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 Cancer, un enjeu pour la société

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Ven 22 Juil 2016 - 13:57

Les taux d'emploi des hommes et des femmes ont diminué en moyenne d'environ 2,4 points de pourcentage au cours des années suivant le diagnostic de cancer de leur conjoint, révèle une étude rendue publique vendredi par Statistique Canada.
Étant donné que le taux moyen d'emploi des femmes est moins élevé que celui des hommes, cette diminution représente une baisse relative plus marquée dans leur cas, selon l'agence fédérale.

Parallèlement, les revenus annuels ont diminué d'environ 2000 $ pour les hommes et d'environ 1500 $ pour les femmes. En valeurs relatives, cela représente une baisse de 3,4% pour les hommes et une diminution de 5,9% pour les femmes.
Les résultats révèlent aussi qu'il y a eu un recul important du revenu familial, en raison de la baisse du revenu tant des personnes recevant le diagnostic de cancer que de leurs conjoints.
Dans le cas des hommes dont l'épouse a reçu un diagnostic de cancer, le revenu familial a diminué dans une proportion allant jusqu'à 4,8% par année, tandis que la baisse pouvait atteindre 8,5% dans le cas des femmes dont l'époux recevait un tel diagnostic.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Sam 21 Mai 2016 - 14:34

La Société canadienne du cancer (SCC) – Division du Québec est fière de souligner qu’à partir du 26 mai 2016, il ne sera plus possible de fumer sur les terrasses des bars et restaurants, dans les parcs pour enfants et sur les terrains de sport, ainsi que dans un véhicule lorsqu’un enfant de moins de 16 ans est présent.

En 2006, il y a 10 ans déjà, les bars et restaurants sont devenus des milieux sans fumée, entraînant des bienfaits majeurs pour la santé des Québécois.

«Chaque année, des centaines de non-fumeurs reçoivent un diagnostic pour une maladie liée au tabagisme. Chaque jour, des milliers d’enfants respirent la fumée toxique du tabac. Chaque nouveau milieu sans fumée est une excellente nouvelle, puisque le tabac est la première cause de cancer au Québec. La SCC a demandé sur toutes les tribunes l’accroissement des espaces sans fumée. Enfin, jeunes et moins jeunes seront mieux protégés», déclare Annie Jean, directrice régionale Centre-du-Québec et Richelieu-Yamaska.

Réduire le tabagisme est la meilleure façon de lutter contre le cancer. La SCC l’a bien compris, puisqu’elle a travaillé sans relâche sur le terrain et auprès du gouvernement pour que la Loi sur le tabac soit renforcée. Dans toutes les régions du Québec, nos employés, nos bénévoles et nos donateurs se sont mobilisés, jusqu’à l’obtention d’une loi révisée en novembre dernier. Et il était temps : le Québec est la dernière province au Canada à interdire de fumer dans un véhicule en présence d’enfants, et six autres provinces interdisent déjà de fumer sur les terrasses.

«Mieux protéger les enfants en ne permettant pas de fumer dans les parcs et terrains de jeux conçus spécialement pour eux relève du gros bon sens. Nous remercions la ministre Lucie Charlebois de l’avoir compris. Maintenant, il nous reste à convaincre le ministère des Finances d’augmenter le prix du tabac, puisque c’est un des moyens les plus efficaces de réduire le tabagisme et donc, le nombre de cas de cancer.»

Au Québec, il y a véritablement une marge de manœuvre pour hausser les taxes, car c’est ici que le prix du tabac demeure le plus abordable au Canada. Par exemple, les taxes sont deux fois plus élevées au Manitoba qu’au Québec. «En Australie un paquet coûtera bientôt 40 $! Arrêtons de croire qu’on ne peut pas augmenter le prix du tabac. Prenons exemple sur les meilleurs», ajoute Annie Jean.

L’Australie, en plus de sa politique de taxation sur le tabac, a mis en place en 2012 une mesure avant-gardiste de lutte contre le tabagisme : l’emballage neutre qui met fin aux couleurs, logos et images liés à la marque sur les paquets. Pour éviter que des emballages colorés continuent d’attirer les jeunes et les rendent dépendants à ce produit mortel, la SCC, qui réclame cette mesure depuis plusieurs années, mobilisera cette année son réseau dans tous les Relais pour la vie pour demander au gouvernement Trudeau, cette fois-ci, de mettre en place l’emballage neutre.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Ven 5 Déc 2014 - 15:22



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The savings would come from reducing the incidence of common childhood diseases and curbing the subsequent risk of breast cancer in the mums, all of which have been linked to low rates of breastfeeding, say the researchers.

The numbers add up to a strong economic case to invest in services to support mums to carry on breastfeeding, they conclude.

In common with many other high income countries, breastfeeding rates in the UK are low, and to find out if boosting these could cut healthcare costs by improving mother and child health, the researchers focused on five priority diseases.

They looked at the financial impact of not breastfeeding on gastrointestinal and lower respiratory tract infections; the ear infection otitis media in infants; the potentially lethal gut disorder necrotising enterocolitis in preterm babies; and lifetime risk of breast cancer in mothers.

They calculated the annual cost of treating the four childhood illnesse as £89 million, and the lifetime costs of treating breast cancer in women who had given birth as £960 million (at 2009-10 values).

They then applied a rigorous seven step framework to their analysis, to calculate how much of these costs could be saved by extending the period of breastfeeding.

They worked out that helping women who exclusively breastfeed for 1 week to keep going for at least 4 months could save at least £11 million a year by cutting the incidence of three infections.

Additionally, doubling the rate of breastfeeding in neonatal units from 35% to 75% could lop an extra £6 million off the annual NHS bill for treating necrotising enterocolitis, they say.

And doubling the proportion of mums currently breastfeeding for between 7 and 18 months would likely cut the incidence of breast cancer in these women and save at least £31 million, they calculate, as well as improving their quality of life.

The researchers emphasise that achieving the savings they envisage does not depend on persuading more women to breastfeed. Rather, it hinges on helping those who have already chosen to do so, to extend the overall duration of breastfeeding.

This means actively supporting them with accessible high quality services, they point out. "This is very important because national statistics indicate that 80% of women who stop breastfeeding in the early weeks would have liked to have breastfed for longer," they write.

There is therefore a strong economic case for investment in these services, they say.

"Our study should reassure policymakers, service planners and commissioners that a rapid return on investment is realistic and feasible, supported by cost savings that can be realised in the first year of infants' lives," they conclude.

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Les économies viendraient de la réduction de l'incidence des maladies courantes de l'enfance et de la lutte contre le risque ultérieur de cancer du sein chez les mamans, qui ont été liées à de faibles taux d'allaitement maternel, disent les chercheurs.

Ces chiffres s'additionnent à une raison économique forte d'investir dans des services de soutien pour soutenir les mamans et les inciter à continuer  l'allaitement maternel, concluent-ils.

Le Royaume-uni a cela en commun avec de nombreux autres pays à revenu élevé, les taux d'allaitement sont faibles, et pour savoir si stimuler ceux-ci pourraient réduire les coûts de soins de santé par l'amélioration de la santé maternelle et de l'enfant, les chercheurs se sont concentrés sur cinq maladies prioritaires.

Ils ont regarder l'impact financier de ne pas allaiter sur les infections gastro-intestinales et des voies respiratoires inférieures; l'infection de l'oreille, appelée otite moyenne chez les nourrissons; la maladie intestinale potentiellement mortelle entérocolite nécrosante chez les bébés prématurés; et le risque à vie de cancer du chez les mères.

Ils ont calculé le coût annuel du traitement des quatres maladies d'enfance, £ 89,000,000, et les coûts à long terme du traitement du cancer du sein chez les femmes qui avaient accouché en £ 960 000 000 ( 2009-10 ).

Ils ont ensuite appliqué un cadre en sept étapes rigoureuse de leur analyse, de calculer combien de ces coûts pourraient être épargnés en prolongeant la période de l'allaitement.

Ils ont travaillé que pour aider les femmes qui allaitent exclusivement pour 1 semaine pour continuer pendant au moins quatre mois pourrait économiser au moins 11 millions de livres par année en réduisant l'incidence de trois infections.

En outre, doubler le taux de l'allaitement maternel dans les unités néonatales de 35% à 75% pourrait élaguer un supplément de £ 6,000,000 de la facture annuelle NHS pour traiter une entérocolite nécrosante, disent-ils.

Et doubler la proportion de mères qui allaitent actuellement entre 7 et 18 mois pourrait probablement réduire l'incidence du cancer du sein chez ces femmes et économiser au moins £ 31,000,000, calculent-ils, et améliorertait leur qualité de vie.

Les chercheurs soulignent que la réalisation des économies qu'ils envisagent ne dépend pas de persuader davantage de femmes à allaiter. Plutôt, elle s'articule autour d'aider ceux qui ont déjà choisi de le faire, pour prolonger la durée totale de l'allaitement maternel.

Cela signifie de les soutenir activement avec des services de haute qualité, accessibles, soulignent-ils. "Ce est très important parce que les statistiques nationales indiquent que 80% des femmes qui arrêtent l'allaitement maternel dans les premières semaines aurait aimé avoir allaité pendant plus longtemps», écrivent-ils.

Il ya donc une forte rentabilité économique des investissements dans ces services, disent-ils.

«Notre étude devrait rassurer les décideurs politiques, les planificateurs de services et les commissaires qu'un retour rapide sur investissement est réaliste et réalisable, soutenu par des économies de coûts qui peuvent être réalisées dans la première année de la vie des nourrissons," concluent-ils.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mar 4 Fév 2014 - 13:05

MONTRÉAL, le 4 févr. 2014 - À l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, la Société canadienne du cancer (SCC) - Division du Québec interpelle la première ministre du Québec, Madame Pauline Marois : il est urgent de réviser la Loi sur le tabac.

La Loi sur le tabac n'a pas été révisée depuis près de neuf ans. Entre-temps, l'industrie a développé, en toute impunité, une foule de nouveaux produits attrayants pour les jeunes. Malgré l'argent investi en prévention, le taux de tabagisme stagne. Cela veut dire que pour chaque fumeur qui arrête de fumer ou décède, un jeune s'initie au tabac.

Les élus seront de retour à l'Assemblée nationale dans une semaine, il est temps pour le gouvernement d'agir. « Madame Marois, qu'attendez-vous? Le tabac tue 28 Québécois chaque jour. Ce n'est pas réglé, révisez la Loi sur le tabac », exhorte Micheline Bélanger, survivante d'un cancer du poumon et militante antitabac.

Plus de 54 000 Québécois se sont fait entendre par voie de pétition pour protéger les jeunes contre l'industrie du tabac et appuient sans réserve la SCC qui demande :

L'abolition des saveurs pour tous les produits du tabac couverts par la Loi sur le tabac.
L'encadrement de la cigarette électronique.
L'adoption de l'emballage neutre et standardisé pour tous les produits du tabac.
Un moratoire sur la mise en marché des produits du tabac.

« Le tiers des décès par cancer sont causés par le tabac. Malheureusement, chaque jour, des jeunes continuent à être piégés par l'industrie. Il est temps que la première ministre du Québec agisse pour la santé des jeunes et révise la loi », soutient Sylvie Poissant, directrice générale par intérim, SCC - Division du Québec.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Dim 19 Aoû 2012 - 4:55

Le livre jaune de la société canadienne du cancer :

dEMANdE Réduire le nombre de cas de cancer


Positionner le Québec
comme un leader de la
lutte contre le tabagisme


• Augmentation des taxes sur le tabac pour atteindre au moins le niveau
de taxation qui existe en Ontario (2e province au taux de taxation le plus bas
après le Québec).
• Intensification des efforts de la lutte contre la contrebande.
• Gel du marché des produits de tabac et interdiction des saveurs.
• Adoption de l’emballage neutre (comme c’est le cas en Australie
et en Nouvelle-Zélande).
Protéger les Québécois
des méfaits du bronzage
artificiel
• Mise sur pied d’un système de permis payant.
• Élargissement des restrictions publicitaires.
• Imposition d’une taxe spécifique sur la vente de services de bronzage.

Éliminer l’exposition
à l’amiante


• Retrait du prêt de 58 M$ à l’industrie de l’amiante et création d’un fonds dédié
à la diversification de l’économie locale.
• Publication des listes existantes et mise sur pied d’un registre des bâtiments
contenant de l’amiante.
• Aboutissement du projet de système de surveillance des expositions
à l’amiante et des maladies qui y sont reliées, prévu depuis 2002.
• Mesures d’accompagnement et de soutien pour tous les types de victimes
de l’amiante, notamment une information systématique lors du diagnostic.
Réduire le nombre
de personnes qui
meurent du cancer
Accélérer les programmes
de dépistage du cancer
colorectal
• Accélération du programme de dépistage organisé à l’ensemble des Québécois
âgés de 50 à 74 ans tout en assurant l’accès à la coloscopie pour les personnes
à risque.

Faciliter l’accès aux
médicaments


• Maintien des efforts pour améliorer l’accès aux médicaments anticancéreux, incluant
l’information aux patients.
• Accessibilité égale aux médicaments anticancéreux, peu importe l’établissement
traitant.
• Participation des oncologues à tous les niveaux décisionnels concernant l’accès aux
médicaments anticancéreux (processus et programmes).


Faciliter un meilleur accès
aux soins palliatifs Améliorer la qualité de vie des personnes
touchées par le cancer pendant et
après la maladie


• Uniformisation et bonification des programmes de soins à domicile (équipe des
soins palliatifs) de l’ensemble des CSSS.
• Augmentation du nombre de lits de soins palliatifs et des équipes soignantes
requises dans les maisons dédiées aux soins palliatifs et les CHSLD.
• Accès aux soins palliatifs dès le diagnostic d’un cancer potentiellement mortel,
lorsque nécessaire, et une prestation de soins continue (de l’hôpital au domicile).
Fournir un meilleur soutien
aux proches aidants
• Modification au critère d’accessibilité au crédit d’impôt pour proche aidant en
fonction de l’âge : 50 ans et plus (au lieu de 70 ans et plus).
• Augmentation de 12 à 26 semaines du nombre de semaines d’absence
du travail autorisées pour maladie ou accident grave d’un proche.
• Versement des ressources requises aux programmes de soins à domicile, d’aide
matérielle, de transport et de répit pour assurer un maintien à domicile de qualité
aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches.

Mettre en place un
Registre québécois
du cancer complet
Assurer la réussite de ce
projet dans les meilleurs
délais


• Registre fonctionnel en 2014. Pour ce faire, qu’un calendrier d’implantation resserré
du Registre et que des dates butoirs et précises soient établis.
• Allocation de ressources financières et humaines dédiées spécifiquement à la mise
en place des registres locaux pour en assurer l’avancement.
• Diffusion publique de rapports d’étape réguliers sur l’implantation des registres
locaux et sur le niveau de transmission des données

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Sam 18 Aoû 2012 - 17:30

À la veille d’une série de débats des chefs, la Société canadienne du cancer (SCC) – Division du Québec demande que la question du cancer et ses enjeux comme le contrôle du tabac, le bannissement de l’amiante et l’amélioration des soins à domicile ainsi que l’accès aux médicaments anticancéreux soient partie prenante des face à face qui seront diffusés à compter du dimanche 19 août.

Le cancer fait peur à beaucoup de Québécois. C’est en fait la première cause de mortalité au pays. Le 4 septembre, 125 députés seront élus. Le même jour, la vie de 125 autres personnes va aussi changer :
elles apprendront qu’elles ont un cancer. La SCC estime que le cancer doit devenir une priorité gouvernementale et elle demande expressément aux chefs des partis de faire connaître leurs opinions et positions face aux multiples défis du cancer.

« L’État doit assumer ses responsabilités et s’impliquer davantage dans la lutte contre le cancer. Nos futurs élus doivent réagir face aux inquiétudes de la population québécoise concernant le cancer. On ne peut plus tolérer que certains hôpitaux offrent certains soins, alors que d’autres ne les offrent pas. L’accès aux soins ne peut être une question de code postal! Pas plus que l’on ne peut accepter un taux de tabagisme de 22 % chez nos jeunes. Est-ce qu’on considérerait un taux de 22 % de personnes atteintes du H1N1 comme normal?, demande Suzanne Dubois, directrice générale, Société canadienne du cancer – Division du Québec. Est-il acceptable d’investir l’argent des contribuables dans l’industrie de l’amiante (un carcinogène reconnu), alors que des milliers de Québécois doivent toucher à leurs économies et s’endetter pour affronter le cancer? »

Dans le but d’entendre parler de cancer, la SCC a lancé plus tôt cette semaine et envoyé à tous les candidats son « Livre jaune ». Intitulé Le cancer : un enjeu prioritaire, le document présente 24 demandes de la SCC aux élus du Québec dans le but de maintenir et d’améliorer la lutte contre le cancer au Québec. Pour télécharger Le cancer : un enjeu prioritaire, le « Livre jaune » de la SCC, rendez-vous sur cancer.ca. Pour en savoir plus sur les revendications de la SCC et interpeller les partis politiques, rendez-vous sur agis.ca.

Comme c'est les élections par ici, j'en ai profité pour racconter mon histoire avec l'hopital en face de chez moi qui refuse de me donner une piqûre dans cyberpresse alors que les gens parlent d'élections ... alors je suis enchanté de lire ce que j'ai mis en gras dans ce texte.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Sam 18 Aoû 2012 - 13:13




La Société canadienne du cancer, près des gens et de leurs demandes, a fait le tour du Québec pour savoir ce qu'ils avaient à demander à leurs élus pour améliorer la lutte contre le cancer. Voici leurs réponses, qui ont servi à nourrir le « Livre jaune » des revendications de la SCC, accessible ici : http://tinyurl.com/livrejaune



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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Jeu 3 Mai 2012 - 2:44

Denis, je me doute bien que ton intention n'est pas d'évaluer négativement le système social français, mais de pointer certaines choses qui pourraient être améliorées (et il y en a forcément dans le domaine de la maladie !). Mon intervention était juste réactive au vu de cette enquête qui, comme bien d'autres, tend à assimiler le cas particulier au cas général. Stigmatiser les dysfonctionnements est louable, et normal d'ailleurs pour un organisme comme la Ligue. Néanmoins on ne peut demander de contenter tout le monde sur tout sans faire valoir quelquefois les responsabilités individuelles, notamment sur ce que l'on peut attendre de notre système par rapport à ce que l'on peut faire pour le décharger.
Les frais de transport en sont une illustration (pour ne citer que ça) : bien que dans le cas d'une longue maladie ils sont remboursés et que la mise à disposition d'un transport soit nécessaire dans certains cas, pourquoi en profiter à la charge de la collectivité quand on peut s'en passer ? Ces frais constituent, en France notamment, un véritable gisement d'économies qui pourraient être utilisés rationnellement à d'autres priorités, comme par exemple le soutien psy. Or ces transports sont utilisés souvent pour la bonne et simple raison "qu'on y a droit". Peu importe qu'un malade sortant de chimio se fasse ramener chez lui en ambulance et reparte 10 minutes après avec sa voiture personnelle pour aller au supermarché : il y a droit... Peu importe que l'on "commande" un véhicule sanitaire léger pour aller passer un scanner à 50 kms de chez soi alors que 10 voisins font le trajet tous les jours : on y a droit...
Bon, je dois avouer que je m'éloigne un peu de l'esprit de ce fil. Mais je me devais de faire remarquer que si la Ligue est dans son rôle en pointant le problème des transports (pour ne citer que celui-ci), elle devrait aller au bout de sa logique en faisant remarquer que la charité et l'entraide ne devraient pas être le fait exclusif d'un Big Brother étatique qui ne fait que redistribuer (maladroitement) ce qu'on lui donne par nos cotisations... quand nous sommes bien portants.
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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mer 2 Mai 2012 - 15:55

Moi mon intention là-dedans n'était pas de critiquer ce qui se fait en France pour les personnes avec le cancer.Je dois avoir déja écrit quelque part que les soins en France étaient plus pris en charge qu'ici au Québec ne serait-ce que pour le remboursement des médicaments. Mais j'essais de mettre des articles sur tous les aspects du cancer et le coté financier est un aspect.

Il y avait quelqu'un au Québec qui faisait une pétition parce qu'elle trouvait avec raison que 15 semaines de prestations d'assurance-chomage c'était pas assez, j'avais relayé sa pétition ici et l'avait signé. Pour cet article que j'ai lu vite, c'est un peu le même sentiment de solidarité qui me l'a fait copier à cet endroit je suppose. S'il y a des demandes pour mieux accomoder les malades du cancer ou qu'ils soient, c'est sûr que je ne vais pas m'y opposer.

Et pour les gens sur le b.s. (on appelle ça comme ça ici quand on a fini ses prestations d'assurance- chomage) il y a avait une situation au Québec d'une jeune femme au prise avec un cancer dans la figure et qui avait été coupé sur son chèque par son ami couchait à son appartement pour aider (elle était enceinte en plus...), il y a des bouts que c'est inadmissible ce que les administrations font et il faut dénoncer aussi.

En gros quand on est en bonne santé, on peut se débrouiller par nous-même mais malade c'est pas évident à différents points de vue (psychologique aussi...) la société doit aider pour ces situations-là mais je ne doute aucunement qu'en France vous le faites.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mer 2 Mai 2012 - 13:22

Sans vouloir passer pour un furieux libéral, j'aimerais quand même nuancer ce tableau quelque peu excessif, du moins en ce qui concerne la France. Les affections "longue maladie" sont prises en charge à 100 %, et le défaut de remboursement de certains médicaments ne se fait pas au hasard (on continue de rembourser partiellement la poudre de perlimpimpin homéopathique, c'est pour dire). Certaines crèmes sont remboursées sur ordonnance, et les prothèses capillaires sont toujours remboursées, à ma connaissance (on m'en a proposé à l'hôpital, moi qui était déjà chauve !).
De plus, la baisse de revenus relève d'un contrat social que tout un chacun peut interprêter à sa guise. Pour ma part, je dirai même que le cancer a élevé mon pouvoir d'achat dans la mesure où je suis astreint à un immobilisme certes relatif, mais qui m'empêche de profiter de mes revenus normalement... Bien entendu, un smicard chargé de famille ne l'entendra pas de cette oreille. Mais je n'ai jamais vu quelqu'un de primitivement "normal" se retrouver à la rue pour cause de cancer. Ca se saurait, en ces temps où l'amalgame et la mauvaise foi rhétorique pourrissent le débat social.
Cela dit, la ligue est bien entendu dans son rôle, quand elle pointe certains disfonctionnements.
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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mer 2 Mai 2012 - 11:56

Difficultés de retour à l'emploi en France

Près de la moitié (44%) des personnes qui déclarent des baisses de salaire au cours de leur maladie indiquent avoir subit une diminution importante de plus d'un quart de leurs revenus. Ces difficultés financières exacerbent "le sentiment de dévalorisation déjà très présents dans la maladie" et la baisse ou perte de revenus (...) peut être vécue comme une mort sociale", souligne la Ligue contre le cancer dans les conclusions de cette enquête.

Dépassements d'honoraires, prothèses capillaires non remboursées, crèmes "de confort" contre les brûlures des radiothérapies, frais de transport pour aller suivre les traitements ou frais de garde pour les enfants: le cancer entraîne de nombreux frais non remboursés par la sécurité sociale et les mutuelles, qui s'ajoutent aux baisses de revenus. La maladie entraîne aussi dans l'immense majorité non seulement un arrêt de travail mais aussi une modification de l'activité professionnelle.

Cette enquête a permis de "confirmer" certains aspects de la maladie comme "la baisse des revenus", "les difficultés de retour à l'emploi" mais aussi de mettre en avant les difficultés de mobilité, explique Giulietta Poillerat, responsable de la Ligue pour les "actions aux malades". Pour la présidente (par interim) de la Ligue Jacqueline Godet, "l'objectif est maintenant de porter toutes ces conclusions aux décideurs et à ceux qui vont définir la politique de santé en France".

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mar 14 Fév 2012 - 21:40

Une équipe de chercheurs montréalais va développer un outil qui aidera à découvrir les causes professionnelles du cancer du poumon, du cerveau, des ovaires et du cancer colorectal.

La pièce maîtresse de ce projet de recherche est le CANJEM, un outil dynamique et facile à utiliser qui intégrera les données accumulées au cours des 30 dernières années concernant l'exposition à 300 agents cancérigènes dans plus de 3200 emplois, ainsi que des bases de données sur l'hygiène provenant du Québec, des États-Unis et de l'Europe.

En plus de l'exposition aux produits chimiques, CANJEM intégrera des informations spécifiques à différentes professions, concernant les périodes de travail, l'effort physique et l'exposition aux champs électromagnétiques. Cet outil pourra également être mis à jour et utilisé dans d'autres pays.

«La meilleure façon de réduire le fardeau du cancer est de l'empêcher. Et prévenir le cancer par l'identification de ses causes modifiables et à l'aide d'interventions pertinentes en santé publique constitue l'étape la plus humaine et possiblement la plus efficace sur le plan des coûts afin de relever ce défi», explique le Dr Jack Siemiatycki, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, qui dirige l'équipe de recherche.

Ce projet a été rendu possible grâce à un soutien financier de 2,8 millions $ versé par la Société de recherche sur le cancer et le Fonds de Recherche Québec – Santé.


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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Lun 6 Fév 2012 - 14:59

Cancer : le Comité éthique refuse de « quantifier la valeur d'une année de vie »



Toute démarche visant "à quantifier la valeur d'une année de vie" doit être rejetée, estime le Comité Ethique et Cancer dans un avis sur la prise en charge des traitements innovants et coûteux en cancérologie

Le Comité Ethique et Cancer, présidé par le Pr Axel Kahn, réagit, à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer samedi, "à la tentation qu'ont certains pays, comme la Grande-Bretagne, de n'accorder la prise en charge de traitements innovants que s'ils ont une stricte rentabilité coût/bénéfice médical".
La Grande-Bretagne cite-t-il en particulier "considérant qu'une année de vie est estimée à 50.000 euros", un médicament dont le coût serait supérieur à ce montant - modulé par la notion de "Qaly", c'est-à-dire la qualité de vie des mois ou années apportés par ce médicament - ne sera plus pris en charge.

Les Britanniques ont ainsi rejeté le remboursement de nouvelles molécules anticancéreuses, estimant que leur prix était excessif (par exemple pour le cancer du rein métastatique), alors qu'elles ont été mises sur le marché français. "L'exigence d'une démarche éthique guidant la rationalisation des soins conduit le Comité à refuser toute démarche visant à quantifier la valeur d'une année de vie, telle que celle proposée à travers le critère de coût par Qaly", écrit-il dans son avis.

Selon le Comité, cette approche "favorise clairement le principe d'utilité pour la société au détriment du principe d'égalité et de soutien aux patients qui nécessitent le plus d'aide". "Elle conduit ainsi à être discriminatoire envers les personnes âgées, handicapées ou en situation de grande précarité sociale", ajoute-t-il.

Les nouvelles molécules n'apportent en effet souvent que des gains modestes en termes de survie, mais, ajoutés les uns aux autres, ces gains finissent par allonger "très significativement" les temps de survie.
"Si néanmoins les contraintes budgétaires doivent conduire à définir des choix parmi les priorités de santé et l'utilisation des ressources disponibles, cela relève d'un débat démocratique engageant l'ensemble de la société, dont les patients et leurs proches", poursuit le Comité qui réclame "la plus grande transparence sur les coûts, en particulier ceux des médicaments".

Le Comité estime également que "ne pas prescrire un ou des médicaments qui seraient, au regard de la situation d'un malade, inutiles, voire néfastes pour la qualité de vie de celui-ci en raison des éventuels effets indésirables associés, participe de la rationalisation des soins tout en respectant la déontologie médicale vis-à-vis de ce malade et l'éthique des principes d'équité et de solidarité".


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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Sam 15 Oct 2011 - 14:31

Oups ! j'oubliais de répondre. J'ai fumé mais pas régulièrement de 25 à 40 ans puis j'ai lutté avec moi-même pour ne pas fumere pour une péiode de 10 ans et j'ai eu la nouvelle vers 50 ans du cancer alors que je trouvais difficielle de ne pas fumer et là ça a arrêté définitivement cette difficulté de ne pas fumer.

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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Sam 15 Oct 2011 - 14:19

j'ai fumé et je suis contente d'avoir cessé depuis 10 ans ..
Mais le tabac est un probleme et les etats ne sont pas clairs par rapport à cette consommation vu l'argent qu'ils gagnent grace à sa vente ..
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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Jeu 13 Oct 2011 - 19:26

C'est une méchante responsabilité que de fumer.

Tu as déjà fumé toi Denis? Moi oui, il y a 25 ans que j'ai cessé.
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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Jeu 13 Oct 2011 - 16:30

La Ligue contre le cancer en campagne pour taxer les industriels du tabac

NICE - La Ligue contre le cancer a lancé jeudi à Nice, lors de ses Journées nationales de la prévention, une nouvelle campagne intitulée Tueurs payeurs, visant la mise en place d'un prélèvement sur les bénéfices des industriels du tabac.

L'association a appelé à la mobilisation pour sortir la France du tabac avant 2030.

Il faut désintoxiquer la société et l'Etat, accro à la taxe sur le tabac, a estimé le président la Ligue contre le cancer, Gilbert Lenoir, lors d'un point presse en présence du député UMP Yves Bur, chargé de la mission tabac au ministère de la Santé.

Il faut mobiliser tous les acteurs, le gouvernement, le grand public. Nous avons demandé au président de la République de s'adresser aux pays du G20, qui doit se tenir début novembre à Cannes, pour qu'ils agissent en ce sens, a-t-il ajouté.

Le tabac, c'est l'équivalent en nombre de morts de trois +11-septembre+ par demi-journée, a rappelé M. Lenoir.

La Ligue contre le cancer devait distribuer à compter de jeudi des cartes postales-pétitions (qu'il est aussi possible de signer sur internet: www.tueurs-payeurs.fr) exigeant des pouvoirs public la mise en place d'un prélèvement sur les bénéfices des industriels du tabac.

Les fonds ainsi récoltés serviraient à la prise en charge des conséquences sanitaires et sociales de la consommation du tabac au niveau mondial.

Quelque 15.000 personnes meurent quotidiennement dans le monde du fait du tabac, tandis que les industriels du secteur engrangent chaque jour 900 millions de dollars de chiffre d'affaires, indique la Ligue dans sa pétition.


(©AFP / 13 octobre 2011 17h40)



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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Ven 29 Avr 2011 - 13:46

Dur, dur de revenir au travail après un cancer
De Christine COURCOL (AFP) – Il y a 1 jour

PARIS — On se fatigue plus vite, on a moins confiance en soi, peur de la récidive, et au travail, on se sent pénalisé : le retour dans l'entreprise après un cancer, effectif pour 8 personnes sur dix, est souvent difficile, ont constaté des cancérologues et médecins du travail.

Deux enquêtes sur le sujet, réalisées à l'initiative de l'Institut Curie et publiées jeudi, concernent l'après-cancer vu par la population générale et vécu par les anciens malades.

Près d'un tiers des malades touchés par un cancer travaillent, et, pour 43% des Français, la réinsertion professionnelle semble être leur principale difficulté (sondage Viavoice réalisé en mars/avril par téléphone auprès de plus de 1.000 personnes). 24% évoquent le jugement et le regard des autres, 20% le suivi médical lourd, la santé encore fragile... Sans compter, comme le relèvent 18% des personnes interrogées, que le moral est souvent atteint.

Des résultats que confirme une étude menée par l'Institut Curie en 2005-2006, en collaboration avec 82 médecins du travail, auprès de 402 salariés d'Ile-de-France touché par le cancer, dont 42 se sont entretenus avec la psycho-sociologue Monique Sevellec.

De ces salariés, 79% étaient de retour au travail dans les deux ans suivant le diagnostic. Avec des variantes selon la localisation des tumeurs : 100% pour les cancers du testicule, 94% pour les cancers de la thyroïde, 92% pour les cancers du sein, 38% pour les cancers du poumon. Selon aussi le type de travail : 50% des cadres supérieurs reprennent dans les quatre mois suivant le diagostic, 50% des employés et ouvriers dans les dix mois.

"Je me disais : le jour où je retournerai au travail, j'en aurai fini avec tout ça", confie un ancien malade. De fait le cancer constitue une "rupture dans la continuité de vie", voire une "atteinte à l'identité", note Monique Sevellec. Mais "plus rien ne sera comme avant".

Ainsi, 61% des salariés se disent plus fatigables, 41% ont des troubles du sommeil, 33% des troubles de la mémoire et de la concentration, 14% des douleurs chroniques. L'anxiété est trois fois plus fréquente que dans la population générale, 6% souffrent de dépression grave.

La hiérarchie et les collègues ne facilitent pas forcément les choses. 20% des ex-malades se sentent "pénalisés, soit qu'ils soient rétrogradés, soit qu'on leur refuse une promotion, soit qu'ils soient placardisés", note Bernard Asselain, chef du service de bio-statistiques de l'Institut Curie.

Aux cadres, "on demande la même chose qu'avant, comme si de rien n'était", en dépit de leur fatigabilité, relève-t-il. Ou bien "on ne vous attend plus, il y a eu des remplacements". Le temps partiel proposé à la moitié des anciens malades est inadéquat : "il n'est pas accompagné d'un réel allègement de la charge de travail" et provoque donc un surcroît de stress, selon Monique Sevellec.

Il faut subir parfois aussi l'incompréhension des collègues qui ou bien ont peur ou bien croient que "tout va bien". Avec des réflexions du genre : "ou tu reviens complètement ou pas du tout".

Pour aider les salariés, Marie-Françoise Bourillon, médecin du travail, préconise un recours plus fréquent à la visite de pré-reprise pour "travailler sur les modalités de la reprise et son accompagnement", que ne demande qu'un salarié sur quatre.

"Plus on prépare en amont, mieux c'est", relève Bernard Asselain, qui souhaite des actions coordonnées entre salarié, médecin du travail, cancérologue, et prône la création d'un livret d'information pour le patient qui revient au travail.

Dans un documentaire diffusé en mars sur France 5, "Après un cancer, la vie!", un ancien rugbyman guéri confiait : "On se demande si c'est pas plus dur aujourd'hui de vivre le quotidien que pendant la maladie".


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MessageSujet: Re: Cancer, un enjeu pour la société   Mar 8 Nov 2005 - 14:39

Le Cancer, c'est quoi ?

Le terme de «cancer» recouvre un groupe de maladies malignes très différentes qui ont toutes un point commun: la division incontrôlée des cellules d'un organe ou d'un tissu. Une accumulation de cellules cancéreuses est qualifiée de tumeur. Du fait de sa croissance incontrôlée, la tumeur détruit les tissus sains environnants. Véhiculées par le sang ou le système lymphatique, des tumeurs secondaires appelées métastases peuvent se former dans d'autres organes.

Le cancer est une maladie multifonctionnelle; autrement dit, son apparition peut, mais ne doit pas, être déclenchée par plusieurs voire l'intégralité des quatre facteurs suivants: l'environnement, une prédisposition génétique, le système de santé disponible, le mode de vie.

Les facteurs de risque ci-après ont été mis en évidence.

• Mode de vie et alimentation: une alimentation riche en graisses, la consommation de tabac et d'alcool
• Causes génétiques, facteurs de risque héréditaires (prédisposition héréditaire)
• Prolifération bénigne des lobules de la glande mammaire et du tissu conjonctif (mastopathie proliférative)
• Infections virales
• Troubles du système immunitaire


Les prédispositions génétiques

Dans le cancer du sein, deux gènes responsables de la tumeur, les gènes BRCA 1 et BRCA2, ont été récemment découverts. BRCA est ici l'abréviation de «Breast Cancer» (cancer du sein). Les femmes présentant la mutation en BRCA1 ou BRCA2 encourent un risque accru de 85% de développer un cancer du sein. Dans près de 30% des tumeurs de l'intestin, on trouve à l'origine un risque familial.

Dans ce type de risque, on distingue entre cancer héréditaire de l'intestin et augmentation du nombre de cancers de l'intestin au sein d'une même famille. Le cancer héréditaire de l'intestin représente environ 7–10% des cancers de l'intestin. Dans les autres cas de risque familial, on ignore encore les causes génétiques exactes de la prédisposition familiale.

Dans le cas des lymphomes malins, aucune prédisposition génétique ni aucun facteur héréditaire n'ont été jusqu'ici mis en évidence. Dans certains lymphomes non hodgkiniens, on a toutefois découvert des modifications des chromosomes qui sont acquises au cours de la vie. Il s'agit donc ici non pas de facteurs héréditaires, mais d'anomalies nouvelles, affectant uniquement le tissu lymphatique.


Le diagnostic précoce essentiel

Les techniques de dépistage d'un cancer sont les suivantes:
• Frottis sanguin au microscope (formule sanguine)
• Détermination des protéines sanguines et des immunoglobulines (anticorps)
• Vitesse de sédimentation des hématies (vitesse de sédimentation)
• Recherche d'infections virales (sérologie virale)
• Examen au microscope du tissu des ganglions lymphatiques
• Analyse d'échantillons de moelle osseuse ou analyse d'organes internes (biopsie)
• Analyse du liquide céphalo-rachidien prélevé dans l'espace discal (ponction lombaire)
• Exploration visuelle de la cavité abdominale (endoscopie)
• Analyse cytogénétique des chromosomes (mise en évidence des gènes sur les chromosomes au moyen de la microscopie de fluorescence)
• Echographie, tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique
Grâce aux techniques immunodiagnostiques modernes, il est possible de dresser une classification des cellules cancéreuses à l'aide de réactions d'anticorps spécifiques. Ces examens permettent d'établir des pronostics thérapeutiques à partir de certains médicaments et contribuent ainsi à renforcer les chances de guérison.
Comment traiter le cancer ?
• En cas d'intervention chirurgicale, on procède à l'ablation de la totalité de l'organe atteint et, généralement, de zones importantes du tissu environnant.
• En cas de radiothérapie, on traite localement le tissu atteint à l'aide d'une dose accrue de rayons. On utilise alors un rayonnement électromagnétique ainsi qu'un rayonnement particulaire, le plus souvent en association avec d'autres méthodes.
• En cas de chimiothérapie, le traitement médicamenteux se compose de différentes substances chimiques appelées cytostatiques, qui bloquent la croissance des cellules cancéreuses ou détruisent les cellules tumorales.
• Les hormones stimulent la croissance cellulaire. Dans le cas d'un traitement hormonal, on peut stopper ou tout au moins nettement réduire la croissance tumorale en supprimant la stimulation de la croissance cellulaire par les hormones.
• En cas de traitement immunitaire, on renforce la vigilance du système immunitaire à l'égard des cellules cancéreuses. Les substances caractéristiques sont les interférons, les interleukines et les anticorps monoclonaux.


Les chiffres dans le monde

Le cancer pulmonaire est le plus fréquent, avec 1,2 million de nouveaux cas par an. Viennent ensuite le cancer du sein, avec un peu plus d'un million de cas, le cancer du côlon ou du rectum, 940 000 cas, de l'estomac, 870 000 cas, du foie, 560 000 cas, du col de l'utérus, 470 000 cas, de l'œsophage, 410 000 cas, de la tête et du cou, 390 000 cas, de la vessie, 330 000 cas, les lymphomes non hodgkiniens, 290 000 cas, les leucémies, 250 000 cas, le cancer de la prostate ou du testicule, 250 000 cas, du pancréas, 216 000 cas, de l'ovaire, 190 000 cas, du rein, 190 000 cas, de l'endomètre, 188 000 cas, du système nerveux, 175 000 cas, les mélanomes, 133 000 cas, le cancer de la thyroïde, 123 000 cas, du pharynx, 65 000 cas et la maladie de Hodgkin, 62 000 cas. Les trois formes de cancer les plus mortelles sont aussi les plus courantes : le cancer pulmonaire est responsable de 17,8 % des décès par cancer, le cancer de l'estomac de 10,4 % et le cancer du foie de 8,8 %.

Les pays industrialisés connaissant les taux les plus élevés de cancer sont les suivants : Etats-Unis d'Amérique, Italie, Australie, Allemagne, Pays-Bas, Canada et France.


Quelques règles

Modes de comportement permettant à tout un chacun de réduire ses risques de tomber malade:
• Ne pas fumer
• Ne pas consommer d'alcool
• Eviter le surpoids
• Consommer tous les jours des fruits et des légumes frais ainsi que des produits céréaliers riches en fibres
• Eviter l'exposition immodérée au soleil
• Pour les femmes: palpation régulière des seins
• Faire procéder régulièrement à des examens préventifs par le médecin
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frederic



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MessageSujet: Cancer, un enjeu pour la société   Mar 18 Oct 2005 - 11:41

Le cancer, un enjeu de société


Maladie insidieuse, le cancer a longtemps été un sujet tabou. Parce qu'il peut frapper n'importe qui : un homme sur deux, et une femme sur trois, a ou aura un cancer dans sa vie. Parce qu'il est souvent encore décelé trop tard, la mortalité prématurée par cancer est, en France, plus élevée que dans le reste de l'Europe. Le point.

Un enjeu de société
« Lutter contre le cancer n'est pas seulement un
problème médical et scientifique, c'est aussi un enjeu de société », déclare le Pr Henri Pujol, président de la Ligue contre le cancer. « Une maladie dont on sait qu'elle frappera un Français sur quatre nous concerne tous. Chacun doit se sentir solidaire d'une personne traitée pour un cancer afin qu'elle ne soit pas atteinte de souffrance psychologique ou d'exclusion sociale, pendant et après le traitement. » Et les chiffres font peur, d'autant que le cancer est une maladie en progression. Vieillissement de la population, facteurs de risques liés à notre environnement ou à notre mode de vie : 280 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France et, dans la plupart des pays développés, le cancer est devenu la première cause de mortalité avant 65 ans. Une maladie dont on sait qu'elle frappera un Français sur quatre nous concerne tous.

Des maladies complexes
Pourtant, grâce aux connaissances acquises en biologie ces dernières années, on mesure mieux aujourd'hui l'extrême complexité des mécanismes impliqués dans la formation d'une tumeur. Celle-ci, signant un cancer lorsqu'elle se révèle maligne - par opposition à bénigne -, est le résultat d'une prolifération anarchique de cellules anormales. Lesquelles, devenues immortelles, peuvent par ailleurs migrer et coloniser d'autre sites de l'organisme, en d'autres termes, métastaser. Pourquoi telle personne développe-t-elle tel type de cancer ? La réponse est plus difficile. Tout juste peut-on établir que, dans 5 % des cas, l'apparition de la maladie est directement liée à la transmission héréditaire d'une anomalie génétique ou encore identifier des facteurs de risque pour certains types de cancer. Dans 5 % des cas, l'apparition d'un cancer est directement liée à la transmission héréditaire.


Le plan cancer
Des connaissances qui légitiment, s'il le fallait, le plan cancer 2003-2007, qui vient enfin combler le retard de la France, en matière de prévention notamment. Lutte contre le tabac, meilleure prise en compte des cancers professionnels, promotion des fruits et légumes comme de l'activité physique, information sur les dangers liés à l'exposition solaire, sensibilisation sur les risques liés à l'alcool : de très nombreux cancers peuvent être évités en limitant les agressions contre notre organisme. Un outil de prévention.


Le dépistage
Un dépistage précoce accroît considérablement les chances de guérison. C'est la mesure majeure du plan : toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans doivent dorénavant pouvoir bénéficier d'une mammographie gratuite tous les deux ans ; on sait que le cancer du sein représente 36 % des cancers féminins. Sans oublier, enfin, quatre autres priorités aussi essentielles que complémentaires : assurer un accès équitable à des soins de qualité, améliorer l'accompagnement social et humain pendant et après la maladie, renforcer les capacités de formation et coordonner la recherche pour améliorer l'innovation. Toutes les femmes âgées de plus de 50 ans doivent bénéficier d'une mammographie gratuite tous les deux ans.


Au-delà du médicament, le quotidien
Fédérer les compétences et les moyens est d'autant plus important que les raisons d'espérer sont là. Chirurgie, rayons, médicaments, hormones, « on guérit environ 40 % des cancers chez l'homme, 55 % chez la femme et 80 % chez l'enfant », détaille le Pr Henri Pujol. Et, dans l'attente de remèdes miracles issus de la connaissance du génome, les nouvelles approches thérapeutiques tendent à permettre aux malades de « vivre » avec un cancer, qui s'apparente alors à une maladie chronique. « Pour ces rémissions prolongées, il est également essentiel de veiller à la qualité de vie la plus acceptable possible. » C'est un des fers de lance de la Ligue contre le cancer, qui défend l'aide au retour à domicile comme l'accès au travail, se bat avec les soignés et les soignants pour qu'information et confiance accompagnent le malade dès l'annonce du diagnostic, ou encore dispense un soutien psychologique au malade et à ses proches. Il est également essentiel de veiller à la qualité de vie la plus acceptable possible.


Personne n'est épargné
« Un cancer est un véritable cataclysme qui touche toute la famille », renchérit Jérôme de Poix, bénévole à Isis. Adossée à l'institut Gustave-Roussy, en banlieue parisienne, cette association réunit des parents qui se battent coûte que coûte contre la maladie de leur enfant. Car le cancer - le crabe, comme l'avaient déjà nommé au IIe siècle avant Jésus-Christ Hippocrate et ses confrères grecs - peut toucher tout le monde, à tout âge : chaque année, en France, il frappe deux mille enfants de moins de dix-huit ans. Chaque année, en France, il frappe deux mille enfants de moins de dix-huit ans.


Donner son sang pour donner la vie
Si 75 % en sont guéris, l'association Laurette Fugain nous interpelle sur les possibilités de faire grimper ce chiffre de l'espoir, en donnant ses plaquettes, voire sa moelle osseuse, pour lutter contre la leucémie. « C'est le premier cancer chez l'enfant. Pour l'aider à guérir, ces dons de soi (terme générique qui désignent les dons de son vivant), indolores et sans risques, sont indispensables. » Coordinatrice de projets, Stéphanie Hoffmann se réjouit que la sensibilisation du public et les actions de terrain auprès des centres de dons commencent à porter leurs fruits : ces gestes de solidarité ont augmenté de 10 % en un an. Et peut-être allons-nous tous comprendre que c'est de « donner la vie » qu'il s'agit.
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