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 Solitude et cancer.

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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 28 Oct 2014 - 14:16

Les hommes qui ont eu des relations sexuelles avec plus de 20 femmes au cours de leur vie réduisent de 28% leur risque d'être un jour atteint d'un cancer de la prostate, comparativement à ceux qui n'ont eu qu'une seule partenaire, démontre une étude de l'Université de Montréal.

À l'inverse, avoir eu plus de 20 partenaires masculins dans sa vie est associé à un risque deux fois plus élevé d'avoir un cancer de la prostate, par rapport aux hommes qui n'ont jamais eu de relations sexuelles avec un autre homme.

Les hommes qui ont affirmé n'avoir jamais eu de relations sexuelles couraient un risque presque deux fois plus élevé d'être atteint d'un cancer de la prostate que les autres.

C'est lorsqu'un homme a fréquenté plus de 20 femmes dans sa vie qu'apparaît une réduction de 28% du risque d'avoir un cancer de la prostate (tous types confondus), et de 19% d'être atteint d'un type de cancer agressif. La chercheure Marie-Élise Parent a expliqué que le fait d'avoir eu plusieurs partenaires sexuelles féminines se traduit peut-être par une fréquence d'éjaculations plus élevées, dont l'effet protecteur contre le cancer de la prostate a été observé précédemment dans des études de cohorte.

Les données recueillies indiquent qu'avoir déjà eu un seul partenaire masculin n'influence pas le risque de cancer de la prostate, comparativement aux hommes qui n'ont jamais eu de relation sexuelle avec un homme.

Par contre, ceux qui ont fréquenté plus de 20 hommes courraient deux fois plus de risque d'être atteints d'un cancer de la prostate tous types confondus, comparativement à ceux n'ayant jamais fréquenté d'hommes. Et leur risque d'avoir un cancer de la prostate moins agressif augmenterait de 500%, comparativement à ceux n'ayant eu qu'un seul partenaire masculin.

Les chercheures Marie-Claude Rousseau et Andrea Spence ont aussi participé à cette étude, dont les conclusions sont publiées dans la revue Cancer Epidemiology. Toutes trois sont rattachées à l'INRS - Institut Armand-Frappier, de Laval.

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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Ven 15 Aoû 2014 - 18:48

HOUSTON, Texas – Écrire sur ses émotions et sur les bénéfices d’un traitement de cancer peut améliorer la santé des survivantes du cancer du sein, selon une nouvelle étude.

La recherche a été menée par la professeure Qian Lu, de l’Université de Houston, au Texas, auprès de patientes d’origine asiatique. Le but de l’étude était de réduire le fardeau psychologique de la maladie sur les patientes provenant de minorités ethniques, particulièrement chez les survivantes du cancer du sein.

«Dans mon étude, j’ai découvert que les conditions physiques et la santé mentale des patientes s’améliorent lorsqu’elles expriment par écrit leurs peurs les plus profondes et décrivent les avantages du diagnostic de cancer», a dit Mme Lu, dans un communiqué.

Selon Mme Lu, écrire sur les épreuves de la vie, même si ce n’est que pour des périodes de 20 ou 30 minutes pendant trois ou quatre jours, peut renforcer le système immunitaire du corps. La détente engendrée par l’écriture aurait un impact direct sur la capacité du corps à résister au stress et à combattre l’infection.

L’équipe de la chercheuse a fait remplir un questionnaire standard de santé aux participantes et leur a demandé d’écrire 20 minutes par semaine pendant trois semaines.

«L’étude révèle que les participantes ont trouvé le devoir d’écriture facile et qu’il leur a permis d’extérioriser leurs émotions comme elles ne l’avaient jamais fait auparavant, a expliqué la scientifique. Elles disent avoir écrit sans se censurer sur ce qu’elles pensaient et ressentaient. Elles indiquent aussi que l’intervention médicale a été appropriée et indispensable.»

Selon l’auteur, l’exercice d’écriture, après six mois, a permis de réduire la fatigue, l’anxiété et le stress post-traumatique.

L’étude a été publiée dans le journal médical Health Psychology.

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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 24 Sep 2013 - 11:59

Les gens qui sont mariés au moment d'apprendre qu'ils ont le cancer survivent plus longtemps que les autres, démontre une étude réalisée par des chercheurs américains.

Les gens mariés avaient aussi tendance à recevoir plus tôt leur diagnostic, ce qui augmentait les chances de réussite du traitement, et à recevoir un traitement plus approprié.

L'auteur principal de l'étude, le docteur Ayal Aizer de l'Université Harvard, attribue ce phénomène au soutien accordé par les époux, qui accompagnent fréquemment les patients lors de leurs visites, s'assurent qu'ils comprennent les recommandations et veillent à ce qu'ils complètent leur traitement.

Les chercheurs ont épluché les dossiers de 734 889 personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer entre 2004 et 2008 et ils se sont concentrés sur les dix cancers les plus mortels, comme ceux du poumon, du sein ou des ovaires. Leur analyse a découvert que les patients non mariés, y compris les veufs et les veuves, étaient 17 % plus à risque d'avoir un cancer métastatique et 53 % moins susceptibles d'avoir reçu le traitement approprié.

Les auteurs estiment que ces résultats mettent en relief l'importance pour un patient atteint du cancer d'être accompagné tout au long de sa maladie, que ce soit par un conjoint ou par un autre proche. Ils ajoutent que les oncologues devraient aussi encourager leurs patients à rechercher et à accepter l'aide de leur entourage.

Les résultats de cette étude ont été publiés en ligne par le Journal of Clinical Oncology.

