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 Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.

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Denis
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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Dim 4 Déc 2016 - 15:38

Une enseignante qui a eu un cancer du sein a dû prendre sa retraite de façon prématurée en raison de troubles cognitifs peu connus, mais qui touchent beaucoup de survivants.

«Si j’avais su, je n’aurais jamais pris ma retraite! s’écrie sans détour Chantal Sauvé, qui demeure à Laval. Je pensais que je n’étais plus capable d’enseigner à cause de l’âge, mais ce n’était pas du tout ça!»

Âgée de 63 ans, cette survivante du cancer du sein sait aujourd’hui qu’elle a été affectée par des troubles cognitifs associés au cancer (TCAC).

Une réalité qui touche beaucoup de patients, mais qui est peu connue au Québec (voir autre article).

«Je n’étais plus capable de retenir le nom de mes élèves, dit celle qui avait 30 ans d’ancienneté. D’habitude, je les apprenais en deux semaines.»

En 2010, le cancer a frappé cette enseignante en administration au Collège de Bois-de-Boulogne, à Montréal.

«Je ne m’attendais pas à ça. J’étais très en forme», raconte la mère de famille qui a été traitée à l’Hôpital Maisonneuve-Rose­mont.

Forcée de délaisser le cégep pour se faire soigner en 2010-2011, Mme Sauvé a subi 8 traitements de chimiothérapie et 25 de radiothérapie, en plus d’une chirurgie.

De la démence ?

En juillet 2011, le cancer n’était plus qu’un mauvais souvenir. L’enseignante a repris le travail le mois suivant.

«J’avais hâte de recommencer, il n’était pas question que quelqu’un prenne mes groupes», souligne-t-elle.

Or, la réalité a vite rattrapé Mme Sauvé, qui ne pouvait plus suivre la cadence. Inca­pable de retenir les différents mots de passe, l’enseignante cherchait souvent ses mots... Et son trousseau de clés.

«J’avais réussi à compenser avec une routine et je trainais des notes dans un bottin, dit-elle. Je vivais un décalage monstrueux, mais je ne voulais pas le montrer. J’ai même pensé que je faisais de la démence.»

Au terme de cette difficile année scolaire, Mme Sauvé s’est résignée à prendre sa retraite en 2012.

Or, une rencontre à l’hôpital a par la suite chamboulé sa vie lorsqu’une psychologue en oncologie lui a parlé des TCAC.

Chercher de l’aide

«C’est ça que j’ai! a-t-elle réagi après avoir lu la liste des symptômes. J’avais beaucoup lu sur ma maladie, mais pas sur ça! Et je n’en parlais pas parce que je ne voulais pas déranger un psychologue.»

Aujourd’hui, Mme Sauvé témoigne pour aider à faire connaître les TCAC, qui peuvent être mieux gérés grâce à du soutien professionnel.

«Il faut que les gens sachent que ça existe. Quand on sait qu’on est dans la norme, on ne s’énerve pas et on va chercher de l’aide.»

Après quelques années d’adaptation, la femme garde certaines séquelles, mais elle a appris à les gérer au quotidien.

«Je reste active. Depuis que je suis retraitée, je cherche juste à m’occuper», dit-elle.
« Je ne suis plus capable de m’occuper de mes enfants »

Près du tiers des survivants du cancer sont atteints de troubles cogni­tifs qui les affectent dans leur quotidien, une réalité méconnue qui fera l’objet d’un projet-pilote avant-gardiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rose­mont.

Problèmes de concentration et d’attention, trous de mémoire: les troubles cognitifs associés au cancer (TCAC) sont subtils, mais ils peuvent grandement affecter les personnes atteintes.

Peur de la récidive

«Les patients disent: “Je ne suis plus capable de m’occuper de mes enfants, je ne retiens pas ce que je dis”, souligne Marika Audet-Lapointe, oncopsychologue responsable du projet-pilote. La panique embar­que et la plus grande peur, c’est la récidive du cancer.»

«Il y a des gens qui retournent au travail et qui ne se reconnaissent pas», ajoute-t-elle.

Subventionné par la Fondation québécoise du cancer du sein, un projet-pilote de trois ans démarre à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR).

D’ici 2018, l’objectif est de mettre sur pied et d’offrir un test de dépistage aux patientes atteintes du cancer du sein pour évaluer si elles sont touchées par les TCAC.

Le but ultime est d’offrir le dépistage et les traitements à tous les survivants du cancer. Généralement, les symptômes des TCAC disparaissent en moins de deux ans.

Actuellement, les études estiment que 30 % des survivants sont affectés. Or, les sondages montrent que jusqu’à 75 % des patientes ont l’impression d’avoir un TCAC.

«Au Québec, il n’y a pas de services. Mais ça fait longtemps que la problématique est abordée aux États-Unis», dit la spécialiste.

Une des difficultés est que les symptômes sont semblables à ceux causés par le stress et l’anxiété, d’où la perception élevée d’être atteint.

À noter que ce n’est pas uniquement la chimiothérapie qui cause ce trouble, mais tous les traitements asso­ciés au cancer.

«Plus on les informera, plus les patien­tes comprendront ce qui leur arri­ve», dit Mme Audet-Lapointe.

«C’est vraiment innovateur, dit Clarisse Defer, psychologue à l’HMR. Il n’y a rien de comparable au Québec actuellement.»

Symptômes des Troubles cognitifs associés au cancer (TCAC)

Difficulté à retrouver des noms ou des dates ou à apprendre une nouvelle information
Impression de devoir redoubler d’efforts pour accomplir une même tâche
Fatigabilité cognitive
Incapacité à accomplir deux tâches à la fois
Difficulté à suivre une conversation entre plusieurs personnes

Deux ans ou moins

Les symptômes disparaissent généralement au cours des deux premières années après la fin des traitements. Or, ils peuvent persister dans le temps chez certains.

Incidence auprès des patients

30 % (mesures objectives selon la littérature)
70 % (ressentis par les survivants)

Le projet-pilote de Maisonneuve-Rosemont

Subvention de 350 000 $ de la Fondation du cancer du sein du Québec

Collecte de données sous forme de sondages et de focus groups
Développer un outil de dépistage systématique et un protocole d’évaluation
Implantation d’un programme d’évaluation et d’intervention
Évaluer l’efficacité du projet-pilote et partager les connaissances

Source: Hôpital Maisonneuve-Rosemont

► Les patients qui souhaitent avoir plus l’information peuvent aller sur www.psymedicis.com

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Ven 8 Juil 2016 - 12:32

Moderate-to-vigorous physical activity is related to improved subjective memory in breast cancer survivors, who often complain about memory problems, reports a new study. It appears the physical activity alleviates stress and benefits women psychologically, which in turn aids their memory. Memory problems appear to be related to the high stress load cancer survivors experience, and may not be specific to chemotherapy or radiation treatments.

---

Une activité physique modérée à vigoureuse est liée à l'amélioration de la mémoire subjective chez les survivants du cancer du , qui se plaignent souvent de problèmes de mémoire, rapporte une nouvelle étude. Il semble que l'activité physique atténue le stress et a des avantages pour les femmes psychologiquement, ce qui à son tour aide leur mémoire. Les problèmes de mémoire semblent être liés à la haute tension comme charge d'une expérience des survivants, et peuvent ne pas être spécifique à la chimiothérapie ou la radiothérapie.

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Jeu 28 Jan 2016 - 9:10


AVIS D'EXPERT - Le docteur Hélène Castel explique les différents troubles cognitifs qui peuvent survenir lors des traitements contre le cancer et les stratégies mises en place pour améliorer la qualité de vie des patients.

L'efficacité des traitements en cancérologie a permis une amélioration de la prise en charge des patients traités pour un cancer. Cependant, ces traitements peuvent induire des effets secondaires dont certains sont encore assez mal connus. En effet, la radiothérapie cérébrale peut entraîner des effets secondaires cérébraux, mais les chimiothérapies et les nouvelles thérapies ciblées sont également susceptibles d'induire des troubles de la mémoire ou de la concentration. Ces troubles cognitifs sont regroupés sous le terme «Chemofog». Près de 75% des patients se plaignent de ces troubles cognitifs au cours de la chimiothérapie et/ou de la radiothérapie avec un impact sur leur qualité de vie et leur vie sociale.

Ces troubles ressentis sont le plus souvent liés à un état de fatigue sous-jacent, induit par le cancer et les traitements. Cependant, dans certains cas, des anomalies cérébrales mesurées par des tests neuro-psychologiques montrent des perturbations plus spécifiquement de la mémoire de travail, la concentration, l'attention, la vitesse de traitement de l'information et les fonctions exécutives. Ces troubles sont majoritairement modérés et transitoires, mais certains patients présentent un déficit après l'arrêt du traitement qui peut se prolonger pendant plusieurs années.

» Aider les patients sous chimio qui sont «dans le brouillard»
Recherches françaises

Aujourd'hui, il est possible d'observer chez ces derniers, grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRM), une activation plus étendue des circuits neuronaux impliqués dans la mémoire de travail. Une diminution du volume de la substance grise et blanche dans le cortex préfrontal est également constatée, et ce, après l'arrêt du traitement.

Pour étudier l'effet du cancer et de ses traitements sur les fonctions cognitives, des équipes de recherche Inserm se sont rassemblées sous la coordination du professeur Florence Joly, oncologue médical et chef de service de l'Unité de recherche clinique (Centre F. Baclesse, Caen) au sein d'un consortium français au Cancéropôle Nord-Ouest. Les chercheurs travaillent avec les cliniciens et les neurologues de plusieurs centres de lutte contre le cancer (centre F. Baclesse à Caen, centre H. Becquerel à Rouen, Institut Gustave-Roussy à Paris). La plate-forme innovante «Cancer et cognition» mise en place cette année, regroupe nos expertises méthodologiques et nous positionne comme leader national dans la compréhension et la prise en charge sur le plan cognitif des patients atteints de cancer et traités par radiothérapies, chimiothérapies et thérapies ciblées.

Nos recherches dans ce domaine sont réalisées à partir d'études cliniques, d'approches neuropsychologiques innovantes, d'études en neuro-imagerie spécifiques et de modèles animaux comportementaux.

Améliorer les troubles

Des études cliniques ont été menées à Caen sous l'impulsion du Pr Joly pour évaluer par exemple l'impact de la chimiothérapie sur les fonctions cognitives et la qualité de vie de patientes âgées traitées pour un cancer du sein. Plus de 40 % d'entre elles ont développé des troubles cognitifs, en cours de traitement. Des stratégies pour prendre en charge et améliorer les troubles ressentis par les patients comme la remédiation cognitive sous la forme d'ateliers sont également en cours d'étude.

En parallèle, les études réalisées dans notre unité Inserm à Rouen sur des modèles animaux visent à mettre en évidence les mécanismes neurobiologiques et les troubles associés à l'utilisation de différentes thérapies ainsi qu'à détecter des biomarqueurs. Par exemple, une étude que nous avons menée chez la souris montre une modification des capacités d'ajustement du comportement en fonction des circonstances avec une molécule de chimiothérapie couramment utilisée dans le cancer du et du , le 5 Fluorouracile (5-FU). Ainsi, en l'espace de quatre ans, la communauté scientifique internationale en cancérologie a reconnu l'intérêt de développer des recherches sur cette problématique, suite aux plaintes rapportées par les patients. Ces recherches que nous menons en collaboration visent à prévenir les altérations cognitives ou à les prendre en charge et ainsi à améliorer la qualité de vie des patients. Elles sont essentielles pour accompagner les traitements dont les bénéfices restent importants pour la guérison des patients.

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Sam 23 Jan 2016 - 8:54

Women who take estrogen supplements from before or at the start of menopause and continue with them for a few years have better preserved brain structure, which may reduce the risk of dementia.

Globally, one new person is affected by dementia every four seconds. In 2010, 36 million people were estimated to have dementia.

Now, findings in a doctoral thesis from the Norwegian University of Science and Technology (NTNU) show that estrogen supplements can reduce the risk of dementia in women.

"estrogen supplements can have a positive effect against dementia if women start early enough with treatment," says Carl Pintzka, a medical doctor and PhD candidate at NTNU.

The finding has been just published in the journal Neurobiology of Aging.

A sample of 80 women who had used estrogen supplements through menopause was compared with 80 women who had never used estrogen supplements. All had participated in the Nord-Trøndelag Health Study (HUNT), a general population-based study in mid-Norway.


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Les femmes qui prennent des suppléments d'oestrogène avant ou au début de la ménopause et continuent pendant quelques années ont mieux conservée la structure du cerveau, ce qui peut réduire le risque de démence.

Globalement, un nouvelle personne est affectée par la démence toutes les quatre secondes. En 2010, on a estimé que 36 millions de personnes d'avoir la démence.

Maintenant, les résultats dans une thèse de doctorat de l'Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU) montrent que les suppléments d'œstrogènes peuvent réduire le risque de démence chez les femmes.

"suppléments d'oestrogène peuvent avoir un effet positif contre la démence, si les femmes commencent assez tôt avec le traitement», explique Carl Pintzka, un médecin et candidat au doctorat en médecine à NTNU.

La conclusion a été publiée dans la revue Neurobiology of Aging.

Un échantillon de 80 femmes qui avaient utilisé des suppléments d'œstrogènes à la ménopause ont été comparé avec 80 femmes qui avaient jamais utilisé des suppléments d'oestrogène. Tous avaient participé à l'étude de Nord-Trøndelag Santé (Hunt), une étude générale basée sur la population à la mi-Norvège.



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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Jeu 8 Oct 2015 - 10:54

Selon une étude américaine dirigée par le Professeur Joshua Miller, de l'Université Rutgers (New Jersey), les personnes âgées qui souffrent de carence en vitamine D connaissent un déclin cognitif nettement plus rapide que celles qui affichent des taux normaux. « En moyenne, les sujets avec de fortes déficiences en vitamine D subissent un déclin de leurs capacités mentales jusqu'à trois fois plus rapide que celles avec des niveaux adéquats de cette vitamine », explique Joshua Miller.

La vitamine D, connue surtout pour être essentielle à la santé osseuse, est principalement obtenue par une exposition au soleil, avec l'action des rayons ultraviolets sur un dérivé du cholestérol dans la peau. Elle est aussi présente dans le lait et certains poissons. Plus récemment, les chercheurs ont découvert que la vitamine D paraissait également jouer un rôle important dans le fonctionnement cérébral.

Cette nouvelle étude a été menée de 2002 à 2010 avec 382 personnes de 60 à plus de 90 ans dont le taux de vitamines D et le niveau cognitif ont été testés une fois par an en moyenne pendant cinq ans. Les septuagénaires étaient les plus nombreux dans ce groupe.

L'étude compte des personnes avec un fonctionnement cognitif normal ainsi que d'autres souffrant de légères déficiences mentales ou de démence. A la différence des précédentes recherches, ce groupe était diversifié ethniquement avec des Blancs, des Noirs et des Hispaniques. La plupart (61 %) avaient de bas taux de vitamine D dans le sang, dont 54 % des Blancs et 70 % des Noirs et des Hispaniques. Le taux jugé normal est de 30 nanogrammes par millilitre de sang.

Alors que les personnes à la peau foncée ont davantage tendance à avoir des carences en vitamine D en raison de la mélanine, un pigment qui bloque les rayons ultra-violets, les auteurs n'ont constaté aucune différence dans les taux de déclin cognitif entre les groupes ethniques. En d'autres termes, des carences en vitamine D étaient liées chez les participants à un déclin plus rapide des capacités mentales, quelle que soit l'ethnie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Jeu 2 Avr 2015 - 16:57

In a new study, UCLA researchers have developed a cognitive rehabilitation program to address post-treatment cognitive changes, sometimes known as “chemobrain,” which can affect up to 35% of post-treatment breast cancer patients. Their findings were reported by Erocli et al in Psycho-Oncology.

An estimated one in eight women will develop invasive breast cancer in their lifetime. Post-treatment, the common mental “fogginess” known as chemobrain can prevent them from staying organized and completing everyday activities, such as sticking to a schedule, planning a family gathering, or remembering where they left the car keys.

This new study, led by UCLA Jonsson Comprehensive Cancer Center member Patricia Ganz, MD, builds upon her earlier research, which found a statistically significant association between neuropsychological test performance and memory complaints in post-treatment, early-stage breast cancer patients.

Study Details

“We invited the women to participate in a research study that assigned them to either early or delayed treatment, with a 5-week, 2-hour group training session. In the session, a psychologist taught them strategies to help them with their memory and maintaining their ability to pay attention to things,” said Dr. Ganz, Director of Prevention and Control Research at Jonsson. “These are activities we call executive function and planning—the things all of us do in order to organize our day.”

Linda Ercoli, PhD, Associate Clinical Professor of Health Sciences at the UCLA Semel Institute, was responsible for the development of the cognitive rehabilitation intervention program, and either delivered or supervised the group training sessions.

“We gave women exercises on how to remember a to-do list, remembering to buy items at the store, or planning a party and deciding what type of food should be served to guests,” said Dr. Ercoli, a coauthor of the study. “Participants were given real-life tasks to complete that would use these types of strategies to improve cognitive function.”

The intervention program also included homework and practice activities that they would discuss at the weekly sessions.

Study Findings

All of the women who participated in the research study, whether they received the intervention early or at a delayed time point, completed questions about their mood and mental functioning. They also had detailed neurocognitive testing before learning which group they would be in, immediately after the end of the 5 weeks of training and then 2 months later. Most of the women also had resting electroencephalography (EEG) testing, to see if this could measure changes in how the women fared throughout the study.

Dr. Ganz and Dr. Ercoli found that the early intervention group (32 women) reported improvement in memory complaints and test functioning, while the delayed intervention control group (16 women), did not improve in either their cognitive complaints or test performance. The intervention group participants showed continued improvement 2 months after completion of the rehabilitation program.

“The brain wave pattern in the intervention group actually normalized,” said Dr. Ganz. “We hope that this might be an effective biologic way to assess the cognitive effects of cancer treatment in the future.”

The next steps are for other researchers to test out this cognitive rehabilitation program in larger numbers of patients, and to potentially develop strategies to provide intervention much earlier in the course of breast cancer treatment, to either prevent difficulties or hasten recovery.

Dr. Ercoli is the corresponding author for the Psycho-Oncology article.

The study was supported by the Breast Cancer Research Foundation and the Jonsson Comprehensive Cancer Center Foundation.

The content in this post has not been reviewed by the American Society of Clinical Oncology, Inc. (ASCO®) and does not necessarily reflect the ideas and opinions of ASCO®.

