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 Cancer du col utérin.

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer du col utérin.   Ven 7 Oct 2016 - 22:26

Researchers from New Zealand's University of Otago have gained fresh insights into how one of the main viruses that cause cervical cancer evades its hosts' immune systems.

Their findings, which are published in the international journal Scientific Reports, suggest that a protein known as E7, produced by a high-risk type of human papillomavirus (HPV16), may be the key player in suppressing the body's immune response to the virus.

While most people with an HPV infection will clear the virus from their bodies within two years, 10-20 per cent of those infected will fail to do so and become at much higher risk of developing cervical cancer.

Around 1,550 women are diagnosed with high-grade pre-malignant cervical cancer in New Zealand, and globally around half a million women are diagnosed with cervical cancer each year. In countries without organised screening programmes, cervical cancer is a leading cause of cancer mortality in women.

Study lead author Associate Professor Merilyn Hibma says that exactly how HPV16 suppresses the body's immune responses has remained a matter of debate.

"Our new findings show that E7, in the absence of other HPV16 proteins, is sufficient enough to cause a range of effects on specialised cells normally involved in priming the body's T-cells to combat viral infection," Associate Professor Hibma says.

Further teasing out the mechanisms behind the failure of T-cells to be primed to attack the virus may allow new therapies that enable the body to fight off a persistent HPV infection, she says.

"This knowledge also helps us to understand how cancer cells avoid being detected by the immune system as E7 is also produced by cervical cancer cells. From this we may be able to identify new ways to block cancer suppression of the immune response. This approach is similar to 'checkpoint inhibitors' such as Keytruda and Opdiva."

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Des chercheurs de l'Université de la Nouvelle-Zélande ont acquis de nouvelles perspectives sur la façon dont l'un des principaux virus qui causent le cancer du col de l'utérus élude le système immunitaire de ses hôtes.

Leurs résultats, qui sont publiés dans la revue internationale de "Scientific Reports", suggèrent qu'une protéine connue sous le nom de E7, produit par un type à haut risque du virus du papillome humain (HPV16), peut être le joueur clé dans la suppression de la réponse immunitaire de l'organisme au virus.

Alors que la plupart des gens avec une infection au VPH peuvent se débarrasser leur corps du virus dans les deux ans, 10 ou 20 pour cent des personnes infectées ne parviendront pas à le faire et deviendront beaucoup plus à risque de développer un cancer du col utérin.

Environ 1.550 femmes sont diagnostiquées avec des cellules pré-cancéreuses du col utérin en Nouvelle-Zélande, et dans le monde autour d'un demi-million de femmes sont diagnostiquées avec un cancer du col chaque année. Dans les pays sans programme organisé de dépistage, le cancer du col utérin est la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes.

L'auteur principal le professeur agrégé Merilyn Hibma dit que savoir exactement comment le HPV16 supprime les réponses immunitaires de l'organisme est resté un sujet de débat.

«Nos nouveaux résultats montrent que E7, en l'absence d'autres protéines HPV16, est suffisante pour provoquer une série d'effets sur les cellules spécialisées normalement impliquées dans l'amorçage des cellules T du corps pour combattre l'infection virale», dit Professeur agrégé Hibma.

Testant plus les mécanismes de l'échec des cellules T à être prêtes à attaquer le virus peut permettre l'émergence de nouvelles thérapies qui permettront au corps de lutter contre une infection persistante au HPV, dit-elle.

"Cette connaissance nous aide aussi à comprendre comment les cellules cancéreuses évitent d'être détectés par le système immunitaire alors que E7 est également produite par les cellules de cancer du col. De cela, nous pouvons être en mesure d'identifier de nouvelles façons de bloquer la suppression du cancer de la réponse immunitaire. Cette approche est similaire à «inhibiteurs de point de contrôle», comme Keytruda et Opdiva ".

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julius



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MessageSujet: Re: Cancer du col utérin.   Sam 27 Avr 2013 - 11:06

Bonjour,

J'ai l'agréable impression que tu nous donne les infos de l' IGR en connaisseuse !
Me tromp-je?

