AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Statistiques dans ma région

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15757
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Des experts demandent moins de dépistages...   Mar 1 Nov 2011 - 21:35

Alors que pendant des années la prévention a été présentée comme le fer de la lance de la lutte contre le cancer, il semble que le mouvement s’inverse actuellement. Des groupes d’experts proposent en effet de réduire les examens de dépistage pour la prostate et l’utérus et ils soulignent que ces dépistages ne sont pas sans poser des problèmes.

C’est le United States Preventive Services Task Force aux Etats Unis qui a jeté le premier un pavé dans la mare l’année dernière en affirmant que les mammographies ne semblaient pas présenter d’intérêt pour les femmes dans leur quarantaine, et que les femmes âgées de 50 à 74 ans pourraient se contenter d’une mammographie tous les deux ans, au lieu d’une mammographie annuelle. Cette année, c’est l’analyse des P.S.A., requise pour la prévention des cancers de la prostate, qui a été accusée de faire plus de mal que de bien. Le même rapport suggère de réduire la fréquence des dépistages des cancers du col de l’utérus par le test PAP tous les 3 ans, au lieu d’un rythme annuel.

Ce sont les progrès dans la connaissance de ces maladies qui conduisent les médecins à adopter ces positions. Le cancer a été découvert en 1845 par un médecin allemand, Rudolf Virchow, qui a examiné des tumeurs lors d’autopsies et conclu qu’elles étaient des croissances incontrôlées qui se répandaient dans le corps et provoquaient la mort. Ce médecin avait examiné des cancers mortels ; mais il y en a quantité d’autres. Ainsi, sur les dernières années, les chercheurs ont trouvé que beaucoup de cancers, si ce n’est la plupart, sont inoffensifs. Ils se développent très lentement ou cessent totalement de croître. « Nous sommes en train de passer d’une définition du cancer datant de 1845 à une définition du 21ème siècle », explique le docteur Brawley, qui préside l’American Cancer Society.

La question n’est donc plus seulement de trouver un cancer. Il s’agit aussi de savoir si ce cancer est potentiellement mortel. Deux récents essais de dépistage du cancer de la prostate ont jeté des doutes sur leur capacité à sauver des vies, et ils se sont avérés très invalidants pour les patients, des hommes qui n’auraient pas été affectés outre mesure par leur cancer. Les études sur la mammographie ont montré qu’elle a permis de dépister 138.000 cas de cancer chaque année. Mais pour 120.000 à 134.000 d’entre eux, le cancer trouvé avait ou bien déjà atteint un stade mortel, ou bien, au contraire, il progressait trop lentement pour poser une réelle menace. Sur la dernière décennie, les experts du cancer ont accumulé de plus en plus de preuves de la très relative efficacité des dépistages, qui ne permettraient de détecter des cancers dangereux à un stade précoce que dans des cas peu nombreux.

Mais il sera difficile à faire comprendre aux usagers et aux médecins généralistes qui sont en contact régulier avec les patients, et qui redoutent d’avoir à leur expliquer pourquoi on leur refuse le dépistage. Mais le Docteur Brawley est optimiste, et il affirme que les points de vue sont déjà en train de changer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15757
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Statistiques dans ma région   Sam 29 Oct 2011 - 13:03



Un an après la sortie du rapport du directeur de santé publique enChaudières-Appalaches sur le cancer, plusieurs statistiques démontrent que les cancers sont bien présents dans la région. On constate que près d’une personne sur deux, au cours de sa vie, recevra un diagnostic de cancer.

En Chaudière-Appalaches, chaque année, 2000 personnes reçoivent un diagnostic de cancer. De ces deux milliers d’individus, 900 en meurent. D’où la nécessité de faire un rapport sur cette maladie meurtrière. «Le cancer est la première cause de mortalité en Chaudière-Appalaches. C’est aussi la première cause de mortalité au Québec. On peut prévenir le cancer. D’ailleurs, le titre du Rapport est ‘’Prévenir les cancers tous ensemble’’. On trouve que le cancer, c’est un problème de société. Ce n’est pas juste un problème médical», souligne Dre Marie-Josée Drolet, médecin spécialiste en santé préventive communautaire et porteuse du dossier des saines habitudes de vie à l’Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches.

Les données que l’on retrouve dans le Rapport sont les plus récentes en ce qui a trait au cancer dans la région. Il a été concocté en collaboration avec plus d’une cinquantaine de professionnels et d’intervenants, qui ont fait le tour de la littérature sur la problématique des cancers. Le document compte plus de 300 références scientifiques.

«On a regardé ce qui était efficace en prévention du cancer et on a aussi rencontré plusieurs groupes et instances pour voir qu’est-ce qu’eux trouvaient important de mentionner quant à la prévention du cancer», ajoute Dre Drolet.

Statistiques

Dre Drolet soutient 40% des femmes et 45% des hommes recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie. «Ils en auront au moins un. Plusieurs personnes en auront deux ou même parfois trois. La moyenne des sexes confondus est d’environ 43%. Donc, presqu’une personne sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie. Une personne sur trois en meurt. Il s’agit d’un problème assez important», raconte-t-elle.

«Le message que l’on doit passer est qu’il n’y a qu’environ 10% des cancers qui sont reliés à l’hérédité. Le reste est lié à plein d’autres causes. Près de 50% des cancers pourraient être évités si l’on maintenait de saines habitudes de vie et si l’on vivait dans des environnements sains», note-t-elle.

En Chaudière-Appalaches, 21% des gens fument. 50% des citoyens ne mangent pas leurs cinq portions de fruits et de légumes par jour et 70% des adultes ne font pas assez d’activité physique. Dre Drolet avoue que la situation s’améliore, mais qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire. «Les saines habitudes de vie sont bonnes tout le temps», souligne-t-elle.

_________________


Dernière édition par Denis le Mar 1 Nov 2011 - 21:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Statistiques dans ma région
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Statistiques dans ma région
» 2005: L'été - dans la région de Lons le Saunier (39)
» (1996) Un avion de ligne saoudien croise un OVNI dans la région du crash de la TWA
» Orthophoniste région parisienne
» Région de Soissons (Aisne):disposés en croix et formant un ensemble triangulaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Société-
Sauter vers: