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 L'hormonothérapie intermittente

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Denis
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MessageSujet: Re: L'hormonothérapie intermittente   Dim 3 Juin 2012 - 16:59

Beaucoup d'hommes atteints d’un cancer de la prostate hormono-sensible
métastatique pourraient bénéficier d’une survie bien lus longue avec un blocage androgénique continu par hormonothérapie, plutôt qu’un traitement intermittent, selon cette étude de 17 années dirigée par SWOG, un groupe d’experts, financé par le National Cancer Institute américain (NCI). Ces résultats, présentés au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) démontrent que la privation androgénique intermittente n'est pas aussi efficace que l'hormonothérapie continue en termes de survie des patients.

Les hommes diagnostiqués avec un cancer de la prostate métastatique vont généralement subir une prostatectomie totale ou une ablation chirurgicale ou recevoir une hormonothérapie pour supprimer la production d'hormones mâles qui induisent le développement de leur cancer. Un traitement qui peut contribuer à « garder la maladie à bonne distance », mais temporairement ce qui peut entraîner la récidive du cancer et le décès du patient.

Castration chirurgicale et « médicale » : La castration chirurgicale est certes définitive mais « la castration médicale» offre l'avantage d’une thérapie par intermittence. Mais chaque arrêt de la thérapie est « synonyme » d’augmentation des niveaux de testostérone. Les données scientifiques ont suggéré qu’un traitement intermittent peut retarder la récidive du cancer et que l'augmentation intermittente des niveaux de testostérone peut entraîner une amélioration de la qualité de la vie du patient.

SWOG-9346, la plus grande étude menée à ce jour : Ces données ont servi de base aux essais cliniques de phase III SWOG-9346, la plus grande étude menée à ce jour tel chez les hommes avec un cancer métastatique hormono-sensible. Les résultats de cette étude démontrent que la privation androgénique intermittente n'est pas aussi efficace que l'hormonothérapie continue pour la survie des patients. Le Dr Maha Hussain, du Centre de l'Université du Michigan Comprehensive Cancer explique que sur la base de ces résultats, issus de données recueillies sur 3.040 patients atteints dans 500 sites différents, l’hormonothérapie intermittente n'est pas aussi efficace chez les hommes avec un cancer de prostate métastatique que l’hormonothérapie continue.

Hormonothérapie intermittente ou continue ? Dans cette étude, tous les hommes atteints ont reçu une hormonothérapie au départ, durant 7 mois. 1.535 des participants ont vu leur taux de PSA chuter à 4 ng / ml ou moins à la fin de ces 7 mois puis ont été assignés au hasard soit à l’arrêt du traitement (groupe traitement intermittent) soit à un traitement continu (groupe de thérapie continue). Les participants du groupe traitement intermittent
ont eu une suspension de traitement jusqu’à retour de leur taux de PSA à un niveau prédéterminé, moment de reprise du traitement pour un nouveau cycle de 7 mois et ainsi de suite.
Les chercheurs constatent,
· que la thérapie continue entraîne un temps de survie globale moyen de 5,8 ans à partir du moment du départ de l’étude, avec pour 29% des participants, un temps de survie d’au moins 10 ans,
· que le traitement intermittent entraîne un temps de survie globale moyen de 5,1 ans, avec, pour 23% des participants, un temps de survie d’au moins 10 ans,
· que les hommes avec une forme moins invasive du cancer (hors ganglions lymphatiques ou os de la colonne vertébrale et du bassin) bénéficient au maximum du traitement en continu (7,1 ans vs 5,2 ans avec traitement intermittent), tandis que les hommes avec une forme extensive de la maladie ont un temps de survie quasi-similaire avec les 2 formes d’hormonothérapie (4,4 ans avec thérapie continue vs 5 ans avec thérapie intermittente).
Il s’agirait donc de savoir différencier, selon les chercheurs le stade du cancer pour adapter au mieux le mode d’hormonothérapie (Voir schéma ci-contre).

Enfin, sur la qualité de vie, et sur les 15 premiers mois de l’étude, les chercheurs constatent une amélioration des fonctions sexuelles chez les hommes qui ont reçu un traitement intermittent par rapport à ceux sous traitement continu. Cependant, d’un point de vue purement médical, les auteurs confirment l’infériorité du traitement intermittent vs continu pour la durée de survie.

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Denis
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MessageSujet: Re: L'hormonothérapie intermittente   Mer 8 Juin 2011 - 17:02

Le concept de fenêtre thérapeutique changera la norme thérapeutique pour les patients atteints d'une forme récurrente du cancer de la prostate
TORONTO, le 6 juin 2011 /CNW/ - Les résultats d'un essai clinique qui ont été publiés aujourd'hui dans le cadre de l'assemblée annuelle de l'American Society of Clinical Oncology révèlent, de manière non équivoque, que les hommes atteints d'un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement antiandrogène intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

L'essai clinique financé par la Société canadienne du cancer et mené par le Groupe d'essais cliniques (GEC) de l'Institut national du cancer du Canada (INCC) a démontré de manière concluante que les hommes qui choisissent de recevoir un traitement antiandrogène intermittent plutôt que continu ne vivent pas moins longtemps.

« Nous savons depuis le milieu des années 1990 que le traitement antiandrogène peut être suivi de façon intermittente, mais nous ignorions jusqu'à maintenant que les hommes ne sacrifiaient pas leur durée de vie en espérant améliorer leur qualité de vie », explique la Dre Juanita Crook, chercheuse principale et radio-oncologue à la BC Cancer Agency. « Les résultats de cet essai changeront la norme thérapeutique. » L'étude était dirigée conjointement par la Dre Crook et le Dr Laurence Klotz.

Jusqu'à maintenant, le traitement standard était ininterrompu, mais cette norme devrait changer compte tenu de ces résultats. Ceux-ci ont également d'importantes incidences sur le plan économique ainsi que sur celui de la qualité de vie. Les patients à qui on administre un traitement de manière intermittente reçoivent seulement le tiers de la dose du médicament, lequel est très coûteux et entraîne de nombreux effets secondaires incommodants, dont l'impuissance.

« Cette année seulement, plus de 25 000 Canadiens recevront un diagnostic de cancer de la , ce qui représente une nouvelle accablante pour ces hommes et pour les personnes qui les aiment », souligne la Dre Christine Williams, directrice de la recherche à la Société canadienne du cancer. « Ces résultats de recherche revêtent une importance exceptionnelle, car ils pourraient réduire considérablement les effets secondaires du traitement de ce cancer et améliorer la qualité de vie globale des hommes qui subissent une récidive après leur traitement initial. »

Puisque le développement du cancer de la prostate est lié à l'hormone masculine, la testostérone, un des traitements le plus couramment utilisé est une forme d'« hormonothérapie » (androgène) visant à réduire les taux de testostérone. Les hommes qui ont participé à cet essai clinique avaient d'abord subi une intervention chirurgicale ou une radiothérapie pour leur cancer de la prostate, mais des taux élevés d'antigènes prostatiques spécifiques (ASP) avaient par la suite indiqué une récidive de leur cancer. Près de 1 400 hommes ont pris part à l'essai pour lequel des patients ont été recrutés de 1999 à 2005, la plupart au Canada, et les autres, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Les patients à l'étude ont été répartis de façon aléatoire en deux groupes : les hommes du groupe témoin recevaient des injections d'un médicament à libération lente, appelé antagoniste de la la LHRH (hormone de libération de l'hormone lutéinisante), de manière continue, habituellement à des intervalles de 3 mois. Le groupe expérimental recevait le même médicament, mais selon des cycles de traitement d'une durée de 8 mois, lesquels étaient interrompus par une fenêtre thérapeutique prolongée pouvant durer de plusieurs mois à quelques années. Le taux d'ASP de ces hommes était contrôlé tous les deux mois à l'aide d'un test. Si le taux d'ASP d'un patient dont le traitement était interrompu augmentait, on recommençait à lui administrer l'antagoniste de la LHRH pour un autre cycle de 8 mois, jusqu'à ce que leur taux d'ASP diminue de nouveau, et ainsi de suite.

