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 Pénuries de marqueurs radioactifs pour les examens de scintillographie

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Denis
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Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Pénuries de marqueurs radioactifs pour les examens de scintillographie   Ven 20 Fév 2015 - 10:28

SHEBROOKE | Des chercheurs du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ont réussi à fabriquer des isotopes médicaux servant aux diagnostics du cancer directement à l’hôpital plutôt que d’avoir à dépendre des centrales nucléaires.
Les chercheurs croient que cette découverte pourrait réduira les risques de pénurie, comme ça s’était produit en 2009 pendant la réfection de la centrale de Chalk River. On avait alors dû retarder de nombreux examens de dépistage du cancer. En plus, la nouvelle façon de produire des isotopes ne crée pas de déchets nucléaires.
Les isotopes produits à l’aide d’un cyclotron s’appellent le Technétium 99. « Nous sommes fiers de présenter les premiers résultats de cette étude clinique réalisée auprès de personnes atteintes de troubles de la glande Thyroïde. Les images obtenues avec le Technétium 99 produit par notre cyclotron, sont équivalentes à celles réalisées avec du Technétium 99 produit par un réacteur nucléaire », a déclaré le Dr. Éric Turcotte, professeur-chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Les patients en attente d'un examen par imagerie nucléaire n'ont plus à craindre une pénurie d'Isotopes produits par les réacteurs nucléaires, comme celle qu'on avait connue en 2009 et qui avait duré 15 mois, laissant dans l'inquiétude les patients en attente d'examens et d'un diagnostic.
Les images du premier patient ont été réalisées en septembre 2014, après que Santé Canada ait autorisé les essais cliniques et 11 patients ont été injectés avec le Technétium 99 fabriqué par cyclotron depuis.
« Il faut miser sur cette technologie, d'autant plus que les 5 principaux réacteurs nucléaires qui produisent près de 80% des besoins en isotopes médicaux dans le monde ont plus de 50 ans et plusieurs arrivent à la fin de leur vie utile. La fermeture prévue de certains d'entre eux prochainement créera un déséquilibre dans la chaîne d'approvisionnement. Il faut être prêt à répondre aux besoins croissants en examens diagnostics pour les patients », a expliqué le Dr. William Fraser, directeur scientifique du CRCHUS.
Pas de déchets
La production de Technétium 99 par cyclotron peut répondre aux besoins. Elle ne produit pas de déchets nucléaires, ce qui en fait la technologie verte de l'avenir. Elle est aussi peu coûteuse comparée à l'investissement que représenterait la construction d'un réacteur nucléaire.
Le CHUS, qui dispose de 2 cyclotrons, vise l'autosuffisance de Technétium 99 dès 2016 et pourrait transposer sa technologie à d'autres Centres hospitaliers du Québec disposant d'un cyclotron en 2018.
Pour réaliser ce projet, Ressources naturelles Canada a investi 2,9M$ via le programme d'accélération des technologies d'isotopes (PATI). À cela s'ajoute une contribution de 6 M $ du ministère de la Santé du Québec, de 400 000$ de la Fondation du CHUS et de 70 000$ du consortium MITNEC (Medical imaging Trial Network Canada). Le projet PATI s'est fait en collaboration avec une équipe de l'Université de l'Alberta et de la compagnie Advanced Cyclotron System Inc., fabricant de cyclotron.

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Denis
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MessageSujet: Pénuries de marqueurs radioactifs pour les examens de scintillographie   Mar 16 Fév 2010 - 13:38

Le monde entier s'inquiète de l'arrêt de la production de certains marqueurs radioactifs des cancers.


Au cours des cinq prochaines années, le nombre d'examens scintigraphiques pourrait bientôt être drastiquement limité dans le monde. Les deux principaux réacteurs fabriquant les isotopes radioactifs utilisés par cette technique d'imagerie sont à l'arrêt. Le réacteur canadien qui fournissait plus de 40 % de la consommation mondiale est en panne depuis le mois de mai dernier à la suite d'une fuite d'eau lourde. Le réacteur hollandais vient d'être arrêté à son tour. Ils fournissaient tous les deux près de 70 % des isotopes utilisés en scintigraphie dans le monde. L'ensemble des autres appareils ont plus de quarante ans d'activité. Mis à part le «petit» réacteur australien terminé il y trois ans, ils sont tous vieillissants. Leurs successeurs n'entreront pas en production avant 2015. Selon la revue Nature, il y a 70 000 scintigraphies par jour dans le monde.




En matière de traitement du cancer, cette panne simultanée est une très mauvaise nouvelle. En effet, la scintigraphie est une technique d'imagerie médicale qui permet de diagnostiquer les métastases osseuses ainsi que d'explorer le fonctionnement de nombreux organes comme le cœur, les poumons, les reins... Chez l'enfant, cette technique est surtout utilisée pour explorer les reins et les os, et n'a guère d'alternative. Son principe est simple : des isotopes de technétium 99 *(99Tc) sont injectés dans le corps du patient et leur radioactivité permet de détecter les endroits où ils se concentrent. Là où la circulation sanguine est plus importante est là où il peut y avoir potentiellement une tumeur ou une métastase. Cette technique permet de voir le fonctionnement en direct d'un organe. Autre avantage, elle délivre moins de radioactivité qu'une simple radiographie des poumons.
«Si le réacteur canadien ne redémarre pas au printemps, il va forcément y avoir un rationnement des examens dans chaque pays », admet Alain Alberman, responsable commercial du réacteur français Osiris au Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Osiris produit près de 7 % de la consommation mondiale. Son successeur, le réacteur Jules-Horowitz, est actuellement en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône) pour un montant de 300 millions d'euros. Les États-Unis qui étaient principalement approvisionnés par ces deux réacteurs devraient être les plus touchés par la pénurie. Mais tous les pays seront obligés de revoir le nombre d'examens scintigraphiques à la baisse. Des priorités d'utilisation devront être définies par les autorités sanitaires.
Comment une telle pénurie est-elle possible, alors même qu'elle était prévisible ? Selon Alain Alberman, la réponse est à chercher au Canada, leader mondial de la production de molybdène 99 (99Mo) et de technétium 99 (99Tc). Depuis plusieurs années, les autorités savent que leur réacteur NRU (National Research Universal) construit à Chalk River n'est pas éternel d'autant plus qu'il a montré des signes de faiblesse dès la fin des années 1990. C'est pour cette raison même que dès cette époque le Canada a décidé la construction de deux nouveaux réacteurs jumeaux de fabrication de 99Mo baptisés Mapple. Sachant cela, les autres pays n'ont pas investi, comptant sur le Canada pour les approvisionner en isotopes. Mais comme aucun des deux réacteurs n'a été capable de fonctionner une seule journée, l'ensemble des pays consommateurs se sont retrouvés sans ressources quand le RNU a dû être stoppé. Son redémarrage hypothétique est aujourd'hui le seul espoir d'éviter la pénurie. Il est programmé pour le printemps mais rien ne le garantit. En décembre 2007, il avait déjà connu une panne grave. Les autorités avaient autorisé son redémarrage alors que selon l'agence chargée du contrôle des installations nucléaires les conditions de sûreté n'étaient pas réunies.
Dossier complexe



L'arrêt du réacteur de Peten, aux Pays-Bas, qui fournissait 20 % des besoins français, intervient donc au plus mauvais moment. L'Europe s'organise pour essayer de trouver des solutions mais il faudra de la patience. La France et la Belgique sont en train de construire deux unités nouvelles. L'université de Munich, en Allemagne, a un réacteur déjà construit mais pas encore en activité. Le dossier est complexe. Les alternatives constituées par les cyclotrons sont coûteuses. Par ailleurs, la gestion des isotopes mobilise des milliers de salariés. On ne pourra plus les entretenir si la pénurie s'installe.
*Comment fabriquer du technétium 99 ?
« LE TECHNÉTIUM 99 est livré comme on faisait auparavant avec le lait. Les bouteilles pleines sont apportées une fois par semaine dans les grands hôpitaux et elles sont récupérées ensuite quand elles sont vides » , explique Alain Alberman, du Commissariat à l'énergie atomique.
Le processus de production du 99Tc est complexe. Pour ne pas s'y perdre, on peut résumer en disant que le technétium 99 (99Tc) est le fils du molybdène 99 (99Mo).
Au départ, il y a les combustibles nucléaires usés. Ces cendres contiennent encore de l'uranium enrichi. Quand elles sont irradiées à l'intérieur d'un réacteur, elles produisent un peu de molybdène 99 (99Mo). Ces cendres sont récupérées par un industriel qui extrait le 99Mo. Ce dernier étant très volatil, le traitement doit être rapide. Le 99Mo est livré à son tour à un autre industriel qui le conditionne en 99Tc sous forme liquide et le livre aux hôpitaux. Toutes ces opérations doivent s'opérer en quelques jours.
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