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 Un reportage sur Richard Béliveau sur Radio-Canada.ca

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Denis
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Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Un reportage sur Richard Béliveau sur Radio-Canada.ca   Sam 25 Oct 2014 - 14:08

Le cancer est encore le premier tueur dans les pays industrialisés. La bonne nouvelle, c’est que nous avons les armes pour lutter contre la grande faucheuse du 21e siècle. Dans un nouvel ouvrage, Richard Béliveau sort l’artillerie lourde pour nous aider à prévenir la maladie.

Vous dites que plusieurs cancers peuvent être évités, qu’il y a espoir, pourquoi ?

«Ce n’est pas une fatalité, nous ne sommes pas faibles face au cancer, c’est le message du livre. 75% des cancers sont la conséquence du mode de vie et 25% du hasard. On peut prévenir les quatre cancers les plus meurtriers. Les cancers pédiatriques sont héréditaires, mais représentent 1% des cancers. Si vous avez une très mauvaise hérédité, vous pouvez tout de même réduire les risques en suivant les recommandations des agences de santé publique. C’est une déclaration de guerre au cancer!»

Pourquoi revenir sur l’épidémie d’obésité planétaire ?

«Les taux d’obésité ont explosé, c’est devenu le deuxième facteur de risque de développement d’un cancer après le tabac et c’est en voie de devenir le premier, selon l’OMS. Les ultraviolets sont une des pires sources de cancer. Pourtant, si vous demandez aux gens d’identifier les trois causes du cancer, ils sont persuadés que c’est le stress, la pollution et l’hérédité.»

Dans votre premier ouvrage publié en 2006, on trouvait une carte du monde et des taux de cancer. Cette carte a-t-elle changé ?

«Oui, elle change. Les taux de cancer augmentent dans certains pays orientaux qui s’occidentalisent. McDo, Coke et Pepsi s’implantent dans ces pays. Aujourd’hui, même les Crétois et les Grecs mangent aussi mal qu’ailleurs en Occident. Mon message est aussi un appel à la révolte contre une industrie qui nous manipule.»

Y a-t-il un lien entre une mauvaise alimentation à l’adolescence et le cancer ?

«Il peut s’écouler entre 20 et 40 ans entre le moment où le cancer commence à se développer et le moment où il apparaît. Chaque étape de la vie est importante, mais l’enfance et l’adolescence sont les périodes où la mutation est la plus importante et pour lesquelles on est le plus laxiste. Je hurle quand je vois le menu pour enfants dans les restaurants. On leur offre le pire, c’est quoi ça des doigts de poulet! L’industrie est responsable parce qu’elle cible les jeunes très tôt pour les fidéliser et en faire des consommateurs. C’est aux adultes de se responsabiliser et de ne pas abdiquer.»

Que dites-vous aux fumeurs qui essaient de cesser de fumer ?

«Il ne faut pas culpabiliser les fumeurs, il est normal d’être dépendant, car l’industrie du tabac a tout fait pour rendre le cerveau le plus dépendant, et ce, le plus rapidement possible. Un fumeur sur trois va devenir dépendant. Pour ceux qui réussissent à cesser de fumer, le premier facteur de succès est la volonté.»

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Denis
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MessageSujet: Un reportage sur Richard Béliveau sur Radio-Canada.ca   Mer 30 Nov 2005 - 19:44

On le sait, on fait face à une véritable épidémie de cancer. Une personne sur trois en sera atteinte. Ce qu’on sait moins, c’est que le tiers des cancers est associé à l’alimentation. De plus en plus de chercheurs en sont convaincus. Certains croient même que des aliments bien spécifiques permettent de prévenir, voire, un jour, aider à guérir le cancer.

Comme un samouraï

Richard Béliveau est docteur en biologie moléculaire, spécialisé en oncologie. Il est titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer de l'UQAM et directeur du Laboratoire de médecine moléculaire au Centre de cancérologie Charles-Bruneau (service d’hémato-oncologie de l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal).

Ce vulgarisateur hors pair affirme que la consommation quotidienne de certains fruits et légumes a un effet direct sur nos défenses anticancer: « Avec une bonne alimentation, vous vous donnez une chimiothérapie quotidienne à faible dose qui empêche les tumeurs d’évoluer vers un stade clinique. […] Ce que je voudrais, c’est pouvoir dire, dans cinq ans, que pour le cancer du sein, c’est telle combinaison de navets, d’asperges et de choux chinois, que pour le cancer de la prostate, c’est telle autre combinaison, à cause de la composition chimique de ces molécules ».


Richard Béliveau

Chef d’une imposante équipe de recherche, il s’est donné pour mission d’identifier, en laboratoire, la valeur anticancer de tous les fruits et légumes que nous consommons. Richard Béliveau a cosigné, avec Denis Gingras, le livre Les aliments contre le cancer. La prévention et le traitement du cancer par l'alimentation, paru, cette année, aux Éditions Trécarré. Il voulait sensibiliser le grand public à l’importance de l’alimentation pour combattre le cancer. Ce livre s’est vendu comme des petits pains chauds.

Comme vous le verrez dans ce reportage, Richard Béliveau s’inspire de l’art de la guerre japonais et des grands samouraïs dans sa lutte au cancer. Une lutte qu’il compare à une guerre, une maladie qu’il voit comme l’ennemi à abattre.

Tout un courant scientifique

Richard Béliveau n’est pas le seul à étudier la nutrition et le cancer. Plusieurs centres de recherche, dans le monde, s’y intéressent. Nous avons rencontré le Dr Marco Falasca, qui mène des recherches très pointues, à l’université de Londres, sur des composés anticancer présents dans certains aliments. Nous avons aussi rencontré le Dr William Li. Il est chef de la Société américaine d’angiogenèse, oncologue clinicien et chercheur associé à Harvard. Ce médecin n’hésite plus à recommander à ses patients de manger régulièrement certains fruits.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pilote une recherche colossale sur le sujet. Quinze ans d’observations, d’analyses et de recherches sur plus d’un demi-million d’individus dans une dizaine de pays européens. L’équipe d’Enjeux a rencontré le grand patron du projet EPIC, le Dr Elio Riboli. Parmi les conclusions les plus intéressantes de cette étude: une alimentation riche en fibres protège contre le cancer, une alimentation trop riche en viandes rouges augmente considérablement le risque de développer un cancer, la prise de poids (non seulement l'obésité) augmente les risques de cancer.

Il faut plus de preuves, disent les sceptiques


Elio Riboli

Le Dr Riboli met un bémol à l’approche prônée par les chercheurs comme Richard Béliveau, et aux conclusions qu’on peut tirer de telles études: « C’est très important du point de vue scientifique (recherches expérimentales sur des cellules ou des rongeurs), mais cela ne nous permet pas de dire que ces extraits végétaux pourraient prévenir le cancer chez l’homme ».

L’oncologue Richard Soulières, de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, est sceptique, lui aussi. Avant de rencontrer l’équipe d’Enjeux, le Dr Soulières a parcouru le livre de Richard Béliveau: « Ce sont des aliments sur lesquels il a fait des recherches et qui prouvent qu’en laboratoire, il y a probablement un effet. […] Est-ce que ces aliments, pris dans des quantités suffisantes, peuvent prévenir le cancer? Je n’ai absolument aucune donnée qui permette d’affirmer ces choses-là ». En donnant l'exemple du thé vert, Richard Béliveau répond que les preuves sont faites. Les doses quotidiennes préventives sont des doses de consommation normales.

Des recherches difficiles à financer

Il faut plus de preuves, disent les sceptiques. Comment fournir des preuves quand les entreprises pharmaceutiques et les pouvoirs publics boudent ce champ de recherche? Tous les chercheurs que l’équipe d’Enjeux a rencontrés, tant en Europe qu’ici, reconnaissent qu’ils ont bien des difficultés à faire financer leurs recherches quand ils délaissent les médicaments pour les aliments. Les investisseurs n’y trouvent pas leur compte: il n’y a pas d’argent à faire avec des carottes et des choux.

En plus de l'UQAM, qui lui a ouvert une chaire, Richard Béliveau a, jusqu’ici, obtenu du financement de deux organismes privés pour mener ses recherches: la Société de recherche pour le cancer et la Fondation Charles-Bruneau.

Et pendant que les chercheurs s’acharnent, le cancer poursuit ses ravages.

Journaliste: Françoise Stanton
Réalisateur: Jean-Claude Le Floch

guide des aliments contre le cancer


http://nutratherapie.uqam.ca/

Apport quotidien

choux de bruxelles 1/2 tasse
brocoli, choux fleurs, choux 1/2 tasse
ail 2 gousses
oignon échalotte 1/2 tasse
épinards, cresson 1/2 tasse
soja (edamare) 1/2 tasse
graines de lin fraichement moulues 1c à table
tomate (pâte) 1c à table
curcuma 1c à thé
poivre noir 1/2 c à thé
bleuts, framboises, mûres 1/2 tasse
canneberges 1/2 tasse
raisin 1/2 tasse
chocolat noir 70% 40g
jus d'agrumes 1/2 tase
thé vert 3 fois 250 ml
vin rouge 1 verre


http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_5794.shtml#
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