AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mer 18 Sep 2013 - 9:40

Même s'il s'agit d'une pratique illégale, de plus en plus de personnes en sont victimes.

«Mon patron m'a dit: "On ne sait pas ce qui va arriver avec toi. Ma femme a déjà eu des traitements au laser et de la chimiothérapie. Et moi, il faut que j'envisage septembre, la grande rentrée"», a raconté Isabelle Chabot, qui travaillait comme serveuse et gérante à la Taverne Magnan, à Montréal.

La lettre de renvoi qu'on lui a remise est claire : «Compte tenu de votre situation et les besoins de l'entreprise, il apparaît que vous ne serez pas en mesure de fournir la prestation de travail à laquelle nous sommes en droit d'attendre en raison du poste stratégique que vous occupez.»
De plus en plus de cas

Une pratique illégale, a rappelé Robert Rivest, avocat pour la Commission des normes du travail du Québec.

«Une entreprise ne peut pas avoir comme base de résignation d'emploi uniquement le fait qu'elle a constaté ou qu'elle a été informée de sa maladie.»

Pourtant, il y a de plus en plus de cas similaires et la Société canadienne du cancer prend le problème au sérieux.

«Il n'y a pas de statistiques comme telles, mais il y en a suffisamment pour que la société ait décidé de créer un programme pour aider les personnes en réinsertion professionnelle», a expliqué Diane Lamontagne de la Société canadienne du cancer.

Le patron d'Isabelle Chabot, Alain Gauthier, n'a pas souhaité réagir, mais il a déjà affiché une offre pour lui trouver une remplaçante.

La productivité avant l'être humain


Mei Lin Yee, ancienne directrice des ressources humaines d'une grande entreprise, a elle aussi été congédiée à cause de son cancer.

«Malheureusement, on est devenu une société dans laquelle la performance et la production sont les choses les plus importantes pour l'employeur. L'être humain n'est plus quelque chose auquel la plupart des employeurs tiennent.»

Elle travaille maintenant comme bénévole à la Société canadienne du cancer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mar 17 Sep 2013 - 14:59

Taverne Magnan : désolé pour ton cancer, t’es congédiée

À TVA, le collègue Michel Jean arrive avec une histoire qui donne la nausée. Une employée de la (bien connue) Taverne Magnan, à Montréal, apprend qu’elle souffre d’un cancer des ovaires. Serveuse et gérante, Isabelle Chabot est alors congédiée. Détails sur le site de LCN.

Pour la Commission des normes du travail, congédier quelqu’un sur la seule fois d’un diagnostic de maladie, ce n’est pas légal. On pourrait ajouter que ce n’est pas humain.

Le patron de Mme Chabot, Alain Gauthier, a peut-être une explication intelligente à donner pour expliquer les gestes de cet établissement bien connu. Mais il a choisi de fuir le journaliste Michel Jean, qui a tenté d’obtenir sa version des faits jusqu’au terrain de golf où M. Gauthier se trouvait.

Il y a quelque chose de dégueulasse à traiter une employée de façon aussi froide, face à un diagnostic de cancer : ça frappe l’imaginaire. Et au moment d’écrire ces lignes, la nouvelle de TVA commence à apparaître dans mes fils Facebook et Twitter. Je peux me tromper, mais la Taverne Magnan risque de se retrouver, mardi, au centre d’un ouragan médiatico-social dont la taille reste à déterminer. C’est le genre d’histoire d’abus de pouvoir qui a tendance à écoeurer le monde. Ça rappelle un peu une affaire impliquant les jus Oasis…

AJOUT, lundi 6:45 — Magnan affirme sur sa page Facebook que : « La direction précise que l’employée n’a pas été congédiée à cause de son état de santé et, dans le but de ne pas causer préjudice à cette dernière, n’exposera pas sur la place publique les raisons qui ont motivé son renvoi. Toute l’équipe de la Maison Magnan lui souhaite la meilleure des chances et un prompt rétablissement face à cette difficile épreuve. »

Si cela est vrai, il aurait peut-être fallu a) le dire au journaliste b) et surtout y faire allusion dans la lettre de congédiement.

