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 Les traitements ciblés

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Denis
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MessageSujet: Re: Les traitements ciblés   Sam 24 Jan 2015 - 8:06

Notre pays a lancé un programme national de soins unique au monde.

Louis, 14 ans, a repris une vie normale. Il y a cinq semaines, il était en réanimation, intubé, ventilé, inconscient. Les médecins l'avaient plongé en sédation profonde car les hautes doses de morphine ne suffisaient plus à calmer ses douleurs dorsales. Ses ganglions gonflés comprimaient les racines nerveuses au niveau de la moelle épinière en raison d'un lymphome anaplasique, un cancer du apparu il y a six mois. L'une des pires douleurs qui soient. Jusqu'à ce qu'une thérapie ciblée lui soit proposée… «Louis a débuté le traitement le 2 décembre dernier, témoigne aujourd'hui sa mère, l'effet a été radical, en 48 heures il n'avait plus mal et 10 jours après on arrêtait la morphine.» Sur le scanner réalisé deux semaines après le début du traitement, les ganglions ont déjà fondu de moitié. Louis est un miraculé et des milliers d'autres pourraient le suivre, car il est entré dans un programme français sans équivalent dans le monde: AcSé (Accès sécurisé à des thérapies ciblées innovantes).


Le programme débute en juin 2013 sous la houlette de l'Institut du cancer (Inca) et de l'Agence du médicament (ANSM). L'objectif est de faciliter un accès sécurisé à des thérapies ciblées innovantes. Pour cela, il faut des partenaires. Les agences se tournent vers Unicancer, promoteur des deux premiers essais, et la fondation ARC, qui participe au financement. «Il faut aussi remercier Pfizer, premier laboratoire à avoir accepté de fournir gratuitement son médicament, le crizotinib, dans le cadre du programme», souligne la Pr Agnès Buzyn, présidente de l'Inca. «Et la mobilisation de tous les réseaux scientifiques, nationaux ou régionaux.»


Tout patient peut y être inclus

Car l'ambition d'AcSé (qui en fait un programme unique au monde) est bien que tout patient français, éligible à un traitement ciblé susceptible d'être actif sur le profil particulier de «son» cancer, puisse en bénéficier. «Il y a, à ce jour, 152 centres dans lesquels est ouvert le programme AcSé», se félicite le Pr Gilles Vassal, directeur de la recherche clinique de Gustave-Roussy et coordonnateur de l'essai AcSé. «Les centres s'ouvrent à mesure que de nouveaux patients arrivent», explique Agnès Buzyn. C'est la deuxième particularité d'AcSé: tout patient peut y être inclus, où qu'il soit pris en charge sur le territoire, contrairement aux essais cliniques, qui n'ont qu'un nombre de centres limités.


Le crizotinib est un anticancéreux d'administration orale, en principe réservé aux adultes souffrant d'un cancer du avec une altération moléculaire particulière, appelée translocation du gène ALK. Une anomalie que ne possédait pas le cancer du poumon de Jacques, 69 ans, en échec thérapeutique après sept années et qui, de blocs opératoires en chimiothérapie en passant par des séances de radiothérapie, était arrivé au bout du parcours. «Mon médecin m'a dit que l'on pouvait tenter une nouvelle chimiothérapie ou… ne rien faire», raconte-t-il aujourd'hui.

Mais une petite porte s'est ouverte grâce au programme AcSé. «Le cœur du programme est précisément d'accélérer la recherche et la mise à disposition des molécules innovantes pour le patient», explique Christian Caillot, directeur de la recherche d'Unicancer. «Le crizotinib possède au moins trois cibles, ALK, mais aussi MET et ROS1, explique le Pr Vassal. Si le diagnostic moléculaire, possible partout en France grâce aux 28 plates-formes mises en place, identifie l'une de ces anomalies, le patient peut entrer dans AcSè.»

