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 Le retour au travail ou pas.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le retour au travail ou pas.   Lun 11 Fév 2013 - 12:51

denis825

11 février 2013
08h32

“Le cancer n’a pas un effet transitoire, mais a des répercussions durables sur l’activité professionnelle”, a insisté mardi la sociologue Anne-Marie Waser lors de la Rencontre annuelle de l’Institut du cancer (Inca) consacrée aux inégalités face cette maladie qui touche chaque année 365.000 personnes en France.

En la matière, les inégalités sont importantes d’une activité professionnelle à l’autre : seuls 45% des agriculteurs sont de retour au travail deux ans leur diagnostic contre 74% pour les professions dites intermédiaires, comme les enseignants, selon des chiffres tirés de l’étude de la Dress “La vie deux ans après le diagnostic de cancer”.

“Plus les activités exigent de la force physique, un engagement soutenu tout au long de la journée, plus le travail est contrôlé et moins la probabilité d’un retour à l’emploi est élevé”, souligne cette sociologue travaillant pour le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise).

———-

Je rajoute ce bout d’un article que j’avais copié sur mon forum. Ainsi ce n’est pas seulement moi qui le dit mais une sociologue. Il s’agit nullement de brimer la force vitale ou le besoin qu’ont des gens de travailler, mais de se rendre compte des problèmes par exemple de l’agriculteur qui se doute bien qu’il a pris son cancer à force de manipuler des produits chimiques ou de marcher dans ses cultures soupoudrées d’insecticides et d’herbicides. Il fait quoi ? Il change de métier me direz-vous. bien facile à dire, les changements avec l’âge et écrasé par l’insécurité de vivre le cancer c’est pas si facile.

alain02

11 février 2013
10h50

Bonjour.: – @ denis825 : *Alarmiste* – Incroyable de mettre tous les gens qui ont ou subissent un cancer dans les mêmes tenants et aboutissants de vie qu’est la votre !
◗ ma cojointe a subit les affres du cancert, ¨le gros quitte ¨ Elle c’est battu avec l’aide de la totale des soins iatriques – Elle est une gagnante , certain qu’il y a des séquelles corporelles *personnelles* – Quand ont lui a donné le ok pour reprendre ses activités : Elle les a repris.
◗ Moi je suis atteint d’une maladie industrielle = Readaptation *la totale* avec une panoplie de soins et suivis iatiques = Complètement inapte à tout travail – C’est ma conjointe qui prend soins de moi pour presque tout !
Votre commentaire est en attente de modération.

denis825

11 février 2013
11h45

Je ne vois pas ou j’ai mis les gens tous dans le même panier… J’ai pris la précaution d’écrire qu’un “cas ne fait pas une généralité” et que “tous les cancers ne sont pas égaux.” Maintenant il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Par ailleurs, vous nous présenter la situation de votre femme c’est une chose mais ou ai-dis que je voulais empêcher les gens qui veulent retourner sur le marché du travail de le faire ? – Je peux par ailleurs vous citer la phrase ou je dis le contraire mais là, je n’ai pas l’impression que si je recopie mon texte au complet, vous allez le lire comme il faut.

Il y a des pays qui regardent l’ensemble de la situation et qui font des statistiques, comme celle citées dans cette étude de la sociologue., ce que je suggérais au début c’est que notre pays pourrait le faire, juste étudier cette situation dans un premier temps. Quand on paye 15 semaines d’assurance chômage pour un personne qui a le cancer, est-ce que ça vous semble suffisant à vous ou si vous ne pensez pas qu’un gouvernement responsable se doit de regarder la situation de toutes les personnes et pas seulement des jeunes ?

Ou peut-être que je vous ai contrarié sur un autre sujet parce qu’il ne me semblait pas que je sois un affreux “dretteux” là-dessus ou un “gagauche irresonsable” non plus. Alarmiste ? -je ne comprend pas même pas l’accusation, il y a des gens qui nous content leur histoire de cancer régulièrement sur cyberpresse dans les articles, récemment une femme qui allait perdre sa maison qu’elle voulait garder pour sa fille parce qu’elle était rendue dans une situation impossible à tenir. Tant mieux si ce n’est pas le cas de votre femme monsieur. Je peux tout de même suggéré qu’il y a un problème avec ces situations, non ?

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Denis
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MessageSujet: Re: Le retour au travail ou pas.   Lun 11 Fév 2013 - 8:58

J'ai copié tous les commentaires suscités par l'article, ça me semblait pertinent. Vers la fin Denis825, c'est moi.


http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/cv/2013/02/09/se-trouver-un-emploi-lorsquon-est-en-remission-dun-cancer/

elvince

9 février 2013
10h03

«On peut préciser par exemple qu’on a voulu réaliser un projet personnel, ou passer du temps en famille…”

Ridicule. Un cancer n’est pas un projet personnel ou du temps en famille, c’est une marche lente et douloureuse à travers les 7 cercles de l’enfer. Mais comme ce n’est pas vraiment une maladie à stigmates (comme le sida ou la syphylis par exemple), même si c’est parfois difficile de parler de cancer, il n’y a pas grand employeur qui va refuser d’employer quelqu’un qui a un trou dans son CV pour cette raison. Seul bémol: laisser l’employeur poser la question, sinon ça peut avoir l’air comme si tu essayais de faire pitié. Ou alors aborder la question avec tact à la fin de l’entrevue ou lors d’une entrevue de follow-up.

Bien évidemment, il faut se chercher un emploi qui “fitte” avec ses conditions médicales: pas trop d’heures pour ne pas s’épuiser, horaires variables pour aller à des rendez-vous médicaux, mandats non-critiques pour l’entreprise car le cancer peut revenir, etc. C’est vraiment plus facile de négocier ces conditions-là avec un employeur qui sait pourquoi tu les demandes.

La grosse grosse difficulté de la madame ça ne sera pas que le cancer va faire peur aux employeurs, ça va être de trouver un emploi qui offre des conditions qui vont s’agencer avec le rythme de vie d’un patient en rémission.

soleil1018

9 février 2013
10h10

J’ai eu un cancer il y a 10 ans et je dois vous dire que le mot “rémission” n’a jamais fait partie de mon vocabulaire. Je déteste ce mot. C’est comme si ça signifiait “remettre à plus tard…”. Donc, évitez ce mot.
Après une convalescence d’un peu plus d’un an, j’ai retrouvé mon emploi, puis un an plus tard, mon poste a été aboli. Ce fut un deuil immense à vivre où je me suis vraiment remise en question. Une période bien plus difficile que la maladie.
Par la suite, j’ai passé quelques entrevues et je faisais l’erreur de parler du cancer parce que j’étais fière d’avoir pu traverser cette épreuve. Je ne trouvais pas d’emploi. Puis, je me suis rendue compte que le mot cancer faisait peur aux employeurs. J’ai cessé d’en parler et je me suis trouvé un emploi à ma mesure, selon mes capacités. Le cancer (ou autre maladie), on en parle si c’est vraiment nécessaire.

vlrglqqf

9 février 2013
10h32

Je connais une dame qui a repris son travail tout en douceur après un long congé maladie: exérèse bilatérale des deux seins. Rien ne l’aurait arrêtée pour aller suivre ses traitements de chimiothérapie à Maisonneuve-Rosemont. Une femme toute simple dans la quarantaine avancée et mère de famille qui avait du “guts” comme on dit. Elle est toujours en vie mais retraitée depuis. Cela se passait au milieu des années 1980. Ensuite elle a décidé de faire le tour du monde avec son mari et moi-même, rien de moins!

Il faut une détermination extrême pour s’en sortir comme cette dame. Physiquement et surtout psychologiquement elle était prête à tout, sauf de mourir. Et elle n’est pas une grenouille de bénitier.

eriame

9 février 2013
11h28

“Si, pour une raison ou une autre, cette stratégie ne fonctionne pas, la spécialiste conseille d’inscrire une année sabbatique sur le CV.

«On peut préciser par exemple qu’on a voulu réaliser un projet personnel, ou passer du temps en famille, mais on ne mentionne pas la maladie»”

Drole de conseil que de mentir sur son CV…si l’employeur vous questionne, vous risquez d’avoir l’air pas mal fou et la relation de confiance en prend un coup des l’entrevue. Je prefererais embaucher celui qui a un trou justifiable dans son CV.

vlrglqqf

9 février 2013
12h27

De toutes manières tôt ou tard la chose va se répandre dans votre milieu de travail. Généralement, c’est du type rumeur puis cela dégénère parfois avec de mauvaises intentions. Personnellement, j’opterais pour la franchise sans honte et surtout sans se culpabiliser pour autant.

Le boss qui est assis devant vous et qui pavoise au moment de l’entrevue n’est à l’abri de rien. Du jour au lendemain pour une raison X, Y ou Z, il peut sombrer dans un délire mystique, de persécution ou quoi encore? Sans oublier qu’il peut mourir subitement. Donc c’est kif-kif!

vlrglqqf

9 février 2013
16h03

Si la chose vous tient on ne peut plus à coeur dans la recherche d’une demande d’emploi et que vous vous trouvez devant le boss en personne, sachez que ce boss peut lui aussi vous cacher des secrets: alcoolisme, inceste, violence conjugale, collusion, dépendance aux drogues etc. Messieurs Dames, de grâce soyez bien à l’aise devant ces confesseurs du 2.0 lors de vos entrevues.

Comme au Moyen Âge on a encore tendance à ériger en maître absolu le boss d’une compagnie réputée quelconque. Idem comme dans l’Eglise où les supérieurs de monastères, les abbesses de cloîtres ou de couvents à qui on associait ou attribuait à leur titre une sainteté délibérée.

mh188888

10 février 2013
05h00

S’agit de dire que vous avez du arreter pour des raisons personelles

blablablabla

10 février 2013
08h22

J’ai pris un congé de travail d’un an parce qu’un de mes enfants n’allait pas bien. De la petite biere comparée au cancer de 2 ans.

Ce que j’ai fait:

1) J’ai pris des cours dans un domaine un peu plus poussé. Ça donne l’impression de vouloir me perfectionner et ça explique un peu le trou dans mon CV. En réalité, les cours me servent à rien et je n’ai pas vraiment l’intention de finir mon programme. Pas besoin de dire combien de cours vous prenez, ni de dévoiler vos notes.

2) Faites vos recherches (web, linkedin) sur la culture de la compagnie: respectueuse de la vie privée des employés? s’attend à beaucoup de temps sup?

3) Je me présente comme quelqu’un de positif: je ne discute pas de ce que je ne peux pas faire tout de suite à l’entrevue, sauf si on me le demande, je me concentre sur ce que je peux offrir. J’ai dit que j’avais des problèmes qui m’empêchaient de me concentrer au travail alors j’ai préféré quitter pour régler mes problème plutôt que d’avoir un rendement médiocre. Ce qui est passé est passé: Je suis maintenant prête à revenir en force au travail. MAIS ce n’est pas vraiment du temps perdu, j’en ai profité pour me perfectionner, pour faire du bénévolat etc.

J’ai eu 3 offres comme cela et jamais on m’a demandé les détails, pn m’a demandé si les problèmes étaient réglées, ce à quoi j’ai répondu que je ne serais pas en recherche d’emploi si j’avais encore des problèmes.

4) Quand je crois qu’on m’aime assez pour me faire une offre, je peux sonder un peu plus pour savoir les conditions de travail en demandant de me décrire une journée typique au travail.

Le principal est de se rendre en entrevue (sans mentir dans son CV).

Ce qui n’a pas marché:

a) Donner les détails de la raison de mon absence. Je me contenterais de dire:. j’ai mis mon congé comme année sabbatique suivant les conseils des ressources humaines, je ne sais pas trop comment le mettre dans mon CV. En fait, j’étais très malade mais je suis maintenant guérie.

b) Dire en preentrevue les conditions de travail que vous voulez (4 jours semaine). Avec cette approche, je ne me suis rendue en entrevue qu’une fois et je crois qu’on m’a étiquetée stressée, pas fiable ou dépressive.

respectable

10 février 2013
09h24

Non! Dites que vous avez dû prendre soin votre mère malade ça ça paraît bien. Ça émeut. Je les connais toutes raisons et c’est elle que je préfère. ON se fout de la vérité. On veut la meilleure justification possible. C’est le temps de montrer que vous avez un coeur. Et dites que votre mère malade est guérie grâce à vos bons soins et surtout votre amour.

denis825

11 février 2013
05h51

La société en général comprend mal le problème du cancer, ce n’est pas comme les autres maladies ou lorsque tu es guéri, tu l’es à 100 % et tu es aussi compétitif qu’avant. Avec le cancer, bien souvent tu as des problèmes de mémoire et de concentration qui sont une barrière efficace à ce que tu puisses retravailler parce quel est le travail qui ne demande pas de concentration et de mémoire à court terme ? Il y a un manque de confiance justifié qui vient de là.

Et évidemment il y a la force physique et la constante à l’effort qui peut manquer. Et tout ça c’est sans parler de la peur de la rechute qui est comme le syndrome post-traumatique et peut être très angoissant et handicapant.

Je viens de lire qu’il y avait un projet de logement subventionné à Granby pour les couples dont un des conjoints veut retourner aux études… c’est bien mais pour les personnes qui ont échappées à la mort par le cancer, bien peu peut être fait car on les dits guéries et on les considère au même niveau que les autres, ce qui est faux.

On veut ici expliquer à la personne qui a eu un cancer comment réintégrer le marché du travail, oui c’est bien d’avoir des conseils et si ça marche tant mieux mais la marche sera trop haute pour beaucoup et peut-être que la société devrait commencer à réfléchir sur comment aider ceux-là aussi de façon efficace.

Denis Mercier

g.duquette

11 février 2013
06h45

@ denis825

Je crois que vous avez quelques préjugés face aux personnes ayant eu un cancer.

…Et évidemment il y a la force physique et la constante à l’effort qui peut manquer…

Mon voisin a eu le cancer et un an plus tard reprenait son emploi de travailleur de la contruction.
J’ai connu bien des personnes ayant eu un cancer qui après leurs convalescences sont revenu au même niveau de productivité (célébrale et physique qu’avant.)

De plus, le cancer touche toute les franges de la population et ce à divers niveau de gravité. Certains cancers sont et resteront bénins d’autres seront incapacitant à court, moyen ou long terme et enfin d’autre encore mortels.

Je crois que c’est à al personne à la recherche d’un emploi de bien évaluer :
1- Les impacts restrictifs de son cancer
2- l’ouverture d’esprit de son futur employeur envers le type cancer qu’elle a combattu.

Et si son employeur futur ne démontre pas d’ouverture d’esprit et que son cancer est non incapacitant eh bien que cette personne se taise.

G.Duquette

denis825

11 février 2013
07h40

Je ne crois pas avoir de préjugés. J’ai eu le cancer moi-même d’une part et d’autre part je tiens un forum sur la question depuis longtemps et sur tous les aspects de la question. Sur cette question de retour au travail, il se fait des choses dans d’autres pays comme en Allemagne ou ils tiennent compte que la personne n’est pas à 100% aussi efficace après un cancer.

Un cas ne fait pas une généralité, pour ma part je travaillais dans des usines de soudure et c’est peut-être ça ou d’autres produits toxiques dans ces usines qui ont fait que j’ai eu le cancer. Je n’étais pas pressé d’y retourner d’une part et d’autre part, je ne sais pas pour tous les autres mais moi j’ai des problèmes de concentration et de mémoire, je suis porté à penser que c’est dû aux médicaments qui pris pendant 10 ans doivent user le système à des endroits que je serais bien en peine de vous préciser.

Tous les cancers ne sont pas égaux et les médicaments n’affectent pas de la même manière. Beaucoup reçoivent de l’oxalyplatine qui va faire que les personnes ne peuvent plus toucher quelque chose de froid ou de chaud avec leur peau etc. Je pense à ce médicament-là mais tous les médicaments contre le cancer, ou presque, tuent aussi des cellules saines qui ne se remplacent peut-être pas aussi facilement à mesure que l’on prends de l’âge.

Je suis bien content pour votre voisin, qu’il soit si fort, mais moi d’une part je n’avais pas ni envie, ni besoin de retourner à l’usine j’avais fait mon argent à la bourse avant ce qui m’a laissé une marge de manoeuvre. J’ai eu dix ans de traitements pendant lesquels, comme je ne savais pas l’avenir, le besoin de travailler ou d’avoir quelque projet que ce soit passait en dernier.

Je n’ai pas besoin de la société et heureusement mais je parle pour beaucoup de personnes de mon forum que j’ai connu ou que je connais. Je vous ferai remarquer aussi que prétendre qu’on est fort et qu’on a pas besoin d’aide c’est très masculin et risqué aussi parce que la construction aussi ça demande d’être capable d’attention.

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MessageSujet: Re: Le retour au travail ou pas.   Lun 11 Fév 2013 - 5:54

Question d’une lectrice

«J’ai dû m’absenter de mon emploi il y a deux ans en raison d’un cancer et de traitements de chimiothérapie. Mon employeur m’a remplacée, mais suite à une plainte à la Commission des normes du travail, j’ai obtenu une compensation et une lettre de recommandation. En raison de ma rémission, mon oncologue me permet de retourner au travail à temps partiel. Comment expliquer le trou de deux ans dans mon CV? Dois-je parler de ma maladie au passé pour éviter de faire peur aux employeurs?» – Hélène (prénom fictif)

Carolina Castro, conseillère en ressources humaines agréée et coach professionnelle chez Vezina Nadeau Labre, conseille de vérifier la date de fin d’emploi inscrite dans la lettre d’entente entre la Commission des normes du travail et l’employeur.

«C’est cette date qu’il faut retenir et non le moment ou Hélène a dû arrêter de travailler pour commencer ses traitements, explique-t-elle. Elle a certainement une période sans emploi de quelques mois, mais je conseille toujours d’inscrire seulement les années sur le CV, donc cela règle souvent le problème.»

Si, pour une raison ou une autre, cette stratégie ne fonctionne pas, la spécialiste conseille d’inscrire une année sabbatique sur le CV.

«On peut préciser par exemple qu’on a voulu réaliser un projet personnel, ou passer du temps en famille, mais on ne mentionne pas la maladie», précise Carolina Castro.

Par contre, en entrevue, il est fort possible que le recruteur cherche à en savoir davantage. Faut-il alors parler du cancer?

«Cela dépend des répercussions qu’on a actuellement, affirme Carolina Castro. Si physiquement, c’est évident, il faut le dire. Si on a des pertes de mémoire, il faut le dire. Si on sait qu’on aura à passer plusieurs examens médicaux pour le programme d’assurances collectives et on sait qu’on se fera refuser par l’assureur, il faut le dire parce que l’employeur se posera des questions. Bref, si c’est une évidence, je prime le dialogue. Sinon, on n’en parle pas.»

Elle croit aussi que Hélène doit chercher le bon type d’emploi en fonction de ses capacités actuelles.

«Cela devrait faire partie d’une réflexion plus large sur la place que prend le travail dans sa vie. Après un cancer, plusieurs veulent avoir plus de temps de qualité, moins de stress. De plus, s’insérer dans un nouvel emploi demande de l’énergie, donc il faut être prêt physiquement. Il faut également être prêt psychologiquement et avoir retrouvé une bonne confiance en soi.»

Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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MessageSujet: Re: Le retour au travail ou pas.   Sam 5 Jan 2013 - 19:18

Publié le jeudi 03 janvier 2013 à 11H57

150 patients de Paoli-Calmettes accompagnés en 2013 dans leur retour vers l'emploi, étape espérée autant que redoutée
Stéphanie Berlière aurait bien aimé bénéficier du dispositif ouvert en 2013 aux patients de Paoli-Calmettes.


"Reprendre très tôt le travail, c'est un pas vers la guérison". Cette phrase du médecin du travail Annie Bosredon-Caussin est une évidence pour les professionnels de la santé qui côtoient les malades du cancer.

À partir de ce mois de janvier, 150 salariés du privé, traités à l'institut Paoli-Calmettes à Marseille (2 500 patients par an), seront accompagnés dans leurs démarches de retour à l'emploi. Ils seront reçus en entretien individuel, pour évaluer l'impact de la maladie sur leur vie personnelle et professionnelle. "S'ils se sentent trop fatigués pour reprendre, ils pourront bien entendu prolonger leur arrêt de travail", précise Anne-Lise Lainé, responsable du pôle social à l'institut.

Le dispositif, inédit en France, concerne surtout ceux qui veulent récupérer leur poste au plus vite. Souvent, ils angoissent de revenir après des mois d'absence, dans un service où les objectifs ont varié, les logiciels informatiques ont changé de version. Mille questions trottent dans la tête : sera-t-on assez fort pour affronter la fatigue ? L'employeur est lui aussi désemparé : doit-il appeler son salarié ? Jusqu'aux collègues qui se demandent : faut-il prendre des gants ou faire comme si de rien n'était ?

Les propositions seront très concrètes

Un oncologue, une assistante sociale, un psychologue et un médecin du travail passeront ensemble du temps sur chaque dossier. Leurs conclusions, ils les transmettront au médecin du travail de la société concernée, seul habilité à dire si un salarié est apte ou non à la reprise. Les propositions seront très concrètes.

Exemple : proposer une carte d'invalidité, assortie d'avantages fiscaux, pour compenser la perte de revenus pendant la maladie. Ensuite, monter un dossier de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, un billet retour à l'emploi efficace, parce qu'il couvre une partie des frais d'aménagement du poste de travail. Selon le pôle social de l'IPC, ce financement est un vrai bonus, sachant qu'un fauteuil de bureau classique coûte 200 euros, "une version ergonomique vaut 2 000 euros".

La Sécurité sociale peut aussi prendre en charge une moitié de salaire pour une reprise en douceur, en mi-temps thérapeutique. Les patrons devraient apprécier cet arsenal de mesures d'accompagnement.

"Les entreprises vont pouvoir récupérer des fonds", mais les plus petites renâclent parfois. Se priver d'un salarié pendant un an leur pose des problèmes si difficiles à surmonter qu'elles invoquent parfois le code du travail : une société "ne peut licencier un malade sauf à prouver que son absence entraîne un grave dysfonctionnement".

Une variante existe, qu'elles n'ont pas à financer : la reconversion du patient sur un autre poste. Cette fois, c'est le malade qui rechigne quelquefois à suivre "une longue formation, après une longue absence". Le changement de vie est si grand que certains renoncent à reprendre le travail.

La Ligue contre le cancer-13 est associée à cette innovation, ainsi que les médecins du travail de la fondation GIMS-Maryse Leca. Le coût est de 72 000 €, une somme qui couvre notamment l'embauche d'une assistante sociale à mi-temps. Si le test est concluant, il sera étendu en 2014 au-delà des Bouches-du-Rhône.

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Dernière édition par Denis le Lun 11 Fév 2013 - 6:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le retour au travail ou pas.   Mer 5 Déc 2012 - 13:22

PARIS — Faute d'aménagement spécifique, il reste difficile en France pour les personnes atteintes d'un cancer de revenir naturellement à la vie active, une situation paradoxale pour une maladie dont le taux de guérison est en constante progression.

Seuls 67% des personnes touchées par un cancer sont au travail deux ans après leur diagnostic : ce chiffre illustre à lui seul la difficulté de concilier la plus répandue des "maladies chroniques" avec le monde professionnel.

"Le cancer n'a pas un effet transitoire, mais a des répercussions durables sur l'activité professionnelle", a insisté mardi la sociologue Anne-Marie Waser lors de la Rencontre annuelle de l'Institut du cancer (Inca) consacrée aux inégalités face cette maladie qui touche chaque année 365.000 personnes en France.

En la matière, les inégalités sont importantes d'une activité professionnelle à l'autre : seuls 45% des agriculteurs sont de retour au travail deux ans leur diagnostic contre 74% pour les professions dites intermédiaires, comme les enseignants, selon des chiffres tirés de l'étude de la Dress "La vie deux ans après le diagnostic de cancer".

"Plus les activités exigent de la force physique, un engagement soutenu tout au long de la journée, plus le travail est contrôlé et moins la probabilité d'un retour à l'emploi est élevé", souligne cette sociologue travaillant pour le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise).

A l'inverse, "plus l'activité exercée donne satisfaction et plus les personnes souhaitent reprendre et le font effectivement dans de bonnes conditions", ajoute-t-elle.

"Logique de survie"

Sans surprise, c'est pour les actifs dans les situations les plus précaires que le congé maladie pose le plus problème : "plus l'emploi est précaire, moins le temps passé aux soins est long, par crainte de perte d'emploi et de baisse de revenus", indique Mme Waser.

Pour le philosophe et sociologue Pierre Mazet, il existe toute une population vivant dans un "précariat" qui préfère ne pas réclamer ses droits sociaux (accès à un mi-temps thérapeutique par exemple) parce que c'est "stigmatisant et honteux" et aussi parce qu'elle se trouve dans une "logique de survie" avec des "difficultés à se projeter dans le temps"

De manière globale, tous secteurs confondus, "le monde du travail fait peu de cas de la vulnérabilité de l'homme" et agit "dans l'illusion que personne ne peut tomber malade", souligne Mme Waser.

En Allemagne, il existe un "protocole" unifié pour le retour à l'emploi après un arrêt maladie de longue durée, qui tient compte du fait que le salarié peut ne pas être à 100% de ses moyens, souligne-t-elle.

En France au contraire, les pratiques sont hétérogènes et le modèle qui prédomine est celui d'une "maladie aiguë" et le retour à l'emploi signifie aussi le retour à la bonne santé.

Cela s'accorde mal avec une maladie chronique comme le cancer où "il y a une incertitude permanente sur la capacité de travail" et "des impacts fonctionnels qui peuvent évaluer avec le temps", souligne Mme Waser.

De plus, le fait de demander un aménagement de son travail après un long arrêt maladie, "c'est rendre visible sa maladie et reconnaître sa fragilité au sein de l'entreprise".

Les personnes oscillent alors entre deux attitudes opposées: "faire la preuve qu'elles méritent ces aménagements et jouer au malade de façon crédible" ou au contraire "minimiser ou cacher les conséquences de la maladie", indique-t-elle.

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MessageSujet: Le retour au travail ou pas.   Jeu 13 Sep 2012 - 15:04

La ministre de l'Emploi Monica De Coninck (sp.a) a annoncé mercredi la tenue au printemps 2013 d'une table ronde sur le retour au travail après une longue période d'inactivité, comme après un traitement cancéreux.

Cette table ronde réunira le fédéral, les Régions et Communautés ainsi que les acteurs du secteur, a précisé la ministre à l'occasion d'une action à son cabinet de la Ligue flamande contre le cancer (VLK).

Parmi les patients qui ont arrêté de travailler pour se soigner, 6 à 8 sur 10 ayant survécu à leur cancer reprennent le travail. Mais non sans difficultés, selon une enquête de la VLK menée auprès de 300 patients.

Législation trop rigide, manque d'information sur les conséquences que le travail attribué aura sur les droits sociaux, réticences des patrons à opérer les adaptations nécessaires, sont quelques-uns des soucis rencontrés.

"Avant, la maladie était presque toujours mortelle, mais ce n'est plus autant le cas grâce aux progrès de la médecine", souligne Jean-Jacques Cassiman, président de la VLK.

L'âge des personnes concernées est un facteur de complication pour la reprise du travail. L'ampleur qu'a prise la législation sur le travail ces dernières années ne facilitera pas non plus les réformes, a fait observer la ministre De Coninck, bien décidée cependant à agir.

Souvent aussi, le médecin de famille, la médecine du travail et les mutuelles rendent des avis divergents. A cet égard, Monica De Coninck envisage notamment le développement d'un "chat" électronique où les différentes parties échangeraient sur tel ou tel cas.

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