A+
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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer du col utérin.   Ven 26 Avr 2013 - 18:28

C'est un pas de plus vers la médecine personnalisée pour traiter le cancer. Un essai clinique se déroule en ce moment à l'Institut Curie à Paris et auquel participent six autres centres français. Baptisé Shiva, cet essai est original puisqu'il s'agit de trouver un traitement en se basant uniquement sur le profil biologique de la tumeur sans tenir compte de l'organe dans lequel elle s'est développée. Concrètement, un patient atteint d'un cancer du poumon pourra par exemple bénéficier d'une thérapie ciblée utilisée aujourd'hui pour le cancer du sein. L'essai Shiva lancé en octobre 2012 devrait inclure près de 800 patients.

L'essai clinique Shiva est réservé aux patients en échec thérapeutique. Il propose de changer radicalement d'approche pour traiter le cancer comme le confirme le Dr Christophe Le Tourneau, oncologue médical responsable de l'essai Shiva : "Jusqu'à présent nous avions l'habitude de traiter le cancer en fonction de sa localisation, (…) mais pour cet essai, nous raisonnons différemment, nous faisons une carte génétique de la tumeur du patient quel que soit son cancer et nous basons notre décision pour le traitement sur les anomalies moléculaires que l'on va découvrir sur cette carte génétique".

L'objectif de cet essai clinique n'est pas de mettre au point de nouveaux médicaments, mais il s'agit de mieux utiliser des traitements déjà existants que l'on appelle les thérapies ciblées. Ces thérapies sont plus précises que les chimiothérapies mais pour l'instant, il n'existe qu'une vingtaine de thérapies ciblées. Chacune utilisée pour un cancer bien spécifique pour lequel on a identifié une anomalie moléculaire.

Pour rechercher ces anomalies au sein de la tumeur, les patients inclus dans l'essai Shiva doivent d'abord subir une biopsie. Le prélèvement est ensuite précieusement conservé dans des congélateurs à moins 80 degrés, avant d'être étudié par les biologistes. À partir d'un échantillon microscopique, les biologistes peuvent ainsi confirmer qu'il s'agit bien de tissus cancéreux. Après confirmation, ils reprennent le reste du fragment de tumeur et le place dans une machine afin de le désintégrer. L'étape suivante consiste à extraire l'ADN grâce à une centrifugeuse.

Pour pouvoir être exploitées, ces informations doivent être décryptées. Cette tâche revient aux ingénieurs biologistes chargés de séquencer les gènes de la tumeur. Les responsables du séquençage obtiennent ainsi une carte d'identité de l'ADN tumoral et en comparant cette carte d'identité génétique avec une carte d'identité génétique de personnes qui ne sont pas atteints de cancer, ils peuvent déterminer si des anomalies sont présentes dans la tumeur. "Une fois que les anomalies moléculaires sont identifiées, on peut utiliser un traitement qui va cibler cette anomalie moléculaire dans l'espoir de soigner la maladie", explique le Dr Christophe Le Tourneau.

Les médecins espèrent que la moitié des patients inclus dans cet essai pourront bénéficier d'une thérapie ciblée, utilisée jusqu'alors pour un autre cancer. L'objectif est ensuite de comparer l'efficacité de cette stratégie à celle des chimiothérapies conventionnelles. Les résultats sont attendus d'ici 2 ans.



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titlene78



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MessageSujet: Cancer du col utérin.   Ven 22 Mar 2013 - 21:49

11 septembre 2012 : C O M M U N I Q U E D E P R E S S E

Médecine personnalisée en cancérologie

SHIVA : Le premier essai clinique uniquement basé sur le profil biologique de la tumeur

L’Institut Curie lance le premier essai clinique basé sur le profil moléculaire de la tumeur sans considérer la localisation tumorale. En effet, si une thérapie ciblée est efficace contre un type de cancer, pourquoi ne le serait‐elle pas pour d’autres dès lors qu’ils sont porteurs de la même anomalie moléculaire ? L’essai SHIVA lancé en septembre à l’Institut Curie doit répondre à cette question : toutes les anomalies biologiques pour lesquelles il existe des thérapies ciblées approuvées seront donc recherchées chez les patients et ce quel que soit le cancer dont ils sont atteints. L’idée est de sortir du dogme de l’organe pourtraiterla maladie en fonction de son profil moléculaire.

Proposer aux malades des traitements de plus en plus personnalisés, tel est l’objectif du Dr Véronique Diéras, directrice du département de Recherche clinique à l’Institut Curie. « Il est désormais évident que chaque individu est unique et qu’il a besoin d’un traitement individualisé, adapté à son propre organisme, à son profil génétique, en fonction de son âge et de son environnement » souligne‐t‐elle.

Aujourd’hui, les traitements sont, dans une certaine mesure, déjà personnalisés. Les médecins choisissent en fonction de plusieurs critères: localisation tumorale, âge du patient, aspect des cellules, voire parfois présence d’une caractéristique biologique — une anomalie présente surles cellules cancéreuses.

Lorsqu’une anomalie est identifiée, les patients bénéficient d’une thérapie dite ciblée. Contrairement aux chimiothérapies classiques qui agissent sur toutes les cellules en division – d’où les effets secondaires comme la perte de cheveux ou les nausées — les thérapies ciblées reconnaissents pécifiquement l’anomalie présente sur les cellules tumorales. Ces thérapies ne peuvent être proposées qu’aux patients porteurs de l’anomalie en question.

SHIVA, une approche innovante

Jusqu’à présent les anomalies recherchées dépendaient de la localisation tumorale initiale. Par exemple, dans le cancer du poumon, seules les mutations du récepteur de l’EGF étaient analysées. «Nous changeons totalement d’approche en recherchant systématiquement chez les patients toutes les anomalies biologiques pour lesquelles il existe des thérapies ciblées, et ce quelle que soit la localisation de leur maladie» explique le Dr Christophe Le Tourneau (Le Dr Le Tourneau bénéficie d’un mi‐temps subventionné dans le cadre de la labellisation SIRIC (site de recherche intégré sur le cancer) 
obtenue par l’Institut Curie en 2011. Il est égalementresponsable des essais de phase I ainsi que de l'Unité d'Investigation Clinique à l’Institut Curie) oncologueédical à l’Institut Curie et coordinateur de cet essai de nouvelle génération.

Cette nouvelle approche va être testée à l’Institut Curie dansl’essai clinique SHIVA qui débute cemois‐ci pour une période de trois ans et inclura 200 patients atteints de tous types de cancers métastatiques.

Au total, la recherche d’une quarantaine d’anomalies moléculaires sera réalisée dans les prélèvements de 1 000 patients. « Environ 20% des patients devraient être porteurs d’une anomalie pour laquelle on possède une thérapie ciblée » précise Christophe Le Tourneau. Cette analyse permettra ensuite de proposer l’une des thérapies ciblées actuellement disponibles (11 dont 3 hormonothérapies).

Dans cet essai de phase II, il s’agit d’évaluer l’efficacité d’une médecine reposant entièrement sur le profil moléculaire de la tumeur. Les patients seront donc répartis dans deux groupes par tirage au sort, l’un recevant le traitement conventionnel (à savoir la chimiothérapie validée à ce jour en fonction de la localisation et de l’évolution tumorale), l’autre bénéficiant d’une des onze thérapies ciblées selon leur profil biologique.

Le recrutement des 1 000 patients s’effectuera dans les 6 centres de lutte contre le cancer partenaires (Centre Léon Bérard, Lyon ‐ Institut de Cancérologie de l’Ouest‐René Gauducheau, Nantes‐ Institut Paoli Calmettes, Marseille ‐ Centre Georges‐François Leclerc, Dijon ‐ Institut Claudius Regaud, Toulouse ‐ Centre Alexis Vautrin, Nancy). En revanche, les analyses seront centralisées à l’Institut Curie car elles nécessitent une expertise pluridisciplinaire, une collaboration forte entre recherche fondamentale,recherche clinique et soins, ainsi que les compétences d’oncologues médicaux, de radiologues, de généticiens et de bio‐informaticiens. Cet essai repose
sur la capacité de l’Institut Curie à établir le profil moléculaire de la tumeur et à en tirer des conclusions dans un temps compatible avec la prise en charge médicale.

Une partie des prélèvements sera également séquencée complètement et ce, grâce aux technologies de séquençage à haut débit acquises dans le cadre du projet ICGex « Equipement de biologie intégrative du cancer pour une médecine personnalisée » pour des analyses complémentaires.