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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Ven 9 Nov 2012 - 14:14

"We found that women with small social networks had a significantly higher risk of mortality than those with large networks," said Candyce H. Kroenke, ScD, MPH, a research scientist with the Kaiser Permanente Northern California Division of Research and lead author of the study.

The study found that socially isolated women were 34 percent more likely to die from breast cancer or other causes than socially integrated women. Specifically, larger social networks were "unrelated to recurrence or breast cancer mortality, (they) were associated with lower mortality from all causes," the authors wrote.

"Des femmes avec un petit réseau social ont de plus grades chances de mourir que celles avec un grand réseau"

Les études ont découverts que les femmes isolées sont plus susceptibles de mourir du cancer du sein ou de d'autres causes que les femmes plus socialement intégrées.



Ça peut paraitre surprenant, si non lit vite on pourrait conclure que la solitude est une cause du cancer pratiquement. Ce qui est une mauvaise nouvelle pour moi qui suis quelqu'un de grandement solitaire et avec aucun réseau.

Mais ce n'est pas tellement ça. C'est plus que les personnes qui sont seules ont moins de raisons de vivre peut-être que celles qui ont tout un réseau d'amis ou d'amies et que par conséquent, elles peuvent manger plus par exemple ou se foutre un peu plus de leur santé etc.



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 5 Avr 2011 - 14:47

(Québec) Le cancer cause bien des dommages collatéraux dont on ne veut pas toujours parler, particulièrement celui de la rupture de couples.
«Il y a des gens qui ont le cancer et le conjoint n'a pas assez de ses deux jambes pour courir assez vite pour s'en aller au loin. Il a peur que ça se contracte. Il a peur de ce que ça veut dire de vivre ça. Il y a énormément de préjugés», a déploré le Dr Pierre Audet-Lapointe, président-fondateur de la Fondation québécoise du cancer et aussi président de la Coalition Priorité Cancer, lors de son passage à Québec dans le cadre d'une tournée régionale.

«J'ai toujours été surpris de ça. Ça devrait être le contraire. Si vous voyez un conjoint diminué vous devriez l'aider et ne pas vous en aller en courant», a ajouté le médecin, qui milite pour de meilleurs soins aux cancéreux depuis 40 ans. Des personnes atteintes d'un cancer peuvent aussi se sentir mal à l'aise dans leur couple.

Cette maladie fait toujours peur, dit pour sa part la vice-présidente de la Coalition, Nathalie Rodrigue. «Peut-être que des personnes ne sont pas assez fortes pour supporter ça. Les traitements de radiothérapie sont très exigeants», a-t-elle avancé.


Avoir un cancer et travailler n'est pas facile non plus. «Il y a beaucoup de gens qui ont un cancer et ne le disent pas dans leur milieu de travail. Ils savent tout de suite qu'ils vont être victimes d'ostracisme, vont perdre leur emploi», a affirmé le Dr Audet-Lapointe.

Les pertes financières causées par le cancer peuvent être importantes s'il faut en plus payer certains médicaments non remboursés par l'assurance maladie. «On estime à 1,7 milliard $ par année les pertes de salaire et les coûts pour les proches aidants liés au cancer. Ces coûts peuvent mettre une personne à la rue. Un travailleur autonome qui n'a pas droit à l'assurance chômage tombe directement sur l'aide sociale», a souligné Mme Rodrigue.

Malgré toutes les campagnes de collecte de fonds, de prévention, de dépistage, le cancer demeure une maladie qu'on ne veut pas voir, selon le Dr Audet-Lapointe.

«C'est la conclusion à laquelle j'arrive après des années de réflexion. Comment ça se fait que des gens vont se lancer par la fenêtre pour une partie de hockey et qu'on n'est pas capable de les mobiliser pour améliorer les soins pour lutter contre le cancer?», se demande le Dr Audet-Lapointe.

Il n'a pas caché sa déception devant le refus de certaines fondations et entreprises de soutenir la lutte contre le cancer.

«Elles se disent que ça ne sert à rien, que les gens meurent de ça. Pourtant, le taux de survie est passé de 50 à 60 % au cours des dernières années», a-t-il soutenu.

Environ 50 000 personnes par année au Québec reçoivent un diagnostic de cancer et 22 000 d'entre elles ne survivront pas. «Dans la population, quand on entend parler du cancer, c'est quand les gens ont abouti au salon mortuaire. Les 60 % qui vont bien, qui s'en sont sortis, ne se promènent pas avec un écriteau sur le front pour dire qu'ils ont été opérés pour un cancer», a illustré le président de la Coalition.

Dons insuffisants

Selon Mme Rodrigue, les dons versés à des campagnes de collecte de fonds pour lutter contre le cancer ne sont pas suffisants.

«On se déculpabilise en achetant une jonquille, en allant faire une marche, mais ça ne met pas beaucoup de pression sur le gouvernement pour changer les choses», a-t-elle commenté sans mettre en doute l'utilité de collecter des fonds.

Pour vaincre le cancer ou du moins atteindre des taux de guérison plus élevés, il faudra un leadership politique très fort au Québec, selon le Dr Audet-Lapointe.

«La solution viendra quand quelqu'un qui a un poste politique important prendra une décision. Aux États-Unis, ce fut Nixon qui, en 1972, a décidé de consacrer beaucoup d'argent contre le cancer et en France, c'est Chirac qui a décidé de mettre sur pied un Institut du cancer et depuis ce temps-là, la lutte contre le cancer en France s'est vraiment intensifiée», a-t-il fait valoir.