Mais ni a) ni b) n’ont été présentés comme arguments avant que la tempête médiatico-sociale ne se lève.


Article de Patrick Lagacé sur la presse.ca

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mar 15 Jan 2013 - 10:58




(Trois-Rivières) Vous gagnez un salaire modeste à la sueur de votre front. Femme monoparentale, vous faites des sacrifices toute votre vie pour payer votre humble maison et assurer un style de vie normal à votre enfant.

À force d'escamoter les vacances et de grignoter toutes les heures supplémentaires qu'il vous est possible de faire, vous arrivez à boucler votre budget et à vous en mettre un peu de côté. Puis un jour, le médecin vous apprend que la petite bosse sensible qui se développait près de votre nombril depuis quelques mois est causée par un grave cancer de l'estomac.

C'est une lutte pour la survie qui s'amorce, longue et pénible. Mais l'assurance-emploi ne vous donnera que 15 semaines de prestations.

Après ça, il vous faudra «manger votre vieux gagné» pour vous tirer d'affaires.

C'est l'histoire de Manon Douville, une femme de 47 ans qui travaille comme serveuse chez Mikes à Trois-Rivières depuis 12 ans et depuis 26 ans pour la bannière. Ça pourrait être l'histoire de n'importe quel travailleur au Canada.

Quand son médecin lui apprend la nouvelle, Manon Douville portait son costume de serveuse et s'en allait au travail. On devine aisément qu'elle ne s'est jamais rendue. C'était un peu avant novembre dernier, un mois qu'elle n'oubliera jamais puisque c'est à cette date, le 8 plus précisément, qu'elle a passé sous le bistouri, comme en témoigne la longue cicatrice qui parcoure son abdomen de haut en bas.

Mme Douville était à peine réveillée de sa chirurgie quand la nouvelle est tombée comme un coup de masse. Selon les médecins, il ne lui resterait plus que quelques semaines, quelques mois tout au plus, à vivre. «Tous ce qu'ils pouvaient m'offrir, c'était de la chimiothérapie pour prolonger un peu ma vie», dit-elle.

Manon Douville réussit fort heureusement à obtenir un second avis médical au Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Vu son âge et son énergie, on lui propose un protocole européen de chimiothérapie qui pourrait peut-être lui donner une chance de survie.

La chimiothérapie en question durera neuf semaines. Elle devra porter sur elle jour et nuit une bouteille de médicament directement branché à l'épaule à l'aide d'un port-a-cath ou chambre à cathéter implantable. Toutes les trois semaines, elle reçoit aussi un autre traitement de chimiothérapie beaucoup plus fort. «Ça me rend malade comme un chien», dit-elle. Chaque fois, il lui faut au moins une semaine pour s'en remettre.

Bien décidée à survivre, Manon Douville endure avec courage ces douloureuses procédures en plus de se remettre péniblement de sa chirurgie. «Ma vie s'est arrêtée. Tout ce que je vois, ce sont des piqûres. J'ai perdu 30 livres et j'ai maintenant le corps d'une petite vieille. J'ai des plis à la place des fesses», dit-elle.

Mais la perspective de perdre des années, voire une vie entière d'économies est une douleur tout aussi vive pour elle.

«Avec tout le travail que j'ai mis, ce n'est pas cette maudite maladie-là qui va m'enlever ma maison. J'aime mieux mourir que de perdre tous mes biens. On en voit qui ont le cancer et qui sont dans la même situation que moi. Tant qu'à tout perdre et à laisser leur femme et leurs enfants dans la misère, ils aiment mieux s'enlever la vie. On se demande pourquoi il y a tant de suicides que ça chez les personnes gravement malades. Ils sont tannés», dit-elle en espérant qu'il lui restera quelque chose à léguer à sa fille lorsque la maladie prendra fin, dans un sens comme dans l'autre.