La période de suivi de l'essai a été interrompue prématurément après qu'une analyse prévue à la mi-parcours, dont les résultats ont été passés en revue par un comité indépendant de surveillance des données et de l'innocuité, a démontré de manière non équivoque que le taux de survie entre les deux groupes d'hommes était semblable.

Les patients recevant un traitement intermittent par un inhibiteur de la testostérone ont également indiqué avoir une meilleure qualité de vie, ce qui est probablement le fait d'effets secondaires moins fréquents ou intenses. Une évaluation plus détaillée de cet aspect de l'essai et une analyse économique formelle sont prévues. Les effets secondaires d'un traitement antiandrogène incluent les bouffées de chaleur, l'impuissance, le développement du tissu mammaire, l'insomnie, le gain de poids, l'aggravation du diabète, la perte de masse musculaire et l'ostéoporose. Ces effets secondaires découlent de la castration chimique induite par les médicaments.

Groupe d'essais cliniques de l'INCC
Le Groupe d'essais cliniques de l'INCC, programme de recherche national de la Société canadienne du cancer, bénéficie d'un financement programmatique, notamment pour cet essai, de l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer. Un soutien additionnel pour l'essai a été fourni par Sanofi-Aventis.

Société canadienne du cancer


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MessageSujet: Re: L'hormonothérapie intermittente   Lun 12 Nov 2007 - 15:27

Le traitement hormonal intermittent dans le cancer de prostate consiste à arrêter le traitement après l'effondrement du prostate specific antigen (PSA), puis à le reprendre lorsque le PSA remonte au-delà d'un certain seuil. Les avantages théoriques du traitement intermittent sont de retarder la survenue de l'hormonorésistance et de réduire les effets secondaires du traitement.

Des essais de phase II ont montré la faisabilité du traitement intermittent. Le temps passé sans traitement varie entre 40 et 50 %. Le traitement intermittent a des résultats carcinologiques au moins équivalents à ceux du traitement continu. De plus, il y a une réduction des effets secondaires et une amélioration de la qualité de vie durant les phases sans traitement. En raison du manque d'études comparatives, la supériorité à long terme du traitement intermittent par rapport au traitement continu n'a pas été établie.

Des essais prospectifs comparatifs sont en cours ; ils permettront de déterminer le bénéfice exact de l'hormonothérapie intermittente dans le cancer de prostate
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MessageSujet: L'hormonothérapie intermittente   Mer 21 Déc 2005 - 14:29

L'hormonothérapie intermittente

Un soulagement périodique des effets indésirables

On peut imiter les désagréments de l'HT en l'interrompant à certains intervalles (par intermittence). Des études indiquent qu'après huit mois de suppression androgénique, le taux d'APS met en moyenne huit mois pour retourner à 10,0 ng/ml, mais ce délai très variable peut aller de trois à 36 mois.

On suspend donc l'HT jusqu'à e que le taux d'APS atteigne le seuil fixé, puis on le reprend pour huit autre mois. Dans le cadre d'un essai, le taux de testostérone est revenu à la normale quatre mois après l'arrêt du traitement chez la moitié des 100 participants qui recevaient de leuprolide (Lupron) et de l'acétate de cyprotérone en raison d'une récidive cancéreuse après la radiothérapie. Pendant le congé de médicament, la plupart des aspect de qualité de vie : énergie, bien-être général et humeur, libido et degré d'activité sexuelle se sont normalisés.

On ignore encore quelles sont les effets tardifs de l'HT intermittente sur la survie. Un vaste essai en cours nous fournira éventuellement la réponse.
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MessageSujet: Re: L'hormonothérapie intermittente   Aujourd'hui à 2:03

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