Pour l'heure, la position prise par le gouvernement Charest sur les soins aux personnes atteintes du cancer lui semble nébuleuse, confuse, malgré l'expression de bonnes intentions.
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 21 Fév 2011 - 17:01

Bonsoir Adelaïde , j'ai lu avec attention ton échange avec Denis et Agathe ..
Bienvenue parmi nous , je n'ose deplacer ton intervention sur un topic rien que pour toi pour te presenter ..
j'ai bien sentie que tu fais comme tu peux avec tout ce qui t'ai arrive depuis un moment , et tu parle de la solitude comme si elle etait ton quotidien , mais heureusement elle n'est pas complete ni absolue puisque comme tu le dis tu trouves sur le net un peu de compagnie et d'interet pour mettre légèrement plus loin de toi tes gros soucis ..
J'espere qu'ici , nous aiderons à ce que tu sois moins en retrait et mefiante vis à vis des autres , j'espere que nous saurons te lire et donc t'écouter pour te donner un peu de chaleur qui te fait defaut ...
Comment vont tes enfants à l'heure d'aujourd'hui , avec une maman qui est là , mais qui n'a pas tout à fait fini son parcours du combattant ?
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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 21 Fév 2011 - 13:38

Tu dis des choses que je ressens moi-même Adélaîde.

Les gens qui nous soignent pour beaucoup ne l'ont pas eu le cancer et ne savent pas le dégat que ça fait en termes de confiance en soi, de plaisir de vivre etc. Ils nous font donc apprendre à les tolérer comme ils sont c'est-à-dire plus portés sur les explications en termes thérapeuthiques et qui peuvent être dites ou entendus dans le langage de leur métier.

Pour eux nous sommes des patients porteurs d'une tumeurs X et comme il y en a beaucoup de patients ils ont sans doute un temps limité à passer avec chacun et pour le reste ils vont t'envoyer voir un psychologue.

Quant à la cause du cancer personne ne sait précisément pour telle ou telle personne ce qui a causé son cancer. Ces jours-ci on a parlé dans les medias de perte de cheveux à 20 ans qui annoncerait le cancer de la prostate, et moi c'est mon cas. si ça avait été su à l'époque, j'aurais peut-être été dirigé vers un examen pour savoir l'état de ma prostate au lieu d'attendre pour découvrir ça à 50 ans. Je me suis fait faire des greffes capilaires égalment. Quel mauvais choix mais à ces âge-là, séduire les femmes est bine important et perdre ses cheveux très angoissant. J'ai peur maintenant d'apprendre que c'est ça qui a causé mon cancer (cette décison esthétique de ma part...)

Je pense qu'il me faut être tolérant envers moi-même et me dire que j'ai fait du meilleur que j'ai pu avec ce que j'étais alors.

Oui j'aurais pu être plus aider si la science avait été plus avancé, si notre société avait eu plus d'argent et fait des examens de la prostate aux hommes plus jeunes, ou si (si ça s'avère...) les greffes de cheveux n'avaient été autorisés par principe de précaution. Mes parents auraient pu me donne plus...plus d'assurance en moi en m'aimant plus etc.

Mais mes parents étaient très pauvres et ils avaient de la difficulté à surnager eux-mêmes dans la vie, ils m'aimaient mais comme on aimait les enfants à cette époque-là. La scien est ce qu,elle est et on est sûr de rien finalement autant pour les causes que si on va s'en tirer ou pas.

C'est tout notre vie, notre destin sur la terre, qu'on remets en cause avec le cancer. De tous ces sentiments et ressemtiments, je pense que c'est correct de le examiner et de les vivre au maximum. On a le droit d'être fachés contre des gens, des évênements parce que ce n'est pas rien le cancer.

Le forum que j'ai ouvert ici c'est cela aussi des gens qui s'expriments, qui témoignent de ce qu'ils vivent même si moi-même je suis fortement orienté vers les découvertes de la science, je ne suis pas le seul et je te dis que tu as tout l'espace pour t'exprimer que tu veux ici et que tu seras comprise.

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adelaïde



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 21 Fév 2011 - 11:53

Je n'ai pas cherché à comprendre le pourquoi du comment Agathe. J'ai effectivement dit à mon oncologue ce qui s'était passé dans ma vie peu avant que mon cancer ne se déclare, mais on n'est jamais revenus dessus. De toute façon il était là, et l'objectif n'était pas de savoir pourquoi, mais surtout comment on allait en venir à bout.

Pour ce qui est des relations sociales, sans dire que je n'en ai pas, je les réduis au maximum.
D'une part parce que j'estime ne pas avoir grand chose à raconter aux gens puisque ma situation matérielle s'est fortement dégradée depuis que je suis en arrêt maladie (600 euros par mois à trois c'est très très limite) et donc je n'ai pas de vie propre qui me permettrait d'avoir des choses à raconter.
D'autre part parce que lorsque j'ai essayé, avec le personnel médical tout d'abord de parler de ces choses là qui finalement me pèsent presque plus que les traitements, je n'ai reçu pour réponse générale que des "Il y a de plus en plus de gens dans votre situation", et rien d'autre.
Je sais que c'est dur pour tout le monde. Je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort, loin de là, alors... non, je n'ai rien à raconter, rien à partager. Je pense être davantage un poids pour la société et pour les autres que quelqu'un qu'on aurait plaisir à côtoyer.

