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 Impact de la prise de progestatifs oraux seuls avant la ménopause sur le risque de cancer

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avignon
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MessageSujet: Re: Impact de la prise de progestatifs oraux seuls avant la ménopause sur le risque de cancer    Ven 22 Mar 2013 - 4:13

[quote="titlene78"]Voilà un article qui est plus lisible dans sa version d'origine et qui donne en détails les différents traitrements progestatifs sur le marché.



je regarde ce fil cet après midi!! promis, et merci, Hélène, et Denis!!
Bizzzzzzzzzzzzzz

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Paul Claudel
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titlene78

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MessageSujet: Les progestatifs en cancérologie mammaire Progestatifs et cancer du sein   Jeu 21 Mar 2013 - 14:58

Voilà un article qui est plus lisible dans sa version d'origine et qui donne en détails les différents traitrements progestatifs sur le marché.



Les progestatifs en cancérologie mammaire Progestatifs et cancer du sein : données épidémiologiques
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titlene78

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MessageSujet: Impact de la prise de progestatifs oraux seuls avant la ménopause sur le risque de cancer    Jeu 21 Mar 2013 - 14:30

J'ai mis en bleu les renvois de l'article.

INSERM

5 avril 2007.

Différentes études avaient déjà démontré que l’association oestrogènes et progestatifs de synthèse, dans le cadre d’un traitement hormonal substitutif (THS), augmentait le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées.

Revoir à ce sujet ; Les travaux de l'équipe du Dr Clavel-Chapelon (Institut Gustave Roussy, Villejuif) tendent à démonter que le risque de cancer du sein est surtout lié aux progestatifs de synthèse (+ 40%). ]Lire] ]Les travaux de l'équipe du Dr Clavel-Chapelon (Institut Gustave Roussy, Villejuif) tendent à démonter que le risque de cancer du sein est surtout lié aux progestatifs de synthèse (+ 40%).
Les femmes traitées par de la progestérone naturelle micronisée n'ont pas plus de risque de developper un cancer du sein que les femmes non traitées
]
Revoir
THS : Nouvelle mise au point de l'Afssaps Décembre 2003 [Lire] ]L'Afssaps a rendu publique le 3 décembre 2003 une mise au point concernant le traitement hormonal substitutif (THS). Ce travail vous est ici signalé par la messagerie « dgs-urgent » car il a des conséquences concrètes sur l'exercice médical et parce qu'il fait état d'une réévaluation du bénéfice risque des THS.
En pratique

Quel est le rapport bénéfice/risque du THS en fonction des indications ?
Quelles sont les recommandations ?
Chez les femmes souffrant de troubles du climatère
Le rapport bénéfice/risque du THS reste favorable dans les troubles du climatère perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie.
Dans cette situation, le traitement peut être instauré si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible. Toutefois, à l'instauration du traitement, les patientes doivent être clairement informées des risques inhérents à ce traitement. De plus, le traitement doit être ré-évalué régulièrement, au moins une fois par an, en prenant en considération l'évolution du rapport bénéfice/risque. Cette ré-évaluation pourra s'accompagner d'une suspension temporaire du traitement afin de contrôler la persistance du syndrome climatérique et sa sévérité.
En effet, dans l’étude WHI, le groupe traité par estro-progestatif a été arrêté prématurément au terme de 5 années de traitement, le rapport bénéfice/risque ayant été jugé défavorable par rapport au groupe placebo.

Chez les femmes ménopausées ayant des facteurs de risque d’ostéoporose
Dans la prévention du risque fracturaire (ostéoporose) , le rapport bénéfice/risque du THS, quel que soit le produit envisagé, est défavorable sur la base des données actuellement disponibles.
L’administration d’un THS pourra être envisagée chez la femme ménopausée qui a un risque élevé de fractures, uniquement lorsqu’elle présente une intolérance à un autre traitement indiqué dans la prévention de l’ostéoporose et après une évaluation individuelle précise et soigneuse du rapport bénéfice /risque.
La place exacte de cette indication de deuxième intention dans la stratégie de prise en charge de l'ostéoporose chez la femme ménopausée reste à préciser.

