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 Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau

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Denis
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Lun 15 Fév 2016 - 14:44

Article du docteur Béliveau :

Un article paru dans la prestigieuse revue Nature démontre que le développement de la grande majorité des cancers est fortement influencé par des facteurs associés au mode de vie. C’est donc une bonne occasion de rappeler qu’il est possible de prévenir la plupart des cancers par de simples modifications à nos habitudes.

La plupart des gens perçoivent le cancer comme un mauvais jeu du hasard contre lequel on ne peut rien faire. Selon cette vision, le cancer est toujours causé par des facteurs hors de notre contrôle, qu’il s’agisse de l’hérédité, du vieillissement, du stress ou encore de la pollution. Ces fausses croyances vont complètement à l’encontre de ce que la recherche a permis d’identifier comme facteurs déclencheurs du cancer.

L’hérédité, par exemple, ne joue pas le rôle prédominant que l’on croit souvent. Il existe effectivement certains gènes défectueux qui peuvent être transmis par l’hérédité, mais ces cancers héréditaires sont relativement peu fréquents. Par exemple, une étude récente réalisée auprès de plus de 200 000 jumeaux identiques montre que la grande majorité des cancers, en particulier ceux qui touchent principalement la population des pays occidentaux (poumon, colorectal, sein et prostate), ne sont pas d’origine héréditaire1.

Mutations acquises

Pour mieux comprendre ces facteurs, une équipe de scientifiques américains a analysé rigoureusement plusieurs études portant sur la distribution mondiale des cancers ainsi que sur certaines de leurs caractéristiques moléculaires2. Ils ont tout d’abord remarqué que le hasard, l’hérédité ou encore le vieillissement ne peuvent pas expliquer les différences phénoménales qui existent dans l’incidence de plusieurs types de cancers à l’échelle mondiale. Le cancer du sein est jusqu’à 20 fois plus commun en Amérique qu’en Asie, par exemple, tandis que les Occidentaux sont 10 fois plus touchés par le cancer de la prostate que les Japonais. Ces différences sont complètement annulées à la suite de la migration des Asiatiques en Occident, ce qui souligne la contribution du mode de vie au développement de ces cancers.

L’analyse de la composition moléculaire des cancers suggère également une contribution majeure de facteurs extrinsèques, liés au mode de vie. Ainsi, les mutations retrouvées dans la plupart des cancers possèdent une signature moléculaire typique de l’exposition à des substances cancérigènes (rayons UV, tabac, mauvaise alimentation) et non celle associée au vieillissement normal. La plupart des cancers requièrent aussi de multiples mutations pour atteindre un stade mature (neuf mutations pour le cancer du sein, 11 pour le cancer du côlon et 12 pour celui de la prostate) et le calcul statistique indique qu’une cellule cancéreuse ne peut acquérir simplement par hasard tous ces gènes mutés à l’échelle d’une vie humaine.

En tenant compte de ces facteurs, les auteurs estiment qu’un minimum de 70 % des cancers sont causés par des facteurs liés au mode de vie, une contribution qui atteint presque 100 % pour des cancers comme ceux du côlon et du poumon, les deux plus importants en mortalité au pays.

Conjurer le mauvais sort

Le mode de vie peut influencer le risque de cancer, quelle que soit la prédisposition génétique. Ainsi, le risque de développer un cancer du sein précoce (avant 50 ans) chez les femmes porteuses de gènes défectueux BRCA a triplé au cours des dernières années (24 à 67 %), une hausse attribuée à l’augmentation de l’obésité, de la mauvaise alimentation et de la diminution de l’activité physique3. Indépendamment de l’hérédité, les facteurs de risque non modifiables sont également influencés par le mode de vie: une analyse populationnelle a récemment montré que les femmes qui sont à risque plus élevé de cancers du sein en raison de certains facteurs hors de leur contrôle (historique familial, longue période de fertilité sans grossesse, grande taille) peuvent réduire ce risque en suivant les recommandations émises par le World Cancer Research Fund4. Ainsi, ces femmes à haut risque qui maintiennent un poids santé et qui évitent de consommer trop d’alcool ont 25 % moins de risque de développer un cancer du sein, une protection identique à celles qui ne sont pas à haut risque.

Les innombrables études des dernières années montrent clairement que l’incidence élevée des principaux cancers qui touchent notre société (poumon, côlon, sein, prostate) est en majeure partie causée par le mode de vie occidental et qu’on peut prévenir ces cancers en adoptant de saines habitudes de vie: absence de tabagisme, alimentation riche en végétaux, maintien d’un poids corporel normal, sommeil adéquat et activité physique régulière. Prendre soin de sa santé en prévention du cancer demeure simple, en fin de compte.

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Denis
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Jeu 1 Oct 2015 - 17:30

Au moins le tiers des cancers serait lié au contenu de notre assiette, selon le Fonds mondial de la recherche contre le cancer. Des données démontrent même qu’une alimentation riche en fruits et légumes divise le risque par deux. Par deux ! Ce n’est pas rien. « Plusieurs végétaux renferment des molécules capables de freiner leur progression », souligne Richard Béliveau, directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQÀM et auteur de best-sellers sur le sujet.

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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Mer 4 Nov 2009 - 12:48

Journal de Montréal
Richard Béliveau - Docteur en biochimie
4 novembre 2009

Même si le cancer est généralement perçu comme une croissance incontrôlée de cellules anormales, plusieurs études indiquent que les cellules normales à proximité des tumeurs jouent également un rôle dans la progression des tumeurs.

UNE MALADIE LIÉE AU MODE DE VIE

En Amérique du Nord, une femme sur neuf (12 %) sera touchée par un cancer du au cours de sa vie. Même si, au cours des dernières années, on a beaucoup accordé d'attention à la présence de mutations dans certains gènes qui causent ce cancer (les gènes BRCA1 et BRCA2), ces mutations sont rares (3 % des tumeurs du sein) et ne peuvent donc expliquer la forte incidence de ce cancer. Par contre, plusieurs observations indiquent que certains aspects du mode de vie, en particulier l'alimentation, jouent un rôle prédominant dans le développement du cancer du sein.

Par exemple, il est maintenant de plus en plus clairement établi que la consommation régulière de produits à base de soja à un âge précoce (avant et pendant la puberté) ainsi que celle de légumes crucifères (famille du chou) contribue à restreindre l'apparition de cette maladie.

À l'inverse, un surplus de gras saturés, combiné à une carence en gras polyinsaturés oméga-3 (graines de lin, poissons gras) et monoinsaturés (huile d'olive) augmente fortement le risque d'être touché par ce cancer. D'autant plus que la consommation excessive de gras saturés mène souvent au développement de l'obésité, un état qui, selon des études récentes, augmente le risque d'être affecté par un cancer du sein. Ces observations illustrent donc l'importance de l'alimentation dans la prévention du cancer du sein et suggèrent que des modifications au régime alimentaire pourraient avoir un impact concret sur le risque d'être touché par ce cancer.

UNE QUESTION D'ENVIRONNEMENT CELLULAIRE

Comment l'alimentation peut-elle influencer à ce point le développement du cancer du sein? Plusieurs résultats récents suggèrent que cet impact serait lié à l'effet de ce que nous mangeons sur l'environnement tumoral, c'est-à-dire les cellules normales de l'organisme qui entourent les cellules cancéreuses. En effet, même si on perçoit très souvent une tumeur cancéreuse comme une masse isolée, sans interaction avec l'organisme, cette perception est fausse: la masse tumorale en fait constituée d'un très grand nombre de cellules normales non cancéreuses, en particulier de cellules appelées fibroblastes.

Dans des conditions normales, ce milieu (appelé stroma) est doté d'un caractère anticancéreux qui restreint le développement des tumeurs. Cependant, une étude systématique réalisée par des chercheurs de l'Université McGill a récemment montré que la fonction de ces cellules normales est considérablement modifiée au cours de la progression du cancer du sein(1).

Un travail colossal réalisé par la même équipe (en collaboration avec des chercheurs de l'Université de l'État de l'Ohio) et récemment publié dans la prestigieuse revue Nature confirme ce rôle crucial de l'environnement tumoral(2). En manipulant certains gènes spécifiques présents dans les fibroblastes du stroma, les chercheurs ont observé que la simple inactivation d'une protéine nommée Pten accélérait spectaculairement la progression d'un cancer du sein chez les animaux.

Cette accélération est corrélée avec de profondes modifications de l'environnement immédiat des cellules tumorales, notamment l'apparition de cellules inflammatoires et de nouveaux vaisseaux sanguins, deux phénomènes qui jouent un rôle capital dans la progression du cancer. Ces observations sont extrêmement importantes, car elles indiquent hors de tout doute que les cellules normales de l'organisme qui entourent les cellules tumorales participent activement au développement du cancer.

En matière de prévention du cancer du sein, ces résultats indiquent que des facteurs du mode de vie qui favorisent l'intégrité des cellules normales de l'organisme peuvent freiner la progression tumorale en empêchant ces cellules de collaborer avec les tumeurs pour soutenir leur croissance. En ce sens, plusieurs données indiquent que les aliments dotés de propriétés anti-inflammatoires (oméga-3, fruits et légumes en général) ou anti-angiogéniques (thé vert, baies) pourraient stabiliser l'environnement tumoral et ainsi participer activement à la prévention du cancer du sein.

Adopter une alimentation plus riche en végétaux et éviter autant que possible une consommation excessive d'aliments transformés, surchargés de sucres et de gras néfastes qui déstabilisent l'environnement tumoral, sont parmi les principaux facteurs d'un mode de vie susceptibles de réduire l'incidence de ce cancer.
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Sam 13 Déc 2008 - 19:03

Dec. 14, 2008 — A study published in the December issue of Cancer Prevention Research, a journal of the American Association for Cancer Research, suggests that selenium, a trace mineral found in grains, nuts and meats, may aid in the prevention of high-risk bladder cancer.

Une étude qui vient d'être publiée suggère que le sélénium pourrait aider dans la prévention du cancer de la vessie.
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Jeu 4 Mai 2006 - 18:32

CUISINER AVEC LES ALIMENTS CONTRE LE CANCER

Un premier livre de recettes anti-cancer

Presse Canadienne

Montréal


Les auteurs du best-seller Les aliments contre le cancer, les Dr Richard Béliveau et Denis Gingras, publient un nouvel ouvrage qui traitent des façons d'apprêter ces aliments.

Cuisiner avec les aliments contre le cancer est un complément du livre Les Aliments contre le cancer. Il vise à favoriser la consommation quotidienne d'aliments présentant des propriétés anti-cancérigènes reconnues en offrant aux lecteurs 200 recettes.

Les lecteurs devraient apprécier les recettes simples, rapides mais originales, et actuelles, que contient le livre qui met en vedette des aliments comme le choux, l'ail, les oignons, le soja, les légumineuses, les agrumes et les petits fruits.

Les auteurs font des suggestions pour tous les repas, des recommandations pour les gens qui mangent sur le pouce et proposent leurs astuces pour intégrer certains aliments dans l'alimentation quotidienne.

Enfin, une soixantaine de photographies en couleur et une trentaine de tableaux et schémas explicatifs illustrent l'ouvrage.

Cuisiner avec les aliments contre le cancer favorise donc la consommation quotidienne d'aliments présentant des propriétés anti-cancérigènes reconnues.
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Jeu 8 Déc 2005 - 9:40





En mai 2004, au très sérieux Laboratoire de médecine moléculaire de l'Hôpital Sainte-Justine/Université du Québec à Montréal, on a sorti un extracteur à jus. Les chercheurs ont préparé un cocktail de légumes : tomate, chou, ail, betterave et kale (chou vert non pommé). Puis, ils y ont exposé des cellules de médulloblastome, un cancer du cerveau très agressif chez l'enfant, contre lequel il n'existe aucun traitement.

« Le jus de légumes a freiné le développement des cellules cancéreuses », raconte le docteur Richard Béliveau, oncologue, chercheur et directeur du Laboratoire. Rien de moins !

« Grâce au concours des oncologues Albert Moghrabi et Stéphane Barrette, nous offrons désormais aux enfants cancéreux une diète riche en produits végétaux sélectionnés pour compléter la chimiothérapie. Et les résultats préliminaires sont très prometteurs. »

À 52 ans, le docteur Béliveau est une sommité mondiale dans le domaine de la lutte contre le cancer. Il y a cinq ans, ses recherches ont pris un tour inattendu : son laboratoire a été le premier à mettre en évidence les propriétés anticancer des polyphénols du thé vert. Ce mois-ci, il lance Des aliments contre le cancer (Trécarré), ouvrage qu'il a d'abord conçu pour répondre aux multiples interrogations de ses patients.

Châtelaine a rencontré le docteur Béliveau à son bureau de l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal.



Prévenir et guérir le cancer

Prévenir et guérir le cancer, dites-vous, c'est le même combat...
Le docteur Richard Béliveau : Nous sommes tous porteurs de microtumeurs cancéreuses, qui apparaissent spontanément à cause de facteurs externes : agents chimiques comme fumée de cigarette, radiations, virus. Et de facteurs internes : chaque jour, des milliards de cellules de notre corps se divisent pour se renouveler ; alors, de temps en temps, des erreurs se produisent dans la division cellulaire et, combinées à des chromosomes défectueux, provoquent un début de cancer.

Prévenir le cancer consiste à empêcher ces microtumeurs de devenir des cancers déclarés. Comment ? Grâce aux agents anticancer des végétaux. En manger, c'est s'administrer une véritable chimiothérapie au quotidien. Une alimentation très riche en fruits, légumes et autres végétaux fournit à l'organisme plusieurs grammes de molécules anticancer chaque jour. Ces molécules visent les mêmes cibles que les médicaments utilisés en chimiothérapie, mais, contrairement à ces derniers, elles s'attaquent uniquement aux cellules cancéreuses, sans conséquence toxique.

Est-on certain de l'effet anticancer des fruits et légumes ?
Absolument. Les études de population le démontrent clairement : les gens qui mangent beaucoup de fruits et de légumes, en Asie notamment, souffrent beaucoup moins de cancer. Ceux qui vivent le plus longtemps sont les Crétois et les habitants de l'île d'Okinawa, au Japon, dont l'alimentation regorge de fruits, légumes et légumineuses. De plus, les expériences en laboratoire s'avèrent concluantes. Plus précisément : certains végétaux réduisent les risques de cancer - par exemple, les crucifères (la famille du chou) bloquent la formation des œstrogènes associés au cancer du sein. Mais c'est la combinaison de molécules végétales différentes qui exerce un effet protecteur. Cela suppose un menu varié.

Certaines personnes mangent des fruits et des légumes à la tonne et développent néanmoins un cancer. Pourquoi ?
Il y aura toujours des gens hypersensibles, désavantagés par leur bagage génétique – le cancer frappe des enfants de trois ans, un non-sens ! Inversement, on connaît tous des abonnés au fast-food qui ne font pas d'exercice, fument comme des pompiers... et sont en forme à 82 ans. Il faut regarder les statistiques. Une alimentation saine permet de mettre toutes les chances de son côté.

Donc, on en revient au Guide alimentaire canadien, qui recommande de 8 à 10 portions de fruits et légumes chaque jour...
Je le recommande aussi, mais pas pour les raisons invoquées dans le Guide, qui ne parle que de vitamines et de fibres. Vitamines et fibres ne forment qu'une infime minorité des composés bénéfiques des fruits et des légumes. En fait, il y a au moins 30 000 substances qui protègent contre le cancer et diverses maladies : lycopène de la tomate, sulforaphane du brocoli... À cause de leur alimentation déficiente, la majorité des Nord-Américains ne profitent pas de ces substances salutaires. C'est une première dans l'histoire de l'humanité.


Les grandes traditions culinaires

Une première dans l'histoire de l'humanité ? Que voulez-vous dire ?
L'être humain a évolué grâce aux femmes qui, par la cueillette, ont choisi les produits de la nature bénéfiques pour leurs enfants.

Très tôt dans l'histoire de l'évolution, les femmes ont décidé que les pommes, les patates et le céleri étaient comestibles. Elles ont procédé par tâtonnements, pendant des milliers d'années. Ainsi sont nées les cuisines chinoise, indienne ou méditerranéenne.

Ces grandes traditions culinaires reposent sur une consommation importante de fruits et de légumes et on y trouve, sous une forme ou une autre, la combinaison bénéfique légumineuses-céréales : pois chiches et semoule de blé (le couscous) en Afrique du Nord, fèves rouges et maïs en Amérique du Sud, soja et riz en Asie, fèves blanches et blé en Occident. Le tout agrémenté d'un peu de viande ou de poisson. Ces cultures ont aussi misé empiriquement sur des produits végétaux aux effets anticancer importants : la combinaison curcuma-poivre noir en Inde, le soja en Extrême-Orient, le thé vert partout en Asie.

On est loin de l'assiette nord-américaine typique...
La grosse pièce de viande accompagnée d'une petite patate anémique et de brocoli trop cuit n'existe dans aucune des grandes traditions, où l'alimentation a toujours constitué la base de la médecine. Ici, en 50 ans d'industrialisation, nous avons fait une croix sur le savoir empirique accumulé pendant 200 000 ans. Nous avons délaissé les produits frais au profit d'aliments préparés, dont on a retiré en grande partie les substances nutritives essentielles.

Nous avons perdu ce contact entre la santé et l'aliment, et nous en subissons les conséquences. La plupart des maladies qui touchent l'Occident sont rattachées à notre style de vie, c'est-à-dire avant tout à ce que nous mangeons. On attribue 30 % des cancers au tabac, 30 % à l'alimentation. La pollution ne cause que 2 % des cancers, contrairement au mythe répandu. Nous sommes malades de ce que nous mangeons en trop – trop gras, trop sucré, trop salé, d'où l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, l'hypertension. Et, dans le cas du cancer, de ce que nous ne mangeons pas assez : les végétaux.

Et les oméga-3, auxquels vous consacrez un chapitre de votre livre ?
Le problème vient surtout du déséquilibre entre les oméga-3 et les oméga-6 dans notre alimentation. On trouve les premiers notamment dans les poissons gras et les graines de lin fraîchement moulues ; les seconds viennent essentiellement des huiles de tournesol, de maïs ou autre utilisées dans le commerce. Chez nos lointains ancêtres, le ratio était de 1 pour 1, alors qu'il est aujourd'hui de 30 pour 1 au profit des oméga-6. Cette disproportion a des effets inflammatoires et cancérigènes.

Notre espérance de vie a quand même augmenté considérablement...
Grâce à l'hygiène et aux antibiotiques, pas à l'alimentation !



Fruits, légumes et huile d'olive

Les fruits et légumes biologiques sont-ils préférables aux autres ?
Le message que je veux faire passer est le suivant : mangez plus de fruits et de légumes, biologiques ou pas, surgelés ou en conserve, bien que les produits frais s'avèrent toujours préférables. Les résidus de pesticides et d'herbicides restent négligeables quand on lave les fruits et les légumes. Je ne dis pas qu'ils sont bons pour l'environnement – il s'agit d'un autre débat.

Cela dit, les produits biologiques contiennent un peu plus d'éléments bénéfiques pour la raison suivante : les substances anticancer sont des composés que la plante fabrique pour se protéger contre les insectes et autres prédateurs. Quand nous arrosons la plante avec un insecticide, nous venons à son secours, alors elle produit moins de ces éléments phytochimiques.

Est-il possible de les consommer en suppléments ?
Je suis contre les suppléments et pilules de toutes sortes. Il faut rester le plus près possible de l'aliment. La majorité des molécules anticancer deviennent instables une fois extraites de l'aliment. C'est biologique : elles sont protégées contre l'oxydation et la dégradation dans des compartiments à l'intérieur de cellules. Si vous brisez un légume pour en extraire le principe actif, la molécule, exposée à l'air, se dégrade. Pour la même raison, les graines de lin représentent une bien meilleure source d'oméga-3 que l'huile de lin, qui s'oxyde rapidement à l'air.

L'huile de canola n'est-elle pas une bonne source d'oméga-3 ?
À mon avis, l'huile d'olive demeure le seul corps gras à consommer. Le canola est souvent bombardé de pesticides. Nommez-moi un seul peuple qui consomme de l'huile de canola depuis des millénaires ? On invente des choses, alors que l'huile d'olive est reconnue depuis 5 000 ans.

Les molécules anticancer résistent-elles à la chaleur ?
La plupart demeurent stables à haute température, contrairement à plusieurs vitamines. Dans la majorité des cultures millénaires, on fait cuire les légumes, mais peu longtemps. Les polyphénols du thé restent stables dans l'eau bouillante, mais il ne faut pas entreposer l'infusion dans un thermos. Comment les Japonais et les Chinois consomment-ils le thé ? Ils mettent une cuillerée... à thé de thé, versent de l'eau bouillante, laissent infuser plusieurs minutes et boivent.

Comment s'orientent vos recherches ?
Mon équipe et moi travaillons à un projet fascinant. Un peu comme cela a été fait pour les gènes humains dans le projet Génome, nous voulons dresser le profil anticancer de chaque fruit et légume en rapport avec les cancers les plus fréquents. Nous avons baptisé ce projet Nutrinome. Comme il n'y a pas d'argent à gagner dans cette entreprise – on ne peut breveter un chou-fleur ! –, nous effectuons nos recherches grâce au soutien de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l'UQAM, dont je suis le titulaire, et au soutien de la Fondation Charles-Bruneau de Sainte-Justine.

Je rencontre des agronomes du ministère de l'Agriculture ainsi que des agriculteurs qui cultiveront diverses variétés de produits, pour que nous puissions cerner la plus active. Je veux que dans trois ans nous ayons, au Québec, des fermes de thérapies expérimentales qui produiront les fruits et les légumes aux vertus anticancer les plus efficaces. Et je souhaite que ces variétés soient offertes chez Provigo, IGA ou Métro dans une section appelée « Alicaments présentant le plus haut potentiel anticancer ». Cela n'a jamais été fait. C'est cela le projet Nutrinome, mon véritable plan de match !



Les principaux aliments anticancer

Voici la liste des « alicaments » dont l'oncologue et chercheur Richard Béliveau recommande la consommation.

Alicaments Quantité quotidienne suggérée
Choux de Bruxelles 125 ml (1/2 tasse)
Chou, chou-fleur, navet, brocoli 125 ml (1/2 tasse)
Pâte de tomate 1 c. à soupe
Chocolat noir 70 % 30 g
Bleuets, framboises, mûres 125 ml (1/2 tasse)
Curcuma 1 c. à thé
Thé vert 1 3 fois 250 ml (1 tasse)
Raisin 125 ml (1/2 tasse)
Soja 2 125 ml (1/2 tasse)
Graines de lin moulues 3 1 c. à soupe
Oignon, échalotes, poireau 125 ml (1/2 tasse)
Poivre noir 1/4 c. à thé
Ail 1 c. à thé
Canneberges séchées 125 ml (1/2 tasse)
Épinards, cresson 125 ml (1/2 tasse)
Jus d'agrumes 125 ml (1/2 tasse)
Vin rouge 1 verre


1 Certains thés verts ont des effets beaucoup plus marqués que d'autres. Choisir des thés en feuilles, japonais de préférence. Les thés les plus actifs, d'après nos analyses, sont les thés sencha, qu'on trouve à Montréal chez Ruchiyama – (514) 393-1342 – ou le yumiya, en vente à la pharmacie Jean Coutu de l'Hôpital Sainte-Justine. Utiliser 1 c. à thé par tasse (250 ml) d'eau bouillante et laisser infuser 10 minutes.
2 La meilleure source de soja est la fève entière en vente dans la section des produits surgelés des supermarchés, sous le nom d'edamame. Le lait de soja possède une concentration plus faible en isoflavones, mais il est plus facile à trouver. Choisir un lait provenant de fèves entières. Les autres sources de soja sont les fèves séchées ou la soupe miso (offerte en sachets pour bouillon instantané).
3 Les graines de lin doivent être fraîchement moulues (entières, elles ne sont pas absorbées) ou moulues et gardées au réfrigérateur dans un sac à congélation scellé dont on aura retiré le plus d'air possible. Consommer dans les trois semaines. Délicieuses dans les céréales ou le yogourt.




En bref

À proscrire : Charcuteries, marinades, fast-food, aliments fumés, toutes les fritures.
Combinaison à proscrire : lait et chocolat (le lait neutralise les composés bénéfiques du chocolat).
Combinaisons à privilégier : thé et curcuma ; curcuma et poivre noir. Le poivre noir, à consommer tous les jours, fraîchement moulu, multiplie par 400 le pouvoir anticancer du curcuma.
À noter :
• Mieux vaut consommer un peu de ces aliments chaque jour qu'une fois la semaine.
• Ne fuyez pas les aliments et boissons au goût amer, indice d'activité anticancer.
• Ainsi, plus le thé vert sera fort et amer, plus il sera efficace. Idem pour le chocolat ou les légumes.
• Puisez votre inspiration dans les cuisines du monde et utilisez les aliments de manière traditionnelle, au lieu d'improviser de nouvelles recettes.
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Mer 23 Nov 2005 - 0:04

Ces aliments qui préviennent le cancer

Marie Caouette

Le Soleil


Manger est un acte lourd de conséquences... Selon le choix des aliments, on peut éviter le cancer ou contribuer à le développer.

La consommation abondante de viandes rouges, de charcuteries et d'aliments industriels trop sucrés ou trop salés est une méthode sûre pour nuire à sa santé... et creuser sa tombe. C'est aussi nocif que de fumer! La malbouffe est responsable de 30 % des cancers en Amérique du Nord, une proportion identique aux cancers causés par la cigarette.

Les fruits et légumes, par contre, peuvent nous garder en santé en nous protégeant contre le cancer. Les produits de la terre ont des capacités thérapeutiques tout aussi puissantes que celles des médicaments.







Un chercheur montréalais, le Dr Richard Béliveau, a établi une première liste de 11 aliments «thérapeutiques», après avoir pris connaissance de l'ensemble des études scientifiques qui, dans le monde, confirment les liens entre la consommation de fruits et de légumes et la prévention du cancer.

Toute l'information sur la nutrithérapie existait depuis quelques années, disait-il récemment en entrevue, mais il fallait que quelqu'un prenne le temps de compiler et de vulgariser ces données. C'est le rôle que s'est donné le chercheur québécois, à titre de titulaire de la seule chaire de prévention du cancer au Canada, attachée à l'Université de Montréal. Reconnu comme une sommité dans ce domaine, Richard Béliveau espère que son livre, Les Aliments contre le cancer, deviendra «la» référence mondiale en matière de prévention du cancer par l'alimentation.

Plusieurs peuples ont découvert les vertus curatives des aliments au fil des siècles, dit-il. Certains sont devenus des «médicaments» naturels qui ont été intégrés dans les médecines traditionnelles, au même titre que d'autres plantes non comestibles. Depuis quelques décennies toutefois, le corps médical occidental a tout oublié du pouvoir guérissant des aliments, expose Richard Béliveau, parce qu'il y a «zéro formation en prévention dans les écoles de médecine».

Surchargés de travail, les médecins cliniciens n'ont pas le temps de lire les milliers d'études consacrées, depuis quelque temps, aux vertus médicinales des aliments, ajoute-t-il. Et ce ne sont pas les représentants des compagnies pharmaceutiques qui vont les renseigner là-dessus, lance-t-il, un brin moqueur. Cela explique certainement pourquoi 60 % des Canadiens ne mangent toujours pas les 5 à 10 portions de fruits et légumes que recommande le Guide alimentaire canadien. À 58 %, les Québécois font juste un peu mieux.

Il n'y a pourtant plus aucune ambiguïté sur le pouvoir thérapeutique des fruits et légumes dans la communauté scientifique internationale, selon le Dr Béliveau. Leur consommation régulière pourrait éviter 66 à 75 % des cancers de l'estomac, 33 à 35 % des cancers du sein, environ 30 % des cancers de la prostate, du col de l'utérus, de la bouche, de l'oesophage, du foie et de l'intestin et, enfin, entre 20 et 33 % des cancers du poumon.

Cela fait cinq ans à peine que divers laboratoires, dont le sien, se sont lancés dans l'étude moléculaire des aliments pour isoler et identifier les composants actifs capables d'influer sur le développement du cancer. Il y a plusieurs centaines de ces composés phytochimiques dans chaque aliment. Seulement un petit nombre sont connus à ce jour, dont les polyphénols du thé vert, les isoflavones du soja et le sulforaphane du brocoli. Ces molécules agissent de plusieurs façons contre le cancer.

Les molécules de quelques familles de fruits et de légumes sont capables de réduire la toxicité des agents cancérigènes qui pénètrent dans l'organisme. Mieux encore, une grande variété de fruits et légumes sont susceptibles de mettre en échec la croissance des microtumeurs. Les choux, l'ail et les petits fruits (framboises, etc.) ont des composés qui sont en mesure de provoquer la mort de tumeurs. Le coup de grâce est donné par certains aliments, dont le soja, les noix, le saumon, les raisins, le curcuma et le thé vert, qui peuvent étouffer une tumeur naissante en l'empêchant de créer les vaisseaux sanguins nécessaires à sa croissance. Bref, l'alimentation peut être une vraie chimiothérapie, sans les effets toxiques des médicaments.

Le Dr Béliveau avance encore un plus loin dans cette voie. Les molécules des aliments anticancer seraient en mesure d'additionner leur effet bénéfique à celui des traitements anticancer conventionnels, comme la chimiothérapie. «Ce qu'on trouve, à date, c'est que ces molécules (des fruits, des légumes...) potentialisent certaines molécules de chimiothérapie. Les études démontrent qu'il y a une synergie entre les molécules des médicaments et les molécules des aliments. Mais je ne veux pas focaliser sur le traitement. Moi, je pense prévention.»

Les nouvelles connaissances sur le développement du cancer et les moyens de le prévenir changent l'idée qu'on se fait de cette maladie, autrefois toujours fatale. Les choses ont à ce point changé, en une dizaine d'années, que le cancer est maintenant considéré comme une maladie chronique, selon le Dr Béliveau.

Pour rester en santé, il faut aussi se garder de trop manger, prévient encore le spécialiste. C'est aussi nocif que de mal manger. «La santé, c'est un état d'équilibre avec les bonnes quantités de nourriture. Les Africains, par exemple, consomment le dixième des calories que nous consommons, ils ne prennent pas de vitamines, ils survivent et sont en bonne santé. Nos ancêtres dans les cavernes ne mangeaient pas du t-bone tous les jours. La viande, c'était un événement annuel. Le corps humain est fait pour fonctionner en état de carence. Le problème du XXIe siècle, c'est qu'on est dans une société d'hyper-abondance. On est malade parce qu'on mange trop. Cela cause du diabète, de l'hypertension, des maladies cardiovasculaires.»

Même suralimentés, certains Occidentaux ont peur de manquer quelque chose et ils ajoutent des suppléments à leur diète. Le soya, par exemple. Or, «c'est clairement démontré que les problèmes survenus avec le soya (chez les femmes ménopausées), c'était à cause des suppléments. Les «maudits» suppléments viennent fausser les débats et la qualité de la recherche. Mais ils sont faciles à administrer et il y en a qui font de l'argent avec ça», lance le Dr Béliveau.

En quantité raisonnable (soit la moitié moins que le contenu des suppléments), le soya empêche l'oestrogène de se fixer aux cellules et inhibe le développement des cancers du sein, de l'utérus et de l'endomètre.



Aliments à rechercher



- Choux (brocoli, chou-fleur, navet, cresson, tous les choux). Trois à quatre portions/semaine. Cuire le moins possible dans peu de liquide et bien mastiquer.

Protection contre les cancers suivants : vessie, poumon, sein, estomac, côlon, prostate, leucémie lymphoblastique aiguë, oesophage, endomètre, col de l'utérus.

- Ail et oignon (+ poireau, ciboulette, échalote). Manger l'ail fraîchement écrasé.

Combat le fort potentiel cancérigène des nitrosamines contenues dans les marinades, les saucisses, le bacon et le jambon. Oesophage, estomac, côlon, leucémies, poumon, prostate, sein.

- Soja. 50 à 100 g par jour. Sous forme d'aliment, pas de supplément.

Sein et prostate

- Curcuma. 1 c. à thé par jour dans les soupes, vinaigrettes et plats de pâtes, mêlé à du poivre pour augmenter l'absorption.

Côlon, estomac, peau, foie, sein, ovaire. Freine le développement de polypes dans le côlon).

- Thé vert japonais. Trois tasses par jour.

Leucémies, rein, peau, sein, bouche, prostate, poumon, oesophage, estomac, côlon.

- Petits fruits (bleuets, framboises, fraises, canneberges). Frais ou congelés. Canneberges séchées de préférence.

Oesophage, côlon.

- Oméga-3 (poissons gras : saumon, truite + graines de lin, noix, soja). 1 c. à soupe de graines de lin moulues chaque matin. Deux ou trois portions de poisson/semaine.

Sein, prostate, côlon et peut-être pancréas. Augmente l'efficacité des médicaments de chimiothérapie.

- Tomates. En sauce, associée à de l'huile d'olive.

Prostate.

- Agrumes (orange, citron, mandarine, pamplemousse).

Oesophage, bouche, larynx, pharynx, estomac, leucémies. Détoxifie les substances cancérigènes.

- Vin rouge. En quantité modérée, sinon l'effet est contraire.

Sein, côlon, oesophage, leucémie, mélanome, prostate. Active le mécanisme de réparation cellulaire.

- Chocolat noir avec 70 % de cacao.

Poumon.



Aliments à éviter



- Aliments marinés : ils contiennent beaucoup de sel.

- Aliments en conserve : ils contiennent trop de sel ou trop de sucre.

- Aliments fumés : les nitrites transformés qu'ils contiennent deviennent des substances très cancérigènes.

- Aliments frits : c'est dans l'huile d'olive, dotée de propriétés anticancéreuses, qu'il est préférable de frire les aliments. Malheureusement, on n'utilise jamais l'huile d'olive pour frire les aliments du commerce.

- Aliments transformés : les aliments préparés contiennent beaucoup trop de sucre, de mauvais gras et de sel en plus d'être appauvris en éléments nutritifs.

- Viandes rouges : une forte consommation de viandes rouges (boeuf, agneau, porc) augmente considérablement les risques de cancer du côlon en plus d'apporter d'énormes quantités de calories sous forme de matières grasses.

- Alcool : l'alcool, comme les drogues, est un facteur de risque
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frederic



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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Jeu 3 Nov 2005 - 14:54

J'ai acheté ce livre.
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Denis
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Jeu 3 Nov 2005 - 10:49

Même constat aux États-unis :


By Jeremy Laurance, Health Editor
Published: 01 November 2005

Eating cabbage, cooking meat with garlic and smearing your skin with extract of broccoli can all help reduce the risk of cancer, scientists have found.

A series of studies presented yesterday to the annual meeting of the American Association for Cancer Research add to the burgeoning evidence that changing your diet may be among the most effective ways of prolonging your life. Up to a third of cancers are thought to be associated with diet. Experts say eating more fruit and vegetables is the second most effective way to cut the risk of cancer, after not smoking.

In the latest studies, researchers from the University of New Mexico investigated the rapid rise in breast cancer among Polish women who emigrated to the US. The risk of breast cancer was three times higher among Polish women living in America than in their counterparts at home, suggesting a strong environmental factor.

Dorothy Rybaczyk-Pathak and colleagues evaluated the diet of Polish immigrants living in the Chicago and Detroit areas. They found that those who ate raw or short-cooked cabbage three times a week had a significantly reduced risk of breast cancer compared with those who ate less than one serving a week.

In Poland, women eat 30lb of cabbage and sauerkraut a year, compared with 10lb a year for US women. Those who ate most cabbage during adolescence had the lowest rates of cancer. If cabbage is not to your taste, you could try rubbing an extract from it on your skin. Scientists from Johns Hopkins University in Baltimore found it halved the rate of skin cancer in mice. Cabbage is a member of the brassica family which includes broccoli, brussels sprouts and cauliflower. These vegetables contain glucosinolates which are broken down by chewing or cutting into sulphoraphane, which has been shown in previous studies to have anti-cancer properties.

Albena Dinkova-Kostova and colleagues from Johns Hopkins University applied an extract of sulphoraphane made from broccoli sprouts (the young broccoli plant) to the skin of hairless mice after they had been exposed to a dose of ultraviolet light equivalent to what a person would get spending a day sunbathing on the beach. After 20 weeks of "sunbathing" twice a week the mice had the extract painted on their backs twice a day for 11 weeks. The incidence and size of skin tumours in the treated mice was half of that in the untreated controls.

The extract did not act as a sunscreen but as a post-exposure treatment that appeared to inhibit the carcinogenic effects of the ultraviolet light. Dr Dinkova-Kostova said the findings suggested a "promising strategy" in adults who grew up before sunscreens were widely available.

Researchers from Florida A&M University found using garlic to flavour meat could help counter carcinogenic substances produced by cooking protein.

Ten superfoods to beat cancer

CABBAGE

Member of the same family as sprouts, watercress and broccoli. Studies link eating lots of brassica with lower rates of cancer of the digestive system.

BROCCOLI

Favoured by the former US president Bill Clinton, this is the archetypal cancer preventive. It contains sulphoraphane, a phytochemical that helps destroy carcinogens

GARLIC

Containing the pungent phytochemicals called allylic sulphides, garlic has long been used as a natural medicine. Allylic sulphides may help ward off cell damage, thus preventing cancer.

RED AND ORANGE PEPPERS

An excellent source of vitamin C; half a red pepper provides all the vitamin C an adult needs in one day, they also contain anti-oxidant flavenoids and beta-carotene.

BRAZIL NUTS

Rich in selenium, a mineral, important to people in the UK who mostly have low intakes. Some studies have suggested low levels increase the risk of cancer and heart disease.

TOMATOES

The anti-oxidant lycopene is what makes them red. Some research has linked tomatoes - especially when cooked, canned or in pastes and sauces - with a lower risk of prostate cancer.

ONIONS

Contain allium compounds and are rich in quercetin, a phytochemical. Both of these are thought to reduce cancer as well as improving circulation and blood pressure.

CARROTS

One of the best sources of the antioxidant beta-carotene, which the body converts to vitamin A. This is needed for healthy skin, a strong immune system and to help see in the dark.

STRAWBERRIES

As well vitamin C and flavenoids, they contain a phytochemical called ellagic acid, which some research has shown can help inhibit the growth of cancerous cells.

SUNFLOWER SEEDS

Richest in vitamin E, a powerful antioxidant vitamin. Mixed with pumpkin seeds they provide a useful blend of omega-3 and omega-6 fats.

Source: World Cancer Research Fund

Eating cabbage, cooking meat with garlic and smearing your skin with extract of broccoli can all help reduce the risk of cancer, scientists have found.

A series of studies presented yesterday to the annual meeting of the American Association for Cancer Research add to the burgeoning evidence that changing your diet may be among the most effective ways of prolonging your life. Up to a third of cancers are thought to be associated with diet. Experts say eating more fruit and vegetables is the second most effective way to cut the risk of cancer, after not smoking.

In the latest studies, researchers from the University of New Mexico investigated the rapid rise in breast cancer among Polish women who emigrated to the US. The risk of breast cancer was three times higher among Polish women living in America than in their counterparts at home, suggesting a strong environmental factor.

Dorothy Rybaczyk-Pathak and colleagues evaluated the diet of Polish immigrants living in the Chicago and Detroit areas. They found that those who ate raw or short-cooked cabbage three times a week had a significantly reduced risk of breast cancer compared with those who ate less than one serving a week.

In Poland, women eat 30lb of cabbage and sauerkraut a year, compared with 10lb a year for US women. Those who ate most cabbage during adolescence had the lowest rates of cancer. If cabbage is not to your taste, you could try rubbing an extract from it on your skin. Scientists from Johns Hopkins University in Baltimore found it halved the rate of skin cancer in mice. Cabbage is a member of the brassica family which includes broccoli, brussels sprouts and cauliflower. These vegetables contain glucosinolates which are broken down by chewing or cutting into sulphoraphane, which has been shown in previous studies to have anti-cancer properties.

Albena Dinkova-Kostova and colleagues from Johns Hopkins University applied an extract of sulphoraphane made from broccoli sprouts (the young broccoli plant) to the skin of hairless mice after they had been exposed to a dose of ultraviolet light equivalent to what a person would get spending a day sunbathing on the beach. After 20 weeks of "sunbathing" twice a week the mice had the extract painted on their backs twice a day for 11 weeks. The incidence and size of skin tumours in the treated mice was half of that in the untreated controls.

The extract did not act as a sunscreen but as a post-exposure treatment that appeared to inhibit the carcinogenic effects of the ultraviolet light. Dr Dinkova-Kostova said the findings suggested a "promising strategy" in adults who grew up before sunscreens were widely available.

Researchers from Florida A&M University found using garlic to flavour meat could help counter carcinogenic substances produced by cooking protein.
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Mar 18 Oct 2005 - 13:02

Prévenir les cancers par les aliments, c'est efficace !

Les fruits et légumes sont les meilleurs anticancéreux en prévention. Nombre des médicaments anticancéreux ont d'ailleurs été extraits du mode végétal. Le Pr Béliveau explique comment manger « préventif ».


Les plantes se défendent de leurs prédateurs en sécrétant des toxiques qui les tuent ou les rendent malades. Ces composés phytochimiques sont aussi d'excellents anticancéreux et nous pouvons en bénéficier grâce à une alimentation adaptée. C'est ce qu'explique le Pr Richard Béliveau, dans son dernier livre « Les aliments contre le cancer ». (Richar Béliveau est professeur de biochimie et directeur du laboratoire d'oncologie moléculaire du pavillon Charles-Bruneau de l'hôpital Sainte-Justine, à Montréal.)

Cette information est essentielle, car il devient possible de se protéger en se faisant du bien : les aliments qu'il nous est proposé de manger davantage et de manière plus variée sont tous bons. La variété est essentielle pour optimiser le résultat.





Le hit-parade des fruits et légumes anti-cancer

Au hit-parade des aliments efficaces contre le cancer nous trouvons :
- choux de Bruxelles,
- brocoli, chou-fleur, choux,
- ail,
- oignon, échalote,
- épinard, cresson,
- soja (fèves de soja),
- graines de lin fraîchement moulues,
- tomates,
- curcuma,
- poivre noir,
- bleuets (myrtilles), framboises, mûres,
- canneberges (séchées),
- raisin,
- chocolat noir 70%
- jus d'agrumes
- thé vert (infusé 10 minutes)
- vin rouge (1 verre max par jour).

Ces aliments sont à consommer tous les jours, de la manière la plus variée possible. A savoir : le poivre noir et le curcuma, à faibles doses, multiplient les pouvoir anticancéreux de tous ces aliments. Ce sont des épices à avoir dans toutes les cuisines ! Le Pr Béliveau préconise d'en utiliser une petite cuillère à café par jour.



Les autres aliments riches en anticancéreux

D'autres fruits et légumes sont riches en d'autres composés phytochimiques anticancéreux. En voici la liste :
- algues marines,
- artichaut,
- aubergine,
- avocat,
- basilic et romarin,
- bokchoi (variété de chou chinois),
- câpres,
- céleri,
- cerise,
- clou de girofle,
- épinard,
- fenouil, anis, coriandre,
- gingembre,
- laitue,
- lentilles,
- luzernes,
- mangue,
- orge,
- pamplemousse,
- persil,
- piment chili,
- poire,
- pomme,
- shiitake (varié de champignon japonais),
- son de blé,
- thé noir,
- thym.

Il ne vous reste donc plus qu'à manger sainement et avec plaisir : les choix ne manquent pas ! Vous pouvez manger ces légumes avec des céréales, mais aussi avec du poisson, des volailles et plus rarement avec de la viande. Il faut continuer à éviter les charcuteries, les salaisons, les produits fumés, les viennoiseries et les gâteaux… Ces derniers aliments sont à réserver pour des occasions hebdomadaires ou festives.




11/10/2005
Dr Philippe Presles
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MessageSujet: Re: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Dim 18 Sep 2005 - 18:21

Livre

L'assiette anticancer

Sylvie St-Jacques

La Presse

Le chou, le brocoli, le curcuma ou le thé vert peuvent-ils tuer dans l'oeuf une tumeur cancéreuse? Absolument, nous apprennent les Drs Richard Béliveau et Denis Gingras, dans leur récent livre.


Un Canadien sur trois luttera contre le cancer et un sur quatre y laissera sa peau. Dans plus d'un tiers des cas, l'alimentation est à blâmer. «Les aliments n'agissent pas de façon mystérieuse ou ésotérique, dit le Dr Richard Béliveau, en entrevue téléphonique. Ils attaquent les cellules cancéreuses qui se développent dans les vaisseaux sanguins.»

Depuis cinq ans, les découvertes sur les thérapies anti-angiogéniques et sur le potentiel anticancéreux des molécules de certains aliments ont renforcé le plaidoyer de ceux qui croient au pouvoir préventif des aliments. Pour inciter les gens à manger tout leur brocoli, les auteurs ont opté pour l'approche éducative. Des chapitres sont, par exemple, consacrés à la nutrathérapie ou aux actions phytochimiques et antioxydantes des anticancer.

L'Amérique du Nord, l'Europe et l'Australie sont les «champions toutes catégories» du cancer. Pourquoi? se sont demandé des chercheurs de partout dans le monde. En scrutant le régime des Chinois, des Indiens et des Japonais, ces scientifiques ont tenté de déterminer les aliments qui protègent contre le cancer.


Les Aliments contre le cancer présente donc une synthèse des dernières découvertes dans ce domaine. Sans être un livre de recettes, il ouvre aussi une fenêtre sur les bienfaits de certaines traditions culinaires.

«Notre message oscille entre l'humanisme et la science. Nous voulons amener les gens à revenir à des valeurs fondamentales. La cuisine est le reflet de la culture d'un peuple civilisé. Il faut se réveiller: on ne peut pas penser que manger n'importe quoi n'a pas d'impact sur notre santé!»

Chez les peuples aux faibles taux de cancer, la forte consommation de végétaux est un allié clé. Les coauteurs mettent l'accent sur les bienfaits des fruits et légumes, rappelant que les cinq à 10 portions quotidiennes recommandées par le Guide alimentaires canadien sont toujours de rigueur. Mais l'ouvrage fait aussi l'éloge de certaines épices, du soya, du chocolat noir, du vin rouge. «On sait maintenant que le curcuma, le thé vert, le soya, le chou et l'ail, par exemple, sont associés à une réduction de l'incidence du cancer», dit le Dr Béliveau.

S'il peut amener des gens qui n'ont jamais bu de thé vert ni goûté à la cuisine indienne à ouvrir leurs horizons, le Dr Béliveau aura rempli sa mission. «Le règne de la malbouffe et l'épidémie d'obésité sont les résultats d'une perte de contact avec la richesse et la diversité des aliments. La culture du fast-food est débilitante. C'est une nourriture sans convivialité qu'on mange vite, sans plaisir ni partage.»

Les Aliments contre le cancer, des Drs Richard Béliveau et Denis Gingras, aux éditions Trécarré, 214 pages, en vente en librairie.
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MessageSujet: Liste d'aliments anti-cancer du docteur Béliveau   Lun 29 Aoû 2005 - 22:45

Le week-end dernier, un symposium international sur les effets bénéfiques des fruits et légumes a eu lieu à Québec. Organisée par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l'Université Laval, cette rencontre a permis à des médecins, nutritionnistes et à des agronomes de faire le point sur les dernière recherches à ce sujet.



Évidemment, tout ce monde est d'avis qu'on peut améliorer considérablement la santé publique en encourageant une plus grande consommation de fruits et légumes.

Mais au-delà de ce constat évident, d'importants et nouveaux concepts sur la nutrition ont été présentés. Voici un petit compte rendu des éléments à retenir.

La densité énergétique

Au cours des dernières années, le maintien d'un poids santé et la lutte contre l'obésité sont devenus une priorité pour la plupart des organismes de santé publiques. C'est pourquoi la Dre Beth Carlton du Center for Disease Control and Prevention (États-Unis) a décidé d'orienter ses études sur les liens entre la consommation de fruits et légumes et le problème d'obésité.

En fouillant la littérature sur le sujet, la Dre Carlton a constaté qu'il est possible de maintenir un poids santé en combinant la restriction en calories, mais en mangeant quand même fruits et légumes en abondance. Ces aliments sont riches en fibres alimentaires et en eau, deux éléments qui donnent du volume. Leur consommation fait donc apparaître plus rapidement la satiété, c'est-à-dire la sensation d'avoir mangé suffisamment.


La faible densité énergétique des fruits et légumes joue aussi un rôle. Contrairement aux aliments riches en matières grasses (pâtisseries, gâteaux, beurre, huile, noix, chocolat), les fruits, les légumes, ainsi que les légumineuses et les produits céréaliers renferment moins de calories par bouchée.

Il est donc possible de manger des portions satisfaisantes de ces aliments, tout en ingérant moins de calories.

Pour éviter les problèmes digestifs, il est toutefois recommandé d'augmenter la consommation de fruits et légumes graduellement.

Anticancer plutôt qu'antioxydant

Pendant des années, les composés antioxydants ont été considérés comme les champions de la lutte contre le cancer. Mais selon le Dr Richard Béliveau, titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer de l'Université du Québec à Montréal et directeur du laboratoire de médecine moléculaire au service d'hémato-oncologie de l'hôpital Sainte-Justine, ce sont maintenant les composés aux propriétés anticancer qu'il faut rechercher dans l'alimentation.

Le Dr Béliveau défend ce concept depuis déjà plusieurs années. Il a d'ailleurs préparé pour ses patients cancéreux une liste d'aliments (voir capsule) qui regorgent de composés anticancer à consommer quotidiennement. Quiconque s'intéresse à la prévention du cancer devrait la prendre en note et la coller sur son réfrigérateur.

Baptisé nutrathérapie, ce régime quotidien devrait accompagner les traitements classiques utilisés contre le cancer (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie), mais non les remplacer.

Les vertus de la canneberge

Plusieurs femmes profitent des propriétés antibactériennes de la canneberge pour prévenir les infections urinaires récurrentes. Mais depuis quelques années, on étudie une nouvelle application médicale de cette petite baie.

Des chercheurs israéliens ont en effet découvert que la canneberge pouvait empêcher la survie des bactéries responsables de la carie dentaire, les Streptococcus mutans et sobrinus. Ces résultats ont été confirmés par des scientifiques japonais.

De leur côté, des chercheurs de l'Université Laval concentrent leurs efforts à empêcher la survie de la Porphyromonas gingivalis.

Cette bactérie serait responsable des gingivites (inflammation des gencives) et des parodontites (destruction des tissus de soutien de la dent).

Il ne serait donc pas étonnant de voir bientôt apparaître des produits de santé buccale (dentifrice, rince-bouche, soie dentaire) à base de canneberge dans les pharmacies et les magasins d'aliments naturel.

LE RÉGIME ANTICANCER

Le Dr Richard Béliveau suggère :
- La consommation quotidienne d'au moins un de ces aliments : 1/2 tasse de jus d'agrumes, 1/2 tasse de chou, choufleur ou navet, 1/2 tasse de brocoli, 1 c. à table de pâte de tomate, 1/2 tasse de produits à base de soja, 1/2 tasse de légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves rouges) et 1 ? 2 tasse d'épinards ou cresson.
- Comme assaisonnement, on devrait ajouter 1 c. à thé de curcuma, 1 c. à table de graines de lin moulues, 1/2 tasses d'oignon, échalotes ou poireau, 1/2 c. à thé d'ail et 1/4 c. à thé de poivre noir fraîchement moulu.
- Aux déserts et aux collations, il faudrait incorporer 1/2 tasse de noix mélangées (cajou, amande, Grenoble), 30 g de chocolat noir à 70 % de cacao, 1/2 tasse de bleuets, framboises ou mûres, 1/2 tasse de canneberges séchées, 3 tasses de thé vert et 1/2 tasse de raisin.

L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec. Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires. Adressez-les à :Chronique nutrition, La Presse - 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com
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