Ceci dit sans tristesse ni amertume, juste avec une objectivité certaine.
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agathe



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 21 Fév 2011 - 1:49

Bonjour adélaïde. Les médecins pensent que c'est possible que ta maladie se soit déclarée avec une évolution aussi rapide en quatre mois ?
Je pense que tu te "caches" derrrière cette soi-disant froideur pour que les coups t'atteignent moins. En quatre mois tu as
eu la malchance d'accumuler des chocs énormes, terribles. C'est bien que tu aies trouvé une parade, et si la solitude ne te pèse pas plus
que cela, c'est une chance pour toi. Je reste persuadée qu'une période de solitude est nécessaire - pour tous - de temps en temps, mais se couper de la vie sociale n'est pas une solution. Il ne faudrait pas que toute cette souffrance refasse surface brutalement : ce serait pire qu' "avant";
je pense que des activités en groupe permettent de progresser vers un meilleur équilibre, mental comme physique.
Bon courage et je te souhaite le meilleur possible.
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adelaïde



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Dim 20 Fév 2011 - 23:32

Bonsoir Denis

Il y a effectivement les personnes émotives, qui se cachent derrière une barrière quelconque pour masquer leurs émotions, et surtout ne plus en ressentir, pour ne plus souffrir. Je suis ce ceux là. Parce que finalement c'est bien plus confortable et plus facile à vivre de ne ressentir aucune émotion. Enfin, pour ce qui me concerne il s'agit d'émotions me concernant moi. Je suis capable d'une empathie et d'élans vers les autres extraordinaires. J'ai souvent oublié mes souffrances durant les traitements pour simplement aller tirer un sourire à une patiente ou un patient un peu plus loin en service oncologie. Mon bonheur il était là, et non dans le fait que peut être ce qu'on m'injectait allait me donner un peu plus de temps à vivre. Réussir à tirer des rires et des sourires des gens, c'est ça mon bonheur. C'est la seule émotion que je m'autorise.

Si on parle de ma mère, elle n'est pas concernée par ça. J'ai grandi avec rire et je crois la connaitre. La seule personne au monde qui l'intéresse c'est elle même et son nombril. C'est dur de parler comme ça de sa mère ? non. Pas pour moi. Parce que finalement comme disait le chanteur, on ne choisit pas sa famille. Je n'ai pas plus d'empathie envers cette femme que je n'en aurait vis à vis de quelqu'un qui me serait inconnu et aurait le même comportement. Mon cancer a été le déclencheur d'une prise de conscience à ce niveau là, et sincèrement, vraiment, je ne souffre pas du tout de ça. Couper les liens avec elle a été une libération.

Par contre ton questionnement sur le stress et le cancer... je pense qu'il y a un lien. Je ne dis pas que c'est systématique mais... le meilleur exemple qu'on puisse avoir c'est toujours le sien propre.
Donc je vais me baser là dessus.
En octobre 2009, le 2 pour être précise, je suis licenciée économique. Comme je le disais dans mon premier message, je suis seule pour élever mes enfants. Premier coup de stress "comment je vais faire".
le 4 octobre, soit deux jours après mon licenciement, un homme dont je peux dire que je l'aimais, dont j'étais en train de me rapprocher, 39 ans à l'époque, meurt d'une crise cardiaque, seul, chez lui, loin de chez moi.
Arrive novembre, avec le lot de stress et de chagrin. Je me bats pour trouver du travail mais rien.
Décembre, ça peut paraitre rien, mais pour moi ça a été la cerise sur le gateau. J'avais quatre chats à l'époque. En une semaine, trois sont morts, écrasés par des voitures juste devant chez moi. Des années que j'avais ces chats, et en une semaine... trois meurent. Ça c'était la première semaine de décembre. La troisième semaine de décembre, ma meilleure amie de l'époque me laisse tomber comme une vieille chaussette. 15 ans d'amitié qui s'évanouissent. Parce que "elle en avait marre de me voir pleurer la disparition de mon ami"
Début janvier, j'ai une boule dans le sein droit, je me dis que ça n'est rien que ça passera. fin janvier la boule a triplé de volume, je la vois proéminente lorsque je m'allonge. J'ai attendu trois mois pour aller consulter. Trois mois au bout desquels un ami lointain, très lointain géographiquement m'a dit "si tu ne vas pas consulter, tu n'entendras plus jamais parler de moi". Les vrais amis sont rares, j'ai voulu le garder, j'ai été consulter. Je voulais mourir, pour rejoindre mon ami disparu. Et puis aussi parce que j'en avais marre de toute cette poisse.

Et le diagnostic a suivi.

Il n'y a aucun cas de cancer recensé dans ma famille. Jamais un seul.
Je reste persuadée que ces évènements là ont tout déclenché. Et jusqu'à ma mort j'en serai persuadée.

Sans parler de stress vraiment, parce que je ne maitrise pas le sujet n'étant pas médecin, je reste convaincue que les chocs émotionnels violents peuvent déclencher un cancer que finalement on a tous en nous d'endormi. Chez certains il ne se déclenchera jamais, chez d'autres... si.

On n'a pas tiré le bon numéro. Ou on n'a pas eu de chance.
Mais on est encore là, et le peu que ça durera, il faut en profiter

Bon courage à tous.

bec
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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Dim 20 Fév 2011 - 18:51

Bonjour et bienvenue Adelaîde,

Je trouve ça très dur ce que tu nous révèle à propros des relations avec ta mère. En même temps je crois que c'est vrai qu'une personne, pour une raison x, peut n'avoir pas beaucoup de sentiments généreux vis-à-vis les autres. Il y a des personnes trop émotives qui ne savent plus gérer leur émotions et ne savent plus laisser couler d'eux l'affection naturelle qu'elles (ou qu'ils...) auraient ou devraient avoir vis-à-vis une fille, une soeur etc.

Il est bien amère ce temps-là ou se rend compte de tout ça et surtout ça n'empêche pas de quelque part avoir le besoin d'être materner ou du moins aimer d'un amour tendre et gratuit.

