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 Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs

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Denis
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MessageSujet: Re: Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs   Ven 30 Avr 2010 - 22:12





A propos du gène KRAS



Le gène KRAS joue un rôle important dans la croissance cellulaire et l’apparition de tumeurs. Les cellules cancéreuses des tumeurs des patients présentant une mutation du gène KRAS reçoivent continuellement des messages leur indiquant de croître et de se diviser. La mutation du gène KRAS est présente dans environ 40 % des tumeurs liées au cancer colorectal. Vectibix(MC) est donc susceptible de venir en aide à près de 60 % des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique(2). La détection du gène KRAS permet aux patients atteints de cancer colorectal métastatique de prendre des décisions éclairées quant à leur traitement. En sachant si un patient présente une mutation du gène KRAS, les professionnels des soins de santé sont mieux placés pour déterminer si ce patient tirerait avantage de Vectibix(MC) et pour choisir le traitement contre le cancer qui lui convient le mieux. Amgen travaille avec les organismes de santé et les gouvernements provinciaux pour s’assurer que les patients qui pourraient bénéficier de Vectibix(MC) ont accès à ce genre d’analyse.
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Denis
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MessageSujet: Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs   Sam 12 Sep 2009 - 15:41

La biologie est en train de révolutionner la prise en charge des cancers digestifs. Chercheurs et médecins viennent de faire le point pendant trois jours au Corum de Montpellier. « C’est devenu un outil indispensable, les progrès sont de plus en plus nombreux », constate le professeur Marc Ychou, oncologue médical au centre anticancéreux Val d’Aurelle et au CHU de Montpellier, coordonnateur de la manifestation, qui insiste sur les progrès spectaculaires de la prise en charge du cancer du colon.

Premier cancer en France, tous sexes confondus, la maladie qui touche autant les hommes que les femmes, progresse au rythme de 37 000 nouveaux cas par an, pour 17 000 décès. Depuis trois ans, elle bénéficie de nouvelles prises en charge grâce aux connaissances de « l’intimité biologique des tumeurs » et plus particulièrement du gène KRAS, impliqué dans la prolifération cellulaire. « On dispose désormais d’anticorps qui bloquent le mécanisme », indique Marc Ychou. La réponse n’est pas infaillible : « Elle ne fonctionne pas quand le gène KRAS est muté, 40 % des malades sont dans ce cas ». Les candidats potentiels subissent donc au préalable des analyses qui détermineront s’ils peuvent ou non en bénéficier. Dans la région, elles sont effectuées au sein d’une plateforme qui réunit le Centre anticancéreux Val d’Aurelle, les CHU de Nîmes et de Montpellier. Dans quelques années, la méthode qui ne concerne encore que les stades avancés de cancers, devrait également être proposée à titre préventif, pour éviter les récidives. Une étude nationale montre que 15 % des rechutes seraient ainsi évitées. Bilan : si seulement 65 % des gens guérissent aujourd’hui, le taux de succès devrait grimper demain à 80 %.

Au-delà, c’est une refonte complète du traitement du cancer. « Une révolution majeure », insiste Marc Ychou. La biologie permet ainsi de prévoir l’efficacité des traitements en fonction du patrimoine génétique d’un individu. Elle marque aussi la fin de traitements cloisonnés du cancer : « On raisonne de moins en moins cancer par cancer, et de plus en plus produit par produit. Aujourd’hui, on utilise un même anticorps pour soigner des cancers du sein et de l’estomac. Les thérapies ciblées, on y est. Il n’y a qu’à voir le nombre phénoménal de nouvelles molécules en développement ». Un autre monde : « Avec la chimiothérapie et la radiothérapie, on s’en tient encore à des probabilités ».


Sophie GUIRAUD
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Denis
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MessageSujet: Re: Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs   Mar 7 Juil 2009 - 13:13



Le traitement du cancer évolue de plus en plus vers une prise en charge sur mesure du patient pour augmenter les chances de guérison. Le traitement personnalisé du cancer colorectal a ainsi progressé "à pas de géant" au cours de ces dernières années grâce aux résultats des recherches scientifiques et techniques, ont expliqué mardi les professeurs Eric Van Cutsem et Yves Humblet.

Anticorps
Parmi ces avancées scientifiques, une équipe multinationale de chercheurs, menée par le professeur Van Cutsem du département Oncologie digestive de l'UZ Leuven, a découvert que les patients dont la tumeur possède la forme normale (et donc non mutée) du gène K-ras, sont plus sensibles à une chimiothérapie associée à du cétuximab, un anticorps qui bloque le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) présent dans de nombreux types de cancer. Cet anticorps contrôle mieux la croissance de la tumeur et accroît ainsi les chances de réduction des métastases par rapport à la chimiothérapie sans cétuximab.

Dans la logique d'un traitement personnalisé, ce traitement au cétuximab ne sera donc pas administré aux patients atteints d'un cancer colorectal dont le gène K-ras a muté.

Traitement personnalisé
Les traitements possibles d'un cancer sont donc nombreux (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, etc.) mais un traitement ciblé de chaque patient, en fonction du type de cancer et de la génétique notamment, augmentera les chances de guérison.

"Une médecine personnalisée tient compte du fait que chaque tumeur peut être différente. Toutes les tumeurs, même si leur localisation est identique chez différents patients, ne se traitent pas de la même façon", souligne le professeur Van Cutsem.

"Chaque traitement possède ses avantages (comme la réduction de la tumeur) mais aussi bien des inconvénients (effets secondaires comme des nausées et vomissements, perte de cheveux, etc.) Il est dès lors crucial de pouvoir prédire si un traitement donné aura ou n'aura pas les effets escomptés chez un patient particulier avant de le conduire à travers cette période difficile. D'autre part, il faut savoir que personne n'a avantage à suivre un traitement dont on sait à l'avance qu'il n'aura guère de bénéfices", a encore précisé le professeur Van Cutsem.

Dépistage et suivi
Le professeur Yves Humblet, des Cliniques universitaires Saint-Luc, a de son côté souligné l'importance du dépistage précoce du cancer colorectal, soulignant que "quelque soit le stade, la survie relative en cas de cancer colorectal est de 57 pc après 5 ans. Mais détecté au stade superficiel, elle est de 90 pc".

Le professeur a ainsi rappelé que des polypes sont à l'origine de cette forme de cancer. Trente pour cent des sexagénaires développent des polypes mais 5 pc de ceux-ci dégénèrent en tumeurs malignes. "Il s'agit donc de détecter et de traiter ces polypes tôt dans leur évolution. En présence de sang dans les selles et/ou de troubles du transit, il importe de contacter au plus vite son généraliste. Une tumeur traitée alors qu'elle est encore superficielle permet d'augmenter spectaculairement les chances de survie", a conclu le Pr Humblet.

Deuxième type de cancer chez les femmes
Chaque année, 57.000 cancers sont diagnostiqués en Belgique dont 7.500 sont des cancers colorectaux. C'est le second cancer le plus répandu chez les femmes, après le cancer du sein, et le troisième chez les hommes, après les cancers du poumon et de la prostate. (belga/acx)
07/07/09 15h15


Dernière édition par Denis le Mer 6 Jan 2010 - 14:33, édité 1 fois
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Denis
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MessageSujet: Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs   Mer 11 Juin 2008 - 15:13

Le K-ras est un gène qui fait débat depuis peu dans le monde des spécialistes du cancer colorectal. Quand il mute, la fabrication des cellules cancéreuses s'accélère et la vie du patient est en danger. Quand ce même gène demeure stable, Erbitux prolonge - un peu - la vie de ce patient. Dans ce cas de figure, Erbitux, produit de la biotech américaine ImClone, entre en concurrence avec la toute puissance d'Avastin, la thérapie ciblée du laboratoire suisse, Roche.

Erbitux ? Avastin ? Les deux médicaments ciblent les cellules cancéreuses et enrayent leur prolifération. Mais Erbitux n'est efficace que sur un certain type de patient, ceux dont le gène K-ras n'a pas encore muté. En cas de mutation, la prolifération cellulaire abolit l'efficacité du traitement.


Dernière édition par Denis le Sam 12 Sep 2009 - 15:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Révolution dans la prise en charge des cancers digestifs   Aujourd'hui à 0:08

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