«Tout ce que j'ai acquis dans la vie, c'est pour le donner à ma fille, plus tard. «Il n'y a jamais personne qui va mettre ma fille dehors. Si elle a un chum plus tard et que ça va mal, c'est elle qui va le mettre dehors. Elle sera chez elle, dans sa maison», se promet-elle.

La rage au coeur, elle raconte avoir pris connaissance des bénéfices qu'elle aurait eus à retirer de l'aide sociale durant son épreuve, mais elle n'y a pas droit.

«Les gens sur le BS peuvent être malades en paix. Leurs médicaments sont gratuits. Leurs prestations augmentent quand ils sont malades. Ils vont être capables de continuer à manger. Ils vont garder leur voiture. Moi, je vais être obligée de rendre mes clefs à Ford», dit-elle, complètement démolie.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mar 7 Aoû 2012 - 20:42


La Société canadienne du cancer accueille favorablement la nouvelle prestation pour les familles d'enfants gravement malades

VANCOUVER, le 7 août 2012 /CNW/ - La Société canadienne du cancer accueille favorablement l'annonce faite aujourd'hui par le gouvernement fédéral d'une nouvelle prestation d'assurance-emploi offrant un plus grand soutien aux parents d'enfants gravement malades. Cette prestation permettra d'alléger une partie du fardeau financier auquel sont confrontés les parents qui s'occupent d'un enfant malade. En moyenne, environ 1310 enfants reçoivent un diagnostic de cancer chaque année au Canada.

Il y a plus de dix ans que la Société revendique l'amélioration du soutien pour tous les aidants. Les parents et les tuteurs légaux d'enfants atteints de cancer ont besoin de suffisamment de congés et de flexibilité dans leur travail, car un enfant malade nécessite souvent des soins jour et nuit, et ce, sur de longues périodes. Aujourd'hui, le gouvernement a annoncé qu'en vertu du programme fédéral d'assurance-emploi, les parents s'occupant d'un enfant gravement malade âgé de moins de 18 ans pourraient demander jusqu'à 35 semaines au cours d'une année. Selon cette prestation, l'expression « gravement malade » se rapporte à une maladie ou une blessure dangereuse pour laquelle des soins et du soutien continus de la part des parents sont nécessaires. Les différentes phases aiguës d'une maladie ou d'une blessure sont également incluses dans cette définition.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Michel.B



Nombre de messages : 89
Localisation : Laurentides
Date d'inscription : 01/07/2012

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mar 3 Juil 2012 - 16:44

Exact. Ma Femme a eu droit a 15 semaines d'assurance emploie et moi comme aidant j'ai eu droit a un généreux (sic..) 6 semaines d'assurance emploie "compassion" (re sic...).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Mar 28 Fév 2012 - 19:15

Si vous avez un cancer mais que vous n'êtes pas béni par un régime d'assurance collective au travail, j'espère que vous croyez en Dieu. Sinon, pour payer vos factures, vous pourrez toujours faire de la musique dans le métro. C'est ce qu'a fait Magali Giroux.
Magali a 40 ans, elle est factrice à Postes Canada. En 2007, elle a senti une petite bosse sur son sein. Ça l'a inquiétée. Mammographie, échographie, tout le bazar.

«C'est un nodule. Bénin, a tranché la médecin

- S'il y a un doute, enlevez-le, a demandé Magali.


- On ne va pas charcuter toutes les femmes qui sont anxieuses», a répondu la doctoresse.

Anxiété ou pas, la bosse sur le sein de Magali, elle, grossissait. La factrice est retournée à l'hôpital. Examens plus approfondis. En février, la claque sur la gueule: cancer. La bosse, c'était une tumeur. Signe d'un cancer agressif.

«Ce qui m'a sauvée, c'est que la tumeur n'était pas trop grosse. Le problème, c'est que les médecins sont vigilants avec le cancer du sein, mais pour les femmes de plus de 50 ans. Ce n'est pas dans leur mentalité de penser que ça peut frapper avant...»