«Une révolution en marche»

Ce sera la chance de Jacques. «J'avais la mutation ROS1. On m'a dit que ça n'arrivait que dans 0,8 % des cancers du poumon. Entre refaire une chimio ou ne rien faire, s'ouvrait un 3e choix: essayer ce nouveau médicament. C'est ce que j'ai fait.» Un bon choix. «Moi qui ne sortais plus et me traînait jusqu'à la salle de bain, je fais aujourd'hui une heure de sport chaque matin, je retourne à la piscine avec ma petite fille et je marche 15 km par jour avec ma femme.» Après 4 mois, son cancer avait diminué de 90 %. Même évolution spectaculaire chez Irène, dont le cancer du a été diagnostiqué en 2013. Elle était sous oxygène mais n'en a plus besoin aujourd'hui. «J'ai une métastase au cerveau pour laquelle je viens de commencer les rayons (radiothérapie, NDLR), mais le cancer du poumon est en très nette régression et en dehors de la fatigue, je supporte très bien le traitement. Beaucoup mieux même que la chimiothérapie que j'avais eue en 2007 pour un cancer du sein.»

Pour le Pr François Sigaux, directeur du pôle recherche et innovation de l'Inca, «c'est la première fois que la preuve du concept de médecine de précision peut être mise en place à l'échelle d'un pays». Dans AcSé, ce n'est plus l'organe touché qui prime, mais la carte d'identité des anomalies fonctionnelles du cancer d'un patient donné. «Une révolution en marche», s'enthousiasme Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation ARC. «C'est un modèle complètement nouveau», remarque Cécile Delval, directrice de l'évaluation de l'ANSM, «avec l'organisation d'essais pour que les patients soient mieux suivis et leur sécurité bien assurée».

Article du Figaro

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Denis
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MessageSujet: Re: Les traitements ciblés   Ven 21 Nov 2014 - 13:04

The possibilities for personalised vaccines in all types of cancer are revealed today in a lecture from Dr Harpreet Singh at the ESMO Symposium on Immuno-Oncology 2014 in Geneva, Switzerland.

"One of the biggest hurdles in cancer immunotherapy is the discovery of appropriate cancer targets that can be recognised by T-cells," said Singh, who is scientific coordinator of the EU-funded GAPVAC phase I trial which is testing personalised vaccines in glioblastoma, the most common and aggressive brain cancer. "In the GAPVAC trial we will treat glioblastoma patients with vaccines that are ideal for each patient because they contain personalised antigens."1

For all patients in the GAPVAC study, researchers will identify genes expressed in the tumour, peptides presented on the human leukocyte antigen (HLA) receptor (i.e. peptides which will be seen by T-cells), cancer specific mutations, and the ability of the immune system to mount a response to certain antigens. Based on this information, two vaccines, called actively personalised vaccines (APVACs), will be constructed and administered following conventional surgery.

The first vaccine will be prepared from a warehouse of 72 targets previously identified by the researchers as relevant for treatment in glioblastoma. These peptides have been manufactured and put on the shelf ready to be vaccinated in patients. Patients will be given a cocktail of the peptides they express and which their immune system can mount a response to.

Singh said: "A patient may express 20 of these 72 targets on their tumour, for example. If we find that the patient's immune system can mount responses to 5 of the 20 targets, we mix the 5 peptides and give them to the patient. We mix the peptides off the shelf but the cocktail is changed for each patient because it is matched to their biomarkers."

The second vaccine is synthesised de novo based on a mutated peptide expressed in the tumour of the patient. Singh said: "That peptide is not in our warehouse because it just occurs in this one single patient. The patient receives APVAC-1 and APVAC-2 in a highly personalised fashion in a way that I think has never been done for any patient."

He added: "GAPVAC has two major goals. One is to show that personalised vaccines are feasible, since this is one of the most complicated trials ever done in cancer immunotherapy. The second is to show that we can mount far better biological responses in these patients compared to vaccination with non-personalised antigens."

Singh's previous research has shown that vaccination with non-personalised antigens leads to better disease control and longer overall survival in phase I and phase II clinical studies in patients with renal cell cancer.2

Singh said: "For the non-personalised vaccines we used off-the-shelf peptide targets that were shared by many patients with a particular cancer. Using this approach we have successfully vaccinated patients with renal cell cancer, colorectal cancer and glioblastoma."

He added: "During this research we identified other targets that appeared in very few patients or even, in extreme cases, in a single patient. Often these rarer peptides are of better quality, meaning they are more specifically seen in cancer cells and occur at higher levels. This led us to start developing personalised cancer vaccines which contain the ideal set of targets for one particular patient. We hope they will be even more effective than the off-the-shelf vaccines."

Singh continued: "A very simple example from something established is trastuzumab in breast cancer. Trastuzumab was originally given to every breast cancer patient and the efficacy was just seen in a subset. Now only about 20% of breast cancer patients receive trastuzumab and the personalised aspect is just based on the low abundance of Her2, the target."

Singh believes that personalised vaccines hold promise for all types of cancer, and that personalisation could also be applied to adoptive cell therapy.

He concluded: "Personalisation is not limited to vaccines but is a general principle that could be applied to cancer immunotherapy more broadly. We are starting with vaccines but we are also thinking about how to use personalised antigens in adoptive cell therapy."

---


Des possibilités pour les vaccins personnalisés à tous les types de cancer seront dévoilées aujourd'hui lors d'une conférence de Dr Harpreet Singh lors du Symposium de l'ESMO sur l'immuno-oncologie 2014 à Genève, Suisse.

«Un des plus grands obstacles à l'immunothérapie du cancer est la découverte de cibles cancéreuses appropriées qui peut être reconnu par les lymphocytes T», a déclaré Singh, qui est le coordinateur scientifique de l'essai de phase I de GAPVAC financé par l'UE qui est à tester des vaccins personnalisés dans le glioblastome, le cancer du cerveau la plus courante et agressif. "Dans le test GAPVAC nous allons traiter les patients atteints de glioblastome avec des vaccins qui sont idéales pour chaque patient, car ils contiennent des antigènes personnalisés."

Pour tous les patients de l'étude GAPVAC, les chercheurs ont identifié des gènes exprimés dans la tumeur, des peptides présents sur le récepteur d'antigène leucocytaire humain (HLA) (c'est-à-dire peptides qui seront vues par les lymphocytes T), des mutations spécifiques de cancer, et la capacité de la système immunitaire pour monter une réponse à certains antigènes. Sur la base de cette information, deux vaccins, vaccins dits activement personnalisés (APVACs), seront construits et administrés après la chirurgie conventionnelle.

Le premier vaccin sera préparé à partir d'un choix de 72 cibles préalablement identifiées par les chercheurs comme pertinentes pour le traitement dans le glioblastome. Ces peptides ont été fabriqués et mis sur le plateau prêts à se faire injecter chez les patients. Les patients recevront un cocktail de peptides qu'ils expriment et auxquels leur système immunitaire peuvent monter une réponse.

Singh a déclaré: «Un patient peut exprimer 20 de ces 72 cibles sur sa tumeur, par exemple, si nous constatons que le système immunitaire du patient peut monter réponses à 5 des 20 cibles, nous mélangeons les 5 peptides et les donnons au patient. Nous mélangeons les peptides dans le commerce mais le cocktail est changée pour chaque patient, car il est adapté à leurs biomarqueurs ".

Le second vaccin est synthétisé à base d'un peptide muté exprimé dans la tumeur du patient. Singh a déclaré: «Ce peptide n'est pas dans ce que nosu avons en stock, car il se produit seulement dans ce patient Le patient reçoit APVAC-1 et APVAC-2 de façon très personnalisée d'une manière qui je pense n'a jamais été fait pour un patient.. "

Il a ajouté: "GAPVAC a deux objectifs principaux. Le premier est de montrer que les vaccins personnalisés sont réalisables, car cela est une des choses les plus complexes jamais réalisées dans l'immunothérapie du cancer. Le second est de montrer que nous pouvons monter des réponses biologiques de beaucoup supérieures dans ces patients comparés à la vaccination avec des antigènes non-personnalisé ".

Des recherches antérieures de Singh ont montré que la vaccination avec des antigènes non personnalisés conduit à un meilleur contrôle de la maladie et la survie globale en phase I et de phase II d'études cliniques chez des patients atteints cancer du

Singh a déclaré: «Pour les vaccins non personnalisés, nous avons utilisé des cibles peptidiques non-personnalisées qui ont été partagées par de nombreux patients avec un cancer particulier en utilisant cette approche, nous avons vacciné avec succès les patients atteints de cancer du rein, le cancer colorectal et le glioblastome.. "

Il a ajouté: "Au cours de cette recherche, nous avons identifié d'autres cibles qui apparaissaient dans très peu de patients ou même, dans des cas extrêmes, à un seul patient. Souvent, ces peptides plus rares sont de meilleure qualité, ce qui signifie qu'ils sont plus spécifiquement observés dans les cellules cancéreuses et se produisent à des niveaux plus élevés. Cela nous conduit à commencer à développer des vaccins personnalisés contre le cancer qui contiennent l'ensemble des cibles idéales pour un patient particulier. nous espérons qu'ils seront encore plus efficaces que les vaccins non-personnalisés".

Singh a poursuivi: «Un exemple très simple de quelque chose établie est le trastuzumab dans le cancer du sein trastuzumab a été remis originellement à chaque patient atteint de cancer du sein et l'efficacité a été observée seulement  dans un sous-ensemble. Maintenant seulement environ 20% des patients atteints de cancer du sein reçoivent trastuzumab et l'aspect personnel ne repose plus que sur la faible abondance de Her2, la cible ".

Singh estime que les vaccins personnalisés sont prometteurs pour tous les types de cancer, et que la personnalisation pourraient également être appliquée à la thérapie cellulaire adoptive.

Il a conclu: «La personnalisation ne se limite pas aux vaccins, mais est un principe général qui pourrait être appliqué à l'immunothérapie du cancer de façon plus générale, nous commençons avec les vaccins, mais nous pensons aussi à la façon d'utiliser les antigènes personnalisés en thérapie cellulaire adoptive.»

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MessageSujet: Re: Les traitements ciblés   Lun 25 Avr 2011 - 11:04


(Apr. 25, 2011) — Many of the newest weapons in the war on cancer come in the form of personalized therapies that can target specific changes in an individual's tumor. By disrupting molecular processes in tumor cells, these drugs can keep the tumor from growing and spreading. At the forefront of this work are Binghamton University researchers, Susan Bane, and Susannah Gal, who are deploying a new tool in their study of an enzyme called tubulin tyrosine ligase, or TTL.

In developing these targeted therapies, scientists need to understand exactly what kind of activities within a tumor cell these drugs disturb. Bane, a professor of organic and biological chemistry, and Gal, an associate professor of biological sciences, are getting an insider's look at these cells and paying particular interest to the many cancer cells that contain less-than-normal levels of TTL.

Funded by the National Institute of General Medical Sciences, Bane and Gal's work focuses on microtubules, which are structures that provide part of the scaffolding that gives a cell its structure and also help chromosomes line up correctly during cell division.

These microtubules are made of proteins called tubulin and during the course of a cell's life, an enzyme called carboxypeptidase clips an amino acid called tyrosine off the end of some of these proteins. Later, TTL puts tyrosine back on the tubulin. No one knows the purpose of this cycle, but as Bane points out, "We do know that if you don't have that enzyme, you'll die."

In certain cancer cells, the cycle of removing and reattaching tyrosine has fallen out of balance: Too many tubulins lack tyrosine.

"Patients who have that characteristic in their tumor have a poor prognosis," Bane says. "And those tumors tend to grow more aggressively."

Hoping to learn more about the role of TTL in cancer, Bane and Gal are studying the removal and reattachment of tyrosine in live cells.

Bane has developed a way to mark tubulin with a fluorescent molecule using TTL, allowing the researchers to observe tubulin in action under a fluorescent microscope. The new labeling technique, using a small molecule, provides an easier way to watch the behavior of microtubules as cells divide. Cancer cells are often undergoing cell division at a much faster rate than normal cells, making the process a major target of cancer research.

Although Bane and Gal aren't trying to develop a new cancer treatment, their efforts to learn the role of TTL in tumor growth could someday make it easier to choose a treatment for a specific case of the disease.

"Potentially, someone could send us their tumor sample, and we could put it in our labeling system and say, 'Yes, that has a problem with the TTL system, and therefore you should be more aggressive with it,'" Gal says. "Or we could say, 'That's probably OK, so you can treat it with normal chemotherapy.'"

Bane and Gal are very hopeful that this new approach will then allow clinicians to treat cancer far more effectively as therapies would be personalized to an individual's tumor.

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Beaucoup de nouvelles armes dans la guerre contre le cancer se présentent sous la forme de thérapies personnalisées qui peuvent cibler des changements spécifiques dans la tumeur d'un individu. En perturbant les processus moléculaires dans les cellules tumorales, ces médicaments peuvent garder la tumeur de croître et de se propager. A la pointe de ce travail sont chercheurs de l'Université de Binghamton, Susan Bane, et Susannah Gal, qui déploient un nouvel outil dans leur étude d'une ligase enzyme appelée tyrosine tubuline, ou TTL.

Dans le développement de ces thérapies ciblées, les scientifiques ont besoin de comprendre exactement ce genre d'activités au sein d'une cellule tumorale ces médicaments perturbent. Bane, un professeur de chimie organique et biologique, et Gal, professeur agrégé de sciences biologiques, reçoivent une perspective interne à ces cellules et en payant un intérêt particulier pour les nombreuses cellules cancéreuses qui contiennent des niveaux inférieurs à la normale de TTL.

Financé par l'Institut national des sciences médicales générales, Bane et le travail Gal met l'accent sur les microtubules, qui sont des structures qui offrent une partie de l'échafaudage qui donne une cellule sa structure et aussi aider chromosomes s'alignent correctement pendant la division cellulaire.

Ces microtubules sont constitués de protéines appelée tubuline et au cours de la vie d'une cellule, une enzyme appelée clips carboxypeptidase un acide aminé appelé tyrosine au large de la fin de certaines de ces protéines. Plus tard, TTL met tyrosine de retour sur la tubuline. Personne ne connaît la fin de ce cycle, mais comme des points Bane, «Nous savons que si vous n'avez pas cette enzyme, vous allez mourir."

Dans certaines cellules cancéreuses, le cycle d'enlèvement et de rattacher la tyrosine est tombé hors de l'équilibre: Trop nombreux tubulines manque tyrosine.

«Les patients qui ont cette caractéristique dans leur tumeur ont un mauvais pronostic», dit-Bane. "Et ces tumeurs ont tendance à croître de façon plus agressive."

En espérant en apprendre davantage sur le rôle du TTL dans le cancer, Bane et Gal étudient l'enlèvement et le rattachement de la tyrosine dans les cellules vivantes.

Bane a développé une façon de marquer la tubuline avec une molécule fluorescente utilisant TTL, ce qui permet aux chercheurs d'observer la tubuline en action sous un microscope à fluorescence. La nouvelle technique d'étiquetage, en utilisant une petite molécule, fournit un moyen plus facile de regarder le comportement des microtubules que les cellules se divisent. Les cellules cancéreuses sont souvent l'objet de la division cellulaire à un rythme beaucoup plus rapide que les cellules normales, ce qui rend le processus un objectif majeur de la recherche sur le cancer.

Bien que Bane et Gal ne cherchons pas à développer un nouveau traitement du cancer, leurs efforts pour apprendre le rôle de TTL dans la croissance tumorale pourrait un jour rendre plus facile de choisir un traitement pour un cas spécifique de la maladie.

"Potentiellement, quelqu'un pourrait nous envoyer leur échantillon de tumeur, et on pourrait le mettre dans notre système d'étiquetage et de dire:« Oui, qui a un problème avec le système TTL, et donc vous devriez être plus agressif avec elle, »dit Gal. "Ou nous pourrions dire:« C'est probablement OK, vous pouvez donc les traiter avec une chimiothérapie normale. "

Bane et Gal bon espoir que cette nouvelle approche permettra alors aux cliniciens de traiter le cancer de façon beaucoup plus efficace que les thérapies seraient personnalisés à la tumeur d'un individu.


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MessageSujet: Re: Les traitements ciblés   Lun 29 Nov 2010 - 12:41

Les nouvelles approches permettent désormais de guérir ou de contrôler l'évolution de la maladie.

Des médicaments qui ciblent les mécanismes intimes des cancers, des traitements personnalisés en fonction de la carte d'identité de la tumeur d'un patient… La cancérologie est en pleine mutation. Hier, lors de la journée mondiale contre le cancer, des spécialistes ont rappelé que quatre cancers sur dix pourraient être prévenus (voir ci-dessous). Pour les autres, l'enjeu est dans l'idéal de guérir ; à défaut de contrôler la maladie avec des traitements au long cours, combinant éventuellement plusieurs médicaments. Cette stratégie est déjà effective dans certaines tumeurs (leucémies chroniques notamment). Aujourd'hui, sur les 330 000 nouveaux cas de cancers recensés chaque année en France, environ un sur deux se guérit. «On devrait arriver à un taux de 60 % dans les dix prochaines années», prévoit Jacques Raynaud, président de l'ARC (Association pour la recherche sur le cancer). Dans la majorité des cancers, la chirurgie est le premier traitement. Mais les thérapies dites ciblées sont de plus en plus étudiées, éventuellement associées avec des chimiothérapies classiques. «Il s'agit soit de petites molécules qui agissent sur des voies spécifiques à l'intérieur des cellules ; soit d'anticorps monoclonaux dirigés sur des récepteurs, le plus souvent des facteurs de croissance des cancers», explique le Dr Véronique Dieras (Institut Curie, Paris). «En France, plus de 200 essais cliniques évaluent des traitements ciblés, et plus de 2 000 dans le monde», précise Jacques Raynaud. Parallèlement, chercheurs et médecins s'attellent à décrypter les cartes d'identité génétique des tumeurs, pour prédire chez un patient donné le pronostic de la maladie et/ou la sensibilité à certains traitements.


• Cancers du sein

La prise en charge de cette maladie fréquente, 50 000 nouveaux cas et 10 000 décès par an en France, a beaucoup progressé. En témoignent les derniers chiffres qui permettent d'estimer le taux de survie cinq ans après le début de la maladie à 85 %. Depuis 2004, le nombre de nouveaux cas a légèrement diminué, apparemment du fait de l'arrêt de l'usage des traitements hormonaux de la ménopause. La réduction récente de la mortalité s'explique par un diagnostic et traitement précoce, une meilleure information des femmes. Grâce au dépistage, la taille des tumeurs découvertes a régressé.

«Ce qui a changé au cours des dernières années, c'est une meilleure connaissance de la maladie, avec l'identification de sous-groupes et de différentes formes nécessitant une prise en charge différente, explique le Pr Alain Fourquet, chef du service de radiothérapie de l'Institut Curie, spécialiste du cancer du sein. Le traitement n'est plus déterminé seulement par la taille de la tumeur. Des nouveaux outils permettent d'identifier la sensibilité de chaque cancer aux chimiothérapies, hormonothérapie ou radiothérapie.» Une des grandes révolutions est la découverte des récepteurs HER2 (à un facteur de croissance) dans 15 à 20 % des cancers du sein, qui ont pour effet d'augmenter la prolifération tumorale. Un médicament, l'herceptine, est capable de bloquer ces récepteurs, tout en améliorant l'efficacité de la chimiothérapie. D'autres molécules ayant un mode d'action similaire sont en cours d'essai. «Des inhibiteurs de l'angiogénèse (qui bloquent le développement de la vascularisation de la tumeur, NDLR ) sont en expérimentation, avec des premiers résultats intéressants dans les formes métastatiques», ajoute le Pr Fourquet. De plus en plus, le traitement sera défini à la carte, selon les caractéristiques génétiques de la tumeur. Les progrès portent aussi sur la radiothérapie, plus précise, et avec moins d'effets secondaires.


• Cancers de la prostate

En 2009, plus de 70 000 cas de ces cancers ont été détectés en France, un chiffre qui augmente de façon exponentielle avec le dépistage par PSA. «Avec cette évolution épidémiologique, la tendance est depuis deux ans de réduire les traitements agressifs», explique le Pr Olivier Cussenot (hôpital Tenon, Paris). Selon ce spécialiste, les deux tiers de ces tumeurs sont considérées comme à faible risque. Elles peuvent être simplement surveillées ou faire l'objet de traitements focalisés. L'hormonothérapie, classique dans les phases plus avancées, est désormais proposée de plus en plus souvent dans les formes peu agressives. Des traitements hormonaux de nouvelle génération, efficaces même chez les patients devenus résistants à l'hormonothérapie classique, devraient bientôt être commercialisés. J'espère que ça va être très vite alors.
• Cancers colorectaux

Classiquement résistants à la chimiothérapie, ces cancers digestifs fréquents bénéficient aussi des approches ciblées, notamment des antiangiogènes. «Une dizaine de thérapies ciblées sont en développement à des stades divers», évalue le Pr Sylvie Negrier (Centre Léon Bérard, Lyon). Les spécialistes attendent aussi avec impatience l'arrivée de méthodes de dépistage dans le sang voire la salive, plus acceptables que l'actuelle recherche de sang dans les selles.

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MessageSujet: Re: Les traitements ciblés   Lun 18 Oct 2010 - 15:13

Paris Match. Qu’appelle-t-on un traitement ciblé ?
Pr David Khayat. Il s’agit de médicaments intelligents. Au lieu de tuer à l’aveugle toutes les cellules malignes ou saines, comme le fait la chimiothérapie, ces produits n’attaquent que les cellules cancéreuses. Mais pour en arriver là, il a fallu de longues recherches pour comprendre par quels mécanismes une cellule maligne parvient à se multiplier, à se déplacer, à dominer les autres cellules...

Quelle est l’action de ces “missiles” qui ne ciblent que les cellules malignes ?
Grâce aux immenses travaux des chercheurs, on a pu identifier chaque étape des différents processus malins. Et on a fabriqué des produits capables de bloquer ces mécanismes délétères. Chacun d’eux cible une étape d’un processus cancéreux, stoppant ainsi son évolution. On ne cesse de découvrir de nouvelles cibles et on s’aperçoit qu’elles sont différentes pour chaque cancer et peut-être même pour chaque type de malade. D’où, bientôt, des traitements “à la carte”. Les analyses permettent aujour­d’hui en anatomo-pathologie de vérifier, lors d’une biopsie, si le cancer présente la cible que l’on souhaite attaquer.

Lors du prochain Forum de l’Unesco sur la prévention des cancers et de leurs rechutes, donnerez-vous déjà les résultats de ces thérapies ?
Ces traitements sont actuellement utilisés pour éviter les rechutes de ­cancers du , d’une certaine tumeur ­digestive et de mélanomes à haut risque. En ce qui concerne les tumeurs du sein, deux types de médicaments sont prescrits selon la forme spécifique du cancer (définie lors de la biopsie). Pour les ­hormono-dépendants (dontles cellules possèdent un récepteur aux œstrogènes et à la progestérone), on donne aux ­patients, durant environ cinq ans, un produit anti-hormonal capable de bloquer ce récepteur. Résultat : une réduction de 50 % du risque de rechute. Pour une ­autre forme de cancer du sein où les cellules cancéreuses présentent à leur surface un récepteur, le HER2, on a fabriqué un véritable ­missile guidé, le trastuzumab, qui détruit les ­cellules malignes. Avec ce traitement d’une durée d’un an, on obtient 40 % ­de diminution du risque de récidive.

Et pour ne pas rechuter après un mélanome à haut risque, quelle est la dernière approche ?
Le traitement préventif, là à base d’interféron, est prescrit pour une durée d’un an. Le but est de ralentir la prolifération d’éventuelles cellules résiduelles et de stimuler le système immunitaire.

En ce qui concerne cette tumeur du tube digestif, le Gist, quelle est la stratégie préventive ?
Pour éviter une récidive, on bénéficie là aussi d’un traitement ciblé extrêmement efficace, l’imatinib, qui diminue d’environ 30 % les risques de rechute.

Pour quels autres cancers espère-t-on prévenir les risques de rechute ?
Pour de très nombreuses tumeurs, heureusement ! Plusieurs molécules sont à l’essai pour les cancers du . Les premiers résultats d’étude sont très encourageants. D’autres médicaments sont en cours d’évaluation pour celui du . Nous avons aussi beaucoup d’espoirs avec l’erlotinib pour le cancer du . Des traitements préventifs sont aussi à l’étude pour le cancer du , avec, d’une part, des traitements ciblés qui bloquent la formation des vaisseaux nourriciers des cellules cancéreuses et, d’autre part, des vaccins ciblés qui induisent une puissante réaction immunitaire.

Ces traitements ont-ils des effets secondaires ?
Ils sont généralement beaucoup mieux tolérés que les chimiothérapies. Mais ils peuvent parfois entraîner des ­effets secondaires particuliers.

* Pour assister gratuitement au 7e Forum scientifique de l’Unesco du 9 novembre, « Prévention des cancers et de leurs ­rechutes : les fondements scientifiques » (partenariat Paris Match - Unesco) : ­téléphoner à partir du 11 octobre au 01 45 68 17 47, evenements@unesco.org.
** Hôpital de la Pitié-Salpêtrière
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MessageSujet: Les traitements ciblés   Mar 27 Jan 2009 - 7:42

Le traitements du cancer adapté à vos gènes
<<
Un rapport ouvre la voie à l'oncologie moléculaire et aux tests
génétiques en Ontario
>>

TORONTO, le 26 janv. /CNW/ - La science nous permet aujourd'hui d'étudier
la constitution génétique d'une personne et d'utiliser ces données pour
prévoir les risques pour certains cancers, d'établir un diagnostic de cancer
et de déterminer comment le patient réagira au traitement, ce qui permet
l'élaboration de traitements ciblés. Ce domaine d'avant-garde, appelé
oncologie moléculaire, a évolué rapidement. Pour faire en sorte que la
population de l'Ontario ait accès à ces services et que le réseau de soins de
santé puissent répondre à la demande, le Groupe de travail en oncologie
moléculaire, commandité par Action Cancer Ontario (ACO), a rendu public
aujourd'hui son rapport et ses recommandations.
"Le rapport du Groupe de travail en oncologie moléculaire, qui constitue
une initiative importante de notre Plan pour la lutte contre le cancer en
Ontario 2008-2011, est la première étape essentielle qui permettra à la
population de l'Ontario d'avoir accès à des tests génétiques de grande
qualité, a déclaré M. Terrence Sullivan, président et chef de la direction de
ACO. Les progrès réalisés dans ce domaine nous permettent de déterminer la
prédisposition au cancer d'une personne et d'adapter le traitement à la
maladie du patient. Il importe que notre réseau de soins de santé puisse tenir
compte de ces progrès en offrant ces tests de façon sûre et soutenue".
L'Ontario s'est doté d'un programme vigoureux d'octroi de permis et
d'assurance de la qualité pour la majorité de ces types de tests. Par contre,
le réseau n'a pu suivre le rythme des progrès rapides dans le domaine de la
génétique et des tests moléculaires. Le rapport indique un certain nombre de
secteurs qui devront être développés, notamment en vue d'assurer un accès
équitable pour les tests dans la province, d'établir des normes et des mesures
uniformes d'assurance de la qualité, et d'assurer la mise en place de ces
nouvelles technologies.
L'oncologie moléculaire reste un domaine marqué par des progrès
stimulants et de multiples possibilités, mais les tests génétiques en
cancérologie font dès aujourd'hui partie de la réalité.
Selon la Dre Suzanne Kamel-Reid, présidente du Groupe de travail, "les
tests génétiques nous permettent de déterminer, chez toutes les femmes
admissibles qui ont le gène BRCA1 et BRCA2, la susceptibilité à l'apparition
d'un cancer du sein et de l'ovaire. Pour un patient atteint de leucémie
myéloide chronique (LMC), les tests génétiques peuvent permettre de déterminer
la mutation génétique en fonction de laquelle les médecins administreront une
chimiothérapie à l'aide d'un médicament qui vise expressément cette mutation
particulière et les cellules cancéreuses".
"Je suis particulièrement fier des diverses contributions et de
l'expertise de haut niveau que le Groupe de travail a permis de réunir, ajoute
M. David Caplan, ministre de la Santé et des Soins de longue durée. Ce rapport
d'envergure nous permet de mieux comprendre la situation actuelle des tests
génétiques et des services".

<<
Voici quelques-unes des recommandations du Groupe de travail :

- Constituer un organisme de supervision chargé d'élaborer un processus
d'autorisation des tests qui évalue leur validité et leur utilité
clinique, de mettre en place des stratégies de rentabilité, de mettre
en oeuvre de nouvelles technologies lorsque les conclusions de la
recherche le justifient et de mettre rapidement les nouvelles
découvertes au service des patients.

- Assurer la qualité et l'innocuité pour les patients en mettant en
oeuvre un processus obligatoire d'autorisation pour chacun des tests
génétiques réalisés par les laboratoires de l'Ontario pour les soins
généraux des patients, notamment grâce à l'accréditation et à
l'octroi de permis aux laboratoires, et en assurant la mise en place
d'un personnel ayant les compétences nécessaires.

- Assurer la formation des fournisseurs et des patients sur les
services d'oncologie moléculaire et de génétique.

- Elaborer un système renouvelable pour l'évaluation et le financement
des nouveaux tests en cancérologie en vue de permettre à la
population de l'Ontario d'avoir accès à des tests prédictifs et à des
thérapies ciblées qui peuvent être profitables pour les patients et
rentables pour le réseau.
>>

"Nous continuerons de collaborer activement avec tous nos partenaires en
vue de rehausser la qualité et l'innocuité des services d'oncologie
moléculaire et génétique, et de préparer ainsi le réseau à faire face à
l'avenir", a ajouté M. Sullivan.

Action Cancer Ontario est l'organisme provincial responsable de
l'amélioration continue des services de cancérologie. En sa qualité de
conseiller du gouvernement, Action Cancer Ontario cherche à réduire le nombre
de personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer et à s'assurer que les
patients reçoivent les meilleurs soins à chacune des étapes du traitement.

Pour en savoir davantage, consultez le site : www.cancercare.on.ca.

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