Chez les femmes ménopausées en bonne santé sans trouble du climatère et sans facteur de risque d'ostéoporose
Dans cette situation, la prescription de THS n’est pas recommandée, en raison d’un rapport bénéfice/risque défavorable.
Une lettre aux prescripteurs, ainsi qu'un dossier complet sont consultables sur le site Internet de l'Afssaps à l'adresse : http://afssaps.sante.fr

Tableau 1 :
Nombre de cas attendus pour différentes pathologies dans la population générale, et nombre de cas supplémentaires dans la population de femmes traitées par THS
. Nombre de cas attendus dans la population générale
(pour 1000 femmes)1 Nombre de cas supplémentaires (pour 1000 femmes traitées)1
Cancer du sein Sur 15 ans.......................... 32 (femmes entre 50 et 65 ans) Estrogène seul :
sur 5 ans.......................... + 2
sur 10 ans......................... + 5
Estrogène+progestatif :
sur 5 ans.......................... + 6
sur 10 ans......................... + 19
Cancer de l'endomètre Sur 5 ans.......................... 5 Estrogène seul :
sur 5 ans.......................... + 4
sur 10 ans......................... + 10
Estrogène+progestatif :
sur 5 ans.......... variation minime
sur 10 ans........ variation minime
Evénement cardiovasculaire 2 Sur 1 an........................... 3 Sur 1 an........................... + 0,7
Accident thromboembolique veineux 2 Sur 5 ans
Tranche d'âge 50-59 ans......... 3
Tranche d'âge 60-69 ans......... 8 Sur 5 ans
Tranche d'âge 50-59 ans....... + 4
Tranche d'âge 60-69 ans....... + 9
Accident vasculaire cerébral 2 Sur 5 ans
Tranche d'âge 50-59 ans......... 3
Tranche d'âge 60-69 ans......... 11 Sur 5 ans
Tranche d'âge 50-59 ans....... + 1
Tranche d'âge 60-69 ans....... + 4

1- Le tableau regroupe l'ensemble des données de la littérature publiées en 2002 et 2003.
2- Ces données sont issues d'études qui ne portaient que sur des THS utilisés par voie orale
]

THS : parlons chiffre ! Le risque, même faible, doit être expliqué. ]Lire] ]La presse dite "grande" a semé le trouble avec des titres "Le THS donne le cancer du sein".
Les problèmes existent mais seuls les chiffres parlent vraiment et permettent aux femmes et aux médecins de prendre des décisions logiques et motivées.
Certes le THS de la ménopause est remis partiellement en cause mais son abandon, sa mise en route nécessitent explications et accord de patientes bien informées.

Le risque thrombose veineuse profonde
Le risque de thrombose veineuse profonde existe surtout la première année de traitement et peut se compliquer d’embolie pulmonaire.

Sur une période de 5 années, le nombre de cas pour 1 000 femmes
.
50 - 59 ans
60 - 69 ans
Sans THS 3 cas 11 cas
Avec THS 7 cas (+ 4) 20 cas (+ 9

Le risque cancer du sein
Le risque est corrélé avec la durée du traitement .

Sur 1 000 femmes (Etude WHI)
Sans THS 45 cas
Avec 5 années de THS 47 cas (+ 2)


L’étude WHI confirme ce que nous savions depuis 1997, à savoir que le risque de cancer du sein est augmenté d’environ 30 % chez les femmes qui suivent un THS.
Ces données ont été obtenues avec une association de THS très peu utilisée en France (< 1%) et chez un groupe de patientes non représentatif de la population traitée en France
En effet, l'évaluation des risques associés à la prise du THS a été établie à partir de résultats obtenus avec une association d'ECE et de MPA, administrée en continu par voie orale à des femmes américaines âgées en moyenne de 65 ans et ayant un surpoids (dans HERS, plus de la moitié des femmes avaient un Indice de Masse Corporelle supérieur à 27 kg/m2 et dans WHI cet indice était de 28,5 kg/m2, en moyenne).
Les autres associations de THS n'ayant fait l'objet d'aucun essai randomisé en double-insu, on ne dispose pas de données établissant qu'ils constituent une meilleure alternative.

En 1997, l’étude d’Oxford avait ainsi traduit ce risque : pour 1.000 femmes traitées pendant 5 ans, on recense 51 cas de cancer du sein ; pour 1.000 femmes non traitées, 45 cas. C’est donc 6 cas supplémentaires avec le traitement. Ce n’est pas 0, mais c’est un risque faible qui doit donc être relativisé.
Quand à l’étude Million Women Study (MWS) qui est une enquête épidémiologique de fiabilité bien moindre que WHI, elle annonce 12 cas supplémentaires pour 10.000 femmes traitées pendant un an
.]

Mais, la question de l’influence de l’utilisation, avant la ménopause, des progestatifs seuls (non associés avec des oestrogènes) sur le risque de cancer du sein restait encore en suspens.

L’équipe de Françoise Clavel-Chapelon, Directrice de recherche à l’Inserm (Institut Gustave Roussy), vient d’apporter un premier élément de réponse grâce à une étude publiée dans le British Journal of Cancer. Les résultats révèlent que les femmes qui ont utilisé pendant plus de 4 ans et demi un progestatif oral seul avant la ménopause voient leur risque de cancer du sein augmenté pendant la durée du traitement, le risque s’estompant à l’arrêt de celui-ci.

En France, les progestatifs oraux sont depuis longtemps prescrits à but contraceptif (27 % des prescriptions*), pour des douleurs mammaires (47 % des prescriptions), pour des pathologies de l’endomètre (29 % des prescriptions), pour des troubles liés à la périménopause (57 % des prescriptions), pour des maladies bénignes du sein (20 % des prescriptions) ou encore pour des syndromes prémenstruels (38 %). Cependant, les données disponibles sont rares concernant l’influence sur le risque de cancer du sein de l’utilisation de progestatifs seuls avant la ménopause.

Pour étudier ce sujet, Françoise Clavel-Chapelon et son équipe ont analysé les réponses de 73 664 femmes, interrogées par auto-questionnaires, parmi les 99 897 participantes de l’étude E3N (cf infra). L’étude a été restreinte aux femmes n’ayant jamais utilisé de progestatifs avant 40 ans et ménopausées après l’âge de 40 ans.

L’analyse globale des données, sans distinction d’utilisation en cours ou passée des progestatifs, ne montre pas de lien entre la prise de progestatifs avant la ménopause et le risque de cancer du sein ; le risque reste équivalent a celui des femmes qui n’en ont jamais utilisée.

En revanche, l'analyse qui distingue les femmes en cours de traitement de celles ayant cessé d'utiliser des progestatifs montre une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes utilisant des progestatifs oraux seuls depuis plus de 4 ans et demi, après l'âge de 40 ans et avant la ménopause. Ces femmes ont 1,44 fois plus de risque de développer un cancer du sein que les femmes qui ne suivent pas de traitement par progestatifs.

Les chercheurs supposent que les progestatifs ont un effet promoteur sur les cellules précancéreuses, c’est-à-dire qu’ils accélèrent la prolifération de ces cellules. Mais, ces mécanismes complexes doivent être plus amplement étudiés. Dans tous les cas, après l’arrêt des progestatifs, l’augmentation du risque du cancer du sein n’est plus apparente, quelle que soit la durée du traitement.

