AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le curcuma : une épice anti-cancéreuse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Mer 11 Jan 2017 - 18:06

Une étude critique sur les vertus supposées du curcuma

Anti-inflammatoire, anti-oxydant, anti-cancer, en plus d’être, ô comme c’est important, «naturel», c’est clairement un de ces «aliments-miracle». Un autre… Encore…

Mais ce n’est pas du tout ce qu’a trouvé l’étude parue ce matin dans le Journal of Medicinal Chemistry sous la direction du chercheur Michael Walters, de l’Université du Minnesota. C’est un texte extrêmement éclairant, dont voici les points qui m’ont semblé les plus pertinents.

– Parmi les innombrables études qui ont été publiées sur le curcuma ou le principe actif («un des» principes actifs, en tout cas) qu’on lui suppute, la curcumine — 15 000 articles disponibles ! —, beaucoup ont une méthodologie fort douteuse. M. Walters et ses collègues ont isolé les plus solides, soit un peu plus de 120 essais cliniques en bonne et due forme. Or, ont-ils trouvé, «aucun essai clinique randomisé mené en double aveugle et contrôlé pour l’effet placebo n’a trouvé d’effet» au curcuma, que ce soit pour guérir ou pour prévenir des maladies — et Dieu sait qu’il a été testé sur une foule d’entre elles. Zéro sur 120. Au baseball, ça revient à être retiré sur trois prises 40 fois de suite, ce qui vous vaut normalement d’être relégué (plusieurs fois) à des ligues inférieures, mais ce ne fut pas le cas du curcuma, loin de là — j’y reviens tout de suite.

– Cet article-là est particulièrement éclairant parce qu’il explique pourquoi la curcumine a pu être confondue avec une «molécule prometteuse». C’est qu’elle fait partie de ce que les biochimistes appellent poétiquement les PAINs, pour pan assay interference compounds ou «composé qui interfèrent avec les essais» et qui produisent des faux positifs. Il s’agit de molécules qui, bien souvent, vont interagir de manières diverses et non spécifiques avec plusieurs parties des cellules et ainsi imiter un effet potentiellement thérapeutique ou protecteur alors qu’elles n’en ont, en fait, aucun. Dans le cas du curcuma, plusieurs sources possibles de confusion existent : il interagit avec la membrane des cellules, ce qui peut faire croire qu’il s’accroche à des protéines de la membrane ou qu’il la traverse, mais ce n’est pas le cas ; les curcuminoïdes, ou du moins certains d’entre eux, ont une fluorescence naturelle (et comme beaucoup de tests de biochimie reposent sur la fluorescence, bonjour les erreurs d’interprétation) ; ce que l’on appelle «curcuma» est en fait un mélange de bien des composés ; etc.

En outre, les curcumonoïdes montrent souvent une activité biologique dans les éprouvettes, quand on les met directement en contact avec des cellules — ce qui est un motif raisonnable d’entretenir un certain espoir, disons-le —, mais passer à travers le système digestif tout en conservant ses propriétés est une autre paire de manche. Or le curcuma est très peu absorbé par l’intestin et c’est une molécule trop instable pour avoir des effets sur l’organisme de toute manière : le petit peu qui passe dans le sang, quand il y en a, a une demi-vie de… 5 minutes ! Donc non seulement y a-t-il souvent si peu que curcuminoïdes qui se fraient un chemin jusqu’au sang qu’ils sont indétectables, mais à toutes les 5 minutes, la moitié de ce petit peu là est transformé en d’autre chose. Pas étonnant, donc, qu’on peine à trouver le moindre effet au curcuma (quand on mène ses expériences comme du monde, s’entend).

– Ce qui est plus étonnant, cependant, l’absence de résultats concrets ne fait nullement fléchir la somme d’études consacrées au curcuma. Bien au contraire, montrent M. Walters et ses collègues, le nombre d’articles sur cette épice a littéralement explosé au cours des 15 à 20 dernières années, passant d’un peu plus d’une centaine en 2000 à plus de 1400 en 2014 ! «La recherche sur la curcumine pourrait bien être entrée dans l’orbite du trou noir des produits de santé naturels, où les efforts de recherche surpassent rapidement leur utilité, ce qui est souvent le cas avec [ce genre de molécule]», écrivent les auteurs, qui comparent aussi la curcumine à un prototype de fusée qui exploserait continuellement avant d’avoir atteint l’espace mais qu’on continuerait inlassablement de tester. En fait, estiment-ils, l’ampleur de ces recherches produits tant d’articles et «dans un tel éventail de publications savantes que cela limite notre capacité à les évaluer tous, à la fois pour des questions de temps et d’abonnements». Un trou noir, disent-il…

Pas moins de 150 millions $ en fonds de recherche fédéraux ont été consacrés à étudier le curcuma depuis 1995. Aux États-Unis seulement. Ça prend combien d’essais cliniques négatifs avant d’abandonner ? 200 ? 500 ?