Le rêve de cette sorte d'amour reste mais la réalité de la solitude est d'autant plus diffiicille. On dit qu'il faut savoir pardonner et je crois que le plus dur c'est de se pardonner à soi-même. Il y a des articles que je lis parfois et que je ne suis pas porté à copier sur le site. Ce sont les articles qui disent que le stress pourrait amener le cancer parce que je prends ça pour moi et je traduis pas "pourquoi tu étais si stressé dans la vie, de quoi avais-tu si peur...tu es un peureux incroyable...etc."

De même pour un article sur la solitude, que je suis surpris d'avoir copier ici. Parce que quelque part je trancris : j'ai manqué que je me dis, je n'ai pas su me démêler dans les histoires d'amour et je suis seul pour affronter mon cancer maintenant et moi c'est sûr que je ne retrouverai pas personne. etc.

C'est difficille de se pardonner à soi-même. Et pour les autres on se dit quelque chose comme "Quand je serai plus fort(e), je repenserai à ça, je lui reparlerai peut-être pour lui demander le pourquoi de tels agissement. Moi aussi il y a des choses si pesantes sur mon coeur par rapport à certaines réactions des gens que je n'ai jamais pu en parler ici.
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adelaïde



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Dim 20 Fév 2011 - 10:54

bonjour à vous,

je découvre votre forum aujourd'hui, en tapant un mot clé dans google j'ai pu avoir accès à vos écrits et tant mieux.

je me suis arrêtée un instant sur le post solitude, pour savoir ce qu'on pouvait bien en dire, parce que la solitude je connais, et sérieusement.
Alors du coup j'ai envie de vous faire part de mon expérience en la matière.
Tout d'abord il vous faut savoir que je suis d'une nature plutôt joviale, toujours le mot pour rire, même dans les pires situations. Quand on m'a annoncé mon cancer début 2010 j'ai pleuré 5 minutes dans ma voiture, et j'ai mis rire et chansons à la radio et je suis rentrée chez moi.
Appeler quelqu'un pour parler de cette annonce ? non, je n'ai que mes enfants. Jeunes encore puisque j'ai passé le cap de la quarantaine il y a peu. Je les élève seule, comme une grande, dans la joie et la bonne humeur, la communication et la complicité. Que du bonheur.
Des parents ? oui il me reste une mère quelque part à 25 bornes de chez moi. Qui lorsqu'elle a appris mon cancer s'est contentée de dire à l'un de mes enfants "ne dis pas à ta mère que je suis au courant". Vous pensez, des fois qu'il aurait fallu donner un coup de main pour traverser tout ça. J'ai tiré un trait définitif sur elle, sans aucun regret, sans aucune larme.
Des amis ? pas vraiment, disons des connaissances, qui relevaient plus du domaine professionnel que d'autre chose. Et trois mois avant l'annonce officielle de mon cancer, je venais d'être licenciée économique.
Donc me voilà seule pour affronter les chimios, l'opération, les rayons et maintenant cette hormonothérapie qui me fait plus peur que tout ce que j'ai pu vivre jusque maintenant. Parce qu'elle dure 5 ans et que les effets secondaires peuvent être particulièrement handicapants.
Mon téléphone sonne une fois toutes les trois semaines. Ca ne me dérange pas. Personne ne sonne à ma porte excepté le facteur ? aucun souci, je préfère personne que devoir me forcer à sourire à quelqu'un qui ne m'apporterait pas forcément grand chose.
Ma seule évasion, je la trouve sur internet. Je joue depuis des années à un jeu sur le net, dans lequel les échanges avec d'autres joueurs sont indispensables. Je "connais" des tas de joueurs, mais deux seulement dans le lot sont au courant pour ma maladie. Et même, nous n'en discutons pas. Ils sont juste aptes à comprendre que je peux avoir un coup de fatigue de temps en temps. Pour les autres je suis une joueuse comme une autre, qui rit, s'amuse, et que l'ambition de gagner n'obsède pas. On ne peut gagner à tous les coups dans la vie, pourquoi croire le contraire ? Et encore plus, pourquoi vouloir à tout prix gagner dans un jeu ? Voir les autres heureux de gagner me comble tout autant sinon plus, que si je gagnais moi même.

Je n'ai pas mal vécue cette solitude. Du tout. je l'ai recherchée souvent même.
La solitude c'est aussi la possibilité de se retrouver face à soi même, de réfléchir, au travers de la maladie, à nos priorités, sans que quelqu'un ne vienne nous dire "je ne sais pas si tu fais de penser bien comme ça". Se recentrer sur soi, sur ce qu'on veut faire de ce que la vie nous donnera de supplément à vivre, sur la façon dont on veut le vivre, ce qu'on pourra encore accepter et ce qu'on n'acceptera plus, je pense qu'on arrive à se concentrer là dessus bien mieux, lorsqu'on est seul.

Cette solitude m'a aidée. Je ne déprime pas. Parfois j'ai de petits coups de blues quand je me dis que ma vie ne sera plus la même. Je me sens affaiblie par 10 mois de chimio et par tout ce qui a suivi. Je n'ai pas fini encore puisque j'aurai droit à ma petite injection toutes les trois semaines jusqu'en juillet. Mais vraiment, vraiment, la solitude ne me pèse pas. Alors quand je lis que la solitude est génératrice de cancers mortels, je me dis que non. Ca n'est pas la solitude qui génère ça, parce que beaucoup de gens vivent très bien cette solitude. Je me dis que ce qui peut provoquer les cancers mortels, si le psychisme agit là dessus, c'est le peu d'estime qu'on a de soi, le peu de confiance qu'on a en soi, le peu de crédit qu'on s'accorde.

