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 Les nanotechnologies

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Denis
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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Lun 26 Jan 2015 - 13:12

A study led by the National University of Singapore (NUS) found that attaching chemotherapy drug Epirubicin to nanodiamonds effectively eliminates chemoresistant cancer stem cells. The findings were first published online in ACS Nano, the official journal of the American Chemical Society, in December 2014.

The research team, led by Assistant Professor Edward Chow, Junior Principal Investigator at the Cancer Science Institute of Singapore (CSI Singapore) at NUS, demonstrated the use of nanotechnology to repurpose existing chemotherapy drugs as effective agents against chemoresistant cancer stem cells. Chemoresistance, which is the ability of cancer cells to escape chemotherapy treatment, is a primary cause of treatment failure in cancer. Cancer stem cells, a type of cancer cell which initiates the formation of tumours, are commonly found to be more resistant to chemotherapy than the rest of the bulk tumour, which can lead to cancer recurrence following chemotherapy treatment. As such, there is intense interest in developing new drugs or treatment strategies that overcome chemoresistance, particularly in cancer stem cells.

In this study, widely-used chemotherapy drug Epirubicin was attached to nanodiamonds, carbon structures with a diameter of about five nanometres, to develop a nanodiamond-Epirubicin drug delivery complex (EPND). The researchers found that while both standard Epirubicin as well as EPND were capable of killing normal cancer cells, only EPND was capable of killing chemoresistant cancer stem cells and preventing secondary tumour formation in xenograft models of liver cancer.

Compared to other approaches such as combinatorial therapy of chemotherapy drugs with inhibitors of chemoresistance pathways, delivery of existing chemotherapy drugs with nanomaterials, in this case nanodiamonds, provide a broader range of protection in a package that is both safer and more effective. The study showed that delivery of Epirubicin by nanodiamonds resulted in a normally lethal dosage of Epirubicin becoming a safe and effective dosage. As such, delivery of chemotherapy drugs by nanodiamonds not only enables enhanced killing of chemoresistant cancer stem cells, but may be a useful alternative for patients who cannot tolerate the toxic side effects of standard chemotherapy drugs.

Furthermore, the versatility of the nanodiamond-based drug delivery platform opens up the possibility of future applications of nanodiamonds such as the addition of other similar drugs as well as active targeting components such as antibodies or peptides against tumour cell surface proteins for targeted drug release. In addition, the application of a nanodiamond-drug delivery system is not limited to liver cancer. It offers a promising approach to treating a broad range of difficult cancers, particularly those driven by chemoresistant cancer stem cells.

In collaboration with Professor Dean Ho at the University of California Los Angeles and Professor Li Jianzhong at Peking University, Asst Prof Chow's group is working towards completing preclinical work on anthracycline delivery by nanodiamonds and hope to begin clinical trials in the near future.

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Une étude menée par l'Université nationale de Singapour (NUS) a constaté que la fixation du médicament de chimiothérapie l'épirubicine aux nanodiamants élimine efficacement les cellules souches du cancer chimiorésistantes. Les résultats ont d'abord été publiés en ligne dans ACS Nano, le journal officiel de l'American Chemical Society, en Décembre 2014.

L'équipe de recherche a démontré l'utilisation de la nanotechnologie pour réorienter les médicaments de chimiothérapie existants comme agents efficaces contre les cellules souches du cancer chimiorésistantes. La chimiorésistance, qui est la capacité des cellules cancéreuses de s'échapper de la chimiothérapie, est une des principales causes d'échec thérapeutique dans le cancer. Les cellules souches du cancer, un type de cellules cancéreuses qui initie la formation de tumeurs, sont généralement plus résistantes à la chimiothérapie que le reste de la tumeur en vrac, ce qui peut conduire à une récidive de cancer après un traitement de chimiothérapie. En tant que tel, c'est d'un vif intérêt dans le développement de nouveaux médicaments ou des stratégies de traitement qui permettent de surmonter la chimiorésistance, en particulier dans les cellules souches du cancer.

Dans cette étude, le médicament de chimiothérapie largement utilisée l'épirubicine a été attaché à des nanodiamants, des structures de carbone avec un diamètre d'environ cinq nanomètres, pour mettre au point un complexe d'administration de médicament nanodiamant-épirubicine (EPND). Les chercheurs ont constaté que tandis que les deux l'épirubicine standard ainsi que l'EPND étaient capables de tuer les cellules cancéreuses normales, ne EPND était capable de tuer les cellules souches cancéreuses résistantes à la chimiothérapie et la prévention de la formation de tumeurs secondaires dans les modèles de xénogreffe de cancer du foie.

Par rapport à d'autres approches telles que la thérapie combinatoire de médicaments de chimiothérapie avec des inhibiteurs de voies de chimiorésistance, la livraison de médicaments de chimiothérapie existants apr nanomatériaux, dans ce cas nanodiamants, fournir une gamme plus large de protection dans un emballage qui est à la fois plus sûr et plus efficace. L'étude a montré que la livraison des épirubicine par nanodiamants abouti qu'une dose normalement létale d'épirubicine peut devenir un dosage sûr et efficace. En tant que tel, la livraison de médicaments de chimiothérapie par nanodiamants permet non seulement l'homicide accrue des cellules souches cancéreuses résistantes à la chimiothérapie, mais peut être une alternative utile pour les patients qui ne peuvent tolérer les effets secondaires toxiques des médicaments de chimiothérapie standard.

En outre, la polyvalence de la plate-forme de délivrance de médicament à base de nanodiamants ouvre la possibilité d'applications futures de nanodiamonds telles que l'addition d'autres médicaments semblables ainsi que des composants de ciblage actifs tels que des anticorps ou des peptides contre des tumeurs des protéines de surface cellulaire pour la libération ciblée de médicaments. En outre, l'application d'un système de livraison de médicament par nanodiamant n'est pas limitée à un cancer du . Il offre une approche prometteuse pour le traitement d'un large éventail de cancers difficiles, en particulier ceux entraînée par les cellules souches du cancer chimiorésistantes.

En collaboration avec le professeur Dean Ho de l'Université de Californie à Los Angeles et professeur Li Jianzhong à l'Université de Pékin, le groupe de Asst Prof Chow travaille à l'achèvement des travaux précliniques à la livraison par nanodiamants d'anthracycline et nous espérons commencer les essais cliniques dans un avenir proche.


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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Ven 3 Jan 2014 - 14:41

La robotique ne cesse de fasciner et d’impressionner au fil de ses innovations. C’est une nouvelle fois le cas avec ces nanorobots révolutionnaires conçus à base de bactéries qui sont mis au service de votre santé. DGS vous présente ces machines composées de microbes qui permettront de guérir le cancer.

C’est une nouvelle fois du continent asiatique que nous vient cette innovation robotique qui devrait représenter une avancée scientifique et technologique parmi les plus notables des années à venir. Ainsi, si les chinois avaient réussi à introduire un nanorobot à l’intérieur d’un organisme humain au cours du mois de septembre 2013, c’est en Corée du Sud que ces robots-bactéries capables de traiter le cancer ont vu le jour, dans l’Université Nationale de Chonnam.

L’équipe de scientifique à l’origine de cette découverte scientifique a annoncé avoir réussi à éliminer des tumeurs chez des animaux grâce à l’usage de robots conçus à base de bactéries. Cependant, une petite précision s’impose : ces nano robots, aussi appelés bactéribots, sont composés de bactéries génétiquement modifiées et et de structures microscopiques remplies de solutions médicamenteuses anti-cancer.


Ainsi, les études réalisées sur des animaux de laboratoires ont permis de démontrer que les bactéries inoffensives composant les nanorobots se sont « attaquées » aux cellules infectées, les ciblant en priorité. De plus, grâce à une immunohistochimie effectuée quelques jours après l’injection des bactéries génétiquement modifiées, les chercheurs ont pu constater que les tumeurs étaient directement ciblées par les bactéribots : une fois arrivés aux abords de la cellule tumorale, ces derniers libèrent les solutions médicamenteuses anti-cancer qui se propagent à une vitesse impressionnante, neutralisant la tumeur rapidement.

Enfin, selon Parc Jong-Oh, qui a participé à ces expériences au sein de l’équipe de l’Université de Chonnam, « Ce travail de recherche est important pour le développement d’un nouveau nanorobot biomédical et d’un vecteur pour l’administration de médicaments actifs pouvant dépasser les limites des méthodes actuelles de diagnostic et traitement des cancers. Notre objectif est de développer des micro-robots médicaux ou nanorobots, capables de diagnostiquer et traiter un grand nombre de maladies difficilement curables, en nous appuyant sur la convergence entre la médecine et la technologie » … Une innovation encourageante qui mérite d’être développée. Affaire à suivre, donc.

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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Sam 21 Déc 2013 - 19:29

Dec. 19, 2013 — As cancer maintains its standing as the second leading cause of death in the U.S., researchers have continued their quest for safer and more effective treatments. Among the most promising advances has been the rise of nanomedicine, the application of tiny materials and devices whose sizes are measured in the billionths of a meter to detect, diagnose and treat disease.

A new research review co-authored by a UCLA professor provides one of the most comprehensive assessments to date of research on nanomedicine-based approaches to treating cancer and offers insight into how researchers can best position nanomedicine-based cancer treatments for FDA approval.

The article, by Dean Ho, professor of oral biology and medicine at the UCLA School of Dentistry, and Edward Chow, assistant professor at the Cancer Science Institute of Singapore and the National University of Singapore, was published online by the peer-reviewed journal Science Translational Medicine. Ho and Chow describe the paths that nanotechnology-enabled therapies could take -- and the regulatory and funding obstacles they could encounter -- as they progress through safety and efficacy studies.

"Manufacturing, safety and toxicity studies that will be accepted by the Food and Drug Administration before clinical studies are just some of the considerations that continue to be addressed by the nanomedicine field," said Chow, the paper's co-corresponding author.

Compared with other available therapies, nanomedicine has proven to be especially promising in fighting cancer. In preclinical trials, nanomaterials have produced safer and more effective imaging and drug delivery, and they have enabled researchers to precisely target tumors while sparing patients' healthy tissue. In addition, nanotechnology has significantly improved the sensitivity of magnetic resonance imaging, making hard-to-find cancers easier to detect.

"A broad spectrum of innovative vehicles is being developed by the cancer nanomedicine community for targeted drug delivery and imaging systems," said Dr. Ho, the paper's corresponding author and co-director of the Jane and Jerry Weintraub Center for Reconstructive Biotechnology at the UCLA School of Dentistry. "It is important to address regulatory issues, overcome manufacturing challenges and outline a strategy for implementing nanomedicine therapies -- both individually and in combination -- to help achieve widespread acceptance for the clinical use of cancer nanomedicine."

Ho's team previously pioneered the development of a nanodiamond-doxorubicin compound named NDX. In preclinical studies conducted with Chow, NDX was found to be safer and more effective than unmodified doxorubicin, a clinical standard, for treating breast, liver and other cancer models.

Ho and Chow's new report features multiple studies in which the use of nanoparticles was translated from the preclinical to the clinical stage. In several of the highlighted studies, nanotechnology-modified drugs showed improvements over conventional, drug-only approaches because of their ability to overcome drug resistance (which occurs when tumors reject the drug and stop responding to treatment), to more effective tumor reduction, among other advantages.

The authors also describe how algorithm-based methods that rapidly determine the best drug combinations, and computation-based methods that draw information from databases of drug interactions and side effects, to help rationally design drug combinations could potentially be paired with nanomedicine to deliver multiple nano-therapies together to further improve the potency and safety of cancer treatments.

"This research review by Dr. Ho and his colleagues lays the groundwork for nanomedicine to become a widely accepted cancer therapy," said Dr. No-Hee Park, dean of the UCLA School of Dentistry. "This blueprint for navigating the process from bench research to mainstream clinical use is invaluable to the nanotechnology community."

Dr. Ho, also a professor of bioengineering and a member of the Jonsson Comprehensive Cancer Center and California NanoSystems Institute, noted that nanomedicine regulation is still in its early stages, but the clinical use of existing nanoparticle drugs, such as the protein-modified breast cancer drug Abraxane, is a promising start.

"The FDA's approval of Abraxane provides a strong foundation for the continued acceleration of new cancer nanomedicine therapies and imaging solutions in the fight against cancer," Ho said.

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19 décembre 2013 - Le cancer maintient sa position comme la deuxième cause de décès aux États-Unis , les chercheurs ont poursuivi leur quête de traitements plus sûrs et plus efficaces . Parmi les progrès les plus prometteurs a été l'augmentation de la nanomédecine , la demande de matériaux de minuscules et de dispositifs dont les dimensions sont mesurées dans les milliardièmes de mètre pour détecter, diagnostiquer et traiter les maladies .

Une nouvelle étude de recherche co-écrite par un professeur de l'UCLA offre l'une des évaluations les plus complètes à ce jour de la recherche sur les approches de nanomédecine pour traiter le cancer et offre un aperçu de la façon dont les chercheurs peuvent mieux placé les traitements contre le cancer à base de nanomédecine - pour approbation de la FDA .

L'article , par Dean Ho , professeur de biologie orale et de médecine à l'UCLA School of Dentistry , et Edward Chow , professeur adjoint à l'Institut des sciences du cancer de Singapour et l'Université nationale de Singapour , a été publiée en ligne par la revue Science en revue par les pairs Translational Medicine. Ho et Chow décrivent les chemins que les thérapies à la nanotechnologie pourraient prendre - et les obstacles réglementaires et de financement qu'ils pourraient rencontrer - à mesure qu'ils progressent à travers des études de sécurité et d'efficacité .

«Les études de fabrication , de sécurité et de toxicité qui seront acceptés par la Food and Drug Administration avant les études cliniques sont quelques-unes des considérations qui continuent à être traitées par le domaine de la nanomédecine », a déclaré Chow , le co-auteur correspondant du journal .

Par rapport aux autres thérapies disponibles , la nanomédecine s'est avérée particulièrement prometteuse dans la lutte contre le cancer . Dans les essais précliniques , les nanomatériaux ont produit une imagerie et une livraison de médicaments plus sûre et plus efficace, et ils ont permis aux chercheurs de cibler précisément les tumeurs tout en épargnant les tissus sains des patients. En outre , la nanotechnologie a considérablement amélioré la sensibilité de l'imagerie par résonance magnétique, rendant cancers difficiles à trouver plus facile à détecter .

" Un large éventail de véhicules innovants est en cours d'élaboration par la communauté de la nanomédecine du cancer pour la livraison ciblée des médicaments et des systèmes d'imagerie , " a déclaré le Dr Ho , l'auteur de l' article" Il est important d'aborder les questions de réglementation , de surmonter les défis de fabrication et de définir une stratégie pour la mise en œuvre des traitements de la nanomédecine - à la fois individuellement et en association - pour aider à atteindre l'acceptation généralisée de l'utilisation clinique de la nanomédecine de cancer . "

L'équipe de Ho auparavant pionnier dans le développement d'un composé de nanodiamants - doxorubicine nommé NDX . Dans des études précliniques réalisées avec Chow, ndX s'est révélée être plus sûre et plus efficace que la doxorubicine non modifiée, une norme clinique, pour le traitement du , du et d'autres modèles de cancer .

Le nouveau rapport de Ho Chow dispose de plusieurs études dans lesquelles l'utilisation de nanoparticules a été traduit de la préclinique à la phase clinique . Dans plusieurs des études en surbrillance , les médicaments issus de la nanotechnologie modifiée ont montré des améliorations sur les plus classiques en raison de leur capacité à surmonter la résistance aux médicaments ( qui se produit lorsque les tumeurs rejettent le médicament et cessent de répondre au traitement) , à la réduction de la tumeur plus efficace , parmi d'autres avantages .

Les auteurs décrivent aussi comment les méthodes à base d'algorithmes qui déterminent rapidement les meilleures combinaisons de médicaments , et les méthodes à base de calcul qui tirent des informations de bases de données d'interactions médicamenteuses et les effets secondaires , pour aider rationnellement concevoir des combinaisons de médicaments pourrait être jumelés avec la nanomédecine pour livrerde multiples nano - thérapies ensemble pour améliorer encore l' efficacité et la sûreté des traitements contre le cancer .

" Cet avis de recherche par le Dr Ho et ses collègues jette les bases de la nanomédecine pour devenir une thérapie anti-cancer largement acceptée ", a déclaré Dr. No - Hee Park , doyen de l'UCLA School of Dentistry . " Ce plan pour naviguer dans le processus de la recherche de banc pour utilisation dans la pratique clinique est inestimable pour la communauté des nanotechnologies . "

Dr Ho , également professeur de bio-ingénierie et membre du Centre de cancérologie Jonsson Comprehensive et en Californie NanoSystems Institut , a noté que la réglementation de la nanomédecine est encore à ses débuts , mais l'utilisation clinique de médicaments de nanoparticules existantes , comme Abraxane médicament contre le cancer du , est un début prometteur .

" L'approbation de la FDA d'Abraxane fournit une base solide pour l'accélération continue de nouvelles thérapies de la nanomédecine du cancer et des solutions d'imagerie dans la lutte contre le cancer ", a déclaré Ho .

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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Mer 29 Mai 2013 - 13:07

Le chercheur Patrick Couvreur et son équipe de l'Université Paris-Sud/CNRS viennent de recevoir le 28 mai à Amsterdam le prix de l'inventeur européen 2013 pour leurs remarquables travaux portant sur l’ utilisation thérapeutique de nanoparticules en cancérologie.

Il y 36 ans, en 1977, un jeune chercheur belge travaillant à l'Ecole Polytechnique de Zurich, Patrick Couvreur, parvenait pour la première fois à encapsuler des médicaments dans des nano-particules biodégradables utilisables à des fins thérapeutiques.

Patrick Couvreur vint ensuite travailler à l'Université Paris-Sud et au CNRS et devint un acteur-clé dans le développement associé de la galénique (la forme individuelle sous laquelle sont agencés les principes actifs et les excipients qui constituent un médicament) et de la nanomédecine (terme générique qui désigne l'utilisation de différents types de "nanovecteurs" qui vont pouvoir transporter des molécules thérapeutiques et les acheminer exactement sur la cible à traiter.

L'encapsulation des médicaments à l'intérieur de minuscules capsules - 70 fois plus petites que les globules rouges et protégées par un revêtement biodégradable - permet de leur faire traverser sans encombre la circulation sanguine jusqu'à ce qu'ils atteignent leur lieu d'action. Cette approche permet, par rapport à la chimiothérapie classique, de limiter considérablement les atteintes aux tissus sains et autorise la délivrance de doses 10 fois plus importantes de médicament, ce qui accroît d'autant l'efficacité thérapeutique du traitement. En outre, la voie technique originale développée par Patrick Couvreur est la seule qui permette un taux d'encapsulation qui dépasse 50 %, contre environ 5 % pour les autres méthodes.

Actuellement, le cancer reste la première cause de mortalité dans le monde et la nanomédecine représente incontestablement une rupture thérapeutique majeure dans le traitement des cancers, surtout lorsque ceux-ci sont résistants aux chimiothérapies classiques.

Patrick Couvreur travaille à présent sur la troisième génération de nanoparticules avec son équipe de recherche. Cette nouvelle génération de nanoparticules combine un anti-cancéreux, la gemcitabine, avec le lipide compact squalène, pour multiplier par dix l'efficacité anti-tumorale. Ce nouveau médicament subit actuellement les essais cliniques de phase III et devrait être autorisé par la FDA et les autorités règlementaires européennes en 2015.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Mer 10 Avr 2013 - 14:50

Apr. 10, 2013 — Mention a breakthrough involving "gumbo" technology in New Orleans, and people think of a new twist on The Local Dish, the stew that's the quintessence of southern Louisiana cooking. But scientific presentations at a meeting of the world's largest scientific society this week are focusing on what may be an advance in developing GUMBOS-based materials with far-reaching medical, electronic and other uses.

The talks at the 245th National Meeting & Exposition of the American Chemical Society focused on what the scientists call a "Group of Uniform Materials Based on Organic Salts" (GUMBOS) and the nanoGUMBOS materials -- particles so small that 100,000 could fit across the width of a human hair.

"We believe that these GUMBOS represent a truly different approach to micro- and nanotechnology," said Professor Isiah Warner, Ph.D., of Louisiana State University (LSU) Baton Rouge, who led the scientific team that developed the first GUMBOS five years ago. "Unlike some products of the revolution in nanomaterials and nanotechnology, nanoGUMBOS can be designed for specific uses, rather than simply adapted for a particular use after being synthesized in the lab."

Warner pointed out, for instance, that scientists are working on various types of nanoparticles for use in nanomedicine, especially to diagnose and treat cancer. In diagnosing cancer, nanoparticles with cancer-seeking properties might be injected into a patient before a medical scan. If even an early form of cancer were present, the particles would accumulate in the abnormal tissue and make it visible for early diagnosis and the best chances for recovery. For treating the disease, nanoparticles would preferentially collect in and destroy only the abnormal cells, sparing healthy tissue from the damage that triggers side effects with existing cancer chemotherapy. Warner acknowledges that his studies are not at this stage yet because, to date, all of their studies are based on in vitro measurements and are still currently under review.

Warner said that nanoGUMBOS technology allows scientists to produce new nanoparticles in a focused way such that these particles are produced for specific uses from the beginning. Some nanomaterials already use this approach. However, many nanoparticles developed so far for medical use, for instance, must be coated with other materials to provide the desired medicinal property. With GUMBOS technology, nanoparticles can have the desired property incorporated directly into the nanomaterial, he explained. For example, some nanoparticles are used as the drug delivery vehicle. "We can make nanoGUMBOS that are both the drug and the drug delivery vehicle," he said.

Warner cited as one example a newly developed nanoGUMBOS material, with a provisional patent application filed, that his team at LSU foresees as a lead in possible development of new anti-cancer drugs. Using in vitro studies, they are completing key research to better understand how nanoGUMBOS can be tuned to be selectively toxic to cancer cells and non-toxic to normal cells. More details are presented on this technology at this New Orleans ACS meeting.

"We have a material that is normally toxic to both cancer cells and normal cells," Warner explained. "If we introduce this material in vitro to normal cells, it kills them. Put them in the presence of cancer cells, it kills them. However, when we convert them to our GUMBOS, it only kills cancer cells. That's basically how it works."

In addition to biomedical applications, the materials also have potential uses in solar cells and as nanosensors and biomedical imaging reagents, Warner pointed out. Thus far, the scientists have made nanoGUMBOS in many shapes and sizes. For example, they can be spherical or shaped like rods or diamonds. Some nanoGUMBOS can fluoresce, or glow, while others are magnetic or conductive. Some can have multiple properties.

The organic salts used to make GUMBOS are not the familiar "organic sea salt" products sold for cooking and other uses. In chemistry, a salt is a substance formed when an acid neutralizes a base. Organic substances are simply those containing carbon. An example of an organic salt is one that forms when an organic acid reacts with and neutralizes a base. Some organic salts are common, but unseen, players in everyday life. Potassium bitartrate, for instance, forms naturally as wine ferments, trolamine salicylate is an ingredient in some sunscreens and cosmetic skin creams and monosodium glutamate is a food additive used to enhance the flavor of some foods.

In recognition of his work on GUMBOS and on the development of many innovative methods over the course of his career, Warner will receive the ACS Award in Analytical Chemistry sponsored by the Battelle Memorial Institute on April 9. He also will present an award address, a tutorial on the making and potential uses of GUMBOS.

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Les entretiens à la 245e réunion nationale et exposition de l'American Chemical Society se sont concentrés sur ce que les scientifiques appellent un «groupe de matériaux uniformes à base de sels organiques" (gombos) et les matériaux nanoGUMBOS - des particules si petites que 100.000 pourraient tenir sur toute la largeur d'un cheveu humain.

"Nous pensons que ces gombos représentent une approche vraiment différente de la micro et de la nanotechnologie», a déclaré le professeur Isiah Warner, Ph.D., de l'Université de Louisiane (LSU) Baton Rouge, qui a dirigé l'équipe scientifique qui a développé les gombos cinq années auparavant. «Contrairement à certains produits de la révolution dans les nanomatériaux et les nanotechnologies, les nanoGUMBOS peuvent être conçus pour des utilisations spécifiques, plutôt que simplement adaptées à un usage particulier après avoir été synthétisé en laboratoire."

Warner a fait remarquer, par exemple, que les scientifiques travaillent sur différents types de nanoparticules pour une utilisation dans la nanomédecine, en particulier pour diagnostiquer et traiter le cancer. Dans le diagnostic du cancer, des nanoparticules avec des propriétés de recherche peuvent être injecté à un patient avant un scan. Si même une forme précoce de cancer étaient présents, les particules s'accumuleront dans les tissus anormaux et les rendront visibles pour un diagnostic précoce et de meilleures chances de guérison. Pour le traitement de la maladie, les nanoparticules seraient préférentiellement collectées par les cellules cancéreuses et détruiraient uniquement ces cellules anormales, épargnant les tissus sains des dommages que déclenchent les effets secondaires d'une chimiothérapie anticancéreuse. Warner reconnaît que ses études ne sont pas encore à ce stade parce que, à ce jour, la totalité de leurs études sont basées sur des mesures in vitro et sont encore en cours d'examen.

Warner a déclaré que la technologie permet aux scientifiques de faire des nanoGUMBOS et de produire des nanoparticules nouvelles de manière ciblée telle que ces particules sont produites pour des utilisations spécifiques dès le début. Certains nanomatériaux utilisent déjà cette approche. Toutefois de nombreuses nanoparticules développées à usage médical doivent être recouvertes d'autres matières pour fournir la propriété désirée médicinales. Grâce à la technologie gombos, les nanoparticules peuvent avoir la propriété désirée directement intégrés dans le nanomatériau, at-il expliqué. Par exemple, certaines nanoparticules sont utilisées en tant que véhicule d'administration de médicament. "Nous pouvons faire genre nanoGUMBOS à la fois le médicament et le véhicule de livraison de médicaments", at-il dit.

Warner a citée comme exemple un matériau nouvellement développé nanoGUMBOS, avec une demande de brevet provisoire qui a été déposée, et que son équipe prévoit être un chef de file dans le développement possible de nouveaux médicaments anti-cancéreux. Utilisés dans des études in vitro, son équipe termine la recherche des clefs pour mieux comprendre comment les nanoGUMBOS peuvent être réglés pour être sélectivement toxiques pour les cellules cancéreuses et non toxiques pour les cellules normales. Plus de détails sont présentés sur cette technologie lors de cette réunion la Nouvelle-Orléans ACS.

«Nous avons une matière qui est normalement toxique pour les cellules cancéreuses et pour les cellules normales les deux», explique Warner. "Si nous introduisons ce matériel in vitro pour les cellules normales, il les tue. Mettez-les dans la présence de cellules cancéreuses, il les tue. Cependant, lorsque nous convertissons nos gombos, il ne tue que les cellules cancéreuses. C'est essentiellement la façon dont cela fonctionne . "

En plus des applications biomédicales, les matériaux ont également des applications potentielles dans les cellules solaires et comme nanocapteurs et pour les réactifs d'imagerie biomédicale, a fait remarquer Warner. Jusqu'à présent, les scientifiques ont fait des nanoGUMBOS dans de nombreuses formes et tailles. Par exemple, ils peuvent être sphériques ou en forme de tiges ou de diamants. Certains nanoGUMBOS peut fluorescentes, tandis que d'autres sont magnétiques ou conducteurs. Certains peuvent avoir des propriétés multiples.

Les sels organiques utilisés pour faire des gombos ne sont pas les familiers «bio sel de mer" les produits vendus pour des usages culinaires et autres. En chimie, un sel est une substance formée quand un acide neutralise une base. Les substances organiques sont simplement ceux contenant du carbone. Un exemple d'un sel organique est celle qui se forme quand un acide organique réagit avec et neutralise une base. Certains sels organiques sont communs, mais invisible, les acteurs de la vie quotidienne. Bitartrate de potassium, par exemple, se forme naturellement comme vin fermente, le salicylate de trolamine est un ingrédient dans certains écrans solaires et les crèmes cosmétiques pour la peau et le glutamate monosodique est un additif alimentaire utilisé pour rehausser la saveur de certains aliments.

En reconnaissance de son travail sur les gombos et sur le développement de nombreuses méthodes innovantes tout au long de sa carrière, Warner reçoit le Prix ACS en chimie analytique parrainé par le Memorial Institute. Il présentera également un tutoriel sur la fabrication et les utilisations potentielles de gombos.




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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Ven 2 Mar 2012 - 14:18

La nanothérapie, une méthode qui peut être utilisée au même titre que la chimiothérapie pour traiter le cancer, a moins d'effets secondaires et coûte moins cher à terme comparé à la chimiothérapie. C'est ce qu'il ressort d'une thèse de doctorat réalisée par Rita Bosetti, ingénieur commerciale à l'université de Hasselt, qui a été présentée vendredi.

La nanothérapie utilise les mêmes médicaments que la chimio mais ils seraient maintenant administrés par un minuscule robot. Ce dernier est appelé un nanodispositif.

Le robot peut déterminer les cellules précises qui doivent être traitées et celles qui ne doivent pas l'être. De cette manière, les effets secondaires du traitement sont fortement diminués et la qualité de vie du patient est fortement améliorée.

Rita Bosetti a également démontré dans sa thèse que la nanothérapie coûte moins cher à terme par rapport à la chimiothérapie. La nanothérapie coûte cher au départ mais à long terme représente une sérieuse économie, selon Rita Bosetti. "Cela représente également une sérieuse épargne pour la société. Malgré un taux de survie équivalent pour le patient, la nanothérapie débouche sur une meilleure qualité de vie pour le patient", continue Rita Bosetti.

Pour son enquête, Rita Bosetti s'est rendue aux Etats-Unis pour rencontrer une référence dans le domaine, le professeur Mauro Ferrari qui est co-promoteur de sa thèse

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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Sam 11 Fév 2012 - 17:22


Je ne pense que du bien de tout ce qui peut vaincre le cancer. Un article récent sur les nanotechnologies:

Lacoste : Que sont les nanotechnologies ?

Patrick Couvreur : Ce sont des objets compris entre quelques dizaines et quelques centaines de nanomètres, soit 70 fois plus petits qu'un globule rouge. Ces nano-objets sont, à l'intérieur, remplis de médicaments tandis qu'à la surface, ils sont composés de sortes de missiles de reconnaissance permettant aux nanomédicaments de reconnaître leur cible biologique, ici la cellule défectueuse.

J. L. : Vous êtes l'un des précurseurs de la recherche sur les nanotechnologies. Comment en êtes-vous arrivés à les étudier ?

P. C. : Alors que je faisais ma thèse sur les comprimés, le laboratoire voisin du mien, dans lequel travaillait Christian De Duve (Prix Nobel 1974), essayait de faire entrer des médicaments dans certaines cellules sans y parvenir. Or, après avoir rencontré un professeur de Zurich, spécialiste en nanotechnologies non médicales, je me suis consacré à ce thème que je pensais porteur. Ma première publication parut donc en 1977, dans laquelle j'explique comment encapsuler une molécule dans des nanoparticules, lesquelles sont ensuite injectées dans des cellules qui les rejetaient auparavant.

J. L.: Les nanotechnologies sont-elles la voie à suivre pour guérir le cancer ?

P. C. : Même s'il n'y a pas qu'une voie à suivre, les nanotechnologies peuvent apporter une réponse forte. Plusieurs molécules anti-cancéreuses efficaces n'ont jamais été mises sur le marché à cause de leur caractère nocif, insoluble, ou fragile. Avec ces nanotechnologies, nous pourrons désormais les utiliser. Je pense intimement qu'il faut réétudier ces anciennes molécules pour découvrir de nouveaux médicaments prometteurs.

J. L. : Le cadre français permet-il le développement de ces technologies ?

P. C. : En ce qui concerne la législation française, elle est plutôt adaptée puisque, comme pour tout médicament avant l'autorisation de mise sur le marché, il faut des essais toxicologiques, pharmacologiques, et une évaluation du rapport bénéfice/risque. Au niveau du financement, les fonds sont disponibles puisque le secteur est porteur, mais la compétition reste importante et la collaboration avec le secteur privé, conséquente.

J. L.: Le nanomédicament est-il l'avenir dans la lutte contre le cancer ?

P. C. : Actuellement, il y a entre cinq et dix nanomédicaments - suivant les pays - sur le marché, dont certains présents depuis cinq ans. En France, on peut en compter six. Récemment, mon équipe a découvert une nouvelle forme de nanomédicament, actuellement en phase clinique 3. Ce sont des nanoparticules à base de polymères biodégradables qui contiennent un médicament anti-cancéreux. Ces dernières contournent les mécanismes de résistance et agissent sur les cellules infectées. À terme, il est probable qu'on trouve des approches thérapeutiques qui permettent la guérison de certains cancers, mais pas d'autres. Je ne pense pas qu'un médicament unique puisse guérir toutes les formes de cancer. Reste que les avancées sont considérables grâce aux médicaments, même si quelques effets secondaires restent à déplorer. On ne le répétera jamais assez, l'espérance de vie a progressé de sept ans ces trente dernières années, une avancée essentiellement due aux médicaments.



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diane2



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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Mer 26 Oct 2011 - 16:57

C'est fascinant...

Dame castor dans quel pays cherchez-vous un hôpital? Ici il y a des français et des québécois.
Bienvenue sur le forum.
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damecastor



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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Mer 26 Oct 2011 - 16:46

Bonsoir
je cherche desesperement l'adresse d'un hopital ou on applique deja la nanotherapie,ou je pourrais soit me faire soigner,ou m'inscrire dans des essais clinique,
car c'est une technique auquel je crois
En vous remerciant
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Plumedange



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MessageSujet: Les nanotechnologies   Mer 26 Oct 2011 - 4:07

Les nanotechnologies , qu'en pensez vous ?

http://www.radio-canada.ca/actualite/decouverte/dossiers/76_nanotechnologie/medecine.html

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MessageSujet: Re: Les nanotechnologies   Aujourd'hui à 13:22

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