« Avec l’essai Shiva, nous allons explorer de nouveaux territoires de la médecine personnalisée », explique Christophe Le Tourneau, responsable de l’essai à l’Institut Curie, « pour la première foisle choix thérapeutique sera fonction du profil moléculaire de la tumeur sans tenir compte de l’organe dans lequel elle s’est développée. »

Un essai européen dansles cancers du col de l’utérus

L’Institut Curie lance le premier essai clinique d’envergure européenne sur les cancers du col de l’utérus, 2e cancer féminin en termes de fréquence au monde. A ce jour, les médecins ne disposent pas de marqueurs pour évaluer les risques de récidive et la réponse au traitement. L’objectif de cet essai coordonné par le Dr Suzy Scholl à l’Institut Curie est d’identifier des groupes de patientes en
fonction de leur profil moléculaire et ainsi leur proposer la thérapie la mieux adaptée. Le recrutement des patientes et les analyses se feront dans 7 pays européens.


Avec près de 500 000 cas diagnostiqués chaque année et 270 000 décès, le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer féminin en termes de fréquence. En Europe, 34 000 femmes sont atteintes chaque année et 16 000 décèdent des suites d’un cancer du col de l’utérus avec une fréquence beaucoup plus élevée (de 3 à 4 fois) dans les pays de l’Est et ce, très certainement en raison de l’absence de dépistage. Autre spécificité de ce cancer: il concerne des femmes jeunes puisque la majorité des cas surviennent entre 35 et 50 ans.

Bien que l’origine de ce cancer – une infection par le papillomavirus (HPV) soit connue –, l’évolution de celui‐ci est très variable d’une patiente à l’autre. « A ce jour les médecins ne disposent d’aucun biomarqueur pour identifier les risques individuels, ni choisir le traitement le plus adapté » explique le Dr Suzy Scholl.

L’essai clinique RAID coordonné par le Dr Suzy Scholl, oncologue médical à l’Institut Curie, va rechercher les anomalies moléculaires chez 1 000 patientes réparties dans 7 pays européens (Allemagne, France, Hongrie, Moldavie, Pays‐Bas, Roumanie, Serbie). Cet essai repose sur la collaboration entre des hôpitaux et des plateformes de biotechnologies et de recherche translationnelle européennes.

Pour la première fois, le profil moléculaire complet des cancers du col de l’utérus sera établi sur 100 prélèvements tumoraux. Le séquençage sera en grande partie réalisé en Hongrie, alors que les analyses bioinformatiques et biostatistiquesseront centralisées à l’Institut Curie.

Ensuite, pour les autres prélèvements, l’analyse sera orientée sur les anomalies mises en évidence dans les 100 premiers. « L’objectif est d’établir un lien entre la présence de certaines anomalies et l’évolution de la tumeur ou la réponse au traitement », explique Suzy Scholl. « Nous espérons ainsi identifier des biomarqueurs prédictifs de l’évolution tumorale mais aussi de la réponse aux traitements standards de ce cancer, à savoir la chimiothérapie et la radiothérapie. » A l’issue de cet essai, la prise en charge du cancer du col de l’utérus devrait être harmonisée en Europe et les femmes bénéficieront du traitementlemieux adapté.

Dans un deuxième temps, l’efficacité des nouvelles pistes thérapeutiques sera évaluée. A partir de l’analyse moléculaire complète des tumeurs, il sera possible de proposer aux patientes des thérapies ciblées. Par exemple, les femmes dont la tumeur présente le virus HPV, pourront bénéficier de deux types d’immunothérapie : un essai avec les longs peptides E6 et E7 et un autre avec le vaccin Cidofovir.

En établissant pour la première fois, le profil moléculaire complet des cancers du col de l’utérus, l’essai RAID devrait aussi mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques.

L’Institut Curie est une fondation reconnue d’utilité publique associant le plus grand centre de recherche français en cancérologie et un ensemble hospitalier référent pour les cancers du sein, les tumeurs pédiatriques et celles de l’œil. Fondé en 1909 par Marie Curie, il a pour missions la recherche, les soins et l’enseignement au bénéfice des patients touchés par le cancer. L’Institut Curie rassemble près de 3 200 chercheurs, médecins et soignants mobilisés pour lutter contre le cancer. Pour accélérer les découvertes et ainsi améliorer la qualité de vie des malades, le soutien des donateurs est essentiel. Pour en savoir plus: www.curie.fr
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