J'ai vécu des choses horribles durant mes chimios. L'opération fut un quasi fiasco et je me retrouve avec un corps abimé par ce cancer. Je suis réaliste, j'étais seule sentimentalement avant que ne débarque le crabe, et je me dis que je le resterai certainement jusqu'à la fin de ma vie, parce que personne ne pourra vouloir d'une femme avec un sein dans cet état. Ca ne me pèse pas, ça ne me mine pas, même si parfois il est difficile de me dire que je n'aurai plus jamais une épaule aimante sur laquelle poser ma tête lorsque j'ai un coup de fatigue.

On a tous besoin d'affection, de marques de tendresse, c'est intrinsèque à l'humain, mais il peut arriver qu'on doive vivre sans. Il faut alors savoir l'accepter, comme pour tout ce que la vie peut nous infliger de douleurs et de cicatrices, l'accepter.
Ca n'est pas être fataliste, c'est être au contraire optimiste, et réaliser que la solitude, comme beaucoup d'autres choses peut être une force, pour nous mêmes.
Plus que la solitude, c'est cette peur de la solitude qu'il faut combattre. La peur n'engendre jamais rien de bon.
La solitude peut engendrer beaucoup de choses positives.


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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mer 9 Fév 2011 - 14:56

Depuis un an, la Ligue contre le cancer tient une permanence à l'hôpital. Deux fois par mois, les malades et leur famille peuvent y trouver une écoute et des conseils.

Depuis un an, le comité des Côtes-d'Armor de la Ligue contre le cancer tient une permanence dans les locaux du centre hospitalier. Deux fois par mois, le premier et le troisième vendredi, Annick et Denis Durand, qui habitent Pabu, sont à l'écoute de ceux qui ont besoin de parler. «Ça fonctionne bien. C'est très aléatoire. Parfois, nous n'avons aucun rendez-vous. En décembre et janvier, on a vu trois à quatre personnes à chaque permanence», témoigne Annick. Le couple Durand suit également des personnes à domicile comme à Louargat. En 2010, ils ont comptabilisé une trentaine de passages sur le site de l'hôpital. Ils ont rencontré une vingtaine de personnes, qui venaient du grand Guingamp. Ceux qui poussent la porte de cette permanence souffrent souvent de solitude.


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agathe



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 25 Jan 2011 - 13:19

tu le notes dans ton agenda ou sur ton calendrier... tu fais un noeud à ton mouchoir ... lol !
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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 25 Jan 2011 - 12:27

Je le vois déja le 1ier février, reste juste à me souvenir de ça.
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agathe



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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 25 Jan 2011 - 4:18

haaa ! mais ça ne va pas t'arriver tout seul... faudrait peut-être en parler à ton médecin !
allez zou ! prends rendez-vous avec lui dans la foulée !!!!
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Denis
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 24 Jan 2011 - 17:26

Pas moi entk. je ne prends pas de pilule pour ça sur une base régulière. J'aimerais en avoir pour une consommation ponctuelle mais je n'en ai plus je crois.
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Lun 24 Jan 2011 - 17:01

Les patients ne sont donc pas tous sous traitement "euphorisant" ?
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Ven 21 Jan 2011 - 11:26

Selon Alex Mitchell et son équipe, 14,3 % des cancéreux souffrent d'une forme majeure de dépression et 9,6 % d'une forme légère. Quant aux troubles de l'humeur, ils se manifestent chez un tiers des patients. Ces résultats n'étonnent guère le Pr Fabien Calvo, cancérologue et directeur général adjoint de l'institut national du cancer (INCa). "Mais ils ont le mérite de préciser les choses alors que l'évaluation de la dépression est trop souvent faite à la louche par les cancérologues ou les soignants qui utilisent des grilles simples. Cette fois, des psychiatres et des psychologues se sont donné les moyens de bien différencier les dépressions vraies des troubles de l'humeur et de l'anxiété, assez naturels lors de l'annonce du diagnostic."

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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 4 Jan 2011 - 0:37

Le visionnement du court extrait d'une entrevue donnée récemment par le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, m'a décontenancée. Après plusieurs écoutes, je ne suis toujours pas certaine d'avoir saisi la teneur de son message en ce qui a trait aux appels au secours lancés depuis le 22 octobre dernier par l'Association canadienne du cancer du rein que je représente au Québec.
La formation d'un groupe de travail, l'assurance que les argents sont là pour les traitements de pointe en oncologie, le souci de s'assurer de leur efficacité: ces éléments sont assez clairs. Ce qui a retenu mon attention et que j'ai eu du mal à saisir c'est le message véhiculé dans la citation suivante : «C'est quelques patients qui ont besoin de médications très spécifiques...»

Peut-être que j'interprète mal ces quelques mots en pensant qu'ils ont été dits pour minimiser la pertinence des demandes de révisions faites par notre association en ce qui concerne les refus de deux traitements pour le cancer du rein par le Conseil du médicament le 14 octobre dernier? Peut-être que le moment choisi par le ministre pour annoncer sa position à la veille d'un point de presse de la Coalition priorité-cancer ne relevait pas du plus pur opportunisme? Toujours est-il que sans présumer de ses intentions, j'aimerais lui adresser le message suivant de façon publique.

Monsieur le ministre,


Le cancer du rein est un cancer rare. Les cancers rares sont systématiquement sous-représentés dans les décisions prises par le Conseil du médicament.

De tous les cancers rares, le plus sous-estimé et sous-financé est le cancer du rein de stade avancé.

Ce cancer est tellement rare, qu'un Conseil qui se permet de refuser un médicament tel que l'Afinitor en donnant pour raison que les études faites, y inclus dans les autres provinces, dans d'autres pays développés et ailleurs dans le monde, ne s'appliquent pas aux Québécois, un tel Conseil souffre d'un manque de vision et d'information inquiétant.

Tout ça alors que, comme l'a souvent dit le Dr Denis Soulières, hémato-oncologue au CHUM et bien d'autres experts en la matière, dont la Coalition Priorité-cancer, le Québec n'a aucune vue d'ensemble ni de données fiables en matière de cancer!

«C'est quelques patients qui ont besoin de médications très spécifiques...»

Je fais partie de ces patients, et nous avons maintenant besoin d'une action ou d'une promesse ferme, pas de mots, pas de se faire mettre à l'écart une fois de plus. Nous sommes appuyés en cela par nos familles, nos proches, nos aidants, mais aussi par nos oncologues, dont plusieurs, spécialisés en cancer du rein, ont fait parvenir une demande de révision au Conseil en ce qui concerne la décision du 14 octobre sur l'Afinitor.

C'est avec infiniment de respect que je vous demande donc, monsieur le ministre, de nous assurer aujourd'hui que les dossiers du Torisel et de l'Afinitor feront l'objet d'une approbation par le Conseil du médicament, au plus tard en janvier 2011.

En cette période des fêtes, ce serait un cadeau de vie qui permettrait à ces «quelques patients» de commencer l'année 2011 avec un peu de sérénité et la sensation d'être moins seuls.

Nicole Giroux, Patiente et directeur de l'Association canadienne du cancer du rein pour le Québec

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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Ven 24 Déc 2010 - 14:18

Je ne connais rien -ou si peu- du cancer. Mais parler de la solitude, ça je pense pouvoir le faire.
Mais juste avec mes mots, simplement.
Pour moi, la solitude est complètement néfaste.
Même une personne aimant la tranquillité a besoin de vie sociale, d'un soutien.
J'ai toujours entendu dire qu'un humain n'est pas fait pour vivre seul.
Mais la solitude, ce n'est pas nécessairement être face à son miroir.
Il y a aussi de ces couples qui ne se parlent plus, qui sonts seuls en étant deux.
Je crois que c'est encore pire.
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Ven 24 Déc 2010 - 14:01

Certains refusent d'aller aux soirées de Noël parce qu'ils ne veulent pas qu'on les voie sans cheveux. D'autres sont exaspérés parce que leur entourage les couve au point de ne rien leur laisser faire. Pour les personnes qui vivent avec le cancer, la période des Fêtes peut être très difficile.
Hier, quelques patients ont assisté à une séance de consultations organisée par la Fondation québécoise du cancer avec l'onco-psychologue Marika Audet-Lapointe, où ils ont pu recevoir des conseils pour mieux profiter des festivités à venir.

À la poignée de personnes présentes, Mme Audet-Lapointe a répété que le secret, pour des Fêtes réussies, c'est de s'entourer. «Certaines personnes qui suivent des traitements sont affaiblies et elles évitent les rencontres par crainte de contracter une maladie. Mais s'isoler ne fait qu'ajouter une tristesse supplémentaire. À moins de contre-indications, il faut s'entourer.»

Marie-France Picard, atteinte du cancer du sein, aurait bien aimé passer Noël avec ses enfants et ses petits-enfants. Mais elle n'en a pas la force. «Je dois me reposer», dit-elle. Avec son mari, Gérard Matte, ils iront voir leurs proches aujourd'hui, juste après le énième traitement que Mme Picard recevra à Montréal.


Les 24 et le 25 décembre, le couple restera à la maison, à Chertsey. «Mais je vais être aux fêtes du jour de l'An», annonce Mme Picard.

M. Matte vit difficilement avec le fait que sa femme ait le cancer. Cet homme costaud, à la retraite depuis 2007, a dû abandonner ses projets de voyage. Il s'est confié à Mme Audet-Lapointe: «Je trouve ça plus dur qu'elle. On commençait la retraite en 2007. Puis elle a eu une opération aux jambes et elle a appris qu'elle avait le cancer. Je me demande tout le temps si je vais perdre ma femme...»

Pour lui, le seul espoir se trouve dans les équipes médicales, dont il a salué la compétence. «Voir tout le travail qu'ils font, ça m'émeut», a-t-il dit avant d'éclater en sanglots et de reconnaître que le repos de Noël sera mérité.

Faire ce qu'on aime

Selon Mme Audet-Lapointe, pour qu'une personne atteinte du cancer passe un beau temps des Fêtes, elle doit déterminer ce qui est important pour elle à cette époque de l'année: «Si ce qui est important, c'est de recevoir son monde et de faire à manger, il faut essayer de trouver une façon de le faire. Si on annule tout, la tristesse s'accumule. Il faut se reposer, mais il faut être créatif pour ne pas abandonner tout ce qu'on aime.»

Les proches des cancéreux doivent aussi être à l'écoute. «Trop souvent, les proches veulent trop aider et ne laissent rien faire à la personne atteinte du cancer. Ce n'est pas mieux», observe Mme Audet-Lapointe.

Plutôt que d'être abattue par son cancer du sein, Claudette Tétreault affirme qu'elle est plus en paix que jamais. Sa maladie lui a permis de marquer un temps d'arrêt et de faire le point sur sa vie: «Je me suis fait un cadeau de Noël. J'ai décidé que je penserais à moi, maintenant», affirme cette résidante de Saint-Hyacinthe au regard pétillant et aux cheveux rouges.

Mme Tétreault passera Noël dans sa famille. Mais elle n'aura pas la même attitude qu'avant: «J'ai toujours acheté la paix en ne disant rien. Mais là, je me fais un cadeau de moi à moi, et je dis ce que je pense. Ça me fait un bien énorme. C'est toujours ça de pris!»
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Mar 12 Oct 2010 - 1:44

Au total, 2,5 millions d'Européens sont victimes de ces tumeurs variées dont la prise en charge reste très insuffisante.

Dans bien des pays, ils sont les oubliés de la cancérologie. Les patients atteints d'un cancer rare souffrent souvent d'un diagnostic tardif. Ils peinent à accéder à des centres de prise en charge spécialisés. Sans compter les difficultés pour participer à des essais cliniques, bénéficier d'innovations thérapeutiques… Face à ces injustices, des représentants de malades, médecins, chercheurs, sociétés savantes, institutions et laboratoires pharmaceutiques se sont unis pour mener une bataille à l'échelle européenne. Les actions de ce consortium, nommé European Action Against Rare Cancers, ont été présentées la semaine dernière au congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO) qui se tenait à Milan (Italie).

Formes rares de tumeurs des os, du cerveau, des glandes endocrines… Individuellement, chacun de ces cancers touche moins de trois personnes sur 100.000 par an. Mais au total, en Europe, plus de 2,5 millions de personnes seraient concernées, avec 400.000 nouveaux cas et 250.000 décès chaque année. «Pris globalement, les cancers rares représentent 20% des tumeurs, ils ne sont donc pas rares », a souligné le Pr Paolo Casali, cancérologue à Milan, lors d'une conférence de presse. Le Pr Jean-Yves Blay, oncologue au centre Léon Bérard de Lyon et président de l'European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC), enfonce le clou. «Bientôt, tous les cancers vont devenir rares », assure-t-il, en faisant référence aux classifications de plus en plus fines des tumeurs, y compris les plus fréquentes comme celles du sein ou du poumon…

Pour le consortium européen, l'objectif consiste désormais à trouver des partenaires et à mettre en musique 39 recommandations adoptées l'an dernier. «Il y a trois grandes priorités: adapter les essais cliniques, organiser la prise en charge des malades et permettre à ces derniers d'accéder aux nouveaux traitements», insiste le Pr Casali. Une analyse partagée par les associations de patients. «Il est difficile de réaliser ce que vit une personne atteinte d'un cancer rare.

Même dans les pays riches, ces malades ont parfois l'impression qu'on les laisse tomber», raconte Kathy Olivier, de l'Alliance internationale contre les tumeurs cérébrales. Et cette femme, dont le fils a été lui-même atteint d'un cancer cérébral, d'insister. «Nous avons désespérément besoin d'essais cliniques pour les cancers rares en Europe, c'est crucial.» Le problème, pour les chercheurs, est que les méthodologies habituelles sont inapplicables. «Dans ce domaine, il est difficile de réunir un grand nombre de patients et de monter des études randomisées. Et même quand on y parvient, les autorités sanitaires ne sont pas nécessairement convaincues», explique le P r Blay. «Il faudrait simplifier la bureaucratie pour ce type d'essais», estime de son côté Guido Guidi, du laboratoire pharmaceutique Novartis.

Et ce représentant de l'industrie de rappeler quelques beaux succès dans ce domaine, comme la mise au point du Glivec, un traitement ciblé qui a permis de transformer le pronostic de deux cancers orphelins, les leucémies myéloïdes chroniques et des tumeurs intestinales, les GIST. Une autre molécule de la firme suisse, l'everolimus, vient d'obtenir des résultats positifs chez des patients atteints de tumeurs neuro-endocrines et va faire l'objet d'une demande d'homologation mondiale dans les mois à venir. D'autres résultats prometteurs de molécules ciblées ont été obtenus dans des formes rares de cancers du poumon ou des os. «Les industriels commencent à réaliser que les tumeurs rares sont de bons modèles», dit encore le P r Blay.

S'il reste beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge de ces malades, la France n'est en tout cas pas à la traîne. Dans le cadre du plan cancer, la prise en charge de huit cancers rares (dont les sarcomes et des tumeurs endocriniennes) est en train de s'organiser autour de centres de référence nationaux et régionaux.
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MessageSujet: Solitude et cancer.   Jeu 10 Déc 2009 - 17:44

La solitude pourrait favoriser l'apparition de certaines tumeurs, particulièrement mortelles, selon des chercheurs des universités américaines de Yale et de Chicago. Ces derniers ont observé l'augmentation des tumeurs sur des rats femelles solitaires.



Les chercheurs expliquent ces résultats en invoquant le stress, qui est ravivé par l'absence d'appartenance à un groupe social. Ce stress entraînerait notamment la désactivation des gènes chargés de supprimer les cancers.L'équipe de chercheurs avait démontré précédemment que des rats anxieux et peureux avaient plus de risques que les autres de contracter des tumeurs mortelles.

Cette nouvelle étude indique que l'isolation sociale et la négligence peuvent déclencher la peur et l'anxiété responsables de cancers.

Les chercheurs ont suivi le développement de tumeurs chez des rats isolés ou en lien avec des groupes sociaux. Ces deux types de rats ont développé des tumeurs, mais les rats isolés en ont développé 84 fois plus que ceux intégrés à des groupes sociaux.


Ces tumeurs étaient davantage malignes que celles observées chez les rats vivant en groupe.

Site : www.yale.edu


Dernière édition par Denis le Ven 21 Jan 2011 - 11:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Solitude et cancer.   Aujourd'hui à 22:09

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