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 L'aspirine et le cancer.

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Denis
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Ven 10 Juin 2016 - 12:49

It is well known that the drug ASA, also known internationally as Aspirin, has analgesic and fever-reducing properties. However, this drug may also increase the likelihood of surviving colon cancer.

Kjetil Taskén, professor at the Faculty of Medicine, is one of the authors of a study that has investigated the association between the use of the drug ASA, also known as Albyl-E on the Norwegian market and as Aspirin internationally, and colon cancer.

The study shows that ASA can be used to reduce mortality among colon cancer patients by 15 to 25 per cent.

On Tuesday, the study was published in the Journal of Clinical Oncology and reviewed in the VG daily.

"This is an interesting finding, because ASA is a cheap drug with few adverse effects. The finding may therefore have a potential benefit for the approximately 4000 patients who are diagnosed with colon cancer each year," says Taskén, who is also director of the Biotechnology Centre in Oslo (BiO) and the Norwegian Centre for Molecular Medicine (NCMM).

This is the first study to provide a clear answer about the effect of ASA in colon cancer patients treated post-diagnosis. In their study, Taskén and his collaborators also show that other contributory factors play a lesser role.

The study is based on figures from the Norwegian Cancer Registry and the Norwegian Prescription Database. More than 23,000 people from all over the country were included, which makes this study unique.

Cost/benefit

ASA is known to prevent carcinogenesis in the intestine, but whether this drug should be used to prevent cancer in the healthy population has been a matter of controversy. This is because this drug may also cause brain haemorrhages and gastric ulcers in a small minority of people.

But what if the drug could be used to prevent a relapse in patients who have been treated for colon cancer?

"Because the patients' immune system can mobilize anti-tumour immunity only after exposure to cancer cells, and because this anti-tumour immunity is inhibited by prostaglandin, our hypothesis was that the effect of ASA was perhaps even greater after someone had suffered from cancer. In other words, that cancer can be prevented from re-occurring in the patient," Taskén explains.

"Moreover, the cost-benefit assessment will completely change, because the risk of a relapse is much higher than the risk of initial onset of cancer," he continues.

Received a cancer research award

On 6 June, Kjetil Taskén received the King Olav V Cancer Research Award 2016 for his work on immunotherapy.

The King Olav V Cancer Research Award is given by the Norwegian Cancer Society to researchers who have helped promote the quality and scope of Norwegian cancer research.

The jury's statement says that 'he has greatly contributed to the understanding of immuno--oncology, and this work will become even more relevant in the development of the next generation of immunotherapy'.

---

Il est bien connu que le médicament ASA, également connu internationalement comme l'aspirine, a des propriétés analgésiques et antipyrétiques. Cependant, ce médicament peut également augmenter la probabilité de survivre à un cancer du .

Kjetil Tasken, professeur à la Faculté de médecine, est l'un des auteurs d'une étude qui a étudié l'association entre l'utilisation du médicament ASA, également connu sous le nom de Albyl-E sur le marché norvégien et comme Aspirin internationalement, et le cancer du .

L'étude montre que l'ASA peut être utilisé pour réduire la mortalité chez les patients atteints de cancer du côlon de 15 à 25 pour cent.

Mardi, l'étude a été publiée dans le Journal of Clinical Oncology et dans le VG daily.

"Ceci est une constatation intéressante, parce que l'ASA est un médicament pas cher avec peu d'effets indésirables. La conclusion peut donc avoir un avantage potentiel pour les quelque 4000 patients qui sont diagnostiqués avec le cancer du côlon chaque année», dit Tasken, qui est également directeur de la Centre de biotechnologie à Oslo (BiO) et le Centre norvégien de médecine moléculaire (CNMM).

Cette étude est la première à fournir une réponse claire à propos de l'effet de l'ASA chez les patients atteints de cancer du côlon traités post-diagnostic. Dans leur étude, Tasken et ses collaborateurs montrent également que d'autres facteurs contributifs jouent un rôle moindre.

L'étude est basée sur les chiffres du Registre du cancer norvégien et la base de données de prescription norvégienne. Plus de 23.000 personnes de partout dans le pays ont été inclus, ce qui rend cette étude unique.

Coût / bénéfice

L'ASA est connu pour prévenir la cancérogenèse dans l'intestin, mais si ce médicament doit être utilisé pour prévenir le cancer dans la population en bonne santé a été un sujet de controverse. En effet, ce médicament peut également causer des hémorragies cérébrales et des ulcères gastriques chez une petite minorité de personnes.

Mais si le médicament pourrait être utilisé pour prévenir une rechute chez les patients qui ont été traités pour le cancer du côlon?

«Parce que le système immunitaire des patients peut mobiliser l'immunité anti-tumorale seulement après exposition à des cellules cancéreuses, et parce que cette immunité anti-tumorale est inhibée par la prostaglandine, notre hypothèse était que l'effet de l'ASA était peut-être encore plus présent après que quelqu'un avait souffert d'un cancer . en d'autres termes, que le cancer peut être empêché de se reproduire chez le patient », explique Tasken.

"En outre, l'évaluation coût-bénéfice sera complètement changer, parce que le risque d'une rechute est beaucoup plus élevé que le risque d'apparition initiale de cancer», poursuit-il.

Reçu un prix de recherche sur le cancer

Le 6 Juin, Kjetil Tasken a reçu le Prix de la recherche sur le cancer roi Olav V 2016 pour son travail sur l'immunothérapie.

La bourse de recherche du cancer roi Olav V est donnée par la Norwegian Cancer Society pour les chercheurs qui ont contribué à promouvoir la qualité et la portée de la recherche sur le cancer de la Norvège.

La déclaration du jury dit qu'il a grandement contribué à la compréhension de l'immuno - oncologie, et ce travail sera encore plus pertinente dans le développement de la prochaine génération de l'immunothérapie.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Dim 1 Nov 2015 - 19:45

la lutte contre le cancer passe également par la réévaluation du rôle de certains médicaments très anciens. Une équipe britannique du Crick Institut vient ainsi de montrer que l'association d’un peu d’aspirine à l’immunothérapie pourrait fortement en augmenter l’effet thérapeutique sur certains cancers. Ces travaux ont notamment montré que le blocage de l’enzyme COX à l'aide d'aspirine permet de réactiver le système immunitaire, d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie dans les cancers et in fine augmenter le contrôle tumoral (Voir Cell).

Une autre étude danoise, toujours sur l’aspirine, portant sur une population de 102.800 personnes adultes dont 10.280 étaient atteintes d'un cancer du côlon, a confirmé qu'une prise régulière et prolongée d’aspirine pendant au moins cinq ans pouvait réduire de 27 % les risques de développer un cancer du côlon. Enfin, une troisième étude néerlandaise portant sur plus de 13 000 patients, publiée il y a quelques semaines à l’occasion du Congrès européen de cancérologie (ECC 2015), a montré que la prise prolongée d’aspirine avait un effet protecteur important sur les tous les cancers gastro-intestinaux à l’exception de celui du pancréas (cancer du rectum, de l’œsophage, de l’estomac, des voies hépatiques, de l’intestin grêle et de l’anus). En effet, à 5 ans, la survie globale des patients nouvellement diagnostiqués qui ont utilisé ensuite quotidiennement de l’aspirine à faible dose était de 75 % contre 42 % pour le groupe comparateur.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Jeu 22 Oct 2015 - 14:58

LONDRES - Prendre quotidiennement de l'aspirine peut-il empêcher ou retarder une récidive cancéreuse? Le plus vaste essai clinique jamais organisé sur la question a été lancé jeudi au Royaume-Uni.

Cet essai intitulé «Add-Aspirin phase III» doit durer 12 ans et concerner 11 000 personnes recevant, ou ayant reçu, un traitement pour un cancer du sein, de l'œsophage, de l'intestin, de la prostate ou de l'estomac, indique l'Institut britannique de recherche sur le cancer dans un communiqué.

Quelque 9000 patients doivent être recrutés au Royaume-Uni et 2000 en Inde, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'organisation.

Les participants seront divisés en trois groupes: les uns recevront pendant cinq ans 300 mg d'aspirine par jour, les autres 100 mg et les derniers un placébo ou un équivalent. Ils seront ensuite médicalement suivis pendant cinq autres années.

Cet essai clinique peut «changer la donne», a estimé le Dr Fiona Reddington, de l'Institut de recherche sur le cancer. «Les effets potentiels de l'aspirine sur le cancer sont fascinants et nous espérons que cet essai nous donnera une réponse claire» sur son efficacité en termes de prévention, a-t-elle ajouté.

L'un des médicaments les plus répandus et les moins chers à l'échelle mondiale, l'aspirine peut contribuer à la prévention d'accidents cardio-vasculaires, et de précédentes études ont montré ses bienfaits dans la prévention de certains cancers.

«Cet essai vise à apporter une réponse une fois pour toutes», a souligné le Pr Ruth Langley, une responsable d'une unité de recherche de l'University College de Londres (UCL).

«Si nous découvrons que l'aspirine peut empêcher ces cancers de récidiver, cela pourrait changer les traitements futurs et fournir un moyen simple et peu coûteux» de lutter contre la maladie, a-t-elle ajouté.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 30 Sep 2015 - 10:06



L’aspirine peut doubler les chances de survie à un cancer, révèle une nouvelle étude.

Elle a trouvé que 75% des patients qui prenaient une dose quotidienne d’aspirine étaient toujours en vie cinq ans après avoir été diagnostiqués d’un cancer de l’intestin, de l’estomac , du et de la gorge.

Mais les chances de survie pour ceux qui ne prenaient pas d’aspirine étaient seulement 42%. Les experts affirment que le médicament est la «solution magique» qui devrait être prescrite au moment où le cancer est diagnostiqué.

Les trouvailles viennent appuyer de nombreuses études qui démontrent que l’aspirine aide à garder en vie les personnes atteintes du cancer des , du et de la .

Un remède peu coûteux, il est cru que l’aspirine réduit le nombre de caillots dans lesquels les tumeurs peuvent se cacher.

Martine Frouws, qui a mené la recherche néerlandaise impliquant 14 000 adultes, a dit : «Vu que l’aspirine est un médicament sans marque peu coûteux avec peu d’effets secondaires, cela aura un impact important sur les systèmes de santé et les patients.»

Les patients de l’étude prenaient généralement des comprimés de 80-100mg qui étaient prescrits pour prévenir les crises cardiaques.

La recherche par le Centre médical de l’université de Leyde a été présentée au congrès européen du cancer à Vienne hier.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Jeu 3 Sep 2015 - 17:53

Giving cancer patients aspirin at the same time as immunotherapy could dramatically boost the effectiveness of the treatment, according to new research. Aspirin is part of a group of molecules called COX inhibitors, which stop the production of PGE2 and help reawaken the immune system. Combining immunotherapy with aspirin or other COX inhibitors substantially slowed bowel and melanoma skin cancer growth in mice, compared to immunotherapy alone, authors say.



Francis Crick Institute researchers, funded by Cancer Research UK, have shown that skin, breast and bowel cancer cells often produce large amounts of prostaglandin E2 (PGE2). This molecule dampens down the immune system's normal response to attack faulty cells, which helps cancer to hide. It is a trick that allows the tumour to thrive and may explain why some immunotherapy treatments have not been as effective as hoped.

Aspirin is part of a group of molecules called COX inhibitors, which stop the production of PGE2 and help reawaken the immune system. Combining immunotherapy with aspirin or other COX inhibitors substantially slowed bowel and melanoma skin cancer growth in mice, compared to immunotherapy alone.

Study author Professor Caetano Reis e Sousa, senior group leader at the Francis Crick Institute, said: "We've added to the growing evidence that some cancers produce PGE2 as a way of escaping the immune system. If you can take away cancer cells' ability to make PGE2 you effectively lift this protective barrier and unleash the full power of the immune system.

"Giving patients COX inhibitors like aspirin at the same time as immunotherapy could potentially make a huge difference to the benefit they get from treatment. It's still early work but this could help make cancer immunotherapy even more effective, delivering life-changing results for patients."

Professor Peter Johnson, Cancer Research UK's chief clinician, said: "PGE2 acts on many different cells in our body, and this study suggests that one of these actions is to tell our immune system to ignore cancer cells. Once you stop the cancer cells from producing it, the immune system switches back to 'kill mode' and attacks the tumour.

"This research was carried out in mice so there is still some way to go before we will see patients being given COX inhibitors as part of their treatment. But it's an exciting finding that could offer a simple way to dramatically improve the response to treatment in a range of cancers."


---


Donner aux patients atteints de cancer de l'aspirine en même temps que l'immunothérapie pourrait considérablement augmenter l'efficacité du traitement, selon une nouvelle étude. L'aspirine est partie d'un groupe de molécules appelées inhibiteurs de COX, qui arrêtent la production de PGE2 et contribue à raviver le système immunitaire. Combiner l'immunothérapie avec l'aspirine ou d'autres inhibiteurs de la COX a considérablement ralenti la croissance du cancer intestin et de la , le mélanome chez la souris, par rapport à l'immunothérapie seul, disent les auteurs.



Francis Crick Institute chercheurs, financés par le Cancer Research UK, ont montré que les cellules cutanées , celles du cancer du et de l'intestin produisent souvent de grandes quantités de prostaglandine E2 (PGE2). Cette molécule amortit la réponse normale du système immunitaire pour attaquer les cellules défectueuses, ce qui aide le cancer à se cacher. Il y a un truc qui permet à la tumeur de se développer et peut expliquer pourquoi certains traitements d'immunothérapie ont pas été aussi efficace qu'on l'espérait.

L'aspirine est partie d'un groupe de molécules appelées inhibiteurs de la COX, qui arrêtent la production de PGE2 et contribuer à raviver le système immunitaire. Combiner l'immunothérapie avec l'aspirine ou d'autres inhibiteurs de la COX a considérablement ralenti la croissance du cancer intestin et la peau de mélanome chez la souris, par rapport à l'immunothérapie seul.

Auteur de l'étude le professeur Caetano Reis e Sousa, chef de groupe à l'Institut Francis Crick, a déclaré: «Nous avons ajouté à l'évidence croissante que certains cancers produisent PGE2 comme un moyen d'échapper au système immunitaire. Si vous pouvez enlever la capacité des cellules cancéreuses pour faire PGE2 vous enleveriez effectivement ce moyen de protection et vous pourriez libérer toute la puissance du système immunitaire.

«Donner aux patients des inhibiteurs de COX comme l'aspirine en même temps que l'immunothérapie pourrait faire une énorme différence pour le bénéfice qu'ils tirent de traitement. c'est est encore tôt dans le travail, mais cela pourrait aider à rendre l'immunothérapie du cancer encore plus efficace, fournir des résultats qui changent la vie pour les patients. "

Le professeur Peter Johnson, clinicien en chef de Cancer Research UK, a déclaré: "PGE2 agit sur de nombreuses cellules différentes dans notre corps, et cette étude suggère que l'une de ces actions est de dire à notre système immunitaire d'ignorer les cellules cancéreuses. Une fois que vous arrêtez les cellules cancéreuses de produire PGE2, le système immunitaire repasse en mode «tuer» et attaque la tumeur.

«Cette recherche a été réalisée chez la souris donc il y a encore du chemin à parcourir avant que nous allions voir chez des patients en leur donnant des inhibiteurs de COX dans le cadre de leur traitement. Mais c'est une constatation intéressante qui pourrait offrir un moyen simple d'améliorer considérablement la réponse au traitement dans une gamme de cancers ".


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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Ven 12 Juin 2015 - 8:05

"Take two aspirin and call me in the morning" has been the punchline for countless jokes. Could it also be good advice for cancer patients?

"Prenez deux aspirines et rappelez-moi demain matin" a tété le punch de nombreuses jokes dans le passé. Est-ce que ça pourrait être un bon conseil pour les patients atteint de cancer aussi ?

A lab study to appear in the July 2015 issue of Laboratory Investigation found that a daily dose of aspirin was effective at blocking breast tumor growth. Previous studies have already shown a similar effect on colon, gastrointestinal, prostate, and other cancers.

Une étude de laboratoire à paraitre en Juillet 2015 a découvert qu'une dose d'Aspirine prise journellement était efficace pour bloquer la croissance des tumeurs du Des études antérieures ont montré un effet similaire sur le cancer du de la et d'autres cancers.

The trick, says Dr. Sushanta Banerjee, research director of the Cancer Research Unit at the Kansas City (Mo.) Veterans Affairs Medical Center, is to ensure conditions around cancer stem cells aren't conducive for reproduction, something aspirin seems able to do.

Le truc, dit le docteur Sushanta Banerjee, c'est de s'assurer que les conditions autour des cellules souches cancéreuses ne sont pas idéales pour leur reproduction, c'est quelque chose que l'aspirine semble capable de faire.


"In cancer, when you treat the patient, initially the tumor will hopefully shrink," says Banerjee. "The problem comes 5 or 10 years down the road when the disease relapses." Cancer has stem cells, or residual cells. These cells have already survived chemotherapy or other cancer treatment and they go dormant until conditions in the body are more favorable for them to again reproduce. "When they reappear they can be very aggressive, nasty tumors," he says.

To test his theory that aspirin could alter the molecular signature in breast cancer cells enough that they wouldn't spread, Banerjee, also a professor at the University of Kansas Medical Center, used both incubated cells and mouse models.

For the cell test, breast cancer cells were placed in 96 separate plates and then incubated. Just over half the cultures were exposed to differing doses of acetylsalicylic acid, commonly known as aspirin.

According to Banerjee, exposure to aspirin dramatically increased the rate of cell death in the test. For those cells that did not die off, many were left unable to grow.

The second part of his study involved studying 20 mice with aggressive tumors. For 15 days, half the mice were given the human equivalent of 75 milligrams of aspirin per day, which is considered a low dose. At the end of the study period, the tumors were weighed. Mice that received aspirin had tumors that were, on average, 47 percent smaller.

To show that aspirin could also prevent cancer, the researchers gave an additional group of mice aspirin for 10 days before exposing them to cancer cells.

After 15 days, those mice had significantly less cancerous growth than the control group.

"We found aspirin caused these residual cancer cells to lose their self-renewal properties," says Banerjee. "Basically, they couldn't grow or reproduce. So there are two parts here. We could give aspirin after chemotherapy to prevent relapse and keep the pressure on, which we saw was effective in both the laboratory and the mouse model, and we could use it preventatively."

Experts suggest patients consult with a doctor before starting a daily aspirin regimen. The drug is known to thin the blood and increase the risk of gastrointestinal bleeding.

"Of course there is a risk," says Banerjee, "but you have to weigh that against the risks of cancer. It's true this is relatively new and we don't know all the side effects yet, but this was a very low dose."

Nevertheless, Banerjee is taking his own medicine. For three years he has been on a daily aspirin regimen with, he says, no ill effects. Each person, he stresses, should of course check with his or her own health care provider before doing the same.





"Dans le cancer, quand vous traitez le patient, d'abord la tumeur va se réduire», dit Banerjee. "Le problème vient 5 ou 10 ans sur la route avec les rechutes de la maladie." Le cancer a des cellules souches ou de cellules résiduelles. Ces cellules ont déjà survécu à la chimiothérapie ou d'autres traitements du cancer et ils entrer en dormance jusqu'à ce que les conditions dans le corps sont plus favorables pour eux de se reproduire à nouveau. «Quand elles réapparaissent, les tumeurs très agressives," dit-il.

Pour tester sa théorie que l'aspirine pourrait modifier la signature moléculaire dans les cellules assez pour qu'elles ne fassent pas réappraitre le cancer du sein, Banerjee, également professeur à l'Université du Kansas Medical Center, a utilisé deux cellules incubées et des modèles de souris.

Pour le test de la cellule, des cellules de cancer du sein ont été placées dans 96 plaques séparées et ensuite incubées. Un peu plus de la moitié des cultures ont été exposés à des doses d'acide acétylsalicylique différentes, communément connu sous le nom d'aspirine.

Selon Banerjee, l'exposition à de l'aspirine a considérablement augmenté le taux de mort cellulaire dans le test. Pour les cellules qui ne sont pas mortes, beaucoup ont été laissés incapables de croître.

La deuxième partie de son étude a porté sur l'étude de 20 souris présentant des tumeurs agressives. Pendant 15 jours, la moitié des souris ont reçu l'équivalent humain de 75 milligrammes par jour d'aspirine, qui est considéré comme une faible dose. A la fin de la période d'étude, les tumeurs ont été pesées. Les souris qui ont reçu de l'aspirine avaient des tumeurs qui étaient, en moyenne, 47 pour cent plus petites.

Pour montrer que l'aspirine pouvait également prévenir le cancer, les chercheurs ont donné un autre groupe de souris de l'aspirine pendant 10 jours avant de les exposer à des cellules cancéreuses.

Après 15 jours, ces souris avaient une croissance beaucoup moins cancéreuse que le groupe de contrôle.

"Nous avons trouvé l'aspirine a provoqué ces cellules cancéreuses résiduelles à perdre leurs propriétés d'auto-renouvellement», dit Banerjee. "Fondamentalement, ils ne pouvaient pas se développer ou se reproduire. Donc, il ya deux parties ici. Nous pourrions donner de l'aspirine après une chimiothérapie pour prévenir les rechutes et de maintenir la pression sur ce qui, nous l'avons vu, était efficace à la fois dans le laboratoire et dans le modèle de la souris vivante, et nous pourrions l'utiliser de façon préventive. "

Les experts suggèrent aux patients de consulter un médecin avant de commencer un traitement d'aspirine quotidienne. Le médicament est connu pour fluidifier le sang et augmentent le risque de saignement gastro-intestinal.

"Bien sûr, il y a un risque», dit Banerjee, "mais vous devez peser que contre les risques de cancer. Il est vrai ce qui est relativement nouveau et nous ne savons pas encore tous les effets secondaires, mais ce fut une très faible dose ».

Néanmoins, Banerjee prend sa propre médecine. Pendant trois ans, il a été sur un régime d'aspirine tous les jours, dit-il, sans effets néfastes. Chaque personne, il souligne, doit bien sûr vérifier avec son propre fournisseur de soins de santé avant de faire la même chose.


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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Lun 8 Déc 2014 - 18:43

Selon une étude néerlandaise publiée dans la revue scientifique Heart, l'aspirine prise régulièrement serait bénéfique aux femmes de plus de 65 ans, car il diminuerait le risque d'infarctus, d'AVC et de cancer.

Pour les femmes plus jeunes en revanche (45-65 ans), cette prise d'aspirine n'est pas recommandée, car elle entraine des effets indésirables importants (hémorragies intestinales) qui dépassent les bénéfices du médicament, précise l'équipe de recherche.

L'étude a été menée sur près de 30 000 participantes en bonne santé, âgées d'au moins 45 ans. Au hasard, les femmes ont été réparties en deux groupes : l'un prenant chaque jour 100 mg d'aspirine, l'autre du placebo, sans en être informées préalablement. Leur risque d'attaque cardiaque, d'AVC et de cancer a ensuite été évalué.

Durant les essais cliniques qui ont duré 10 ans, 604 cas de maladies cardiovasculaires, 168 cas de cancer de l'intestin, 302 hémorragies majeures de l'intestin et 1832 autres types de cancer ont été diagnostiqués. Et durant les sept années qui ont suivi, 107 cas de cancer de l'intestin et 1388 cas d'autres cancers se sont ajoutés à la liste. En tout, 4401 personnes (environ 15% de l'échantillon de départ) ont été affectées par ces maladies.
A partir de 65 ans, mais surtout pas avant

Comparé au placebo, le traitement à l'aspirine s'est tout de même révélé bénéfique sur le risque cardiaque, le risque d'AVC et de cancer de l'intestin, chez les femmes âgées de 65 ans et plus.

Car si le risque de saignement gastro-intestinal augmente avec l'âge (et avec la prise d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens, précisent les chercheurs), les bénéfices de l'aspirine augmentent également, la balance bénéfices/risques étant la plus favorable lorsque la femme dépasse les 65 ans. Dans leur échantillon, les chercheurs ont calculé que 29 femmes de plus de 65 ans nécessiteraient un traitement à l'aspirine pour prévenir le risque de cancer et d'AVC.

« Des résultats récents, stipulant que la prise biquotidienne d'aspirine réduirait le risque de cancer, ont relancé le débat sur l'aspirine en traitement de prévention primaire, remarquent les chercheurs, avant de conclure que le traitement généralisé était « inefficace ou néfaste chez la majorité des femmes. »

65 ans serait donc l' « âge charnière », où il devient plus bénéfique de prendre de l'aspirine que de ne pas en prendre, alors que c'est totalement l'inverse avant cette limite d'âge.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 29 Aoû 2012 - 11:57

Les anticoagulants, tout particulièrement l'aspirine, seraient bénéfiques pour les patients traités pour un cancer de la prostate par chimiothérapie ou radiothérapie, suggère une étude américaine.

L'étude, publiée mercredi 29 août dans la revue scientifique Journal of Clinical Oncology, révèle que la consommation d'aspirine est associée à un moindre risque de décès par cancer de la .

Des chercheurs de l'UT Southwestern Medical Center ont analysé les données de quelque 6.000 hommes atteints d'un cancer de la prostate et traités par chimiothérapie ou radiothérapie, dont 2.200 ont reçu un anticoagulant.
Résultat, la mortalité par cancer de la prostate et le risque de récidive étaient significativement plus faibles chez les patients sous anticoagulants, essentiellement sous aspirine.

"Les résultats de cette étude suggèrent que l'aspirine prévient la croissance des cellules tumorales dans le cancer de la prostate, en particulier dans le cancer de la prostate à haut risque, pour lequel nous n'avons pas un très bon traitement actuellement", concluent les principaux auteurs de l'étude.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Jeu 19 Avr 2012 - 20:27

(Apr. 19, 2012) — New evidence is helping explain additional health benefits of aspirin. Researchers in Canada, Scotland and Australia have discovered that salicylate, the active ingredient in aspirin, directly increases the activity of the protein AMPK (AMP-activated protein kinase), a key player in regulating cell growth and metabolism. AMPK which is considered a cellular fuel-gauge is switched on by exercise and the commonly used anti-diabetic medication metformin.

De nouvelles preuves aident à expliquer les bénéfices additionnels de l'aspirine. Le salicylate, l'ingrédient actif de l'aspirine augmente l'activité de la protéine AMPK une protéine clé dans la croissance de la cellule et son métabolisme. AMPK est considéré comme la jauge de l'énergie de la cellule et elle est activée par l'exercise et utilisé par le médicament anti-diabétique metformine.

The research from scientists at McMaster University, the University of Dundee and the University of Melbourne will be published in the April 20 issue of the journal Science.

"We're finding this old dog of aspirin already knows new tricks," said Dr. Greg Steinberg, a co-principal investigator of the study. "In the current paper we show that, in contrast to exercise or metformin which increase AMPK activity by altering the cells energy balance, the effects of salicylate is totally reliant on a single Ser108 amino acid of the beta 1 subunit.

On découvre encore de nouveaux trucs à l'aspirine. Contrairement à l'exercise ou à la metformine qui accroissent l'Activité de AMPK en altérant la balance d'énergie de la cellule, les effets de la salicylate dépendent d'un acide aminé Ser108 dans la sous-unité bèta 1.

"We show that salicylate increases fat burning and reduces liver fat in obese mice and that this does not occur in genetically modified mice lacking the beta1 subunit of AMPK," he said. Steinberg is an associate professor of medicine in the Michael G. DeGroote School of Medicine at McMaster University and the Canada Research Chair in Metabolism and Obesity.

Nous avons montré que l'augmentation de salicylate brule la graisse et réduit le taux de gras des souris obèses ce qui n'arrive pas dans les souris modifiées pour manquer de sous-unités de AMPK bèta 1.
These findings are important as a large clinical trial is currently underway testing whether salsalate (a well-tolerated aspirin derivative), can prevent Type 2 diabetes.

Salicylate, which is derived from willow bark, and is the active ingredient in aspirin, is believed to be one of the oldest drugs in the world with first reports of its use dating back to an Egyptian papyrus in 1543 BC.

An anti-inflammatory drug first used as a painkiller more than a century ago, aspirin is now given to people at risk of heart attacks and strokes as well as patients with vascular disease. McMaster scientists played a key role in that previous research.

Three studies published last month in the medical journal The Lancet reported that taking an aspirin every day may significantly reduce the risk of many cancers and prevent tumors from spreading. The unanswered question was how this anti-cancer benefit occurs.

Trois études publiées le mois dernier rapportent que prendre de l'aspirine chaque jour peut signifier réduire significativement le risque de plusieurs cancers et prévenir les métastases. La question était jusqu'à maintenant: comment ?

With many recent studies showing that metformin may be important for cancer prevention the authors' study raise the interesting possibility that aspirin may also be working in a similar manner; however, further studies are needed as the concentrations of salicylate used in the current study were higher than the cancer trials. Nonetheless, the researchers' results show the one thing that salicylates and metformin hold in common is their ability to activate AMPK.

Avec les récentes études sur la merformine, des chercheurs ont pensé que l'aspirine pourrait travailler d'une manière similaire. De plus grandes études sont nécessaires mais la chose que le metformine et l'aspirine ont en commun c'est qu'elles activent AMPK.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mar 17 Avr 2012 - 9:07

Pourtant, les nouvelles données confirment que la prise quotidienne d'aspirine, même à petites doses, pouvait réduire l'incidence de tous les cancers.

Une baisse de 10 % de la prévalence de cancer dans les dix premières années de traitement pourrait faire pencher la balance quant à l'usage de ce médicament dans la prévention de la maladie.

«Les données accumulées à partir des essais cliniques aléatoires apportent une excellente occasion de réexaminer le rôle potentiel de l'aspirine dans la prévention du cancer. Elles devraient permettre une réévaluation de son usage, par la FDA et l'Agence européenne du médicament, pour la prévention des cancers, au moins sur certains groupes cibles de la population», expliquent les auteurs des travaux.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 21 Mar 2012 - 9:11

Cancer : l'effet bénéfique de l'aspirine confirmé
Par Martine Lochouarn - le 20/03/2012

Trois études révèlent son intérêt dans la prévention et le traitement des cancers.

Cela apparaît de plus en plus nettement: l'aspirine joue clairement un rôle positif dans la prévention mais aussi dans l'évolution du cancer. Les trois nouvelles études publiées mercredi dans le Lancetet le Lancet Oncology viennent renforcer les résultats déjà obtenus par l'équipe du Pr Peter Rothwell (université d'Oxford). Dès 2007, ses travaux indiquaient une réduction globale par l'aspirine du risque à long terme de décès par cancer. En 2010, il avait démontré cet effet bénéfique d'abord pour le cancer colorectal, puis pour d'autres tumeurs -prostate, estomac, poumons, pancréas… Cette réduction globale de la mortalité par cancer, de 20 à 25% selon les tumeurs, était encore plus élevée (34%) lorsque la durée de la prise quotidienne d'aspirine dépassait cinq ans.

Restait à savoir si le même bénéfice se faisait aussi sentir à plus court terme. C'est ce qu'ont cherché à établir Peter Rothwell et John Radcliffe (hôpital d'Oxford) dans cette nouvelle série de travaux. Pour cela, ils se sont servis comme auparavant des nombreux essais qui ont évalué l'action de l'aspirine, utilisée à dose quotidienne dans la prévention au long cours des accidents cardio-vasculaires pour son effet anti-agrégant plaquettaire et fluidifiant du sang.

Dans la première étude publiée mercredi par le Lancet, l'analyse des dossiers médicaux des 77.549 patients inclus dans 51 essais de prévention cardio-vasculaire montre que l'aspirine diminue globalement de 15% le risque de décès par cancer chez les patients traités par rapport aux témoins. Ce risque est même réduit de 37% si on tient seulement compte des 5 premières années de traitement. De plus, dans 6 essais de prévention primaire des accidents cardio-vasculaires par de faibles doses quotidiennes d'aspirine (soit 35.535 participants), la survenue d'un cancer est réduite d'environ un quart durant les 3 premières années du traitement, de façon presque identique chez les hommes (23%) et les femmes (25%). Le risque de saignements lié à l'utilisation de l'aspirine a tendance à se réduire avec la durée du traitement.

La deuxième étude porte sur la survenue de métastases au cours de cancers diagnostiqués durant 5 essais randomisés de prévention des accidents cardio-vasculaires par de l'aspirine à la dose quotidienne de 75 mg, soit 17.285 personnes. La durée moyenne du suivi a été de 6,5 ans. Ici, le risque de cancer avec métastases à distance a été réduit de 36% dans le groupe traité par aspirine comparé au groupe témoin sous placebo.

Indépendant de l'âge et du sexeCette réduction est particulièrement forte (46%) pour les adénocarcinomes, les formes les plus courantes des tumeurs solides (côlon, poumons, prostate… notamment), plus faible pour les autres formes de cancer. Pour ces adénocarcinomes, le risque est réduit de 31% s'il s'agit d'un diagnostic de tumeur métastatique d'emblée, et de 55% lorsqu'il s'agit de métastases apparues secondairement au diagnostic. Cet effet est indépendant de l'âge et du sexe.

La troisième étude, publiée celle-ci par le Lancet Oncology, s'intéresse aussi à l'effet préventif de l'aspirine sur les métastases, mais cette fois en comparant les résultats des essais randomisés avec ceux des études menées selon d'autres méthodologies. Ce travail confirme la réduction des métastases pour plusieurs cancers étudiés (colorectal, œsophage, estomac, sein…).

Pour le Pr François Chast (Hôtel-Dieu, Paris), «après avoir reconnu successivement les vertus de l'aspirine en rhumatologie puis en cardiologie, on se dirige de façon quasiment inéluctable vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers. Les résultats deviennent significatifs à partir de la 3e année à dose élevée, de la 5e année pour les faibles doses, ce qui est assez rapide, et l'étude confirme la nécessité d'une prise quotidienne».
Mais il n'en faut pas moins garder à l'esprit certaines limites de ces études, estime le pharmacologue: «Elles ont été réalisées à partir d'études de prévention cardio-vasculaire, donc pas conçues par des cancérologues, avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en cancérologie.

Par ailleurs, il ne faut pas négliger le risque d'hémorragie digestive avec l'aspirine, même si on peut le réduire significativement en traitant ces patients pour éradiquer la bactérie Helicobacter pylori de leur estomac, ou en ajoutant au traitement un inhibiteur de la pompe à protons pour limiter le risque d'ulcère.» Mais, estime le Pr Chast, «ces résultats sonnent comme le printemps d'une nouvelle approche en cancérologie. Malheureusement l'aspirine est quasiment un médicament orphelin, qui ne bénéficie pas de l'intérêt, du soutien d'un industriel pour faire avancer sa cause auprès des autorités du médicament. C'est peut-être sa principale faiblesse…»

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Lun 2 Mai 2011 - 10:38

Elle pourrait prévenir le cancer

Deux récentes études publiées dans la revue spécialisée britannique The Lancet offrent de nouvelles perspectives en ce qui concerne certains cancers. L’une d’elles a évalué que de prendre 75 mg d’aspirine tous les jours réduisait de 24% le risque de développer un cancer du . Cette consommation quotidienne serait également efficace chez les personnes déjà malades, puisqu’elle réduit de 30% la mortalité. Toutefois, selon les chercheurs, il est encore trop tôt pour proposer un apport journalier d’aspirine à toute la population, même en petite quantité. Autre nouveauté : la même équipe a montré dans une autre étude que l’aspirine réduirait de 21% la mortalité liée aux cancers du , de l’œsophage, du et du , et de 54% celle consécutive aux tumeurs gastro-intestinales. Reste que ses mécanismes d’action sont loin d’être connus et que les travaux doivent être poursuivis.


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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 23 Fév 2011 - 16:17

La prise quotidienne de faibles doses d’aspirine réduirait les risques de mortalité pour la majorité des cancers.

Une équipe de l’Université d’Oxford affirme que prendre une faible dose d’aspirine tous les jours réduit les risques de décès par cancer. Ils seraient diminués de 20 % en moyenne pour tous les types de cancers.

Jusqu’à présent, nous savions que l’aspirine avait des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires. Maintenant, on lui ajoute une autre utilité.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mar 1 Fév 2011 - 10:45

Plus de cent ans après sa commercialisation, l'aspirine n'en finit pas de livrer ses secrets et surtout ses bienfaits. Dernier en date: un effet préventif quasi universel vis-à-vis des cancers, lorsqu'elle est prise à petite dose pendant des années. Jusqu'ici, cette propriété avait surtout été étudiée et solidement établie pour les tumeurs colorectales. Il y a quelques semaines, une étude de l'équipe britannique du Pr Peter Rothwell, de l'université d'Oxford, avait ainsi évalué qu'une consommation minime d'aspirine (75 milligrammes par jour) au long cours réduit de 24% le risque de cancer colo-rectal, et d'un tiers sa mortalité chez les personnes déjà atteintes.

Effets secondaires digestifs

Cette même équipe publie mardi, toujours dans la revue britannique The Lancet, de nouvelles données selon lesquelles l'acide acétylsalicylique (aspirine) agit sur bien d'autres tumeurs malignes, réduisant au moins de 20% leur mortalité. Pour étudier les relations intimes entre prise d'aspirine et cancers, Peter Rothwell et ses collègues se sont repenchés sur les grandes études comparant l'aspirine à un placebo ou à un autre produit - antiagrégant ou anticoagulant - en prévention des maladies cardio-vasculaires. L'aspirine est, en effet, l'un des traitements de fond classiques pour fluidifier le sang chez les individus à haut risque d'accidents cardiaques. Au total, sept essais ont ainsi été réanalysés, incluant 25.570 patients. Parmi eux, 674 sont décédés de cancers. Globalement, chez les malades sous aspirine, la mortalité par tumeur maligne s'est avérée réduite de 21% pendant la durée des études. Les bénéfices étaient encore plus marqués au-delà de cinq ans, avec une diminution de 34% tous cancers confondus, et même de 54% s'agissant des tumeurs gastro-intestinales.

Les effets de l'aspirine apparaissent au bout d'environ cinq ans pour les cancers de l'œsophage, du pancréas, du cerveau et du poumon; après une dizaine d'années pour ceux de l'estomac et du côlon et d'une quinzaine d'années s'agissant des cancers de la prostate. Dans les essais où le suivi a été très long, les bénéfices se sont maintenus pendant plus de vingt ans, insiste Peter Rothwell, qui précise aussi qu'ils sont «limités à certains cancers, surtout ceux de type adénocarcinomes».

«C'est un travail très bien fait, solide sur le plan méthodologique, et qui ouvre la voie à une approche de prévention efficace et faisable des cancers, s'enthousiasme le Dr Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Jusqu'à présent, dans ce domaine, la prévention a fait surtout appel à la lutte contre des facteurs de risque, comme le tabac, l'alcool… Mais en ce qui concerne les médicaments, il n'y a pas grand-chose. Plusieurs pistes ont été envisagées, comme celle du tamoxifène pour prévenir le cancer du sein ou encore des anticox (anti-inflammatoires, NDLR) mais elles sont tombées à l'eau car il y avait plus de risques que de bénéfices.» Concrètement, peut-on recommander à tout un chacun de prendre chaque matin une petite dose d'aspirine?

En ce qui concerne les cancers colorectaux, on n'en est pas si loin. Dans son article précédent publié en octobre, Peter Rothwell suggérait de le faire pour les individus à haut risque de ces tumeurs, du fait d'un terrain familial. Mais une «chimioprévention» plus large dans la population semblait prématurée, notamment du fait des effets secondaires digestifs de la molécule. C'est toujours le cas. «D'autres travaux sont nécessaires» admettent aujourd'hui les chercheurs britanniques, qui soulignent notamment le manque de données concernant les cancers féminins, en particulier du sein.

En attendant, ils considèrent que chez les individus qui relèvent d'un traitement antiagrégant, leurs résultats ont de quoi faire pencher la balance en faveur de l'aspirine.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Jeu 9 Déc 2010 - 13:58

J'ai vu cette info au journal hier et le professeur qui commentait disait qu'effectivement cela pouvait etre un bon espoir , neamoins il rappelait aussi pour le moment la prudence puisqu'il est des gens à qui l'aspirine n'est pas du tout recommandé , donc restez vigilants et parlez en d'abord à votre medecin avant de prendre de votre propre chef l'aspirine en prevention du cancer ...
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mar 7 Déc 2010 - 14:49

Mis à jour 07-12-2010

Une aspirine par jour pour réduire les risques de cancer
La prise d'environ 75mg d'aspirine chaque jour aurait des effets bénéfiques contre le cancer, selon des chercheurs britanniques.


La prise d'une faible dose d'aspirine au quotidien pourrait permettre de réduire le risque de développer de nombreux cancers, mais également de diminuer le risque de mortalité par cancers, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université d'Oxford (Royaume-Uni).

Publiés sur le site Internet de la revue scientifique The Lancet, mardi 7 décembre, ces travaux pourraient offrir à long terme de nouvelles voies thérapeutiques pour le traitement de certains cancers.

Ces mêmes chercheurs britanniques ont déjà démontré, en octobre dernier, que la prise quotidienne d'une faible dose d'aspirine (environ 75mg) pouvait permettre de réduire le risque de cancer colorectal de 24% sur 20 années, et le risque de mortalité associée au cancer de 35%.

Pour cette nouvelle étude, les scientifiques ont analysé les données de 25.570 patients à partir de tous les essais randomisés proposant à différents groupes de consommer quotidiennement de l'aspirine ou un médicament témoin de type placebo avec une durée moyenne de traitement d'au moins 4 ans.

Verdict, les résultats de ces travaux dévoilent que la consommation d'environ 75mg d'aspirine au quotidien pourrait permettre de réduire d'un cinquième la mortalité par cancer.

Les chercheurs britanniques rapportent également que les effets bénéfiques de l'aspirine ont été observés après 5 ans de traitement pour les cancers de l'oesophage, du , du et du . En revanche, les effets ont été plus tardifs pour le cancer colorectal, et les cancers de l'estomac et de la prostate.

Dernier point, l'étude montre que le risque de décès après 20 ans est toujours plus faible chez les patients ayant pris quotidiennement de l'aspirine, par rapport au groupe témoin.

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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Jeu 13 Aoû 2009 - 10:35

je ne sais si cela a vraiment un effet ou autre mais je ne me soigne qu'a l'aspirine quand je souffre de certaines inflammations ...mais je ne prends que deux ou trois sur une journée...jamais plus de 2 jours de suite sauf en cas de forte fièvre....

je ne supporte pas e paracétamol qui me donne des nausées...

je n'aime pas les anti inflamatoires qui me donnent mal à l'estomac et encore moins la cortisone qui me boursille le foie

alors quoi en penser....?
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 12 Aoû 2009 - 13:11



Prendre de l'aspirine après un cancer du côlon en complément des traitements chirurgical et chimiothérapique permet de réduire de 30% le risque de mourir d'une rechute, selon une nouvelle étude américaine publiée mercredi dans le «Journal of the American Medical Association».

Les bénéfices de l'aspirine dans la prévention du cancer du côlon ont été limités par ses effets secondaires parfois graves, notamment les hémorragies dues à l'irritation de l'estomac ou de l'intestin. L'aspirine, qui est utilisée comme antalgique, est par ailleurs déjà recommandée dans la prévention des accidents cardio-vasculaires, infarctus et accident vasculaire cérébral, notamment.La nouvelle étude suggère que les patients souffrant déjà de cancer du côlon peuvent tirer un bénéfice de ce traitement, du moins ceux qui souffrent de la forme la plus fréquente de tumeur, celle qui produit de l'enzyme Cox-2 en grande quantité.

«L'article est absolument incroyable, et je suis normalement avare de compliments», s'est exclamé le Dr Alfred Neugut, du centre médical de l'Université de Columbia, à New York, un chercheur extérieur à cette nouvelle étude.

«C'est sûrement quelque chose dont les patients voudront discuter avec leurs médecins», a renchéri le Dr Andrew Chan, de la Harvard Medical School, à Boston, qui a conduit cette recherche.


Toutefois, pour ces deux spécialistes, il est encore trop tôt pour en faire une recommandation générale. Selon eux, les résultats devraient être confirmés dans un essai au cours duquel les patients seront répartis au hasard, un groupe recevant de l'aspirine, l'autre un placebo. Une étude est en cours à Singapour.

Le cancer colorectal se situe au deuxième rang des cancers les plus meurtriers aux États-Unis, juste après celui du poumon. L'Institut national du cancer estime que 50.000 Américains en mourront cette année.

Les chercheurs ont obtenu leurs résultats à partir de deux études de grande ampleur en cours, la Nurses'Health Study et la Health Professionals Follow-up Study. Ils ont observé près de 1.300 personnes atteintes de cancer colorectal, qui avaient été suivies pendant 12 ans en moyenne. Tous les patients avaient été opérés de leur cancer et beaucoup d'entre eux avaient reçu une chimiothérapie.

Parmi les 549 participants qui prenaient régulièrement de l'aspirine après le diagnostic, 81 sont morts de leur cancer colorectal, soit environ 15%. À l'opposé, parmi les 730 qui n'en prenaient pas, 141 sont morts, soit 19% environ.

En prenant en compte les autres facteurs de risque, comme l'histoire familiale, les chercheurs ont évalué le bénéfice total de l'aspirine: un pourcentage de 29% de risque en moins.

Il est enthousiasmant qu'un médicament aussi peu cher et fréquemment utilisé puisse être mis à profit pour un groupe de patients qui ont peur d'une rechute, s'est félicité le Dr Chan.

L'aspirine n'aide que les personnes souffrant d'une tumeur qui fabrique de l'enzyme Cox-2. «C'est logique», relève Chan. «L'aspirine bloque cette enzyme, qui joue probablement un rôle dans l'extension de la tumeur.»
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Ven 26 Juin 2009 - 13:48

Des analgésiques contre le cancer de la prostate

23 juin 2009

Selon la Dre Jennifer St. Sauver, qui oeuvre pour la Clinique Mayo au Minnesota, des analgésiques comme l’aspirine et l’ibuprofène protègent les hommes contre un éventuel cancer de la prostate.
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 18 Avr 2007 - 12:25

Prendre un cachet d’aspirine quotidiennement pendant 5 ans pourrait diminuer modérément mais significativement le risque de cancers. C’est ce que suggèrent les résultats d’une vaste étude menée pendant 12 ans sur 22 507 femmes ménopausées de l’Iowa (Etats-Unis).
L’auteur principal, le Dr Aditya Bardio du Collège de médecine de Rochester (Minnesota), a présenté les résultats de son enquête lors du congrès annuel de l’American Association for Cancer Research qui se déroule actuellement à Los Angeles. Ceux-ci démontrent que l’ibuprofène ou le naproxène, deux analgésiques très répandus et appartenant comme l’aspirine à la classe des anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS), n’offrent pas l’effet protecteur retrouvé chez l’aspirine.
De précédentes études ont déjà démontré l’effet de l’aspirine et des AINS contre plusieurs cancers notamment du sein, des ovaires et du pancréas. « Notre étude est différente car elle est très grande et parce qu’elle compare la prévalence du cancer et de la mortalité des utilisatrices d’aspirine à celle des non-utilisatrices. Nous avons également cherché à savoir si le tabagisme avait une influence sur cet effet protecteur » commente Aditya Bardio.
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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Ven 15 Déc 2006 - 13:49

Une étude explique comment l'aspirine et les autres médicaments anti-inflammatoires arrête la progression du cancer.

Les scientifiques ont découvert que l'action du gène MDA-7/IL-24 est le méchanisme moléculaire qui permets aux médicaments comme l'aspirine d'arrêter le développement des cellules canécreuses, une découverte qui va éventuellement conduire à des traitements ciblés contre le cancer.
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frederic



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MessageSujet: Re: L'aspirine et le cancer.   Mer 24 Aoû 2005 - 20:47

Encore l'aspirine. Étonnant!
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MessageSujet: L'aspirine et le cancer.   Mer 24 Aoû 2005 - 13:31

Les femmes qui prennent deux comprimés ou plus par semaine d'Aspirin ou d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) réduisent de façon significative leurs risques de développer un cancer colorectal — mais s'exposent à un danger accru d'hémorragie interne, selon une étude.


L'étude effectuée auprès de plus de 80 000 femmes révèle que celles qui ont pris 14 comprimés ou plus d'Aspirin ou d'autres AINS par semaine, pendant dix ans, ont le plus faible risque de développer ce type de cancer, a indiqué l'auteur principal du travail, le docteur Andrew Chan, mardi.

Cela semble démontrer que les femmes qui prenaient les plus fortes doses d'Aspirin bénéficiaient d'une réduction d'environ 30 à 35 pour cent du risque, comparativement aux femmes qui ne prenaient pas le médicament, a déclaré le Dr Chan, spécialiste en gastro-entérologie au Massachusetts General Hospital de Boston.


Dernière édition par Denis le Ven 10 Juin 2016 - 12:52, édité 2 fois
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L'aspirine et le cancer.
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