C'est ici, dans la conversation, dans ce Starbucks du pittoresque boulevard Saint-Martin, à Laval, que Marie-Hélène Dubé intervient en hochant la tête. Elle sait ce que c'est, le cancer: il y a sept ans, il s'est attaqué à sa glande thyroïde. Elle sait aussi ce que c'est que de se frotter au système médical.

«Parfois, les médecins, ils sont perdus...»

Avant que je les convie au Starbucks, Marie-Hélène et Magali ne se connaissaient pas. Le point qu'elles ont en commun? Frappées par le crabe, elles ont frôlé la ruine financière parce que aucun filet social n'amortit la chute des cancéreux qui doivent cesser de travailler.

Si vous avez une assurance collective au boulot, c'est assez simple. La compagnie d'assurances paie une partie de votre salaire pendant votre congé de maladie.

Magali, à Postes Canada, était surnuméraire quand la bosse est apparue. Traduction: elle n'était pas couverte par l'assurance des syndiqués permanents.

Marie-Hélène, elle, était contractuelle pour une agence fédérale. Des contrats de 90 jours, renouvelables. Et toujours renouvelés, d'ailleurs. Traduction: permanente, mais sans le statut. Sans les assurances.

Quand le cancer a frappé Marie-Hélène, elle a découvert que l'assurance emploi ne prévoit rien pour les gens qui, comme elle, doivent cesser de travailler pour combattre la maladie. Rien? Enfin, presque: 15 semaines de prestations.

«Je devais cependant, dit Marie-Hélène, avoir accumulé 632 heures de travail pour avoir droit à ces 15 semaines de prestations.»

Elle n'avait pas encore accumulé, au fédéral, ces 632 heures. Marie-Hélène Dubé avait beau travailler depuis l'âge de 16 ans et avoir contribué à la caisse de l'assurance emploi durant toutes ces années, pas grave. Ce qui fait foi de tout, c'est l'emploi occupé au moment de la demande.

«Je suis donc retournée travailler en attendant l'opération. Mes patrons ont été compréhensifs, ils m'ont permis de travailler à horaires variables, de faire du télétravail. Mais au lieu de me reposer, j'ai travaillé jusqu'à deux jours avant l'opération.»

Marie-Hélène a donc eu droit à ses 15 semaines de prestations d'assurance emploi. Petit hic: sa convalescence, en théorie, devait durer 16 semaines. Ce fut plus long encore!

Quant à Magali, elle a eu une collision frontale avec l'inhumanité du système. Pour avoir droit à ces 15 misérables semaines de prestations d'assurance emploi, il lui manquait très précisément 1,4 heure pour atteindre le seuil magique des 632 heures.

«Déjà que je pensais avoir droit à 52 semaines de prestations... Non, c'était 15. Et on me les refusait pour même pas deux heures! Je venais de me faire opérer, je pleurais au téléphone avec la dame du chômage...»

Quelqu'un, quelque part, à Postes Canada, a eu l'humanité de faire entrer Magali au boulot pendant trois heures, à classer des enveloppes. C'est ainsi qu'elle a pu dépasser le cap des 632 heures et savourer le «privilège» de toucher 15 semaines de prestations d'assurance-emploi.

Mais, après 15 semaines, on fait quoi?

On fait quoi, quand une chimiothérapie peut durer, au minimum, six mois? Quand, à chaque visite à l'hôpital, le parking coûte 13$?

Eh bien, on épuise ses REER. On arrête de payer Hydro-Québec. On pleure quand les amis font des collectes de fonds pour aider. Et on pleure quand Hydro coupe l'électricité.

On prend une deuxième hypothèque. On paie, comme Marie-Hélène, 8000$ d'épicerie avec sa carte de crédit.

Et, comme Magali, si on a le talent, on va faire de la musique dans le métro.

«Je suis allée jouer de la guitare 30 fois dans le métro, dit Magali. À Honoré-Beaugrand. En deux heures, je faisais 60$.

- C'était important, pour joindre les deux bouts?

- Je n'avais pas le choix. C'était nécessaire. Quand je n'y allais pas, je culpabilisais. Après la radiothérapie, je n'avais plus de prestations, plus de REER, mais j'avais un peu plus d'énergie. J'allais jouer dans le métro.»

Appuyez sur «pause», ici. Considérez la richesse de ce pays. Il est où, le filet social, pour les cancéreux qui n'ont pas le privilège d'avoir un job permanent et les avantages qui vont avec? Il n'y en a pas. Il y a 15 minables semaines de prestations, à 55% du salaire. Après? Le BS. C'est à vomir.

Une partie du problème, c'est que les malades n'ont pas de lobby. Ils n'ont pas, non plus, de Pierre-Hugues Boisvenu pour dénoncer l'inhumanité du système...

Le Dr Pierre Audet-Lapointe, porte-parole de la Coalition Priorité cancer, m'a dit, sur un sujet connexe: «On a de la difficulté à mobiliser les patients. Une explication: quand le patient a été traité, quand il a fini, il ne veut plus s'engager...»

Marie-Hélène, elle, a choisi de se battre. D'éveiller des consciences. Vous avez peut-être vu cette grande blonde, l'hiver dernier, à Tout le monde en parle. Elle y a parlé de sa pétition - 300 000 noms à ce jour - en faveur d'une réforme des critères de l'assurance emploi, pour épauler les malades.

«À la fin, est-ce que c'est mieux, pour la société, qu'on fasse faillite et qu'on dépende de l'aide sociale?» demande Marie-Hélène, mère de deux enfants.

Faute d'émouvoir les conservateurs au pouvoir, Marie-Hélène a attiré l'attention sur ce problème. Un député du NPD, Fin Donnelly, a présenté un projet de loi privé pour que l'assurance emploi verse 52 semaines de prestations aux cancéreux forcés d'arrêter de travailler.

En entrevue, M. Donnelly évoque le cas d'une citoyenne de sa circonscription, en Colombie-Britannique, qui a presque tout perdu pour cause de cancer.

Ailleurs, dit le député, les régimes d'assistance aux malades sont beaucoup plus progressistes. Notamment en Suède, par exemple.

«Ce que je sais, quand je vois des cas comme ceux de Natalie Thomas ou de Marie-Hélène Dubé, c'est que ce n'est pas le Canada dans lequel j'ai grandi.»

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Lun 20 Juin 2011 - 19:35

OTTAWA – Le Bloc québécois a déposé lundi aux Communes son tout premier projet de loi depuis les élections fédérales. Celui-ci vise à prolonger les prestations d’assurance-emploi pour les personnes forcées de s’absenter du travail en raison d’une maladie grave.

Actuellement, la Loi sur l’assurance-emploi autorise 15 semaines de prestations dans les cas de cancer ou de toute autre maladie grave. Le Bloc québécois propose de faire passer ce nombre maximum à 50 semaines.

C’est la troisième fois que le Bloc québécois dépose ce projet de loi qui est mort au feuilleton les fois précédentes. Le parti souverainiste avait aussi déposé une pétition de plus de 62 700 noms l’an dernier réclamant le prolongement des prestations.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Jeu 4 Fév 2010 - 18:29

Autre pétition sur le site de l'Assemblée Nationale, pour une agence de lutte contre le cancer :

Texte de la pétition :



CONSIDÉRANT la nécessité d’avoir une coordination centrale forte pour lutter avec le maximum d’efficacité contre le cancer;







CONSIDÉRANT QUE l’Organisation mondiale de la santé et le Partenariat canadien contre le cancer privilégient une organisation qui regroupe l’ensemble des leviers et des moyens d’action de la lutte contre le cancer, et que les grands pays du monde occidental et la plupart des provinces canadiennes disposent d’une telle organisation dédiée à la lutte contre le cancer;






CONSIDÉRANT QUE la lutte contre le cancer concerne d’abord et avant tout les personnes atteintes de cancer et leurs proches;





CONSIDÉRANT les impacts très importants du cancer sur l’ensemble de la société québécoise;




Les soussignés demandent à l’Assemblée nationale la création d’une agence québécoise de lutte contre le cancer qui soit pleinement responsable de coordonner l’ensemble des efforts et de l’organisation des services pour le cancer, qui associe les personnes touchées par le cancer à la prise de décision, qui soit placée sous l’autorité directe du ministre de la Santé et des Services sociaux et qui rende des comptes à la population de ses actions.






Date limite pour signer : 26 avril 2010

http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=97
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Jeu 26 Nov 2009 - 19:26

Malgré une troisième récidive de son cancer de la thyroïde, Marie-Hélène Dubé trouve le courage de se battre pour faire prolonger l'assurance-emploi en cas de cancer et la faire passer de 15 à 45 semaines. Elle a déjà recueilli pas moins de 55 000 signatures

Celle qui a dû faire face à la dure réalité de perdre son emploi comme fonctionnaire fédérale à cause du cancer a choisi de se donner la mission de faire bouger les choses. «La Loi n'a pas été modifiée depuis 1971. Ça touche des milliers de gens, il est temps que ça change», dit la mère de deux enfants.

Depuis des mois, elle multiplie les conférences et rencontres pour trouver des appuis. «Ce n'est pas toujours facile, je ne suis pas toujours en forme, mais de faire ça, ça a été ma survie, ça me donne un but», dit la résidante de Laval.

Appuis
En voyant les témoignages qu'elle reçoit sur son site Internet, elle se dit qu'il y a des gens dans une situation encore pire que la sienne.
«Je ne le fais pas pour moi, il est trop tard. Je le fais pour tous ceux qui s'en viennent», dit-elle.
En plus de l'appui du Bloc Québécois, elle a reçu l'appui du Syndicat des travailleurs des postes et de la Fédération de la santé et des services sociaux.
Malgré tout, pas question de faire de politique avec cet enjeux. Elle veut rallier tout le monde à sa cause. Dans les prochaines semaines, elle entend étendre la pétition à l'ensemble des provinces à travers le Canada avant qu'elle ne soit déposée à la Chambre des communes.

Vous pouvez consulter le site de Marie-Hélène Dubé au http://petitionassuranceemploi.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15767
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Sam 16 Mai 2009 - 1:59

Les patients atteints du cancer ne sont pas seulement confrontés à la maladie: ils doivent souvent faire face à des difficultés financières.

C’est que les prestations d’assurance-emploi pour les gens malades ne couvrent que 15 semaines.

Cette mesure serait insuffisante, selon Marie-Hélène Dubé, une mère de famille qui se bat contre un cancer de la thyroïde. «Nous avons quatre enfants à la maison… J’ai des amis qui m’ont aidée, qui ont fait des soupers-bénéfice», explique celle qui a dû quitter son emploi pour soigner sa maladie.

Au Québec, seul un travailleur sur trois est couvert par une assurance collective en cas d’invalidité à long terme. «Si je suis professeur au cégep, avoir le cancer, c’est grave, mais c’est moins douloureux que si je suis un menuisier-ébéniste à mon compte, explique l’économiste Pierre Boucher. Parce qu’au cégep, je vais m’en aller en congé de façon indéterminée à 90 pour cent de mon salaire.

Depuis quelques mois, Marie-Hélène Dubé fait circuler une pétition pour demander au gouvernement fédéral d'augmenter le nombre de semaines de prestations pour les gens malades de 15 à 45. «Souvent, soigner un cancer ou une autre maladie grave, ça va prendre une année facilement», indique-t-elle.


Dernière édition par Denis le Mar 17 Sep 2013 - 15:01, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.   Aujourd'hui à 12:25

Revenir en haut Aller en bas
 
15 semaines seulement d'assurance-emploi pour les gens atteints de cancer.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La lune va donner un grand signe pour les gens, mon signal de proximité...
» Jésus-Christ est-il venu seulement pour Israël ?
» Exercices pour les patients atteints de BPCO
» Stage centre accueil TCA
» UNE BELLE PRIÈRE POUR LES GENS SEULS ET CÉLIBATAIRES PAR FRÉDÉRIC OZANAM...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Société-
Sauter vers: