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 Les groupes anti-vaccinations ( en général) une menace pour la santé.

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Denis
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Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Les groupes anti-vaccinations ( en général) une menace pour la santé.   Lun 8 Mai 2017 - 14:55

 
Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSSQ), l'épidémie de rougeole qui avait sévi au Québec en 2011 a touché directement 776 personnes. Tout récemment, les cas de rougeole qui frappent l'Europe depuis le début de l'année se sont encore intensifiés en avril 2017. Ainsi en Roumanie, la zone la plus touchée de l'Europe, entre janvier et avril 2017, 4 793 cas de rougeole ont été signalés entraînant 22 décès. En Italie, alors qu'au premier trimestre, on notait 700 cas de la maladie, aujourd'hui ce chiffre atteint 1 603 cas. En Allemagne, des 138 cas répertoriés au premier trimestre, nous en sommes aujourd'hui à 410. En France, nous parlons de 134 cas, soit trois fois plus de cas que ceux enregistrés pour la même période en 2016.

Il convient de rappeler que nous parlons ici d'une maladie qui peut être évitée par la vaccination. Qu'est-ce qui se passe ?



La faute aux groupes anti-vaccination

Selon l'Institut C.D. Howe, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène qui pousse une partie de la société à refuser la vaccination. Dans un premier temps, l'Institut s'empresse de dire que les groupes anti-vaccination ne peuvent être les seuls tenus responsables de ce désengagement face à la santé publique. Selon leurs statistiques, ces groupes représentent environ 2% de la population. Or, pour que les campagnes de vaccination atteignent leur plein potentiel, au moins 95% des personnes doivent avoir été vaccinées. Une seule province canadienne atteint cet objectif sanitaire, il s'agit de Terre-Neuve-et-Labrador. Toutes les autres sont en deçà de ce seuil de sécurité. Bien loin de moi l'idée d'ostraciser ces groupes anti-vaccination, mais je demeure convaincu que leurs discours font plus de mal que leur nombre. Laisser planer régulièrement de prétendues menaces sur la sécurité des vaccins et attiser les craintes populaires de conspiration des grandes industries distributrices des vaccins sèment les doutes et la peur dans une partie de plus en plus importante de la population. Et tout ceci se fait dans l'indifférence la plus totale. Pourquoi?

La peur est le début de la sagesse

En 1885 au Canada, au Québec et dans la seule ville de Montréal, on compta 2 500 morts lors d'une épidémie de variole. Pourtant le 14 mai 1796, soit près d'un siècle plus tôt, le vaccin contre cette maladie terrible avait été inventé.

Ce jour-là, un bon médecin de campagne, le Dr Edward Jenner, tenta une expérience dont il fut loin de pouvoir apprécier l'ampleur future.

Il préleva du pus sur la main d'une femme, Sarah Nelmes. Celle-ci venait de traire sa vache, qu'elle appelait Blossom, atteinte de la vaccine aussi connue sous le nom de variole des vaches. Blossom avait donc sur ses pis des papules qui sous l'effet de la traite avait déposé du pus sur la main de la trayeuse, Sarah.

Le Dr Jenner avait remarqué, ainsi que bien d'autres, que les valets de ferme qui, comme Sarah, trayaient les vaches et étaient en contact avec ce pus, étaient le plus souvent épargnés durant les épidémies de variole humaine.

Il préleva donc un peu de ce pus et par scarification inocula un enfant âgé de 8 ans: James Phillip. James contracte la vaccine mais avec une seule pustule qui apparaît et disparaît bien vite. Trois mois plus tard, le Dr Jenner inocule la variole humaine à son jeune protégé. L'enfant n'attrape pas la maladie. Le médecin est bien sûr absolument soulagé et réjoui de ce succès, issu, il faut l'avouer, d'une audace peu commune. Il invente le terme vaccination qui tient son origine latine de vacciae (textuellement : de la vache). Pourtant le vaccin mit énormément trop de temps à s'implanter. Le docteur Jenner n'étant pas un illustre professeur d'université, certains mettaient ses capacités et sa découverte en doute. Pour d'autres, ils hésitaient à se faire vacciner parce qu'ils croyaient qu'il s'agissait là d'une ruse des britanniques pour infester leurs ennemis avec la variole. Mais une fois toutes ces balivernes surmontées, le vaccin fut enfin adopté. Le 8 mai 1980, l'OMS déclara qu'enfin la variole avait été complètement éradiquée de toute la surface de la planète Terre, soit exactement 184 ans moins 6 jours après la découverte du Dr Jenner. On pourrait à la limite comprendre qu'à cette époque, il y a presque deux siècles, les esprits n'étaient pas ouverts à la chose scientifique et qu'un certain scepticisme pouvait exister. Mais aujourd'hui, en 2017, ce scepticisme est-il toujours de mise ?

La poliomyélite : un autre succès

Autre succès de la vaccination : la poliomyélite. Peu se souviennent malheureusement de cette épidémie de poliomyélite qui toucha le Québec et particulièrement Montréal au milieu du siècle dernier. Pourtant si vous vous donnez la peine de consulter les archives de la Société Radio-Canada, vous pourrez voir ce reportage du Dr Charbonneau . « Le 8 août 1946, en un seul jour, soixante-seize cas de paralysie infantile, complication de la poliomyélite, sont dépistés à Montréal. On savait que les États-Unis étaient alors aux prises avec une épidémie de poliomyélite qui avait déjà fait des milliers de victimes, dont au moins 3 000 enfants. » Il s'agit aussi d'une autre maladie sur le point d'être complètement éradiquée de la planète. Selon l'OMS : « Le nombre des cas de poliomyélite a diminué de plus de 99% depuis 1988, passant de 350 000 à 37 cas notifiés en 2016. Grâce aux efforts mondiaux engagés pour éradiquer cette maladie, plus de 16 millions de personnes ont évité la paralysie » . Les foyers de résistance à la vaccination se rencontrent surtout parmi des populations où les chefs religieux font une propagande négative en disant que le vaccin est une invention américaine visant à les éliminer...

La fin des balivernes

Il est donc plus que temps que la promotion de la vaccination l'emporte sur ces campagnes de peur qui s'amusent à ressurgir au fil du temps et de l'oubli par nos contemporains des épidémies dévastatrices du passé fussent-elles dues à la variole, à la poliomyélite, à la rougeole, aux oreillons, à la rubéole, le tétanos, la coqueluche, la grippe, le VPH, etc...

L'implantation d'un registre québécois de vaccination qui a été entrepris en 2016 devrait être complètement terminé pour décembre 2018, Celui-ci permettra éventuellement aux intervenants (ex. : médecins, infirmières) du réseau de la santé :

• de soutenir leur travail de protection de la santé de la population en cas d'éclosion de maladies évitables par la vaccination;
• d'avoir accès rapidement, partout au Québec, à l'information disponible sur les vaccins que vous avez reçus;
• d'éviter de vous administrer un vaccin si ce n'est pas nécessaire;
• de communiquer rapidement avec vous en cas de rappel d'un lot de vaccins ou si vous devez recevoir d'autres doses d'un vaccin.

Il est que les grandement temps que les groupes pro-vaccinations passent à l'attaque si nous ne voulons pas sombrer à nouveau dans les horreurs du passé. S'il peut être bien vu dans certains milieux de s'afficher anti-vaccination, anti pharmaceutique, et de prôner un retour au naturel, sachez au moins que, ce faisant, vous représentez une menace non seulement pour votre santé mais pour celle de tous vos enfants, parents, amis et voisins.

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Denis
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MessageSujet: Les groupes anti-vaccinations ( en général) une menace pour la santé.   Mar 24 Nov 2009 - 19:28

Grippe A : recommandations pour les patients atteints de cancer

Lundi prochain, le Bulletin du Cancer, revue officielle de la Société française du Cancer, publiera un article spécial grippe A. En effet, les patients atteints d'un cancer représentent une population fragile face à la grippe pandémique. Immunodéprimés, les patients sous chimiothérapie sont particulièrement à risque.

Les cancérologues recommandent ainsi une triple vaccination : grippes saisonnière, grippe pandémique et antipneumococcique, deux semaines avant le début d'une chimiothérapie.
En cas de syndrome grippal, l'hospitalisation du patient peut être envisagée en fonction des résultats des analyses sanguines. Les traitements seront basés sur la prescription d'un antiviral et éventuellement d'un antibiotique.

De même si un proche d'un patient atteint de cancer contracte la grippe H1N1, un traitement préventif antiviral sera proposé.
Sarah Laîné


Dernière édition par Denis le Lun 8 Mai 2017 - 14:58, édité 1 fois
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