elles puissent se rencontrer. Les chercheurs fondent ainsi beaucoup d’espoirs sur des anticorps dirigés contre PD-1 ou PD-L1. Lors du congrès américain sur le cancer ASCO 2012, une étude a ainsi présenté des résultats inédits concernant un anti-PD1 (baptisé pour l’instant BMS-936558 par le laboratoire Bristol-Myers Squibb)1.

Une efficacité constatée face au mélanome, au cancer du rein et du poumon

Le but est simple : réussir à réactiver le système immunitaire pour qu’il combatte les cellules tumorales. L’étude conduite par le Pr. Suzanne Louise Topalian, professeur de chirurgie et d'oncologie à l'Ecole de Médecine de l’Université Johns Hopkins (Baltimore) a inclus 296 patients atteints de mélanome , de cancer du , de cancer du , de cancer de la et de cancer du qui avaient progressé malgré les thérapies standard.

Les taux de réponse (ou le pourcentage des patients chez lesquels la maladie a régressé de manière complète ou partielle) a été de 28 % chez les patients atteints de mélanome (26/94 patients), de 27 % face au cancer du rein (9/33 patients), et de 18 % face au cancer du poumon (14/76 patients). Le traitement a donc eu un effet bénéfique chez un patient sur 4 à un patient sur 5 et ce, pendant 12 mois ou plus. A l’inverse, aucun effet n’a été constaté pour les 19 patients atteints de cancer colorectal et les 13 patients atteints de cancer de la prostate inclus dans cette étude.

Les résultats positifs pour les trois autres cancers sont néanmoins étonnants pour des patients ayant déjà reçu de très nombreux traitements. Des effets secondaires "sérieux" sont survenus dans 11 % des cas (dont trois décès à cause de la toxicité pulmonaire)4. Cependant, seuls 5 % des patients ont arrêté le traitement à cause des effets secondaires.

Vers un marqueur prédictif d’efficacité ?

Les chercheurs ont analysé des échantillons de tumeurs de 42 patients avant l'initiation du traitement. Ils y ont recherché la présence de la protéine PD-L1 à la surface des cellules tumorales. En corrélant les taux de réponse avec cette donnée, ils ont constaté que plus d’un tiers des patients avec des tumeurs présentant PD-L1 (9/25 patients, 36 %) ont réagi au traitement, contre aucun des 17 patients ne présentant pas PD-L1 à sa surface. La recherche de cette caractéristique sur les tumeurs pourrait donc constituer un marqueur prédictif d’efficacité du traitement anti-PD-1, mais de plus amples études devront le confirmer.

"C'est excitant de voir un tel degré d'activité anti-tumorale pour un seul médicament chez des patients atteints de différents cancers qui avaient progressé malgré les thérapies standards" a déclaré Suzanne Topalian. "Nous avons été particulièrement surpris de constater un effet dans près de 20 % des patients atteints d'un cancer du poumon. Des cancers qui, historiquement, ne répondent pas à des traitements immunitaires. Ces résultats constituent ce qui est probablement, dans cette indication, la plus forte activité anticancéreuse observée à ce jour avec une immunothérapie". Une autre étude également publiée dans le New England Journal of Medicine rapporte des résultats encourageants avec un anti-PD-L1 (blocage au niveau de la tumeur) également développé par Bristol-Myers Squibb5. Cette stratégie d’immuno-oncologie intéresse de nombreux laboratoires qui ont actuellement de nombreux essais en cours.

David Bême



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Denis
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MessageSujet: Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie.   Mer 20 Aoû 2008 - 13:28

Progrès dans le traitement du cancer par immunothérapie

Mercredi 20 août 2008


Des patients atteints de lymphomes non-hodgkiniens, un cancer du système lymphatique, ont connu une régression complète de leur tumeur avec un traitement exploitant leurs propres cellules immunitaires. Un résultat intéressant dans la prise en charge du cancer par l'immunothérapie.
Ce traitement a été testé par le Docteur Ralf Bargou et son équipe en Allemagne. A base d'anticorps, molécules du système immunitaire, il stimule les globules blancs spécialisés, les lymphocytes T, à lutter de manière spécifique contre la tumeur. En temps normal, les cellules cancéreuses sont invisibles aux yeux du système immunitaire qui ne peut alors défendre l'organisme.

L'essai clinique, publié dans la prestigieuse revue Science, incluait 38 patients. Parmi eux, 4 ont connu une régression complète de leur cancer, et 7 autres ont vu leur tumeur régresser de plus de 50 %. Autre fait intéressant, la réponse de l'organisme est dite "dose-dépendante" : plus la quantité de molécule injectée est élevée, et plus la réponse de l'organisme est importante. Ce traitement n'est néanmoins pas dénué d'effets secondaires, alliant fièvre et frissons, allant parfois jusqu'à un état de confusion. Ils semblent néanmoins disparaître après l'arrêt de l'administration.

Un traitement qui semble adaptable aux autres types de pathologies malignes. Les scientifiques pensent ainsi étendre leur recherches à d'autres cancers du sang. .

Source : Ralf Bargou et al., Tumor Regression in Cancer Patients by Very Low Doses of a T Cell-Engaging Antibody, Science Vol. 321. no. 5891, pp. 974 - 977


Dernière édition par Denis le Mar 28 Fév 2017 - 18:26, édité 8 fois
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