* Enquête Propause. Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, 2005. Cette étude prospective vient compléter les données antérieures sur l’influence des différents traitements hormonaux. Toutefois, ces résultats nécessitent d’être approfondis et corroborés par d’autres études épidémiologiques à large échelle.
L’étude E3N E3N, Etude Epidémiologique auprès de femmes de la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale) menée par Françoise Clavel-Chapelon, est une enquête de cohorte prospective portant sur environ 100 000 femmes volontaires françaises nées entre 1925 et 1950 et suivies depuis 1990. ]Lire] ]Tous les THS n'ont pas les mêmes effets. Les risques de cancer du sein dépendent considérablement du type de THS employé en particulier du progestatif [Lire].
Les résultats alarmants de l'étude américaine dénommée WHI (Women's Health Initiative) [Lire]ont été extrapolés à tout type de THS, alors que l'association hormonale étudiée est très rarement prescrite en France.

Une nouvelle étude du THS tel qu'il se pratique en France apporte une confirmation de "cette particularite française".
Cet essai, E3N (Etude épidémiologique auprès des femmes de la Mutuelle générale de l'éducation nationale MGEN), a porté sur 100.000 femmes, dont 54.584 femmes ménopausées, qui auparavant n'avaient jamais suivi de THS.

Les principaux résultats sont les suivants :
comparées aux non-utilisatrices, les femmes prenant un THS ont globalement une augmentation modérée du risque de cancer du sein.
ce risque diffère selon le type de THS employé.
il s'accroît avec l'association œstrogène cutané et progestatif de synthèse
aucune augmentation du risque de cancer du sein n'est observée avec l'association oestrogène cutané et progestérone naturelle micronisée.
Ce dernier traitement, très largement prescrit aux Françaises est donc préférable. Les conclusions portant sur les THS testés dans les études étrangères ne sont pas systématiquement applicables aux autres protocoles. Le THS composé d'œstrogène cutané et de progestérone naturelle micronisée, n'est pas associé à une augmentation du risque de cancer du sein
]

Les informations concernant d’une part leur mode de vie (alimentation, prise de traitements hormonaux, etc.) et d’autre part l’évolution de leur état de santé, sont recueillies par autoquestionnaires tous les 2 ans depuis 1990. Elles sont complétées par des données biologiques, obtenues sur 25 000 volontaires, à partir d'un prélèvement sanguin stocké à des fins de dosages ultérieurs (études cas-témoins dans la cohorte). Les données sur les facteurs de risque ont fait l’objet de plusieurs études de validation. Le taux de « perdues de vue » est très faible (moins de 6 ‰) du fait de la possibilité qu’offre la MGEN de suivre les non-répondantes. Mais c’est avant tout grâce à la fidélité et la constance des participantes, ainsi qu’à la collaboration de médecins traitants, de laboratoires d’anatomo-pathologie et d’établissements d’hospitalisation que l’étude E3N peut fournir tous ces résultats.

E3N est la partie française de EPIC, vaste étude européenne coordonnée par le Centre International de Recherches sur le Cancer portant sur 500 000 européens dans 10 pays. Deux localisations cancéreuses sont étudiées en priorité du fait de leur forte incidence : le sein et le côlon-rectum.

Les partenaires
Depuis 1990, la MGEN, La Ligue nationale contre le Cancer, la société 3M, ainsi que l’IGR apportent leur soutien à l’étude E3N.

Source
“Oral progestagens before menopause and risk of breast cancer” British Journal of Cancer 2007 ; 96 : 841-844.
Alban Fabre 1, Agnès Fournier 1, Sylvie Mesrine 1, Joëlle Desreux 2, Anne Gompel 3, Marie- Christine Boutron-Ruault 1, Françoise Clavel-Chapelon 1.
1 Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), ERI 20 and Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif, France. 2 Service de sénologie, Département universitaire de gynécologie-obstétrique, CHR Citadelle, 4 000 Liège, Belgique. 3 Unité de Gynécologie Hôtel-Dieu de Paris AP.HP, Université Paris V, 75004 Paris, France.

Contact chercheur
Françoise Clavel-Chapelon. Directrice de Recherche Inserm, ERI 20 Institut Gustave Roussy Tél. : 01 42 11 41 48 / 06 98 16 65 89 E-mail : clavel@igr.fr
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