* * * * *

Il y a malheureusement fort à parier que l’on continuera pendant encore très, très longtemps à financer des recherches sur le curcuma, même si ses composés ont toutes les caractéristiques des mauvais candidats-médicaments (instables, non-spécifiques, etc.). Car une des caractéristiques les plus constantes des médecines alternatives et des produits naturels est que les «connaissances» sur lesquelles leurs défenseurs s’appuient n’évoluent jamais. Ja. Mais.

En science, le savoir se construit et change constamment — et parfois se corrige quand une erreur a été faite. Le cas des méfaits du gras, en nutrition, en est un bon exemple : on a longtemps cru que les gras, surtout saturés, étaient mauvais pour la santé et à la source de bien des maux modernes, comme l’obésité. Jusqu’à ce que les preuves du contraire finissent par apparaître et s’accumuler. Et la communauté scientifique s’est laissée convaincre par les données probantes.

Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne le milieu de la «santé naturelle». Dans ces cercles, à peu près tout ce qui est «naturel» et/ou qui a déjà été utilisé dans un passé lointain est présumé efficace ; le reste du travail consiste à attendre qu’un ou des articles en apparence scientifique semblent «confirmer» la croyance, peu importe leurs faiblesses méthodologiques souvent béantes. Et qu’importe, aussi, si cela implique d’ignorer la grande majorité des articles (plus solides) savants consacrés à une molécule.

Tenez, lisez par exemple cette réplique que le spécialiste des produits naturels Jean-Yves Dionne — un ex-pharmacien qui dit être «sorti du cadre de cette profession parce que je m’intéresse à la santé» (!), go figure… — a écrit en réaction au passage d’Olivier Bernard, alias le Pharmachien, à Tout le monde en parle, un peu avant les Fêtes. M. Dionne prétend y démonter les affirmations de M. Bernard «avec de la vraie science». Mais quand on creuse un peu, c’est plus un découpage de la littérature scientifique et des faits que de la «vraie science» que l’on voit. En voici quelques exemples.

– Sur les artichauts, M. Dionne invoque une revue de littérature Cochrane pour dire que «que les extraits d’artichaut ont pour effet de réduire le cholestérol» et sur deux articles isolés pour dire que l’artichaut protègerait le foie et aiderait à éliminer les métaux lourds. Vérification faite, la revue de Cochrane parle d’un «potentiel» de réduire le cholestérol mais aussi de preuves «pas convaincantes». À tel point, d’ailleurs, que cette revue de littérature a été retirée de la Cochrane Database of Systematic Reviews (ce qui signifie que cette revue de litté ne sera plus mise à jour) parce qu’elle n’est plus considérée comme une priorité par le groupe d’experts sur les maladies cardiaques. La revue de littérature de WebMD parle quant à elle d’effets au mieux «modestes» sur le cholestérol et de preuves insuffisantes pour le reste.

– Sur les échinacées, M. Dionne invoque sur une étude isolée et sur une méta-analyse publiée en 2007 dans The Lancet pour dire que cet extrait de plante prévient la grippe et le rhume, en plus de pouvoir les guérir. Mais il se garde bien de dire que la méta-analyse a été rapidement contestée et que plusieurs autres exercices du genre ont conclu que les effets de l’échinacé n’ont pas été démontrés et qu’ils sont, au mieux, faibles. Curieusement, M. Dionne ne semble pas juger pertinent de citer la Collaboration Cochrane sur ce point… Le NCCIH, pourvoyeur de fonds de recherche sur les médecines alternatives aux États-Unis, conclut lui aussi que les effets de l’échinacé n’ont pas été prouvés et que, s’ils existent vraiment, ils sont modestes.

– Faut-il en rajouter une couche sur le curcuma ? M. Dionne invoque deux études isolées pour démontrer que «les preuves de ses effets santé sont nombreuses. En fait, les deux études portent uniquement sur les effets anti-inflammatoires allégués du curcuma — mais le NCCIH trouvent justement que les études sur cet effet possible ne sont pas de bonne qualité. Sur les autres vertus des curcuminoïdes, l’Institut ne parle de rien d’autre que d’études préliminaires. Même son de cloche du côté de WebMD : preuves insuffisantes dans la plupart des cas.

Mais franchement, pourquoi s’en soucier ? Quand on a 15 000 études parmi lesquelles choisir, on en trouvera toujours une, ou deux, ou trois qui disent ce qui fait notre affaire. Cela vaut pour les «apothicaires», et j’imagine que cela vaut aussi pour la recherche, dans certains cas.

Je n’ai rien contre le fait que l’on étudie des extraits de plante, bien au contraire. De nombreux médicaments très efficaces en sont dérivés. Mais toute cette histoire me donne la désagréable impression, et vous me direz ce que vous en pensez, que le curcuma est plus un effet de mode : on sait (ou devrait savoir) très bien qu’il y a peu de chance pour que cela débouche sur quelque chose, mais on continue de financer des études parce que c’est en vogue, de la même manière qu’on finance inlassablement des études sur les ondes radio, même si on sait très bien qu’on ne trouvera rien : parce que c’est un sujet «chaud». Et à partir de là, il pourrait y avoir une boucle de rétroaction, c’est-à-dire essentiellement qu’on fait de la recherche là-dessus parce qu’on en parle, et on en parle parce qu’on fait de la recherche là-dessus.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Lun 13 Fév 2012 - 14:35

Toujours des résultats positifs avec le curcuma même pour certains cancers du cette fois-ci...

(Feb. 10, 2012) — Curcumin, an active component of the Indian curry spice turmeric, may help slow down tumor growth in castration-resistant prostate cancer patients on androgen deprivation therapy (ADT), a study from researchers at Jefferson's Kimmel Cancer Center suggests.

La curcumine, une composante active de l'épice curcuma curry indien, peut aider à ralentir la croissance tumorale chez les patients résistant à la castration du cancer de la prostate et à la thérapie anti-androgénique (ADT)

Reporting in a recent issue of Cancer Research, Karen Knudsen, Ph.D., a Professor of Cancer Biology, Urology and Radiation Oncology at Thomas Jefferson University, and colleagues observed in a pre-clinical study that curcumin suppresses two known nuclear receptor activators, p300 and CPB (or CREB1-binding protein), which have been shown to work against ADT.

ADT aims to inhibit the androgen receptor -- an important male hormone in the development and progression of prostate cancer -- in patients. But a major mechanism of therapeutic failure and progression to advanced disease is inappropriate reactivation of this receptor. Sophisticated tumor cells, with the help of p300 and CPB, sometimes bypass the therapy.

Thus, development of novel targets that act in concert with the therapy would be of benefit to patients with castration-resistant prostate cancer.

For the study, prostate cancer cells were subjected to hormone deprivation in the presence and absence of curcumin with "physiologically attainable' doses. (Previous studies, which found similar results, included doses that were not realistic.)

Curcumin augments the results of ADT, and reduced cell number compared to ADT alone, the researchers found. Moreover, the spice was found to be a potent inhibitor of both cell cycle and survival in prostate cancer cells.

La curcumine augmente les résultats de la thérapie anti-androgénique et réduit le nombre de cellules cancéreuses en comparaison avec la thérapie anti -androgénique seule, on a trouvé que l'épice est un puissant inhibiteur de la sruvie des cellules canécreuses et de leur cycle cellulaire.

To help support their findings, the researchers also investigated curcumin in mice, which were castrated to mimic ADT. They were randomized into two cohorts: curcumin and control. Tumor growth and mass were significantly reduced in the mice with curcumin, the researchers report.

These data demonstrate for the first time that curcumin not only hampers the transition of ADT-sensitive disease to castration-resistance, but is also effective in blocking the growth of established castrate-resistant prostate tumors.

Ces données démontrent pour la première fois que la curcumine, non seulement entrave la transition du cancer de la prostate qui répond au traitement à celui résistant, mais qu'il est également efficace dans le blocage de la croissance des tumeurs de la prostate établies dans le cancer résistant à la castration.


"This study sets the stage for further development of curcumin as a novel agent to target androgen receptor signaling," said Dr. Knudsen. "It also has implications beyond prostate cancer since p300 and CBP are important in other malignancies, like breast cancer. In tumors where these play an important function, curcumin may prove to be a promising therapeutic agent."

«Cette étude ouvre la voie pour le développement ultérieur de la curcumine comme un nouvel agent pour cibler la signalisation du récepteur d'androgènes", a déclaré M. Knudsen. "Il a également des implications au-delà de cancer de la prostate parce que p300 et CBP sont importants dans d'autres tumeurs malignes, comme le cancer du . Dans les tumeurs où ceux-ci jouent un rôle important, la curcumine pourrait s'avérer être un agent thérapeutique prometteur."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Mar 28 Sep 2010 - 15:25




Sep. 28, 2010 — Scientists at the University of Leicester, funded by Hope Against Cancer, are pioneering the use of a common curry cooking ingredient to target cancer cells.

The research in the University Department of Cancer Studies and Molecular Medicine is making use of actual tissue from tumours extracted from patients undergoing surgery.

The aim is use tissue from the colorectal tumours to effectively target chemo-resistant cells using curcumin, an extract of the commonly used root turmeric.

Le but est d'utiliser des tissus provenant de tumeurs colorectales pour cibler efficacement les cellules résistantes en utilisant de la curcumine

Dr Karen Brown, a Reader at the University, is the principal investigator of this new research, which is also being led by Dr Lynne Howells, of the Chemoprevention and Biomarkers Group at the University.

Dr Brown said: "Following treatment for cancer, small populations of cancer cells often remain which are responsible for disease returning. These cells appear to have different properties to the bulk of cells within a tumour, making them resistant to chemotherapy.

"Previous laboratory research has shown that curcumin, from turmeric, has not only improved the effectiveness of chemotherapy but has also reduced the number of chemo-resistant cells which has implications in preventing the disease returning.

"We hope that our work will lead to a better understanding of the mechanisms through which curcumin targets resistant cells in tumours. It should also help us identify those patient populations who are most likely to benefit from curcumin treatment in the future."

-------------


Dr Brown a déclaré: «Après le traitement du cancer, de petites populations de cellules cancéreuses restent souvent et sont responsables du retour de la maladie. Ces cellules semblent avoir des propriétés différentes de la majorité des cellules dans une tumeur, ce qui les rend résistantes à la chimiothérapie..

Des recherches précédentes en laboratoire ont montré que la curcumine, du curcuma, a non seulement amélioré l'efficacité de la chimiothérapie, mais a également réduit le nombre de cellules résistantes à la chimiothérapie, ce qui a des implications dans la prévention sur le retour de la maladie

"Nous espérons que nos travaux aboutiront à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels la curcumine cible les cellules résistantes dans des tumeurs. Il devrait également nous aider à identifier les populations de patients qui sont les plus susceptibles de bénéficier d'un traitement curcumine à l'avenir."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Le curcuma peut aider au traitement du cancer du côlon   Sam 30 Sep 2006 - 15:44



Le tumérique est l'un des composants clé de la médecine ayurvédique. Cette racine orange est utilisée pour soigner les entorses, traiter les maladies inflamatoires et cicatriser les blessures. Son principe actif, le curcuma, est également à l'origine de la pigmentation orange du curry utilisé dans les mets indiens. Des études menées en laboratoire ont montré que le curcuma s'attaque, entre autres, aux cellules cancéreuses de la peau et du sein.

Récemment, une équipe de l'université de Galveston a découvert que le curcuma était capable de bloquer l'activité d'une hormone gastro-intestinale impliquée dans le développement du cancer colorectal.
Cette hormone, la neurotensine, est normalement produite en réponse à la consommation de graisses.

Dans les cellules cancéreuses du côlon, elle stimule non seulement le taux de croissance cellulaire mais également la migration cellulaire et la métastase, ont observé les chercheurs.

"Le fait que tout ceci puisse être bloqué par ce produit naturel, le curcuma, est vraiment remarquable", commente le Pr B. Mark Evers.
Le curcuma agit plus précisément en inhibant la production d'Il-8, une protéine inflamatoire puissante responsable de l'accélération de la croissance et de la propagation de l'accélération, de la croissance et de la propagation de nombreuses cellules cancéreuses, dont celle du côlon, explique le chercheur.

"Nos résultats suggèrent que le curcuma peut aider au traitement du cancer du côlon (...) dans les cellules qui répondent à cette hormone gastro-intestinale, la neurotensine" souligne le Pr Evers. "Or, poursuit-il "environ un tiers des cellules cancéreuses du côlon possèdent le récepteur à la neurotensine."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
soso



Nombre de messages : 483
Age : 33
Localisation : centre(36)
Date d'inscription : 01/09/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Dim 9 Avr 2006 - 15:10

ah bah moi je cuisine pas mal avec du curcuma
!@@!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Ven 7 Avr 2006 - 11:13

En décembre une femme a demandé au docteur Weil si le curcuma peut prévenir le cancer du sein. Le docteur a cité une recherche faite par le docteur Anderson à Houston qui rapporte que la curcumine, un composant actif du curcuma semble avoir la propriété de prévenir le cancer du sein. Cette étude a focalisé sur le phénomène de métastase du cancer du sein vers le poumon. En utlisant des souris, les chercheurs ont découverts que la curcumine peut prévenir les métastases aux poumons pour 50% des cas et quand le taxol est utilisé en combinaison avec la curcumine laprévention peut aller jusqu'à 80% . En conclusion, la suggestion a été faite que la femme avec une histoire de cancer du sein dans sa famille devrait metttre le curcuma à son menu.

During Dr. Weil's discussion on curcumin, he states that people whose diets are rich in turmeric have lower rates of breast cancer as well as prostate, lung and colon cancers. Curcumin seems to be a cancer prevention spice for cancer.

Durant la discussion avec le docteur Weil sur la curcumine, il a dit que les gens qui utilisent le curcuma ont des taux de cancer plus bas de cancer du aussi bien que de la du et du
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
frederic



Nombre de messages : 1088
Localisation : Canada/Mascouche
Date d'inscription : 08/04/2005

MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Mar 26 Juil 2005 - 15:02

Ce que je sais au sujet du safran, c'est que cette épice, largement utilisée en Inde et au Pakistan, contriburait au développement du cancer de la gorge. Mais on parle ici d'une utilisation très frequente et en grande quantité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.tousensemble.qc.ca
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15873
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Mar 26 Juil 2005 - 14:37

Le curcuma : une épice anti-cancéreuse

Manger épicé pourrait protéger contre certaines grandes maladies. Mais pas n'importe quelle épice : le curcuma. En effet, selon un travail réalisé par une équipe de chercheurs américains, cette substance possède la faculté d'inhiber la croissance des cellules du mélanome (un redoutable cancer de la peau) et de promouvoir la mort des cellules cancéreuses.



Le curcuma, ou turmeric en anglais, est extrait d'une racine appartenant à la famille du gingembre. Il entre notamment dans la composition des currys. De couleur jaune orangé très foncée, on le confond parfois avec le safran.
Depuis quelques années, cette épice est l'objet d'un nombre croissant d'études. On lui a déjà attribué des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et maintenant anti-cancéreuses.
A titre d'exemple, les effets antioxydants du curcuma ont été observés chez des rats : cette substance protège le cerveau et limite les lésions neurodégénératives. Ce phénomène pourrait expliquer la faible prévalence de la maladie d'Alzheimer en Inde, où la consommation de curry est largement répandue.




Concernant les tumeurs cancéreuses, les auteurs ont évalué les effets du curcuma sur le mélanome. Dans des éprouvettes, des lignées de cellules de mélanome ont été traitées avec des dosages croissants de cette épice. Selon les résultats obtenus, le curcuma diminue la viabilité des cellules de manière dose-dépendante. De plus, il induit une apoptose (suicide cellulaire), là encore de façon dose-dépendante.
Selon les auteurs, le curcuma supprimerait deux protéines spécifiques dont la fonction serait d'empêcher l'apoptose.


Souhaitons que cette piste se confirme et s'étende à d'autres types de cancer.
En attendant, rappelons que dans le cas du mélanome, ce cancer est parfaitement évitable en ne s'exposant pas de façon prolongée au soleil, et particulièrement durant l'enfance.
Ce cancer ne cesse de prendre de l'ampleur, et si rien n'est fait, il deviendra la première cause de mortalité chez les moins de 45 ans dans les années 2030-2040.




26/07/2005
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le curcuma : une épice anti-cancéreuse   Aujourd'hui à 4:44

Revenir en haut Aller en bas
 
Le curcuma : une épice anti-cancéreuse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Curcuma : une épice à consommer tous les jours !
» La véritable recette du lait d'or ( Le curcuma l'épice de longue vie )
» Pain d'épice vegan à l'orange et aux amandes
» Cuisine: votre aromate, herbe, épice, ... préférés?
» Des recettes avec du Curcuma

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Prévention-
Sauter vers: