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 Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT)

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Denis
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MessageSujet: Re: Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT)   Jeu 8 Mar 2012 - 12:18

Cancer du sein: un traitement minute de radiothérapie appliqué à Marseille

MARSEILLE - L'institut Paoli Calmettes (IPC), centre régional de lutte contre le cancer de Marseille, propose à ses patientes souffrant d'un cancer du sein une technique de radiothérapie nouvelle et prometteuse pratiquée juste après l'ablation de la tumeur, une première en France, a-t-il indiqué jeudi.

Cette radiothérapie dite per-opératoire de contact, une technique pilote accessible depuis le 8 février à l'institut (IPC), est pratiquée tout de suite après l'ablation de la tumeur, en salle d'opération, et permet de remplacer les 25 séances de radiothérapie habituellement pratiquées dans les semaines suivant la chirurgie.

Elle permet donc une économie importante pour la sécurité sociale et épargne la pénibilité et les trajets pour les patientes, a précisé à l'AFP une porte-parole de l'établissement.

Caractérisée par une irradiation partielle et mieux ciblée du sein, directement sur la zone de la tumeur, elle permet de réduire à moins de 5% le risque de récidives, sans majorer la toxicité par rapport aux radiothérapies classiques, en appliquant des doses concentrées appelées boost.

Les patientes pouvant être traitées par cette technique innovante doivent avoir plus de 60 ans et un certain type de tumeur (tumeur unique sur bilan IRM de type canalaire infiltrant).

A ce jour, l'IPC estime à 80 le nombre de patientes qui pourraient être incluses dans la phase de démarrage.

Deux essais cliniques internationaux ont validé l'intérêt de ce traitement, l'étude TARGIT-A et l'essai ELIOT.

Avec 53.000 nouveaux cas attendus en 2012, le cancer du sein reste le premier cancer chez la femme, responsable de 11.000 décès par an.



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Denis
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MessageSujet: Re: Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT)   Sam 28 Mai 2011 - 16:01



Le Pr Olivier Pradier, chef du service de cancérologie et de radiothérapie, au CHU.



Cancer du sein : un appareil innovant à l'hôpital
vendredi 27 mai 2011

Grâce à une nouvelle technique de radiothérapie, les cellules malades sont détruites lors de l'opération. Explications avec Olivier Pradier, chef du service au CHU.
Entretien

En quoi consiste ce traitement appelé Intrabeam ?

C'est une nouvelle machine pour traiter le cancer du sein. Habituellement, on enlève la tumeur. Puis la patiente suit une radiothérapie qui dure six à sept semaines. Elle doit venir tous les jours à l'hôpital Morvan. Désormais, lors de l'opération chirurgicale, l'appareil irradie directement ses rayons à l'intérieur du sein de la patiente durant une quarantaine de minutes. C'est ciblé. On ne traverse plus de tissus sains.

Quels sont les effets attendus ?

Cette machine va révolutionner le traitement en en réduisant significativement la durée. Pour certaines femmes, il se limitera à un jour : celui de l'opération et du traitement Intrabeam. Soit un gain total de quatre mois ! Pour d'autres, l'économie sera de deux semaines. Depuis le 28 avril, deux patientes ont bénéficié de l'appareil avec succès. Pour l'une, ce sera son seul traitement. Pour l'autre, il faudra quelques séances de radiothérapie supplémentaires.

Est-ce que toutes les femmes pourront en bénéficier ?

Non. Il y a des conditions. Être ménopausée, souffrir d'une petite tumeur, que le ganglion ne soit pas envahi de cellules malades. Chaque année, au CHU de Brest, environ 300 femmes se font opérer d'un cancer du sein. Un chiffre en augmentation, en raison notamment du vieillissement de la population. Environ 70 % de ces femmes pourront bénéficier de l'intrabeam. Et parmi ces 210 patientes, la moitié sera traitée en un jour !

Depuis quand existe cette technique ? Qui l'a développée ?

Elle a été mise au point et développée par la société Zeiss, depuis quatre ans. Dans le grand Ouest, le centre anticancéreux de Nantes dispose d'un équipement Intrabeam. Mais nous sommes le seul CHU en France à en être équipé. Son coût est de 600 000 €, y compris les travaux de mise aux normes du bloc opératoire à l'hôpital Morvan. L'Agence régionale d'hospitalisation a financé 500 000 €. Les économies seront importantes, notamment en déplacements. Un aller-retour en taxi Crozon-Brest coûte environ 300 €. Sur sept semaines, c'est 10 500 €.

D'autres cancers pourront-ils être traités par cette technique ?

Il y a sûrement d'autres voies possibles, comme les cancers ORL ou du cerveau. Mais, pour l'instant, le développement essentiel, c'est le sein.

Curiethérapie à haut débit, scanner, radiothérapie à modulation d'intensité (IMRT)...En moins d'un an, le service de radiothérapie du CHU a bénéficié de plusieurs nouveaux équipements contre les cancers.

Et il y aura aussi l'arrivée d'un troisième accélérateur de particules en 2012 ! L'hôpital a choisi de financer des techniques innovantes, qui sont très coûteuses. Elles permettent un ciblage plus précis des tumeurs et améliorent les traitements. Mais, pour l'instant, elles ne sont pas cotées (NDLR dans le cadre de la tarification à l'acte), et ne « rapportent » donc pas à l'hôpital. Mais elles apportent un vrai « plus » aux malades.



Recueillis par Laurence GUILMO

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MessageSujet: Re: Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT)   Mer 8 Sep 2010 - 0:18

A Nantes, des patientes bénéficient d'un traitement prometteur, moins lourd et plus précoce qu'une radiothérapie classique. Une première en France.

L'idée de ne pas jouer au golf pendant plusieurs mois lui pesait beaucoup. Marianne l'a dit à ses médecins quand ils ont évoqué ensemble son cancer du , en avril dernier. "On vous proposera peut-être quelque chose de neuf", a suggéré l'oncologue. Sa patiente n'a pas tardé à le vérifier. Grâce à un nouvel appareil, baptisé l'Intrabeam, la retraitée accro des greens peut se remettre à son sport favori dès la rentrée. Au lieu de la trentaine de séances d'irradiations prévues pour traiter son type de cancer, cette septuagénaire n'en a subi que quelques unes, dont la première, au bloc, le 17 juin: directement après l'ablation de la tumeur, avant que la zone soit remodelée et le sein refermé. Une première en France...

Troquer 30 à 33 séances de rayons contre une seule irradiation

Se remettre d'un cancer en quelques semaines, bien des malades en rêveraient. Outre Marianne, trois autres Françaises ont déjà profité de la nouvelle technologie pratiquée au centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau, dans la périphérie nantaise. Dans le meilleur des cas, l'utilisation de l'Intrabeam leur a permis de troquer les 30 à 33 séances de rayons prodiguées cinq à dix semaines après la chirurgie contre une seule irradiation pendant l'opération. Au pire, si l'analyse de la tumeur rend malgré tout nécessaire une irradiation de la glande mammaire, ce traitement leur épargne au moins les cinq à huit dernières séances.

Réaliser une irradiation pendant l'ablation de la tumeur

"Quand on sait que les malades parcourent chaque jour plusieurs dizaines de kilomètres pour recevoir ces rayons, ce confort n'est pas négligeable, estime le Pr David Azria, cancérologue radiothérapeute au centre montpelliérain Val-d'Aurelle - Paul-Lamarque, auteur d'un article consacré à cette nouvelle technique dans la revue médicale The Lancet, en juin dernier. J'ai croisé des patientes qui refusaient la radiothérapie ou se faisaient enlever le sein simplement pour éviter ces allers-retours."

Montpellier et Bordeaux prêts à suivre

D'autres équipes françaises ont aussi les yeux braqués sur l'Intrabeam. Adepte de la radiothérapie peropératoire depuis vingt ans, le centre Val-d'Aurelle - Paul-Lamarque de Montpellier fera l'acquisition du nouvel appareil le 15 septembre et pourrait en proposer l'usage à certaines patientes de plus de 65 ans avant la fin de l'année. "La technique devrait se diffuser rapidement", prédit sur place le Pr David Azria.
D'autres centres, comme Oscar-Lambret, à Lille, étudient le dossier de près. A Bordeaux, l'Institut Bergonié dispose déjà de locaux homologués pour pouvoir utiliser l'Intrabeam. Reste à acquérir la machine, qui coûte la bagatelle de 500 000 euros. "Le financement n'est pas totalement ficelé, mais on espère une mise en route avant la fin de l'année", souligne le Dr Christel Breton-Callu, radiothérapeute dans ce centre de lutte contre le cancer. Grâce à ce nouveau système de radiothérapie "peropératoire", c'est-à-dire pratiquée au bloc à l'intérieur du sein et non plus en consultation externe, un tel dilemme ne devrait bientôt plus se poser. Un progrès immense, dont l'outil n'a pourtant rien de spectaculaire. Le fameux appareil, un "accélérateur linéaire mobile à rayons X", est commercialisé depuis plus de dix ans par l'entreprise allemande Carl Zeiss Meditec, mais seulement depuis mars 2009 en France. Il se présente comme une sphère fixée au bout d'un bras articulé. La boule vient se poser dans le sein ouvert, s'adaptant à la taille de la cavité opératoire. "On ne peut pas être plus précis", explique le Dr Magali Le Blanc-Onfroy, oncologue-radiothérapeute, qui chapeaute le dossier au centre René-Gauducheau.

Difficile, aussi, d'être plus précoce dans le traitement du cancer. En irradiant à l'intérieur du sein dès l'ablation de la tumeur, on limite le plus tôt possible le risque de développement des cellules cancéreuses autour. Et c'est essentiel: "Dans 80 à 85 % des cas, la récidive est observée sur cette zone opératoire", précise le spécialiste.

Des rayons moins toxiques

Ce 17 juin, jour de l'opération de Marianne, l'équipe médicale nantaise est sortie du bloc et commande l'Intrabeam à distance. Une caméra reste braquée sur la patiente, une autre sur les écrans de réanimation. De l'applicateur jaillissent 20 grays (unité de mesure de la puissance des rayons): dix fois plus qu'en une séance de radiothérapie classique, mais près de trois fois moins qu'en 30 séances... L'irradiation est aussi moins toxique, évite la zone du coeur, des poumons, de l'oesophage et préserve les tissus sains.

"Les rayons classiques, envoyés en externe, sont violents pour la peau, commente la patiente déjà remise de son opération. Alors, autant les éviter au maximum..." En ce début septembre, la septuagénaire arrive au bout de ses séances d'irradiation. Elle masse son bras droit, celui qui guide son swing et dont elle espère qu'il souffrira le moins possible. Le centre nantais René-Gauducheau, derrière elle, a fait peau neuve en 2009. "On a pu construire un bloc opératoire spécialement équipé pour accueillir l'Intrabeam", se félicite le Dr Le Blanc-Onfroy. Les murs ont été recouverts de 20 centimètres de plomb, les portes et vitres, de 2 millimètres.

Une méthode employée dans neuf autres pays

La spécialiste nantaise parle posément, l'air assuré et rassurant. Quatre ans qu'elle planche sur le projet. Sur son bureau, un épais dossier jaune étaie son propos, frappé de l'acronyme Targit (Targeted intraoperative radiotherapy), du nom de l'étude pilotée par l'équipe londonienne du Pr Michael Baum, à laquelle le centre nantais collabore désormais. 28 de ses homologues étrangers l'ont déjà précédé. Ils sont britanniques, américains, allemands, italiens, polonais, suisses, danois, canadiens ou australiens. Tous utilisent l'Intrabeam. Au total, plus de 2230 patientes ont participé au programme depuis mars 2000.

En juin dernier, les résultats de l'étude ont été présentés pour la première fois au 46e congrès de l'American Society of Clinical Oncology (Asco), à Chicago, où le gratin mondial de la cancérologie se réunit chaque année. "En termes de récidive locale, l'équivalence entre la radiothérapie peropératoire et postopératoire est confirmée", se félicite le Dr Le Blanc-Onfroy.

Cinq ou six patientes éligibles chaque mois

Gare, toutefois, aux faux espoirs ou aux enthousiasmes démesurés. Si la technique marque une avancée incontestable, en l'état actuel du protocole, le traitement n'est aujourd'hui proposé qu'aux femmes présentant un faible risque de récidive. "La tumeur doit vraiment être de petite taille", précise le Pr David Azria, à Montpellier. Et si l'étude Targit réserve son accès aux plus de 45 ans, en pratique, "l'âge médian des patientes de l'échantillon est de 63 ans".

A Nantes, la barre est d'ailleurs d'office placée à 60 ans. Au final, elles seront cinq ou six femmes éligibles chaque mois, soit moins de 20 % des patientes opérées pour un cancer du sein, avec irradiation subséquente, au centre René-Gauducheau. "Un deuxième essai international devrait être lancé pour les malades à haut risque dans le courant de l'année prochaine, indique le Dr Le Blanc-Onfroy. La technique pourra être proposée à un panel plus large de patientes, dont les moins de 60 ans. Pour le moment, on reste prudent: " c'est un début, et un bon début."

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MessageSujet: Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT)   Ven 21 Aoû 2009 - 5:46

La Clinique de Genolier à Genève a testé avec succès un nouveau traitement, encore inédit en Suisse, du cancer du sein. Baptisée Radiothérapie Intra-Opératoire (IORT), cette technique offre des avantages en termes de coûts et de confort pour les patientes.
Les Radiothérapies Intra-Opératoires (IORT) permettent de réduire l'agressivité du traitement, sans perdre en efficacité, indique jeudi la Clinique de Genolier.

Son unité oncologique a effectué avec succès ses premières interventions. Depuis le 4 juillet, douze patientes atteintes d'un cancer du sein ont été opérées.

Une irradiation unique
La principale innovation de l'IORT est de proposer une irradiation unique, qui se réalise en salle d'opération, directement après l'ablation de la tumeur. Le temps d'irradiation ne dure que quelques minutes et se concentre sur la zone où s'est développée la tumeur.

Par rapport à la radiothérapie postopératoire conventionnelle (irradiation post-opératoire de la totalité de la glande mammaire), l'IORT présente de nombreux avantages. Elle s'avère tout autant efficace sur le plan du contrôle de la maladie et limite les complications tardives au niveau des tissus mammaires irradiés. Comme l'irradiation se fait depuis l'intérieur, le mamelon peut également être préservé.

Moins de contraintes
Cette technique permet en outre de réduire considérablement les contraintes pour les patientes et permet un retour à la vie sociale plus rapide. Les coûts indirects du traitement s'en trouvent ainsi fortement réduits, estime le groupe, qui a investi 1,5 million dans ce projet unique en Suisse.

La technique de l'IORT a vu le jour il y a 10 ans, à l'Institut Européen de Milan. Aux Etats-Unis, plus de 2000 patientes ont déjà été traitées par Radiothérapie Intra-Opératoire.
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