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Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l'UCLA ont développé un programme de réadaptation cognitive pour traiter post-traitement des changements cognitifs, parfois appelés "chemobrain," qui peuvent affecter post-traitement jusqu'à 35% des patients atteints de cancer du sein . Leurs conclusions ont été rapportées par Erocli et al dans Psycho-Oncology.

On estime qu'une femme sur huit développera un cancer du sein invasif dans leur vie. Post-traitement, le "brouillard" mentale communément appelée "chemobrain" peut les empêcher de rester organisé et de réaliser des activités quotidiennes, comme s'en tenir à un calendrier, à planifier une réunion de famille, ou se rappeler où ils ont laissé les clés de la voiture.

Cette nouvelle étude, dirigée par un membre de l'UCLA Jonsson Comprehensive Cancer Center Patricia Ganz, MD, s'appuie sur ses recherches antérieures, qui ont trouvé une association statistiquement significative entre la performance de la mémoire et de test de plaintes neuropsychologiques en post-traitement, chez les patientes du cancer du sein à un stade précoce.

Détails de l'étude

«Nous avons invité les femmes à participer à une étude de recherche qui les assigneraient à un traitement précoce ou retardée, avec une session de formation de groupe de 2 heures sur cinq-semaine. Lors de la session, un psychologue leur a enseigné des stratégies pour les aider à maintenir leur mémoire et leur capacité de prêter attention à des choses ", a déclaré le Dr Ganz, directeur de la prévention et de recherche pour la lutte au Jonsson. "Ce sont des activités que nous appelons la fonction exécutive et planification choses à faire pour pour organiser notre journée."

Linda Ercoli, PhD, professeur agrégé de clinique des sciences de la santé à l'Institut Semel UCLA, était responsable de l'élaboration du programme d'intervention en réadaptation cognitive, et soit livré ou supervisé les sessions de formation de groupe.

"Nous avons donné des exercices à ces femmes sur la façon de se rappeler une liste de choses à faire, se souvenant d'acheter des articles au magasin, ou la planification d'un parti et de décider quel type de nourriture devrait être servi aux invités," a déclaré le Dr Ercoli, co-auteur de l'étude . "Les participants ont reçu des tâches de la vie réelle à faire pour compléter qui utiliseraient ces types de stratégies pour améliorer la fonction cognitive."

Le programme d'intervention comprenait également les devoirs et la pratique des activités qu'elles discuteraient lors des séances hebdomadaires.

Conclusions de l'étude

Toutes les femmes qui ont participé à l'étude de recherche, qu'elles aient reçu l'intervention rapidement ou à un moment différé dans le temps, ont complété des questions sur leur humeur et leur fonctionnement mental. Elles ont également eu des tests neurocognitifs détaillés avant de savoir dans quel groupe elles seraient, et immédiatement après la fin des cinq semaines de formation, puis deux mois plus tard. La plupart des femmes ont également eu des tests l'électroencéphalographiques au repos (EEG), pour voir si cela pourrait mesurer les changements dans la façon dont les femmes vont tout au long de l'étude.

Dr Ganz et le Dr Ercoli trouvé que le groupe d'intervention précoce (32 femmes) ont rapporté une amélioration dans les troubles de la mémoire et le fonctionnement de test, tandis que le groupe de contrôle de l'intervention tardive (16 femmes), n'a pas amélioré soit dans leurs plaintes cognitives ou les performances du test. Les participants du groupe d'intervention ont montré une amélioration continue deux mois après l'achèvement du programme de réhabilitation.

«Le modèle des ondes cérébrales dans le groupe d'intervention a été normalisé," a déclaré le Dr Ganz. "Nous espérons que ce pourrait être un moyen biologique efficace pour évaluer les effets cognitifs de traitement du cancer à l'avenir."

Les prochaines étapes sont pour d'autres chercheurs de tester ce programme de réhabilitation cognitive sur un plus grand nombre de patients, et de développer des stratégies pour fournir potentiellement une intervention beaucoup plus tôt dans le cadre du traitement du cancer du , soit pour prévenir des difficultés ou accélérer la reconstitution.

Dr Ercoli est l'auteur de l'article Psycho-oncologie.

L'étude a été soutenue par la Fondation recherche sur le cancer du sein et la Fondation Jonsson Comprehensive Cancer Center.

Le contenu de ce message n'a pas été examiné par l'American Society of Clinical Oncology, Inc. (ASCO®) et ne reflètent pas nécessairement les idées et opinions des ASCO®.

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Ven 12 Avr 2013 - 14:46

L'huile essentielle de romarin stimulerait la mémoire des adultes, ainsi que leur capacité à se souvenir au moment opportun des petites tâches à accomplir au quotidien.

Les chercheurs, qui ont présenté leurs résultats lors de la conférence annuelle de la British Psychological Society à Harrogate, en Angleterre cette semaine, ont affirmé que cette huile essentielle était capable d'améliorer la vie des personnes atteintes de troubles de la mémoire.

De précédentes recherches avaient déjà mis en avant les effets bénéfiques de l'essence de romarin sur la mémoire à long terme et sur l'arithmétique mentale. Les chercheurs ont voulu approfondir ces recherches : «nous nous sommes intéressés à la mémoire prospective : la capacité à se rappeler d'effectuer des tâches à des moments particuliers, ce qui est crucial au jour le jour», a déclaré le chercheur Dr. Mark Moss.

66 participants ont été divisés en deux groupes. On leur a demandé d'attendre dans des pièces séparées. L'une d'elles avait été parfumée à l'huile essentielle de romarin. Les personnes ont ensuite effectué des tests de mémoire. Ils devaient cacher des objets et les retrouver plus tard ou bien demander aux autres de faire passer des objets aux chercheurs à des moments précis. Ceux qui se trouvaient dans la salle parfumée au romarin ont obtenu de meilleurs résultats. Ils affichaient un taux plus élevé d'eucalyptol (1,8 cinéole) dans le sang, substance que l'on retrouve dans l'huile essentielle de romarin.

«Se rappeler d'aller quelque part, quand y aller et pour quelles raisons, voilà un mécanisme sous-jacent à toute activité. Dans ce domaine, nous souffrons tous de défaillances mineures qui peuvent s'avérer frustrantes, voire dangereuses», a déclaré la chercheuse Jemma McCready. «Grâce à des recherches plus poussées, nous pourrons déterminer si le traitement au romarin est utile aux individus âgés souffrant de troubles de la mémoire liés à la vieillesse».

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Mer 19 Déc 2012 - 12:25

En relisant, on parle non seulement de la mémoire mais aussi du sens de l'organisation et de la prise de décision. Et ça fait longtemps que je ressens quelque chose à ce niveau et que je le dis. La moindre décision à prendre me plonge dans la perplexité, J'avais parlé d'un film ou un gars avait vécu toute sa vie sur un bâteau de croisière et ou quand le bâteau va être dynamité ne peut pas se résoudre à prendre la décision de le quitter parce que selon lui, les rues sur la terre ferme sont infinies et ne mène nulle part comme les décisions qui se posent à moi pour un petit problème....

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Mer 19 Déc 2012 - 11:59

Denis a écrit:
Je ne m'y connais pas mais je crois que ça pourrait être dû en effet au stress et à la peur. Il y a quelque chose du syndrome post traumatisme. La psychologie cognitive est bonne pour ces choses-là. Mais déja qu'ils puissent observer ces phénomènes sur un scan...c'est étonnant, moi j'en ai des effets comme des troubles de mémoires sur les noms de personnes dont je serais supposé pouvoir les sortir immédiatement il y a un retard. On dirait que beaucoup de choses de moindre importance ont été effacées de ma mémoire.avant j'étais .up to date. sur certaines choses qui m'intéressent moins maintenant.


Oui, Denis! moi aussi, je ne m'y connais pas du tout, mais je suis sûre qu'il y a qq chose du syndrome post traumatique. le choc. Du coup, je pense (simplement en relisant ma propre expérience, hein) que le stress, même inconsciemment est tellement présent que la mémoire semble avoir des "ratés", des blancs..je me souviens d'un truc un peu comme ça.. Mais oui, la psychologie cognitive est bien, les thérapies psychosensorielles, corporelles, très bien aussi.. je me dis que elles devraient être proposées un peu systématiquement auprès des patients. mais ça..

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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Mer 19 Déc 2012 - 11:52

Je ne m'y connais pas mais je crois que ça pourrait être dû en effet au stress et à la peur. Il y a quelque chose du syndrome post traumatisme. La psychologie cognitive est bonne pour ces choses-là. Mais déja qu'ils puissent observer ces phénomènes sur un scan...c'est étonnant, moi j'en ai des effets comme des troubles de mémoires sur les noms de personnes dont je serais supposé pouvoir les sortir immédiatement il y a un retard. On dirait que beaucoup de choses de moindre importance ont été effacées de ma mémoire.avant j'étais .up to date. sur certaines choses qui m'intéressent moins maintenant.


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MessageSujet: Re: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Mer 19 Déc 2012 - 10:35

Denis a écrit:
La médecine s'intéresse de plus en plus aux troubles cognitifs qui touchent temporairement certaines personnes traitées pour un cancer.

Le nom d'un ami proche tout à coup introuvable, des clés rangées dans le frigidaire, une virée au supermarché dont on revient les mains vides malgré une liste fournie: nombreuses sont les personnes atteintes d'un cancer qui ont connu ces situations inattendues et déstabilisantes. Ces symptômes temporaires - ils disparaissent généralement dans les 12 à 18 mois suivant l'arrêt du traitement - sont appelés par les spécialistes «brouillard cognitif» en reflet de l'effet désagréable de cerveau embrumé qu'ils produisent sur les patients. S'ils ne font l'objet d'attention de la part des experts médicaux que depuis quelques années, des recherches récentes font percer l'espoir d'améliorer l'accompagnement des patients souvent effrayés par cet effet secondaire peu connu.

Lors du congrès international de radiologie qui s'est tenu à Chicago fin novembre, une chercheuse en radiologie à l'université de Virginie occidentale, Rachel Lagos, a présenté des travaux prouvant que cette sensation de «brouillard» correspondait bien à une altération du métabolisme de deux zones précises du cerveau: le gyrus frontal supérieur, qui permet de s'organiser et prendre des décisions, et l'opercule temporal où siège la mémoire de long terme. «Les résultats obtenus par PET scan sont étonnamment précis», confie-t-elle au Figaro. Les données proviennent des examens subis par 115 femmes traitées par chimiothérapie pour un cancer du sein entre 2003 et 2011. «C'est une vraie avancée car cela nous permet de dire aux patientes: ‘non vous n'êtes pas folle, non vous n'avez pas Alzheimer, nous avons vu ce qui se passe et c'est réversible'. Car il ne faudrait surtout pas que certains malades en viennent à refuser la chimio à cause de ces désagréments».
Accompagnement psychologique

«Cette découverte est très intéressante parce qu'elle montre qu'il y a bien un dysfonctionnement du cerveau, même si anatomiquement tout paraît normal, confirme le Dr Steve Larson, chef du service de médecine moléculaire au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York, l'un des plus importants instituts de cancérologie aux États-Unis. Elle va permettre à la recherche de se concentrer sur ces deux régions cérébrales pour comprendre comment éviter l'effet de brouillard, qui traduit une altération de la transmission des messages nerveux.»

Pour l'instant, la prise en charge proposée aux patients repose uniquement sur des exercices de rééducation. Isabelle Hardy-Léger, neuropsychologue, a été pionnière dans le domaine en ouvrant la première consultation dédiée spécifiquement à ce problème à l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne) en 2009. «Près de 70 % des malades traités se plaignent de ces symptômes. Mais à l'issue du bilan de mémoire qu'on leur propose alors, seulement 30 % s'avèrent atteints de troubles réels, objectifs. À ceux-là je propose quelques séances de rééducation d'une demi-heure, pour les aider à mieux se servir de leur mémoire et reprendre confiance en eux. Un exemple fréquent est la difficulté que ces malades ont à faire leurs courses. Ils peuvent se rendre au supermarché avec une longue liste et repartir les mains quasiment vides, très déstabilisés. Ensemble nous mettons au point une stratégie en étapes pour faire travailler leur mémoire: rédiger une liste avec des catégories de produits, la mémoriser, la repasser en revue avant d'arriver à la caisse, préparer son argent avant de payer. Des gestes simples mais qui ne leur viennent plus spontanément.»

La chimio pas seule responsable?

Les personnes qui perçoivent des troubles mais ne présentent pas d'anomalies lors du bilan ne sont pas renvoyées chez elles pour autant. «Nous prenons aussi leurs plaintes en compte et nous leur proposons un suivi, car cela peut dissimuler une dépression, une anxiété, la peur de retourner au travail, etc.».

Si la localisation des troubles dans le cerveau commence à être mieux connue, l'origine du problème reste en revanche un mystère. La responsabilité de la chimiothérapie elle-même est remise en cause, notamment par une étude présentée au symposium annuel sur le cancer du sein à San Antonio (Nouveau-Mexique, États-Unis) début décembre. Bernadine Cimprich, professeur à l'université du Michigan, a en effet observé des troubles sur des patients avant même le début du traitement, probablement sous l'effet conjugué de la fatigue et du stress causé par l'annonce du cancer, avance-t-elle. Un état psychique qui pourrait créer un terrain fragile et renforcer l'effet indésirable induit ensuite par la chimiothérapie. «Les causes du brouillard cognitif pourraient en fait être multiples», résume la chercheuse. Une autre raison, estime-t-elle, de proposer tôt aux patientes de consulter un psychologue et/ou de s'initier aux techniques de relaxation.

c'est extrêmement intéressant..

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Denis
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MessageSujet: Les troubles de la mémoire ou cognitif après le traitement.   Mer 19 Déc 2012 - 10:15

La médecine s'intéresse de plus en plus aux troubles cognitifs qui touchent temporairement certaines personnes traitées pour un cancer.

Le nom d'un ami proche tout à coup introuvable, des clés rangées dans le frigidaire, une virée au supermarché dont on revient les mains vides malgré une liste fournie: nombreuses sont les personnes atteintes d'un cancer qui ont connu ces situations inattendues et déstabilisantes. Ces symptômes temporaires - ils disparaissent généralement dans les 12 à 18 mois suivant l'arrêt du traitement - sont appelés par les spécialistes «brouillard cognitif» en reflet de l'effet désagréable de cerveau embrumé qu'ils produisent sur les patients. S'ils ne font l'objet d'attention de la part des experts médicaux que depuis quelques années, des recherches récentes font percer l'espoir d'améliorer l'accompagnement des patients souvent effrayés par cet effet secondaire peu connu.

Lors du congrès international de radiologie qui s'est tenu à Chicago fin novembre, une chercheuse en radiologie à l'université de Virginie occidentale, Rachel Lagos, a présenté des travaux prouvant que cette sensation de «brouillard» correspondait bien à une altération du métabolisme de deux zones précises du cerveau: le gyrus frontal supérieur, qui permet de s'organiser et prendre des décisions, et l'opercule temporal où siège la mémoire de long terme. «Les résultats obtenus par PET scan sont étonnamment précis», confie-t-elle au Figaro. Les données proviennent des examens subis par 115 femmes traitées par chimiothérapie pour un cancer du sein entre 2003 et 2011. «C'est une vraie avancée car cela nous permet de dire aux patientes: ‘non vous n'êtes pas folle, non vous n'avez pas Alzheimer, nous avons vu ce qui se passe et c'est réversible'. Car il ne faudrait surtout pas que certains malades en viennent à refuser la chimio à cause de ces désagréments».
Accompagnement psychologique

«Cette découverte est très intéressante parce qu'elle montre qu'il y a bien un dysfonctionnement du cerveau, même si anatomiquement tout paraît normal, confirme le Dr Steve Larson, chef du service de médecine moléculaire au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York, l'un des plus importants instituts de cancérologie aux États-Unis. Elle va permettre à la recherche de se concentrer sur ces deux régions cérébrales pour comprendre comment éviter l'effet de brouillard, qui traduit une altération de la transmission des messages nerveux.»

Pour l'instant, la prise en charge proposée aux patients repose uniquement sur des exercices de rééducation. Isabelle Hardy-Léger, neuropsychologue, a été pionnière dans le domaine en ouvrant la première consultation dédiée spécifiquement à ce problème à l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne) en 2009. «Près de 70 % des malades traités se plaignent de ces symptômes. Mais à l'issue du bilan de mémoire qu'on leur propose alors, seulement 30 % s'avèrent atteints de troubles réels, objectifs. À ceux-là je propose quelques séances de rééducation d'une demi-heure, pour les aider à mieux se servir de leur mémoire et reprendre confiance en eux. Un exemple fréquent est la difficulté que ces malades ont à faire leurs courses. Ils peuvent se rendre au supermarché avec une longue liste et repartir les mains quasiment vides, très déstabilisés. Ensemble nous mettons au point une stratégie en étapes pour faire travailler leur mémoire: rédiger une liste avec des catégories de produits, la mémoriser, la repasser en revue avant d'arriver à la caisse, préparer son argent avant de payer. Des gestes simples mais qui ne leur viennent plus spontanément.»

La chimio pas seule responsable?

Les personnes qui perçoivent des troubles mais ne présentent pas d'anomalies lors du bilan ne sont pas renvoyées chez elles pour autant. «Nous prenons aussi leurs plaintes en compte et nous leur proposons un suivi, car cela peut dissimuler une dépression, une anxiété, la peur de retourner au travail, etc.».

Si la localisation des troubles dans le cerveau commence à être mieux connue, l'origine du problème reste en revanche un mystère. La responsabilité de la chimiothérapie elle-même est remise en cause, notamment par une étude présentée au symposium annuel sur le cancer du sein à San Antonio (Nouveau-Mexique, États-Unis) début décembre. Bernadine Cimprich, professeur à l'université du Michigan, a en effet observé des troubles sur des patients avant même le début du traitement, probablement sous l'effet conjugué de la fatigue et du stress causé par l'annonce du cancer, avance-t-elle. Un état psychique qui pourrait créer un terrain fragile et renforcer l'effet indésirable induit ensuite par la chimiothérapie. «Les causes du brouillard cognitif pourraient en fait être multiples», résume la chercheuse. Une autre raison, estime-t-elle, de proposer tôt aux patientes de consulter un psychologue et/ou de s'initier aux techniques de relaxation.

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Dernière édition par Denis le Jeu 8 Oct 2015 - 10:54, édité 1 fois
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