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 Firmagon

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Denis
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MessageSujet: Re: Firmagon   Lun 25 Oct 2010 - 15:34

La même chose que l'article précédent.

Au moins onze types de cancers différents partagent un point commun : la présence d'une molécule particulière très tôt dans leur développement.

Selon l'équipe franco-américaine qui l'a découverte, ce biomarqueur appelé récepteur de la FSH (hormone folliculo-stimulante) est spécifique aux tissus tumoraux et est présent aux stades très précoces de la maladie.

En outre, il est facilement détectable par les méthodes d'imagerie traditionnelle et semble être une cible facile pour des agents anticancéreux administrés par voie sanguine.

Les chercheurs ont étudié des biopsies prélevées chez 1336 personnes atteintes de cancer pour constater la présence du récepteur dans la totalité des échantillons, quels que soient le type et le stade de la tumeur.

L'hormone a été détectée dans des tumeurs des types de cancer suivants :


•prostate
•sein
•côlon
•pancréas
•vessie
•rein
•poumon
•foie
•estomac
•testicules
•ovaires
.
Le récepteur est cependant complètement absent de l'ensemble des autres tissus normaux de l'organisme y compris le tissu normal de l'organe porteur de la tumeur.

Les chercheurs pensent aussi que cette hormone pourrait devenir un marqueur biologique très prometteur du cancer et un candidat pour la détection et la thérapie.

D'ailleurs, des expériences de détection par imagerie ont déjà été effectuées avec succès par les chercheurs chez la souris.

De nouveaux tests sont toutefois nécessaires pour confirmer la détection du récepteur en testant des procédures d'imagerie utilisées couramment à l'hôpital (RMN, TEP, et imagerie par ultrasons).

Les travaux complets sont publiés dans le New England Journal of Medicine. Ils sont le résultat d'une collaboration entre des chercheurs américains, du Mount Sinaï School of Medicine, et français, de l'Institut Mondor de recherche biomédicale.

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Denis
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MessageSujet: Re: Firmagon   Mer 20 Oct 2010 - 22:32

Un marqueur unique découvert dans toute une gamme de cancers
De Christine COURCOL (AFP) – Il y a 9 heures

PARIS — Un marqueur biologique qualifié de "très prometteur" a été découvert chez plus de 1.300 patients souffrant de 11 types différents de cancers, laissant imaginer la possibilité d'une détection du cancer plus facile et d'une mise au point un jour d'un médicament universel.

On est cependant encore loin du compte, comme le reconnaît Nicolae Ghinea, docteur en biologie et directeur de recherches à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui travaille sur le sujet depuis près de dix ans.

Il faudrait en effet élargir la recherche à d'autres types de cancer, confirmer la détection du récepteur avec d'autres procédures telles qu'imagerie par résonance magnétique, tomographie par émission de positons ou imagerie par ultrasons, conduire des études précliniques (sur l'animal) pour le perfectionnement des procédures et des éventuels agents thérapeutiques...

Les marqueurs tumoraux -hormones, protéines, enzymes...- peuvent signer la présence de cancer, comme le PSA pour le cancer de la prostate ou la HCG pour le cancer des testicules.

La molécule, qui a été étudiée, est la FSH ou "Hormone folliculo stimulante", synthétisée dans l'hypophyse et que l'on trouve dans les organes reproducteurs humains, les ovaires et les testicules. Chez la femme elle stimule notamment la production d'oestrogènes, et chez l'homme celle de spermatozoïdes.

Au départ, l'équipe du Centre Mondor de recherche biomédicale, à Créteil, près de Paris, a voulu confirmer l'hypothèse que la FSH puisse apparaître dans les tumeurs du cancer de la prostate.

Une fois cette hypothèse confirmée, "j'ai voulu vérifier qu'elle n'apparaissait pas dans d'autres cancers, comme le sein, le poumon", dit le Dr Ghinea. Et là, "surprise totale, il y avait le même marqueur !".

Son équipe -pour la moitié des anatomo-pathologistes- a alors étudié des biopsies de 1.336 patients atteints de onze types de cancers : d'abord, puis , , , , , , , , estomac, testicules. Faute de moyens il a fallu s'arrêter là, selon le Dr Ghinea, mais la liste devrait s'élargir, même si les cancers cités représentent "70% des cas de cancer et 90% des cas de décès".

En regardant les biopsies au miscroscope électronique (qui multiplie jusqu'à 600.000 fois) après injection d'or (qui a permis de voir les particules), les chercheurs ont en effet constaté "une très forte expression" (présence) du récepteur de la FSH dans "toutes" les tumeurs, quel que soit le type de tumeur et leur stade d'avancement.

Chose particulière, le marqueur n'était pas au centre de la tumeur mais à la périphérie.

Les récepteurs -qui reconnaissent la FSH et lui permettent de se fixer- se trouvaient en effet dans les vaisseaux sanguins à la périphérie de la tumeur, exactement sur la surface des cellules endothéliales qui tapissent l'intérieur de la paroi. Donc à proximité immédiate du flux sanguin.

Ce qui, notent les chercheurs, en fait "une cible facile pour les agents de diagnostic et de thérapie injectés dans le sang".

A contrario, les récepteurs étaient totalement absents des tissus non malades de l'organisme, y compris des tissus sains de l'organe porteur de la tumeur.

"C'est maintenant que tout commence", dit le Dr Ghinea.

En attendant l'élargissement des recherches, qui devraient durer des années, "on peut imaginer un traitement universel pour un marqueur universel", à tout le moins pour "commencer le traitement".

L'Inserm a déjà déposé une demande de brevet sur la méthode d'imagerie.

Ces travaux sont publiés jeudi dans le New England Journal of Medicine.

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Denis
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MessageSujet: Firmagon   Ven 19 Mar 2010 - 14:44

Pourquoi donner un agoniste de la GnRH dans un cancer de la prostate avancé hormono-dépendant alors qu’il serait plus logique de donner un antagoniste de la GnRH (gonadotrophins releasing hormone : LH et FSH) et de plus, actif immédiatement? Cette question obsède urologues et cancérologues depuis plusieurs décennies, depuis l’époque (fin des années 1980) où a été établie la possibilité de stabiliser ou de faire régresser un cancer de la prostate par un agoniste de la GnRH et d’allonger la survie sans progression de la maladie tumorale.



Le laboratoire Ferring vient de commercialiser en France le dégarélix (Firmagon®) issu de son centre de recherches américain de San Diego. C’est le premier antagoniste direct de la GnRH – il ouvre donc une classe thérapeutique. Donner un agoniste direct des récepteurs hypophysaires de la GnRH semble en effet plus logique et plus productif à tous points de vue…


Dernière édition par Denis le Mer 20 Oct 2010 - 22:32, édité 1 fois
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