AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 16508
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.   Mer 18 Nov 2009 - 17:56

Les effets de l’alimentation sur le cancer du sein

Journal de Montréal
Richard Béliveau - Docteur en biochimie
4 novembre 2009

En Amérique du Nord, une femme sur neuf sera touchée par un cancer du sein au cours de sa vie.
© Archives

Même si le cancer est généralement perçu comme une croissance incontrôlée de cellules anormales, plusieurs études indiquent que les cellules normales à proximité des tumeurs jouent également un rôle dans la progression des tumeurs.

UNE MALADIE LIÉE AU MODE DE VIE
En Amérique du Nord, une femme sur neuf (12 %) sera touchée par un cancer du sein au cours de sa vie. Même si, au cours des dernières années, on a beaucoup accordé d'attention à la présence de mutations dans certains gènes qui causent ce cancer (les gènes BRCA1 et BRCA2), ces mutations sont rares (3 % des tumeurs du sein) et ne peuvent donc expliquer la forte incidence de ce cancer. Par contre, plusieurs observations indiquent que certains aspects du mode de vie, en particulier l'alimentation, jouent un rôle prédominant dans le développement du cancer du sein.

Par exemple, il est maintenant de plus en plus clairement établi que la consommation régulière de produits à base de soja à un âge précoce (avant et pendant la puberté) ainsi que celle de légumes crucifères (famille du chou) contribue à restreindre l'apparition de cette maladie.


À l'inverse, un surplus de gras saturés, combiné à une carence en gras polyinsaturés oméga-3 (graines de lin, poissons gras) et monoinsaturés (huile d'olive) augmente fortement le risque d'être touché par ce cancer. D'autant plus que la consommation excessive de gras saturés mène souvent au développement de l'obésité, un état qui, selon des études récentes, augmente le risque d'être affecté par un cancer du sein. Ces observations illustrent donc l'importance de l'alimentation dans la prévention du cancer du sein et suggèrent que des modifications au régime alimentaire pourraient avoir un impact concret sur le risque d'être touché par ce cancer.

UNE QUESTION D'ENVIRONNEMENT CELLULAIRE

Comment l'alimentation peut-elle influencer à ce point le développement du cancer du sein? Plusieurs résultats récents suggèrent que cet impact serait lié à l'effet de ce que nous mangeons sur l'environnement tumoral, c'est-à-dire les cellules normales de l'organisme qui entourent les cellules cancéreuses. En effet, même si on perçoit très souvent une tumeur cancéreuse comme une masse isolée, sans interaction avec l'organisme, cette perception est fausse: la masse tumorale en fait constituée d'un très grand nombre de cellules normales non cancéreuses, en particulier de cellules appelées fibroblastes.
Dans des conditions normales, ce milieu (appelé stroma) est doté d'un caractère anticancéreux qui restreint le développement des tumeurs. Cependant, une étude systématique réalisée par des chercheurs de l'Université McGill a récemment montré que la fonction de ces cellules normales est considérablement modifiée au cours de la progression du cancer du sein(1).

Un travail colossal réalisé par la même équipe (en collaboration avec des chercheurs de l'Université de l'État de l'Ohio) et récemment publié dans la prestigieuse revue Nature confirme ce rôle crucial de l'environnement tumoral(2). En manipulant certains gènes spécifiques présents dans les fibroblastes du stroma, les chercheurs ont observé que la simple inactivation d'une protéine nommée Pten accélérait spectaculairement la progression d'un cancer du sein chez les animaux. Cette accélération est corrélée avec de profondes modifications de l'environnement immédiat des cellules tumorales, notamment l'apparition de cellules inflammatoires et de nouveaux vaisseaux sanguins, deux phénomènes qui jouent un rôle capital dans la progression du cancer. Ces observations sont extrêmement importantes, car elles indiquent hors de tout doute que les cellules normales de l'organisme qui entourent les cellules tumorales participent activement au développement du cancer.

En matière de prévention du cancer du sein, ces résultats indiquent que des facteurs du mode de vie qui favorisent l'intégrité des cellules normales de l'organisme peuvent freiner la progression tumorale en empêchant ces cellules de collaborer avec les tumeurs pour soutenir leur croissance. En ce sens, plusieurs données indiquent que les aliments dotés de propriétés anti-inflammatoires (oméga-3, fruits et légumes en général) ou anti-angiogéniques (thé vert, baies) pourraient stabiliser l'environnement tumoral et ainsi participer activement à la prévention du cancer du sein.

Adopter une alimentation plus riche en végétaux et éviter autant que possible une consommation excessive d'aliments transformés, surchargés de sucres et de gras néfastes qui déstabilisent l'environnement tumoral, sont parmi les principaux facteurs d'un mode de vie susceptibles de réduire l'incidence de ce cancer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 16508
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.   Jeu 16 Oct 2008 - 23:40

ON PENSAIT qu’il diminuait les risques de cancer du sein chez les femmes qui en consomment. Eh bien c’est tout le contraire, selon un récent colloque organisé au Sénat à Paris à l’occasion de l’opération Octobre rose, organisée pendant tout le mois contre cette pathologie. « Le lait de soja est tout d’abord une escroquerie nutritionnelle, s’insurge Jean-Marie Bourre, membre de l’Académie de médecine, auteur de Bien manger : vrais et faux dangers (Odile Jacob).

Ce n’est qu’un liquide blanc, un Canada Dry de lait. Il ne contient ni calcium ni oligo-éléments. Il est strictement contre-indiqué pour les enfants. »

Selon le spécialiste, leurs mamans aussi doivent s’en méfier. Le soja est une légumineuse qui contient des phyto-oestrogènes, comme l’avoine, le maïs et l’orge, mais à concentration supérieure. Ces molécules ressemblent beaucoup à l’oestradiol, une des hormones sexuelles féminines. « Ce sont donc de potentiels perturbateurs hormonaux chez les femmes. Cela peut favoriser le développement des cancers hormono-dépendants, comme ceux du sein », affirme Jean-Marie Bourre.

En 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments avait déjà tiré la sonnette d’alarme contre le soja, pourtant considéré comme un aliment « santé » par le grand public.

« L’idéal, c’est trois heures de sport par semaine »

« Il ne faut pas exagérer, tempère le médecin David Servan-Schreiber lui-même consommateur de soja qui organisait hier de son côté un colloque à Paris. Plusieurs études, dont une très récente, menées sur les femmes asiatiques, montrent que le soja diminue leur risque d’avoir un cancer du sein. Mais il est vrai que les femmes qui ont déjà eu cette pathologie, ou qui sont susceptibles d’avoir un cancer hormono-dépendant, doivent limiter leur consommation. En mangeant un yaourt de soja par jour, on ne risque rien », rassure-t-il.

Les femmes exposées à ce risque doivent être vigilantes, en évitant les compléments alimentaires à base de phyto-oestrogènes (contenus dans le soja) vendus contre la ménopause en parapharmacie. Car si ces gélules sont efficaces contre les bouffées de chaleur, elles peuvent avoir des conséquences néfastes sur une éventuelle tumeur non détectée. Pour les femmes ménopausées, mais aussi les plus jeunes qui cherchent un moyen de se protéger du cancer du sein sans risque, il y a tout simplement… le sport. « L’idéal, c’est trois heures par semaine, mais pas plus », explique Josette Dall’Ava, chef du service de physiologie à l’hôpital Cochin. L’exercice permet de faire diminuer les oestrogènes actives, soupçonnées d’être à l’origine des pathologies du sein. Selon la spécialiste, se dépenser trois heures par semaine permet de diminuer de 30 à 40 % le risque de contracter un cancer du sein.

Le Parisien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 16508
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.   Ven 26 Sep 2008 - 22:58

Encore une bonne raison de se convertir à une alimentation saine. Des chercheurs de l'Université de Montréal au Canada ont conclu que certains aliments contribueraient à réduire les risques du cancer du sein, alors que d'autres les aggraveraient, même chez les femmes qui y sont génétiquement prédisposées. *

Vishnee Bissonauth, l’une des auteurs de l’étude, a recensé 24 études épidémiologiques traitant de la relation entre le cancer du sein et différents groupes d’aliments, publiées entre 1997 et 2007. Elle arrive aux conclusions suivantes :

Les fruits et légumes auraient un effet préventif plus marqué chez les femmes porteuses de mutations génétiques.
Les phyto-œstrogènes, contenus dans les aliments à base de soja ou de graines de lin, réduiraient les risques de cancer du sein surtout chez les femmes post-ménopausées.
L’effet protecteur des produits laitiers faibles en gras serait attribuable à leur contenu en vitamine D.
Les viandes rouges augmenteraient le risque de cancer du sein, surtout si elles sont grillées, et davantage chez les femmes porteuses d’anomalies génétiques.
Les poissons auraient un effet bénéfique protecteur contre le cancer du sein. L’effet varie selon l’espèce et son mode de cuisson, à l’exception des poissons contaminés par des métaux lourds ou des pesticides.
Au-delà des aliments eux-mêmes, la quantité totale de calories ingérées par jour pourrait accélérer l’apparition du cancer du sein. Plusieurs études démontrent que celles qui consomment plus de 2 000 calories par jour, qu’elles soient porteuses ou non de mutations génétiques, courraient plus de risques d’être atteintes d’un cancer du sein.
Vishnee Bissonauth rappelle qu’un aliment ne peut provoquer, prévenir ou aggraver à lui seul le cancer du sein: « par exemple, le fait de manger de la viande grillée au barbecue durant tout un été ne conduit pas immédiatement à la formation d’un cancer. Le cancer du sein est une maladie latente qui prend parfois une dizaine d’années avant de se manifester ».

* Bissonauth V, Shatenstein B et al. Nutrition and breast cancer among sporadic cases and gene mutation carriers: an overview, Cancer Detect Prev. 2008;32(1):52-64.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Idées générales pour une alimentation préventive du cancer du sein.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Un livre à lire et à offrir !! "Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne"
» [RESOLU] Alimentation pour ce moteur (je sais meme plus ou je l'ai démonté)
» alimentation enfant de 2 ans
» Conseil pour l alimentation a la cuillere avec flp bilateral
» alimentation du visiophone dans la goulotte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Alimentation-
Sauter vers: